Hirak en Algérie : un mouvement inédit

Des manifestants du Hirak à Alger le vendredi 17 janvier 2020.

Le 22 février 2019, des dizaines de milliers d'Algériens descendent spontanément dans les rues du pays pour protester contre la perspective d'un 5e mandat du président sortant Abdelaziz Bouteflika. A 80 ans, le vieux chef de l'État malade souhaite alors se présenter au scrutin prévu en avril. Rapidement, pourtant, il est poussé vers la sortie et l'armée reprend totalement la main, à travers son chef, le général Gaïd Salah. S'ensuit une série d'arrestations dans l'entourage d'Abdelaziz Bouteflika et le report, à deux reprises, du scrutin présidentiel. Pourtant, les manifestations se poursuivent avec une revendication aussi simple que floue : "la fin du système". Une présidentielle largement rejetée, le 12 décembre 2019, portera au pouvoir Abdelmadjid Tebboune. Quant aux manifestations du Hirak, elles se poursuivront.

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Manifestation à Alger le vendredi 1er novembre 2019. Ce jour-là, les Algériens célèbrent les 65 ans du début de la révolution algérienne et protestent contre l'élection présidentielle programmée le 12 décembre.
Le 12 décembre 2019, les Algériens sont supposés élire un nouveau président. Mais le scrutin, déjà reporté deux fois en avril et en juillet 2019, reste contesté par les manifestants qui investissent chaque mardi et vendredi les rues du pays. L'armée tient néanmoins, coûte que coûte, à organiser ce scrutin. Une présidentielle est-elle possible dans ces conditions ? Pourquoi aucune sortie de crise n'est-elle envisageable ?  Questions autour d'une présidentielle dont le principal enjeu ne sera pas le résultat.
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Manifestation à Alger, le 21 juin 2019.<br />
©AP/Anis Belghoul
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