Info

Présidentielle au Salvador : pauvreté et violence au coeur du scrutin

Chargement du lecteur...
© TV5MONDE

Cinq millions de Salvadoriens élisent leur président ce dimanche 3 février. Le dauphin du président, de gauche, affronte deux candidats de droite, dont le favori Nayib Bukele. Les promesses de réduction de la pauvreté ont jalonné la campagne électorale dans ce petit pays d'Amérique centrale, où un habitant sur trois a  fui la violence des gangs.

Les bureaux de vote sont ouverts depuis 07H00 locales (13H00 GMT) et jusqu'à 17H00 (23H00 GMT) pour un scrutin qui voit s'affronter trois candidats, dont deux jeunes loups de la politique, pour un mandat présidentiel de cinq ans, non renouvelable.

Un selfie avant, peut-être, de passer défintivement à la postérité. Nayib Bukele savoure ces derniers instants de campagne. La dynamique est de son côté. L'ancien maire de San Salvador, soutenu par les conservateurs, lancent ses dernières piques.

Le Salvador a décidé de laisser derrière lui les partis qui l'ont laissé dans la pauvreté et le sous-développement  dans le passé. Les partis qui ont mis fin à la guerre sont du passé.

Nayib Bukele, candidat à la présidentielle de la coalition Gana, la Grande alliance pour l'unité populaire

Violence et pauvreté endémiques

30 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. La violence des bandes criminelles organisées pèse sur le quotidien. L'ancien maire de la capitale San Salvador, Nayib Bukele, promet de s'y atteler. Sa parole semble porter dans la population.

Outsider en début de campagne, il en est le favori, reléguant le parti de gauche au pouvoir en 3 ème position, et en deuxième position, Carlos Calleja, leader du parti de droite Alliance républicaine nationaliste (Arena).

Je ne vais pas vous mentir. En tant que candidat, je vous ai montré que j'aimais travailler et en tant que président, je ne me reposerai pas, ni avec les maires, ni avec vous. Nous ne ferons que relever ce pays !

Carlos Calleja, leader du parti de droite Alliance républicaine nationaliste (Arena)

Un pays gangrené par la corruption. Le Salvador tournera-t-il la page de décennie d'alternance entre la gauche et la droite, pour un jeune loup de 37 ans ? Nayib Bukele pourrait bien être celui-là.

Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue au premier tour de l'élection - une hypothèse que les principaux sondages rendent improbable -, un second tour sera organisé le 10 mars prochain.