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Présidentielle en RDC : le dépouillement est en cours

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TV5Monde /Antoine Delpierre

Le comptage manuel des voix est toujours en cours en République démocratique du Congo au lendemain des élections générales de dimanche.  En attendant, les deux principaux candidats de l'opposition ont déjà contesté le déroulement des opérations de vote dans le plus grand pays d'Afrique sub-saharienne.

 

  • Beni : privée d'élection, la population poursuit le dépouillement de son vote parallèle : 

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Reportage A.Huguet/AFPTV. Commentaire : J. Muntzer

 

  • RDC : le jour d'après. Le point en fin de journée de notre correspondant Anthony Fouchard. Il revient notamment sur la coupure d'internet :

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Anthony Fouchard en direct de Kinshasa dans le 64'

Journée de dépouillement et d'attente en République Démocratique du Congo
Dimanche, l'affluence était forte  à l'occasion des trois élections : présidentielle, législatives nationales et législatives provinciales. Compte-tenu des retards d'ouverture des bureaux de vote, le vote s'est souvent poursuivi au-delà de 17h . 

Internet a été "suspendu" lundi à la mi-journée pour une "période indéterminée" sur "instruction du gouvernement", a indiqué un fournisseur d'accès. Information confirmée par Vodacom, un des trois opérateurs de téléphonie mobile avec Airtel et Orange.

Le camp du candidat d'opposition Martin Fayulu a accusé l'"Agence nationale de renseignements" d'avoir coupé internet pour endiguer la diffusion d'une "vague" de procès-verbaux "qui confirment la victoire écrasante" du candidat.

Ce lundi, la conférence des évêques (Cenco ) a fait part d'anomalies dans le déroulement du dépouillement des résultats :

  • Les protestations de l'Eglise (Cenco) expliquées par notre correspondante, Patricia Huon, en direct dans le journal de 12h30 TU : 

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A défaut de résultats, les deux principaux candidats de l'opposition ont déjà contesté ce dimanche soir le déroulement des opérations de vote  : 

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  • Incidents et suspicions de fraude :

Les organisation d'observateurs ont aussi des plaintes à formuler. Parmi les plaintes signalés, des observateurs mandatés par les candidats ont été expulsés des bureaux de vote, a déclaré à l'AFP l'ONG Symocel, une des deux missions congolaises d'observation électorale avec la Conférence des évêques (Cenco).

"Nous avons même eu des cas où nos observateurs ont été molestés et violentés, et déshabillées pour les femmes, à Mbuji Mayi (Kasai, centre)", a détaillé un porte-parole.

Des actes de violences ont été rapportés à Mbuji Mayi où le parti d'opposition UDPS accuse le gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji d'avoir intimidé les agents électoraux et les observateurs.

"Cette nuit, il vient de faire ériger des barrières sur les principales artères de la ville afin de subtiliser les urnes. Je l'ai appelé et je l'ai prévenu que nous n'accepterons pas les résultats qu'il essaie de se faire fabriquer", a accusé le porte-parole de l'UDPS Denis Kalombo.
Un porte-parole du gouverneur, Vincent Ngoyi, a accusé lui "les militants de l'UDPS" d'avoir voulu dérober des machines à voter. La société civile locale fait état de la montée de la tension à Mbuji Mayi lundi.
 

Quatre personnes ont été tuées dans le Sud-Kivu où un agent électoral a voulu bourrer les urnes en faveur du dauphin de M. Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, a accusé un proche du candidat de l'opposition Félix Tshisekedi. Pas n'importe quel proche : Vital Kamerhe, ex-président de l'Assemblée nationale, ex-candidat en 2011, et homme fort du Sud-Kivu. "Le peuple va assumer son choix", a prévenu M. Kamerhe, qui deviendrait Premier ministre en cas de victoire de Félix Tshisekedi.

L'autre candidat de l'opposition, Martin Fayulu, a dénoncé "de nombreuses et graves irrégularités" dans le déroulement des opérations de vote. M. Fayulu affirme par exemple que ses observateurs "ont été chassés de plusieurs bureaux de vote".

Sans revendiquer la victoire, M. Fayulu a écarté l'hypothèse de celle du candidat du pouvoir: "Est-ce que quelqu'un de sérieux peut dire que Shadary a gagné l'élection ?".
"J'ai déjà gagné. Je serai élu, c'est moi le président à partir de ce soir", avait affirmé le même Emmanuel Ramazani Shadary, dès le matin en sortant d'un bureau de vote.