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Proche-Orient : La Ligue arabe et Mahmoud Abbas rejettent le plan Trump

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Mahmoud Abbas lors d'un meeting en Cisjordanie, 22 jeanvier 2020. 

Mahmoud Abbas a dit rompre tout lien avec Israël et les Etats-Unis y compris sécuritaires, après l'annonce du plan Trump. Un plan de règlement du conflit israélo-palestinien rejeté également par la Ligue arabe, juste après, qui le considère comme "injuste" envers les Palestiniens. 

Après Mahmoud Abbas, la Ligue arabe, rejette le plan Trump pour un réglement du conflit au proche-orient.

L'organisation, réunie au Caire ce samedi 1er février, a indiqué, dans un communiqué publié à l'issue de la réunion, qu'elle "rejetait l'accord (...) américano-israélien étant donné qu'il ne respecte pas les droits fondamentaux et les aspirations du peuple palestinien".

La Ligue arabe a ajouté que les dirigeants arabes avaient promis "de ne pas (...) coopérer avec l'administration américaine pour mettre ce plan en oeuvre". 

Les responsables arabes ont également insisté sur la nécessité d'une solution à deux Etats, incluant la formation d'un Etat palestinien sur les frontières de 1967 avec pour capitale Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville occupé et annexé par Israël.

Dans son plan, Washington estime que Jérusalem est la capitale "indivisible" de l'Etat hébreu, et propose de créer une capitale d'un éventuel Etat palestinien à Abou Dis, un faubourg de Jérusalem. 

Les Palestiniens, eux, veulent faire de l'ensemble de Jérusalem-Est la capitale de leur Etat.

Un des autres points sensibles du projet : l'annexion par Israël des colonies qu'il a implantées en Cisjordanie occupée depuis 1967, en particulier dans la vallée du Jourdain, qui doit devenir la frontière orientale d'Israël.

Mahmoud Abbas rompt toutes les relations avec Israël et les Etats-Unis

 

C'est d'ailleurs au Caire, lors de la réunion extraordianire de la Ligue arabe, que le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé plus tôt samedi la rupture de "toutes les relations", y compris sécuritaires, entre l'Autorité palestinienne d'une part, et Israël et les Etats-Unis d'autre part, lors d'une réunion extraordinaire de la Ligue arabe sur le projet de paix américain.

"Nous vous informons qu'il n'y aura aucune sorte de relation avec vous (les Israéliens, NDLR) ainsi qu'avec les Etats-Unis, y compris en matière sécuritaire, à la lumière" du plan américain, qui est une "violation des accords d'Oslo" signés avec Israël en 1993, a dit le président de l'Autorité palestinienne au Caire.

M. Abbas, qui a affirmé avoir transmis le message au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a appelé l'Etat hébreu à "prendre ses responsabilités en tant que puissance occupante" des Territoires palestiniens.


[Les Palestiniens] ont le droit de continuer leur lutte légitime par des moyens pacifiques pour mettre fin à l'occupation 

Mahmoud Abbas

 

Le plan américain, dévoilé mardi par M. Trump et qui prévoit notamment l'annexion de parties de la Cisjordanie occupée par Israël, a suscité l'approbation de nombreux Israéliens mais la colère des Palestiniens. 

Parmi les nombreux points sensibles du projet figure l'annexion par Israël des colonies qu'il a implantées en Cisjordanie occupée depuis 1967, en particulier dans la vallée du Jourdain, qui doit devenir la frontière orientale d'Israël.
Les colonies installées sur les territoires palestiniens occupés par Israël depuis 1967 sont jugées illégales par l'ONU, et une grande partie de la communauté internationale voit en elles un obstacle majeur à la paix.

Si la colonisation par Israël de la Cisjordanie occupée s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967, elle s'est accélérée ces dernières années sous l'impulsion de M. Netanyahu et de son allié à Washington, le président Donald Trump.