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Que sait-on de l'avion ukrainien rempli d'armes qui s'est écrasé en Grèce ?

Des flammes et des débris à l'endroit où l'Antonov An-12 s'est écrasé samedi 16 juillet dans le nord de la Grèce.
Des flammes et des débris à l'endroit où l'Antonov An-12 s'est écrasé samedi 16 juillet dans le nord de la Grèce.
© AP Photo/Giannis Papanikos

On en sait un peu plus ce 17 juillet midi sur ce que l'Agence France-Presse qualifiait cette nuit de "mystérieux avion cargo". Un Antonov s’est écrasé samedi 16 juillet au soir dans le nord de la Grèce. Un crash suivi d’explosions qui a suscité de nombreuses interrogations au cours des dernières heures. L’appareil transportait, semble-t-il, des armes à destination du Bangladesh. L’accident a fait huit morts.

Combien de victimes ? A qui étaient destinées les armes ? Tout au long de la nuit, le crash de l’Antonov a été entouré de mystères. C’est le ministre serbe de la Défense qui se charge ce dimanche de répondre à un certain nombre d’interrogations.
Nebojsa Stefanovic affirme tout d'abord que les huit membres d'équipage de l'avion cargo sont morts.

L’information est donnée par Belgrade car l’avion, qui avait décollé en fin de journée samedi de Nis dans le sud de la Serbie, transportait des armements vendus par une compagnie serbe privée baptisée Valir.

L'Antonov 12 était propriété d'une compagnie ukrainienne, meridian LTD. Il transportait environ 11 tonnes d'armements, notamment des mines de mortier éclairantes, à destination du Bangladesh, a précisé le ministre.
"Quant à l’identité de l’équipage je pense qu’ils sont aussi ukrainiens mais nous n’avons pas d’informations à ce sujet, ils ne sont pas serbes", a-t-il ajouté. Denys Bohdanovytch, directeur général de la compagnie Meridian, a de son côté déclaré à la chaîne de télévision allemande Deutsche Welle que les membres de l'équipage étaient tous ukrainiens.

Le ministre a insisté sur le fait qu'il s'agissait d'une transaction convenue avec le ministère de la Défense du Bangladesh "en accord avec les règles internationales", et il a déploré que certains médias aient pu affirmer que les armes aient été destinées à l’Ukraine.

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Des débris de l'Antonov qui s'est écrasé samedi 16 juillet au soir dans le nord de la Grèce.
Des débris de l'Antonov qui s'est écrasé samedi 16 juillet au soir dans le nord de la Grèce.
© AP Photo/Giannis Papanikos

Sur le terrain, dans les environs de Paleochori Kavalas, c’est un drone qui s’est chargé des premières constatations ce dimanche matin,  les secouristes ne pouvant s'approcher de crainte d'un chargement dangereux.

Les experts de l'armée et de la Commission grecque de l'énergie atomique redoutent la toxicité de la cargaison inconnue de l’Antonov.
Samedi soir, les personnes vivant dans un rayon de deux kilomètres autour du site du crash ont été invitées à rester chez elles et à porter des masques.
Ce dimanche aux aurores, deux pompiers ont été emmenés à l'hôpital en raison de difficultés respiratoires dues aux fumées toxiques.