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Québec : une nouvelle loi pour choisir les immigrants ?

Le projet de loi très controversé sur l'immigration du gouvernement québécois est passé dimanche au Parlement après 19 heures de débats houleux. La refonte du système était une promesse de campagne du Premier ministre François Légault (centre-droit) élu en octobre. L'opposition québécoise dénonce, elle, "un projet inhumain" qui vise à sélectionner les futurs immigrants en fonction des besoins du marché du travail. 

 

En tout, plus de 18 000 dossiers de candidats à l'immigration sont concernés, soit environ 50.000 personnes. Certaines se trouvent déjà sur le territoire québécois.

Pourquoi cette nouvelle loi ? 

Pour le gouvernement québécois, réformer l'accueil des "immigrants" est nécessaire pour que ces derniers correspondent aux besoins en main d'oeuvre de la "Belle Province" et que les nouveaux arrivants trouvent rapidement un emploi.

Il y a actuellement une importante pénurie de main d'oeuvre dans plusieurs secteurs économiques de la province. On parle de près de 120 000 emplois disponibles. Une immigration choisie, en somme, avec l'exigence de nouveaux critères. 

Comment ça fonctionne ? 

C'est la fin du principe « premier arrivé, premier servi ». Les personnes toujours intéressées à venir s'installer au Québec devront reprendre leur processus depuis le début et présenter une nouvelle demande au moyen du système Arrima, mis en place l'an dernier.

Dans un premier temps, elles devront remplir un formulaire de déclaration d'intérêts dans lequel il va falloir préciser ses diplômes, son parcours professionnel, ses connaissance du Français et de l'Anglais et sa situation familiale.

Le dossier sera analysé une première fois. S'il est retenu le candidat devra remplir une demande de sélection permanente qui sera par la suite évaluée par le ministère de l'Immigration.

Le gouvernement promet de réduire le temps d'attente de 36 mois à 6 mois et de traiter en priorité les nouveaux dossiers présentés par ceux qui vivent déjà au Québec.


> Les précisions de notre correspondante Catherine François :
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