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Rachat de l'OM: "Tout est à vendre" pour Ajroudi, nouvelle fin de non-recevoir de McCourt

Le Franco-Tunisien Mohamed Ayachi Ajroudi (g), à Tunis, le 28 octobre 2013, et l'ex-dirigeant du club de rugby de Toulon, Mourad Boudjellal, à Marseille, le 9 avril 2017
Le Franco-Tunisien Mohamed Ayachi Ajroudi (g), à Tunis, le 28 octobre 2013, et l'ex-dirigeant du club de rugby de Toulon, Mourad Boudjellal, à Marseille, le 9 avril 2017
afp.com - Fethi Belaid, Bertrand LANGLOIS

"Tout est à vendre", a lancé mardi l'homme d'affaires franco-tunisien Mohamed Ayachi Ajroudi qui souhaite racheter l'Olympique de Marseille (OM) mais il s'est attiré une nouvelle fin de non-recevoir du propriétaire du club Franck McCourt, qui évoque une "tentative de déstabilisation".

Dans un entretien à l'AFP, Mohamed Ayachi Ajroudi a assuré ne pas être "un intermédiaire" ni un "porteur de valises": le projet de "racheter l'Olympique de Marseille, c'est notre idée avec mon équipe", a-t-il expliqué.

"Tout est à vendre et tout est à acheter", a-t-il lancé, avant qu'une porte-parole de Franck McCourt ne réaffirme "sans équivoque" que l'OM n'était "pas à vendre".

"Il n'existe aucune discussion de quelque nature que ce soit avec M. Ajroudi ou ses partenaires contrairement à ce qui est rapporté dans les médias", a assuré mardi soir une porte-parole de l'homme d'affaires américain.

"Nous assistons à une tentative de déstabilisation du club, poursuit l'OM, au moment précis où il traverse sa période la plus faste et la plus réussie depuis la prise de contrôle de Frank McCourt" en octobre 2016.

Mohamed Ayachi Ajroudi est associé à l'ex-dirigeant du club de rugby de Toulon Mourad Boudjellal pour son projet de rachat de l'OM, monté avec des fonds saoudiens.

"Nous nous préparons depuis longtemps. On ne se jette pas dans la mêlée comme ça", a-t-il expliqué.

-"500 millions de Méditerranéens"-

Il n'évoque pas de chiffres mais assure que le consortium va "mettre de l'argent" pour "développer le club."

Il ne donne pas non plus de date, rappelant qu'"avant de faire une offre par une banque d'affaires, il faut qu'on connaisse le passif et l'actif, on ne va pas faire une offre aveugle".

"Je suis un industriel, insiste Ajroudi, je ne suis l'intermédiaire de personne. Racheter l'OM, c'est notre idée avec mon équipe, je ne suis pas le porteur de valises des Saoudiens, des Koweïtiens ni de quiconque sur cette terre."

"L'OM serait le moteur d'un projet plus vaste", qu'il détaille comme "humanitaire, social mais aussi économique, destiné à s'épanouir au cœur même du stade Vélodrome", un projet regroupant les "500 millions de Méditerranéens".

Il minimise la part de "soft power" géopolitique de l'opération: il ne s'agit pas des "Saoudiens qui arrivent et vont se battre contre les Qataris du Paris SG".

D'ailleurs, Ajroudi précise que "les Saoudiens et les Emiratis ne dépasseront pas la majorité" du tour de table.

Dans sa vision, l'Olympique de Marseille est en "croisade pour la paix".