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Remise à flot de "dauphins-pilotes" en Nouvelle-Zélande

Des bénévoles remettent à l'eau des "dauphins-pilotes" à Farewell Spit, en février 2017, en Nouvelle-Zélande
Des bénévoles remettent à l'eau des "dauphins-pilotes" à Farewell Spit, en février 2017, en Nouvelle-Zélande
afp.com - Marty MELVILLE
Carte de Nouvelle-Zélande localisant Farewell Spit
Carte de Nouvelle-Zélande localisant Farewell Spit
afp.com - AFP
Infographie sur la manière dont les dauphins-pilotes utilisent l'écholocation pour se repérer
Infographie sur la manière dont les dauphins-pilotes utilisent l'écholocation pour se repérer
afp.com - Laurence CHU

Les sauveteurs néo-zélandais ont réussi mardi à remettre à flot des "dauphins-pilotes" piégés sur littoral, mais les mammifères sont restés à proximité du rivage, menaçant de s'échouer à nouveau, ont indiqué les autorités.

Le ministère de la Conservation (DOC) a précisé que les mammifères faisaient partie d'un banc d'une cinquantaine de globicéphales découverts échoués lundi à Farewell Spit, une langue sableuse à 90 kilomètres au nord de la ville touristique de Nelson, située à l'extrême nord de l'Île du Sud.

Une quarantaine ont été remis à l'eau lundi soir avant de s'échouer à nouveau mardi matin.

Une soixantaine de volontaires ont aidé à remettre à l'eau les 28 mammifères revenus s'échouer.

"Les baleines sont proches du rivage et il n'est pas certain qu'elles nageront vers le rivage ou qu'elles ne s'échoueront pas à nouveau", a déclaré une porte-parole du DOC.

Des volontaires et des employés du ministère restent sur place, prêts à intervenir si besoin, a-t-elle expliqué.

Au moins 15 membres de ce groupe de mammifères sont morts.

Farewell Spit est une langue de sable de 26 kilomètres de long qui s'avance dans la Golden Bay.

Elle a été le théâtre d'une dizaine de cas d'échouements de groupes de globicéphales au cours des 15 dernières années. En février 2017, près de 700 de ces mammifères s'étaient échoués à Farewell Spit, dont 250 qui avaient péri.

Il n'existe pas d'explication scientifique certaine de ce phénomène.

Des hypothèses font état d'une maladie, d'erreurs de navigation, de présence de prédateurs, de conditions météorologiques extrêmes ou de problèmes liés à la topographie de certains lieux.

Mais d'autres mettent en cause l'activité humaine, et notamment des perturbations générées par les sonars à haute fréquence.