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Saint-Jean-de-Luz: 200 personnes rassemblées en hommage aux migrants tués par un train

Des personnes manifestent le 13 octobre 2021 devant la gare de Saint-Jean-de-Luz en hommage aux trois migrants fauchés la veille par un train
Des personnes manifestent le 13 octobre 2021 devant la gare de Saint-Jean-de-Luz en hommage aux trois migrants fauchés la veille par un train
afp.com - Franck LAHARRAGUE

Environ 200 personnes se sont rassemblées devant la gare de Saint-Jean-de-Luz mercredi soir, en hommage aux trois migrants fauchés la veille par un train régional à quelques centaines de mètres de là, a constaté un journaliste de l'AFP.

A l'appel d'associations d'aide aux réfugiés et migrants basées dans le Pays basque, les participants ont déposé une gerbe des fleurs devant l'entrée de la gare, avant d'entamer une minute de silence et de se disperser dans le calme.

"On ne peut pas faire comme la Méditerranée, on ne peut pas devenir le futur cimetière" a estimé Christelle, une membre de l'association bayonnaise d'aides aux migrants Diakhité, lors de ce rassemblement.

Selon elle, les migrants arrivés depuis la frontière espagnole et cherchant à rentrer en France "sont pourchassés" dans "trente kilomètres de no man's land" avant d'atteindre un centre d'accueil situé à Bayonne.

La veille mardi vers 05h00 du matin, trois migrants, très probablement de nationalité algérienne, sont morts fauchés par un TER vers la gare de Saint-Jean-de-Luz, alors qu'ils semblaient se reposer sur les voies, selon les premiers éléments communiqués par le procureur de Bayonne.

Un quatrième homme, également algérien, a été grièvement blessé, sans que son pronostic vital ne soit engagé, heurté par ce TER qui allait de Hendaye à Bordeaux.

Trois des victimes auraient fait auparavant l'objet d'une procédure d'irrégularité de séjour en Espagne, en juin dernier, toujours selon la même source.

L'Espagne est l'une des principales portes d'entrée en Europe pour les migrants et le Pays basque est l'un des importants points de passage, théâtre de drames comme en août et en mai derniers, avec la mort de deux migrants qui tentaient de traverser le fleuve frontière Bidassoa pour passer en France.

tsqt-cac/pjl