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Ski alpin: Odermatt surclasse Kilde dans le super-G de Wengen

La joie du Suisse Marco Odermatt, vainqueur du super-G de Wengen, comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, le 13 janvier 2022
La joie du Suisse Marco Odermatt, vainqueur du super-G de Wengen, comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, le 13 janvier 2022
afp.com - Marco BERTORELLO
Le Suisse Marco Odermatt, lors de sa victoire dans le super-G de Wengen, comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, le 13 janvier 2022
Le Suisse Marco Odermatt, lors de sa victoire dans le super-G de Wengen, comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, le 13 janvier 2022
afp.com - Fabrice COFFRINI
La joie du Suisse Marco Odermatt, vainqueur du super-G de Wengen, le 13 janvier 2022
La joie du Suisse Marco Odermatt, vainqueur du super-G de Wengen, le 13 janvier 2022
afp.com - Marco BERTORELLO

Restera-t-il un terrain qui lui résiste? Indétrônable en géant, en progrès fulgurants en vitesse, le Suisse Marco Odermatt a remporté jeudi le super-G de Wengen (Suisse), devant le leader norvégien de la spécialité Aleksander Aamodt Kilde.

"C’est incroyable", a exulté "Odi". "J'étais super motivé aujourd’hui, la montagne est magnifique, je voulais skier vite" sur cette piste "que personne ne connaissait" en super-G, "mais je ne savais pas que ça pouvait marcher".

A mi-saison, le skieur de 24 ans compte déjà six victoires et 396 points d'avance au classement général de la Coupe du monde sur Kilde, plus rapide sur le haut du tracé mais finalement relégué à 23/100 après s'être laissé embarquer dans un saut trop long.

"Tous les deux, on offre toujours un beau combat", s'est réjoui le vainqueur du gros globe 2020, qui avait remporté trois des quatre premiers super-G de l'hiver, et a salué son rival suisse avec un large sourire dans l'aire d'arrivée.

L'Autrichien Matthias Mayer, champion olympique en titre de la discipline, a complété à 58/100 le podium de cette course atypique, reprise du super-G annulé à Bormio, alors que Wengen n'avait pas accueilli l'épreuve depuis 1994.

- Double descente -

"Que dire de plus? C'est titanesque", a renchéri Mayer au sujet d'Odermatt, dauphin d'Alexis Pinturault l'an dernier dans la course au gros globe et qui règne désormais sans partage sur le circuit mondial.

Toujours aussi insensible à la pression, le skieur élevé sur les rives du Lac des Quatre-Cantons, au cœur de la Suisse, a triomphé dès sa première course sur la piste mythique du Lauberhorn, surplombée par l'Eiger, le Mönch et la Jungfrau dans un ciel étincelant.

Lui qui avait écrasé le géant d'Adelboden samedi dernier sur une neige glacée n'a guère paru perturbé par les conditions plus douces de Wengen, ainsi que par l'extrême étroitesse du haut du parcours, déjà un passage-clé de la descente avant qu'on ne lui ajoute des portes.

Le leader du classement général, qui n'avait jamais gagné en Suisse et vient de le faire deux fois d'affilée, lance idéalement les deux descentes disputées vendredi - dans une version écourtée - puis samedi sur cette même piste.

- Pinturault préfère s’entraîner -

"Je ne sais pas si je suis prêt", a relativisé Odermatt. "Bien sûr que la course d'aujourd'hui me donne une grande confiance pour la course de demain et la descente plus courte, mais pour samedi ce sera plus difficile avec le départ en haut".

Mais pour le Français Johan Clarey, 18e jeudi, le jeune Suisse "s'adapte à toutes les conditions, c'est ça qui est impressionnant. Dès le deuxième entraînement, il était dans le coup en descente (...) C'est un surdoué".

Sortant d'une 3e place en géant puis d'une sortie en slalom à Adelboden, le détenteur du gros globe Alexis Pinturault avait de son côté choisi de faire l'impasse sur ce super-G et sera de retour dimanche pour le slalom du Lauberhorn.

"Parfois on me demande pourquoi j'aime ce sport: voilà pourquoi", a commenté le Français sur Instagram jeudi en postant une vidéo de son entraînement en géant dans son fief autrichien de Reiteralm, par un temps splendide.