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Slovénie : la tentation populiste

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(commentaire : Anaïs Renevier @TV5MONDE)

L’ancien Premier ministre conservateur, Janez Jansa, un proche du Hongrois Viktor Orban, obligé de se retirer de la vie politique en 2014 en raison d’une condamnation pour corruption, est arrivé en tête des législatives slovènes ce dimanche en brandissant le spectre d'une invasion migratoire. Mais sans être assuré de rassembler une majorité.

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Il est en tête des législatives... et pourtant, il apparaît la mine grave et fatiguée après un premier décompte. 25% des voix dimanche soir, pour le parti du conservateur Janez Jansa. 
 

Nous allons faire tout notre possible pour créer un gouvernement solide et stable, dans l'intérêt de la Slovénie. Si nous échouons, nous féliciterons tous ceux qui tenteront d'accomplir cette tâche. Janez Jansa, conservateur (SDS).

Créer un gouvernement, c'est le défi qui attend cet ancien premier ministre après sa campagne centrée sur l'immigration.

"La Slovénie d'abord", comme slogan et les mêmes accents xénophobes que le dirigeant hongrois Victor Orban, dont il est proche. 

La Slovénie, un petit pays que de nombreux migrants traversent mais où ils ne restent pas. Seuls 1000 demandeurs d'asile y ont trouvé refuge. 

Objectif désormais : trouver une coalition pour les 90 sièges au parlement mais encore faut-il des alliés, et Janez Jansa n'en a pas beaucoup. Il ne pourra en tout cas pas compter sur le candidat indépendant donné deuxième dans ces élections.

 


Nous restons sur nos paroles de campagne. Nous ne nous voyons pas dans une coalition avec le parti SDS. Nous leur souhaitons beaucoup de chance pour créer cette coalition. Marjan Sarec, indépendant (LMS). 

Janez Jansa a assuré pour sa part être prêt à engager des pourparlers, avec tous les partis...