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Somalie : au moins 5 morts dans l'attaque d'un hôtel de Mogadiscio

Des personnels de santé aident une civile, blessée par l'explosion d'une voiture piégée à la barrière de sécurité de l'"Elite Hotel" et conduite à l'hôpital de Mogadishu, en Somalie, le 16 août 2020. Selon un officier de police, au moins 10 personnes ont été tuées et plus d'une douzaine blessées à cet hôtel de bord de mer de la capitale somalienne, où les forces de sécurité combattent des extrémistes islamistes armés qui ont envahi le bâtiment. 
Des personnels de santé aident une civile, blessée par l'explosion d'une voiture piégée à la barrière de sécurité de l'"Elite Hotel" et conduite à l'hôpital de Mogadishu, en Somalie, le 16 août 2020. Selon un officier de police, au moins 10 personnes ont été tuées et plus d'une douzaine blessées à cet hôtel de bord de mer de la capitale somalienne, où les forces de sécurité combattent des extrémistes islamistes armés qui ont envahi le bâtiment. 
AP Photo/Farah Abdi Warsameh

Au moins cinq personnes ont été tuées et une dizaine blessées dimanche dans l'attaque d'un hôtel de Mogadiscio. Le lieu était fréquenté par des responsables gouvernementaux. Ce type d'opération porte la marque de celles habituellement menées par les jihadistes shebab dans la capitale somalienne.

"Il y a encore des tirs sporadiques dans l'hôtel, et selon les premières informations reçues, il y a 5 morts et plus de 10 blessés", selon ce responsable. Il a ajouté que "le bilan des morts" pouvait encore augmenter car l'explosion qui a précédé l'attaque de l'établissement par des hommes armés "a été massive" et il y a "des otages dans l'hôtel".

"Il y a eu l'explosion d'une voiture piégée ciblant l'hôtel Elite sur la plage du Lido" et "il y a des coups de feu importants à l'intérieur de l'hôtel", avait auparavant déclaré Adan Ibrahim, officier de police dans la zone. Des témoins ont confirmé que l'attaque de l'hôtel Elite avait débuté par une forte explosion et qu'ensuite des gens fuyaient en courant le secteur de l'établissement où des coups de feu étaient entendus.

Ce type d'opération porte la marque de celles habituellement menées par les jihadistes shebab dans la capitale somalienne. "L'explosion a été très forte et j'ai vu de la fumée dans la zone, c'est le chaos et les gens fuient les bâtiments alentour", selon l'un de ces témoins, Ali Sayid Adan. 

Lundi, au moins quatre personnes ont été tuées dans des échanges de coups de feu à l'intérieur de la prison centrale de Mogadiscio après que des prisonniers ont réussi à s'emparer d'armes détenues par leurs gardiens.

Tous les prisonniers impliqués dans l'incident étaient des islamistes radicaux shebab, dont certains purgeaient une peine de prison à perpétuité, a affirmé un responsable de la police ayant requis l'anonymat.

Chassés de la capitale somalienne en 2011, les shebab ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

Affiliés à Al-Qaïda, ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).