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Suisse : les habitants du Valais refusent de recevoir les JO de 2026

Piste de saut à ski de Sapporo, ville japonaise qui avait hébergé les Jeux Olympiques d'hiver en 1972 et potentielle candidate à ceux de 2026.
Piste de saut à ski de Sapporo, ville japonaise qui avait hébergé les Jeux Olympiques d'hiver en 1972 et potentielle candidate à ceux de 2026.
© AP Images/ Ken Moritsugu

Les habitants du canton du Valais ont dit "non" dimanche 10 juin à 54% à la candidature de Sion pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2026, selon les résultats quasi définitifs d'un référendum.

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Après le rejet de la candidature suisse, il reste encore six villes candidates pour les JO-2026 dont Stockholm, Calgary au Canada et Graz en Autriche. La ville hôte sera désignée en septembre 2019 à Milan.

Les habitants du Valais avaient à se prononcer sur un crédit de 100 millions de francs suisses (soit 85 millions d'euros) apporté par leur canton, qui devait organiser une grande partie des épreuves.

Fin mai, le gouvernement suisse avait rappelé son soutien à la candidature, demandant au Parlement de garantir la somme de 994 millions de francs suisse (soit 854 millions d'euros) au projet olympique. Il s'agit du 6e échec de Sion dans sa quête pour organiser les Jeux d'hiver. Les opposants à la candidature s'étaient fortement mobilisés, sous le slogan "Trois semaines de fête, 30 ans de dettes".

Le Comité de candidature avait de son côté mobilisé plusieurs sportifs emblématiques, dont le cycliste Fabian Cancellara. "Nous sommes heureux que le peuple valaisan se soit prononcé contre la tenue de Jeux olympiques en Suisse, ceci malgré la propagande massive des autorités et des promoteurs des joutes olympiques", a réagi la WWF dans un communiqué.

"Cette décision permettra d'économiser un milliard de francs de deniers publics, qui auraient disparu dans ce bref feu de paille", a ajouté l'ONG pour laquelle "l'espace alpin n'a pas besoin d'événements démesurés, mais d'une meilleure protection et d'un développement durable".

Le Comité international olympique (CIO), malgré une série de réformes, a fait face récemment à de nombreuses défections de villes initialement candidates, à la suite de référendums populaires ou de décisions politiques, face à la crainte du coût des Jeux. Récemment, Budapest, Rome ou Hambourg ont renoncé à des candidatures pour les JO d'été. La station autrichienne d'Innsbruck en Autriche a elle renoncé à une candidature pour les JO d'hiver 2026, à la suite du refus de sa population.

En 2015, seules deux villes étaient candidates pour les JO d'hiver 2022, Almaty au Kazakhstan et Pékin. La capitale chinoise, qui avait déjà organisé les JO d'été en 2008, a été désignée, devenant la première ville à recevoir à la fois les JO d'été et d'hiver.