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Syrie : Européens et Russes appellent à un "cessez-le-feu durable" à Idlib

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© TV5MONDE

La Russie, La Turquie, La France et l'Allemagne appellent à préserver la trêve d'Idlib en Syrie, lors d'un sommet qui s'est tenu à Istanbul ce samedi 27 octobre. Au lendemain de cette réunion, ce dimanche le groupe jihadiste Etat islamique repousse les Forces démocratiques syriennes, soutenues par les États-Unis, de son dernier réduit dans l'est de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

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Quatre dirigeants, pour discuter de la Syrie, et autant de divergences. Un allié de Damas, Vladimir poutine, Recep Tayip Erdogan et deux dirigeants européens.

Point principal sur lequel les participants se sont mis d'accord : la  nécessité d'une nouvelle Constitution pour le pays, qui passerait par un comité constitutionnel, créé avant la fin de l'année 2018. Le tiers des membres de ce comité serait désigné par le régime syrien, un tiers par l'opposition, et un tiers par l'ONU.

Tout d'abord, il est nécessaire de commencer à travailler sur un comité constitutionnel à Genève. Il étudiera les différentes problématiques pour poser les bases du futur Etat Syrien. (...) Mais un tel comité doit être reconnu et respecté par toutes les parties légitimes syriennes.

Vladimir Poutine, Président de la Russie

Un projet loin d'être validé

La Syrie reste fermement opposée à cette idée, ainsi qu'à toute réforme de sa Constitution sous l'égide de l'ONU. Quant au sort du président syrien Bachar Al Assad, les participants sont restés réservés. Ce sont aux Syriens de décider, estime le président turc.

La volonté qui déterminera le sort d'Assad est celle du peuple syrien. C'est tout le peuple syrien, à l'intérieur comme à l'extérieur, qui prendra une décision.

Recep Tayyip Erdogan, president turc

Autre point discuté, le sort d'Idleb, dernière province aux mains des rebelles. Le cessez-le-feu y reste fragile... Tous voudraient le consolider, mais Moscou se réserve toutefois le droit d'aider le gouvernement syrien, en cas d'attaque par des radicaux.

Un sommet au format réduit et inédit, qui n'a cette fois encore, pas permis d'avancée majeure.