Info

Syrie : Idleb aux mains des djihadistes

Chargement du lecteur...
Commentaire : P. Achard / Montage : R. Monjanel

En Syrie, la coalition dirigée par Washington affirme le début de son retrait militaire. Dans le Nord-Ouest du pays, les armes se sont tues, les djihadistes -proches d'Al-Qaïda- et les rebelles - appuyés par la Turquie - ont conclu une trêve, après des jours de combats meurtriers. Mais la donne territoriale a changé : ce sont les djihadistes qui ont pris le dessus.

Quelques immeubles en ruines pour rappeler les récents combats meurtriers, entre factions rebelles. Dans cette ville de la province d'Idleb les barrages ont été dégagés, la voie est libre.

Semblant de retour à la normale, depuis la trêve signée jeudi , entre les jihadistes de Hayat Tahrir al Cham (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) et les autres groupe rebelles.
Une trêve loin de rassurer les habitants.
 
Le fait que les djihadistes de Hayat Tahrir Al Cham contrôlent notre ville est une excellente excuse pour pour que les ennemis de la Nation mais aussi de l'Islam détruisent le gouvernorat.Omar Al-Khatib, habitant de la province d'Idleb
"Ça me met mal à l'aise, pour moi ça ouvre la voie au régime de Bachar El Assad", s'inquiète un habitant d'Idleb.

En vertu de cette trêve, l'ensemble de la province passe désormais sous contrôle administratif de ce groupe djihadiste souligne l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, renforçant ainsi les craintes de nouvelles offensives du régime syrien et de son allié russe dans l'un des derniers bastions rebelles.

Le 17 septembre dernier, Moscou et Ankara avaient réussi à éviter une offensive massive des troupes de Bachar el Assad par un accord prévoyant la création d'une "zone démilitarisée" dans la province d'Idleb et ses environs. Un accord mis à mal par les jihadistes qui ont refusé tout retrait de cette zone.

Aujourd'hui les civils de cette région, parmi lesquels 30 000 déplacés après les bombardements du régime syrien sont de nouveau menacés.