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Syrie : l'enquête sur l'attaque chimique présumée débute

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TV5MONDE / A. DELPIERRE / C. TAILLEFER

Une réunion de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) est prévue lundi, au lendemain du lancement en Syrie de l'enquête de ses experts sur l'attaque chimique présumée qui a entraîné des frappes occidentales contre le régime de Bachar al-Assad et provoqué un vif regain de tensions diplomatiques.

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Les conditions dans lesquelles ils vont devoir enquêter s'annoncent aussi obscures que les vitres teintées de leurs 4X4. Arrivés hier à Damas, les experts de l'OIAC devaient se rendre dès ce dimanche à Douma pour tenter de trouver des preuves de l'attaque chimique présumée dans cette ville de la Ghouta orientale, cette région aux portes de la capitale syrienne


Nous l'avons annoncé clairement : nous fournirons à cette mission toute la coopération et la logistique nécessaire pour qu'elle puisse accomplir son travail.Ayman Sussan, ministre des affaire Etrangères de Syrie

Mais une semaine après les faits la zone est depuis passée sous le contrôle du régime. Sur place plus aucune trace des derniers combattants rebelles ou des civils évacués jusqu'au dernier par les troupes syriennes. Pourtant après les frappes américaines, françaises et britanniques contre le régime de Bachar Al-Assad, les conclusions de cette enquête pourraient être déterminantes dans la reprise des négociations.

A l'initiative de la France l'offensive a donc repris le chemin de la diplomatie et le projet de résolution présenté devant le Conseil de sécurité l'ONU vise à relancer des discussions grippées par les douze veto de la Russie depuis le début du conflit syrien

Mais entre les intentions floues des américains et l'influence de Moscou, entre le double jeu d'Ankara et les intérêts iraniens ou encore israéliens le dialogue pourra-t-il reprendre ?

Ce dimanche dans son discours d'ouverture du 29e sommet de la Ligue arabe, sans évoquer directement le dossier syrien, le roi Salmane d'Arabie saoudite a dénoncé les "ingérences flagrantes de l'Iran".