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Syrie : l'ONU craint un désastre humanitaire à Idleb

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© TV5MONDE

L'ONU s'inquiète des conséquences humanitaires en cas de nouvelle offensive annoncée du régime syrien contre la province d'Idleb, dernier bastion rebelle, qui pourrait faire jusqu'à 800 000 déplacés selon l'organisation. 

Ils et elles ont fuit les combats et vivent ici, depuis trop longtemps, dans des conditions précaires. La province d'Idleb, au nord de la Syrie, compte aujourd'hui près de 3 millions d'habitants. La moitié sont des déplacés.

Aujourd'hui une nouvelle menace plane : l'offensive annoncée des troupes de Bachar el Assad contre ce dernier bastion rebelle. Loin de là à Genève, en Suisse, l'expert de l'ONU s'inquiète pour la Syrie et plaide pour la mise en place d'un couloir humanitaire temporaire :
 

Je suis encore une fois prêt à m'engager personnellement et physiquement avec la coopération du gouvernement syrien. Cette fois-ci, autour d'Idleb, zone régie par Daech pour s'assurer qu'un tel couloir humanitaire soit faisable.

Staffan De Mistura, envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie

Selon les Nations Unies, cette nouvelle offensive va affecter une fois de plus les populations civiles. Elle pourrait faire jusqu'à 800 000 déplacés.

Staffan de Mistura ne veut pas que se réitère les tragédies précédents d'hommes, de femmes et d'enfants pris en otage entre l'armée syrienne et les rebelles. Des rebelles qui se préparent à l'offensive aux abords de la province d'Idleb, tout comme l'ennemi. Depuis des semaines le régime syrien amassent des renforts.

En visite chez son allié à Moscou, le chef de la diplomatie syrienne, de concert avec son homologue russe, a martelé sa détermination à libérer l'ensemble du territoire syrien coûte que coûte. Une façon de répondre aux avertissements lancés par Washington, Paris et Londres. Les États-Unis, la France et le Royaume-Unis qui craignent une nouvelle attaque chimique, ont mis en garde Damas.