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Syrie : la Ghouta orientale serait sous le contrôle de Damas

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©TV5Monde/ P.Achard

Le drapeau syrien flotte désormais sur la ville de Douma. La Ghouta orientale serait entièrement sous le contrôle des forces de Bachar Al-Assad. Les derniers insurgés ont déposé les armes. Ces informations ont été livrées par l'armée russe et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, alors que Damas est toujours sous la menace de frappes occidentales en représaille d'une attaque à l'arme chimique présumée.

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Des images diffusées, mercredi soir, par la télévision russe montrent les habitants de Douma brandissant fièrement le drapeau syrien. Ce jeudi 12 avril,  l'armée de Vladimir Poutine annonce que le régime de Bachar Al-Assad a repris "la Ghouta orientale dans sa totalité". 

Scènes de joie bien loin des scènes d'horreur diffusées par les médias du monde entier après l'attaque chimique présumée, imputée au régime syrien contre la ville rebelle, le 7 avril dernier.

Une attaque suivie d'une salve de tweets de la part du président Donald Trump, faisant craindre un bombardement américain imminent en Syrie. Donald Trump qui s'en prend à Bachar Al-Assad et à ses alliés russes et iraniens. Mais mercredi 11 avril, la porte-parole de la Maison Blanche s'est empressée de temporiser :
 

Je le répète, le président n'a pas encore établi de calendrier. Toutes les options sont sur la table et nous sommes en train de les évaluer.

Sarah SANDERS, porte-parole de la Maison Blanche


Du côté du Kremlin, Vladimir Poutine semblait aussi mercredi soir vouloir apaiser les tensions :
 

Nous espérons que le bon sens finira par l'emporter et que les relations internationales prendront une direction constructive.

Vladimir Poutine, Président russe


La Russie continue toutefois d'affirmer que cette attaque chimique est un scénario monté de toute pièce. Face au danger d'une nouvelle escalade, l'ONU organise dans quelques heures une nouvelle réunion de crise. Son Secrétaire général a exhorté le Conseil de sécurité à trouver, cette fois, une issue, dénonçant l'incapacité de ces cinq membres permanent à trouver un accord.