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Syrie : la trêve humanitaire votée à l'ONU

Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies votent une résolution exigeant un cessez-le-feu humanitaire de 30 jours en Syrie, samedi 24 février 2018 © AP Photo/Craig Ruttle
Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies votent une résolution exigeant un cessez-le-feu humanitaire de 30 jours en Syrie, samedi 24 février 2018 © AP Photo/Craig Ruttle

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité, samedi 24 février 2018, une résolution réclamant "sans délai" un cessez-le-feu humanitaire d'un mois en Syrie. Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel s'entretiendront ce dimanche avec le président russe Vladimir Poutine sur son application.

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Toutes les mains sont enfin levées pour réclamer une trêve humanitaire en Syrie. Mais derrière cette unanimité se cachent de fortes tensions autour de la table du Conseil de sécurité de l'ONU.

Chaque minute perdue à attendre la Russie, la souffrance humaine augmentait. Voter devenait une reponsabilité morale pour tout le monde, mais pas pour la Russie, ni pour la Syrie, ni pour l'Iran. Je dois poser la question : pourquoi ?
Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU
 
Je voudrais exprimer ma profonde inquiétude, suite aux propos tenus par certains officiels américains, qui menacent d'agresser un pays souverain, la République syrienne (... ) Nous demandons l'arrêt de cette rhétorique dangereuse.
Vassily Nebenzia, ambassadeur de la Rissue à l'ONU
Peu après l'annonce de cette résolution, de nouveaux raids aériens ont été menés sur une localité de la Ghouta orientale, par des avions du régime et de la Russie selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

En sept jours de frappes du régime syrien sur ce fief rebelle, plus de 500 civils ont été tués. Une campagne dévastatrice lancée le 18 février, en prélude à une offensive terrestre pour reprendre ce dernier territoire contrôlé par les rebelles, aux portes de Damas.

La résolution du Conseil de sécurité exclut du cessez-le-feu les combats contre divers groupes jihadistes. Ce qui risque de donner lieu à des interprétations contradictoires, Damas qualifiant de terroristes les rebelles soutenus par l'Occident.