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Syrie : la voie est libre pour Erdogan après le retrait assuré des Américains

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© L. Bureau, A. Varet / TV5 MONDE

Le retrait des troupes américaines de Syrie a été officialisé. Recep Tayyip Erdogan a même invité le président américain à venir en Turquie après l'annonce de Washington. Le départ des forces américaines doit se faire en coordination avec Ankara qui a désormais le champ libre en Syrie.

Le compte à rebours a commencé. Désormais, la question n'est plus de savoir si l'armée turque interviendra en Syrie, mais bien quand. Avec le retrait des forces américaines, la voie est libre pour le président Erdogan. 

"Cette semaine, une délégation militaire américaine viendra en Turquie pour discuter de la coordination militaire. Au cours des deux dernières conversations, notre président et M. Donald Trump, président des États-Unis, ont convenu de lancer très rapidement ce processus de coordination", explique le porte-parole du président Erdogan, Ibrahim Kalin. 

Ces dernières heures, l'armée turque s'est massée près de la frontière avec la Syrie. Les groupes affiliés à l'Armée Syrienne Libre, alliée de la Turquie, ont eux aussi déplacé leurs troupes. 

"L'homme de la situation"

"Le Président Erdogan en Turquie m'a donné des assurances dans des termes très forts. Il va éradiquer ce qui reste de l'Etat Islamique, en Syrie. Il est l'homme de la situation, surtout que la Turquie est la "porte à côté". Nos troupes rentrent à la maison !", a tweeté le président américain, Donald Trump. 
Le président turc a d'ailleurs invité Donald Trump à se rendre en Turquie, dès le début de l'année prochaine. Mais contrairement à ce qui est annoncé, l'offensive turque ne devrait pas être dirigée contre l'Organisation Etat Islamique mais contre les forces kurdes hier alliées des Etats-Unis et qu'Ankara considère depuis toujours comme une menace. 

Dans les faits, les possibilités d'intervention de l'armée turque contre l'OEI semble très restreintes. La raison est simple : les derniers combattants du groupe se situent à plus de 200 km de la frontière turque, près de la ville de Hajin.

Beaucoup dénoncent un prétexte pour envahir cette partie du nord de la Syrie, dans les prochaines semaines. L'armée française, quant à elle, continue pour le moment sa coopération avec les forces kurdes au sein de la coalition anti-djihadiste. Une présence à laquelle les autorités turques s'opposent fermement.