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Syrie : offensive imminente à Idlib

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©P.Achard

C'est la dernière poche de résistance en Syrie, l'enclave d'Idlib, dans le nord du pays. Bachar Al-Assad est déterminé à écraser les derniers rebelles avec l'aide des bombardements russes qui ont débuté ce mercredi 5 septembre, visant des "cibles terroristes" selon l'armée. 

Un semblant de normalité dans cette école d'Idlib. Mardi, les enfants de la ville ont fait leur rentrée comme si de rien n'était. Mais malgré tout, beaucoup de bancs sont restés vides.
 
 
Les parents savent que le régime et ses alliés russes ont déployé leur troupe pour mener une offensive, ils s'inquiètent.

Hanane, enseignante syrienne

Les troupes de Damas et Moscou

Et de fait, à quelques dizaines de kilomètres de là, des avions syriens et russes bombardent. On compte déjà une dizaine de morts, selon l'observatoire syrien des droits de l'Homme. Ces raids ont visé le sud et le sud-ouest de la province d'Idlib, dernier bastion tenu par des rebelles et des islamistes radicaux.

Depuis plusieurs semaines, Damas et Moscou amassent leurs troupes autour de l'une des dernières zones résistantes du pays. Une offensive massive annoncée, qui fait craindre un nouveau désastre humanitaire. L'ONU réitère ses inquiétudes  :
 
Nous sommes préparés à ce qu'une guerre imminente ait lieu mais nous prions pour que ça n'arrive pas à Idlib, parce que la province est principalement habitée par des déplacés, des civils.
 

Jan Egeland, Chef du groupe de travail humanitaire de l'ONU sur la Syrie
La situation à Idlib est au menu d'une prochaine réunion du Conseil de sécurité organisé par les Etats-Unis. Le ballet diplomatique continue, ultime espoir d'éviter un nouveau bain de sang.

Vendredi, la question d'Idlib sera aussi l'objet d'une rencontre à Téhéran entre le président turc, allié de la rébellion, et ses homologues russes et iraniens. Selon certains observateurs, le président syrien pourrait attendre les résultats de cette rencontre pour lancer son offensive.