Info

Tchad : Mahamat Idriss Déby Itno à Doha pour signer un accord de paix avec les rebelles

Le président par intérim du Tchad et président du Conseil militaire de transition, le général Mahamat Idriss Deby, à Paris, le 12 novembre 2021.
Le président par intérim du Tchad et président du Conseil militaire de transition, le général Mahamat Idriss Deby, à Paris, le 12 novembre 2021.
AP Photo /Michel Euler

Le chef de la junte tchadienne, Mahamat Idriss Déby Itno, s'est envolé vendredi 5 août pour Doha (Qatar). L'objet de ce voyage : la signature d'un accord de paix avec les rebelles dès lundi. 
 

Le chef de la junte au Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, s'est envolé vendredi 5 août pour Doha, avant la signature prévue ce lundi d'un accord de paix avec des rebelles, selon le site officiel de la présidence tchadienne. Son avion a décollé de l'aéroport de la capitale N'Djamena vers 12H30 GMT, selon un journaliste de l'AFP.

Les pourparlers entre le gouvernement et les groupes armés ont débuté en mars, après plusieurs reports, pour mettre fin à des décennies de troubles et d'instabilité dans ce pays de 16 millions d'habitants, qui a connu plusieurs coups d'État.

Voir aussi : Tchad : "Il y a eu beaucoup de dialogues par le passé. Ce qui a manqué, c'est la sincérité"

Chargement du lecteur...

Au lendemain de la mort du président Idriss Déby Itno, tué au front contre des rebelles en avril 2021, son fils, le jeune général Mahamat Idriss Déby Itno, avait été proclamé président à la tête d'un Conseil militaire de transition de 15 généraux.

Il avait aussitôt promis des élections libres et démocratiques dans un délai de 18 mois, après un "Dialogue national inclusif" avec toute l'opposition politique et tous les innombrables mouvements rebelles précédé de négociations de paix avec une cinquantaine de groupes armés. Après cinq mois de négociations à Doha, la signature d'un accord de paix entre la junte et des groupes armés est attendue lundi.

Lire aussi : Tchad : qui sont les principaux groupes rebelles ?

L'un des principaux groupes armés, le Front pour l'Alternance et la Concorde au Tchad (FACT), à l'origine de l'offensive partie de Libye qui a coûté la vie à l'ancien dirigeant Idriss Déby, n'a pas encore annoncé s'il allait parapher, ou non, l'accord.

Voir aussi : Tchad : l'opposition critique l'organisation du dialogue national

Chargement du lecteur...