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Tennis: Pouille sort par la petite porte pour son retour sur le circuit à Montpellier

Lucas Pouille lors du tournoi exhibition d'Arabie Saoudite, à Riyad, le 12 décembre 2019
Lucas Pouille lors du tournoi exhibition d'Arabie Saoudite, à Riyad, le 12 décembre 2019
afp.com - Fayez Nureldine

Lucas Pouille n'a pas eu plus de chance que Jo-Wilfried Tsonga: pour son retour sur le circuit majeur après en avoir été éloigné pendant près de 17 mois, le Nordiste a été battu 7-6 (8/6), 6-2 par son compatriote Benjamin Bonzi (125e mondial) mardi au 1er tour du tournoi de Montpellier.

Pouille, si ce n'est de fugaces apparitions sur le circuit Challenger, la deuxième division de l'ATP, n'avait plus disputé de match sur le circuit principal depuis début octobre 2019 et sa défaite au 2e tour du Masters 1000 de Shanghai face à l'Américain John Isner.

Devant un modeste adversaire qui a bénéficié d'une invitation pour disputer le tournoi languedocien, Pouille, redescendu au 79e rang mondial après avoir culminé à la 10e place du classement ATP en mars 2018, n'a résisté qu'un set, le premier où il a poussé Bonzi à un tie-break.

Il a ensuite baissé de pied et après avoir sauvé une balle de match en montant au filet, il a cédé sur la seconde en commettant une faute directe en coup droit.

"Le plus dur sur une reprise, c'est de maintenir un niveau tout au long d'un match et de faire les bons choix au bon moment. Ce n'était plutôt pas mal au niveau du jeu, j'étais plutôt content, mais je n'ai pas été décisif sur les moments importants", a-t-il analysé en conférence de presse.

Pouille, qui fêtait ce mardi ses 27 ans, a connu une année 2020 blanche à cause d'une blessure tenace au coude droit.

"C'est beaucoup de bonheur de jouer librement, sans douleur, je suis passé par beaucoup de hauts et de bas, surtout des bas, je suis content d'être en bonne santé et de jouer à un niveau plutôt correct, l'état d'esprit est bon, il faut continuer et enchainer les semaines pour revenir à mon meilleur niveau", a poursuivi Pouille.

"Ce n'est pas une deuxième carrière, plus une deuxième partie de carrière, il y a forcément beaucoup de boulot pour retrouver ses marques et la confiance (...) Les autres ont continué à travailler et progresser, il faut du temps et accepter d'être patient, c'est en répétant des matches comme aujourd'hui que cela reviendra", a-t-il espéré, en faisant de Roland Garros (17 mai-6 juin) son prochain gros objectif.

Gilles Simon (68e) est tombé lui aussi dès son entrée, victime de l'Autrichien Dennis Novak (102e mondial), vainqueur 7-6 (7/5), 1-6, 6-3.

A 36 ans, le doyen des joueurs tricolores a livré l'un des matches à rallonge dont il a le secret, mais a dû s'avouer vaincu après plus de 2 h 30 min de jeu.

Simon peut nourrir des regrets: dans le premier set, il a mené 5 à 2 au jeu décisif avant de perdre les cinq points suivants et la manche initiale.