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Tour de France: trois choses à savoir sur Groenewegen

Le Néerlandais Dylan Groenewegen, vainqueur de la 7e étape du Tour de France, le 12 juillet 2019 à Chalon-sur-Saône
Le Néerlandais Dylan Groenewegen, vainqueur de la 7e étape du Tour de France, le 12 juillet 2019 à Chalon-sur-Saône
afp.com - Marco Bertorello

Famille, patience, amitié... Trois choses à savoir sur le Néerlandais Dylan Groenewegen, vainqueur de la 7e étape du tour de France vendredi à Chalon-sur-Saône:

. Il est originaire d'Amsterdam

Groenewegen est né voici 26 ans à Amsterdam, il a même vécu dans la rue où se trouve la maison d'Anne Frank. C'est tout naturellement qu'il est venu au sport cycliste, par atavisme familial.

Son grand-père avait lancé sa propre marque de cycles avant la Seconde guerre mondiale. Son père, plus tard, a eu son propre magasin de vélos. Rien d'étonnant dès lors à ce que le jeune Dylan se soit frotté aux meilleurs juniors avant de prendre, à même pas 20 ans, la deuxième place du Tour des Flandres espoirs et signer ensuite son premier contrat professionnel (avec l'équipe Rompoot). Un an plus tard, en 2016, il rejoignait sa formation actuelle, Jumbo, dans le WorldTour.

. Il a su patienter après sa chute

Le coureur de l'équipe Jumbo, pas très grand (1,77 m) mais costaud (70 kg), que beaucoup de spécialistes voient comme le cycliste le plus rapide du peloton, a attendu une semaine pour enfin lever les bras sur le Tour de France 2019, enlevant son 4e succès sur l'épreuve. Perturbé par une lourde chute dès le premier jour, il a dû faire profil bas, se requinquer.

"J'avais beaucoup misé sur le maillot jaune et la victoire d'étape à Bruxelles mais je suis tombé vraiment fort lors de cette 1re étape. Je me suis senti mieux les derniers jours, je n'étais pas loin, et aujourd'hui (vendredi) l'équipe a fait un très bon travail", a réagi le coureur, qui a doucement récupéré pendant cette première semaine.

"Ces derniers jours, je me suis vraiment concentré en vue d'aujourd'hui. L'équipe a fait un bon travail, et j'ai pu sprinter libéré", s'est satisfait le triple vainqueur d'étape de Paris-Nice qui "savait que ce jour viendrait".

. Il est très lié avec le premier maillot jaune du Tour

Le destin de Groenewegen sur ce Tour est lié à celui de son coéquipier et compatriote Mike Teunissen, qui a le même âge que lui. Les deux camarades dorment dans la même chambre à l'hôtel, et ne se quittent pas non plus sur le vélo lors des sprints.

C'est Teunissen qui emmène généralement son ami dans la dernière ligne droite, comme vendredi: "Aux 500 mètres, j'étais un peu enfermé, j'ai demandé à Mike de me replacer, il s'est fait la peau pour moi", a raconté Groenewegen en remerciant son poisson-pilote.

Teunissen sait aussi très bien faire le travail seul: sur la première étape, après la chute de son leader, il avait surpris son monde en disputant - et remportant - le sprint. A la clé, un maillot jaune gardé jusqu'à la troisième étape, et une promesse faite dès le premier soir: "Sur les prochains sprints massifs, je ferai comme d'habitude en aidant Dylan". Vendredi, il l'a emmené à la victoire.