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Ukraine - DIRECT : les séparatistes prorusses annoncent des référendums d'annexion par la Russie dans le Donbass

Un soldat russe monte la garde au dessus du monument célébrant les héros natifs de la région de Kherson qui ont pris part à la libération de l'Ukraine de l'armée nazie lors de la Seconde guerre mondiale le 20 mai 2022. Le drapeau est une réplique du drapeau russe de la victoire, marquant le 77ème anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale. Un référendum d'annexion par la Russie de la région de Kherson dans le sud de l'Ukraine, sous contrôle des troupes de Moscou, a été fixé du 23 au 27 septembre.<br />
 
Un soldat russe monte la garde au dessus du monument célébrant les héros natifs de la région de Kherson qui ont pris part à la libération de l'Ukraine de l'armée nazie lors de la Seconde guerre mondiale le 20 mai 2022. Le drapeau est une réplique du drapeau russe de la victoire, marquant le 77ème anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale. Un référendum d'annexion par la Russie de la région de Kherson dans le sud de l'Ukraine, sous contrôle des troupes de Moscou, a été fixé du 23 au 27 septembre.
 
© AP Photo

Les autorités prorusses de plusieurs régions de l'est et du sud de l'Ukraine annoncent la tenue de référendums d'annexion par la Russie du 23 au 27 septembre, une escalade majeure dans ce conflit. Ces scrutins auront lieu dans les régions de Donetsk et de Lougansk, dont le président russe Vladimir Poutine a reconnu l'indépendance peu avant de lancer son offensive contre l'Ukraine.

16h55 TU Condamnations de l'OTAN, de Washington et de Paris des référendums d'annexion par la Russie

Les autorités installées par Moscou dans quatre régions d'Ukraine ont annoncé ce mardi la tenue dans l'urgence du 23 au 27 septembre de "référendums" d'annexion par la Russie, en pleine contre-offensive ukrainienne. 

C'est le chef du "Parlement" autoproclamé de Lougansk, Denis Mirochnitchenko qui a annoncé le premier que le scrutin aurait lieu cette semaine, sur quatre jours à partir de vendredi. Le pouvoir séparatiste de la région de Donetsk lui a emboité le pas, tout comme les autorités d'occupation russe de Kherson et Zaporijjia (sud).

L'annonce a été condamnée par le secrétaire général Jens Stoltenberg qui dénonce les "simulacres de référendums" organisés par les autorités installées par Moscou dans quatre régions d'Ukraine, y voyant "une nouvelle escalade de la guerre de Poutine".
 


"Ces simulacres de référendums n'ont aucune légitimité et ne changent pas la nature de la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine", a-t-il tweeté. "La communauté internationale doit condamner cette violation flagrante du droit international et renforcer son soutien à l'Ukraine".

Même réaction à Washington où le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche estime que "la Russie organise hâtivement des simulacres de référendums" en Ukraine. 

Jack Sullivan lors d'un point presse ce 20 septembre 2022.
Jack Sullivan lors d'un point presse ce 20 septembre 2022.
© AP Photo/Andrew Harnik

Pour Jack  Sullivan, ces référendums et l'intention de Moscou de mobiliser davantage de forces en Ukraine témoignent des revers militaires des forces russes qui ont dû de retirer de plusieurs régions qu'elles occupaient depuis février. "Ce ne sont pas des mesures que prendrait un pays sûr de lui", a-t-il noté. "Ce n'est pas montrer sa force, c'est le contraire".

De son côté, le porte-parole du Pentagone, le général Pat Ryder, a souligné que même si Moscou annexait formellement des territoires ukrainiens sur la base de ces scrutins, Washington poursuivrait son soutien militaire à l'Ukraine.

"De mon point de vue, c'est juste une opération médiatique destinée à détourner l'attention de la situation difficile dans laquelle l'armée russe se trouve actuellement", a-t-il dit.
"Nous continuerons à coopérer avec l'Ukraine et nos partenaires internationaux pour lui apporter le soutien dont elle a besoin pour défendre son territoire", a-t-il conclu.

Le président de la République française Emmanuel Macron a qualifié de "parodie" l'annonce de la tenue de référendums dans quatre régions séparatistes d'Ukraine, en affirmant qu'ils n'auront "aucunes conséquences juridiques".

Le président Emmanuel Macron à l'ONU ce 20 septembre 2022.
Le président Emmanuel Macron à l'ONU ce 20 septembre 2022.
© AP Photo/Seth Wenig

"Je pense que c'est une parodie ce qui a été annoncé par la Russie. La seule chose qui existe, c'est la guerre décidée par la Russie, la résistance de l'Ukraine et la fin de la guerre que nous souhaitons", a ajouté le président français en marge de l'assemblée générale de l'ONU à New York.

16h44 TU. Référendums d'annexion à la Russie en Ukraine: la Bourse de Moscou chute de 9%

La Bourse de Moscou a chuté de près de 9% après l'annonce de référendums d'annexion à la Russie par les autorités prorusses installées dans les quatre régions de l'est et du sud de l'Ukraine contrôlées par Moscou.

L'indice principal Moex (en roubles) a clôturé en baisse de 8,84%, à 2.215,67 points, tandis que le RTS (libellé en dollars) a plongé de 9,31%, à 1.154,17 points, selon les chiffres de la plateforme financière.

Ce sont les plus fortes chutes enregistrées depuis le début de l'offensive russe en Ukraine le 24 février dernier, quand les marchés avaient plongé de 33%.

Ce jour-là, près de 190 milliards de dollars s'étaient évaporés en une journée et la Bourse avait décidé le lendemain de fermer la plupart de ses activités pendant plusieurs semaines.

Depuis, la banque centrale russe a mis en place un contrôle strict des échanges sur les marchés, notamment sur les devises échangées.

L'action du géant russe Gazprom, contrôlé majoritairement par l'État russe, a chuté mardi de 10,56%, sur fond de nouvelle escalade entre Moscou et Kiev.

Le rouble, qui s'est renforcé depuis plusieurs mois, n'a toutefois pas évolué par rapport au dollar et à l'euro, s'échangeant toujours autour d'un rouble pour 60 dollars en fin de journée.

16h13 TU. Moscou signifie à la France le caractère "inacceptable" des livraisons d'armes à l'Ukraine

La diplomatie russe a signifié aujourd'hui à la France le caractère "inacceptable" à ses yeux des livraisons d'armes occidentales à l'Ukraine, des approvisionnements qui ont facilité une contre-offensive ukrainienne.
"L'accent a été mis sur le caractère inacceptable de la poursuite du gavage de l'Ukraine avec des armes occidentales, dont françaises, que le régime de Kiev utilise pour bombarder des installations civiles et des infrastructures", a affirmé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, après qu'un vice-ministre, Alexandre Grouchko, a reçu l'ambassadeur français, Pierre Levy.

Au centre sur la photo, Alexandre Grouchko et à sa gauche le vice-ministre de la Défense russe Alexander Fomin avant la réunion de l'OTAN à Bruxelles le 12 janvier 2022. 
Au centre sur la photo, Alexandre Grouchko et à sa gauche le vice-ministre de la Défense russe Alexander Fomin avant la réunion de l'OTAN à Bruxelles le 12 janvier 2022. 
© Olivier Hoslet, Pool Photo via AP

Il a accusé les forces ukrainiennes d'utiliser ces armes occidentales pour "bombarder des installations civiles et des infrastructures, notamment la centrale nucléaire de Zaporijjia", la plus grande d'Europe, occupée par les forces russes.

Alexandre Grouchko a également insisté sur "la nécessité de lever les sanctions illégales contre les producteurs russes de céréales et d'engrais et de supprimer tous les obstacles à l'approvisionnement des marchés des pays en développement afin d'éviter de graves conséquences humanitaires".

Ces propos font écho à ceux du président russe Vladimir Poutine, qui a accusé mercredi l'Union européenne (UE) de bloquer le don de 300.000 tonnes d'engrais russes aux pays qui en ont le plus besoin.

15H58 TU. Kiev va recevoir des chars slovènes après un "échange" entre Berlin et Ljubljana

L'Ukraine va recevoir 28 chars de combat de Slovénie, laquelle va en échange se faire livrer par l'Allemagne du matériel militaire, dont 40 camions, annonce le gouvernement allemand.
Les autorités slovènes "cèdent 28 chars de combat de conception soviétique et nous fournissons des camions militaires modernes", déclare dans un communiqué la ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht.
"Ensemble, nous complétons ainsi les livraisons directes d'armes à l'Ukraine afin de la soutenir dans sa lutte défensive courageuse contre l'agression russe", salue-t-elle.
Les chars d'assaut slovènes sont de type M 55 S, une version très modernisée du tank soviétique T-55 et "sont équipés d'un système d'armement de pointe", selon Christine Lambrecht.


En compensation, l'Allemagne "fournit 40 camions militaires (15t), 35 plateaux et cinq réservoirs de carburant provenant de stocks industriels", ajoute la ministre.

L'Allemagne, régulièrement critiquée par Kiev pour la supposée timidité de son soutien militaire, privilégie ce type d'échange dit "circulaire", qui lui permet de ne pas envoyer directement d'armement offensif de fabrication occidentale à Kiev.
Berlin a déjà conclu ce type d'accord de livraison avec la Grèce, la République tchèque ou encore la Slovaquie.

L'Allemagne n'a par contre pas donné suite à ce stade à la demande ukrainienne de lui livrer des chars Leopard-II, des chars de combat modernes de conception allemande.

15h46 TU. Le président turc Erdogan appelle à une sortie "digne" pour tous du conflit en Ukraine

Le président turc Recep Erdogan montre une photo d'un navire transportant du blé ukrainien lors de son allocution à la tribune de l'ONU ce 20 septembre 2022.
Le président turc Recep Erdogan montre une photo d'un navire transportant du blé ukrainien lors de son allocution à la tribune de l'ONU ce 20 septembre 2022.
© AP Photo/Mary Altaffer

"Ensemble, nous devons trouver une solution diplomatique raisonnable qui offrira aux deux parties une sortie digne de la crise", a déclaré le chef de l'État turc à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York. "Nous continuerons d'intensifier nos efforts pour mettre fin à la guerre (...) sur la base de l'intégrité territoriale et de l'indépendance de l'Ukraine", a-t-il ajouté.

Le président turc espère que "la guerre ne puisse l'emporter" et qu'un "processus de paix équitable puisse triompher", en rappelant que par deux fois depuis le début de la guerre, le 24 février, la Turquie avait réussi à réunir les représentants de la Russie et de l'Ukraine à Antalya (sud) et à Istanbul.
"J'invite les organisations internationales et tous les pays à soutenir sincèrement les efforts de la Turquie", a-t-il encore lancé.

Le président turc, qui est parvenu à maintenir ses liens avec Moscou et Kiev depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février, a régulièrement offert sa médiation dans ce conflit, répétant la nécessité de trouver un accord qui satisfasse les deux parties.

15h32 TU. Ukraine: "ces référendums fictifs ne sont pas acceptables", dénonce Scholz

Le chancelier allemand Olaf Scholz estime que "ces référendums fictifs" qu'entend organiser la Russie dans plusieurs régions ukrainiennes étaient "inacceptables".
"Il est très clair que ces référendums fictifs ne sont pas acceptables et qu'ils ne sont pas couverts par le droit international", a-t-il déclaré à la presse en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

Le chancelier Olaf Scholz, à droite, et le chef du Partito democratico (gauche) l'italien Enrico Letta lors d'une réunion à Berlin le 19 septembre 2022.
Le chancelier Olaf Scholz, à droite, et le chef du Partito democratico (gauche) l'italien Enrico Letta lors d'une réunion à Berlin le 19 septembre 2022.
© AP Photo/Michael Sohn


"Tout ceci n'est qu'une tentative d'agression impérialiste que l'on veut ainsi habiller", a ajouté le chancelier, appelant la Russie à retirer ses troupes.

Les autorités installées par Moscou dans quatre régions d'Ukraine ont annoncé mardi la tenue dans l'urgence du 23 et 27 septembre de "référendums" d'annexion par la Russie.

La présidence ukrainienne a juré elle de "liquider" la menace russe, tandis que le ministère de la Défense a comparé ces votes à "l'Anschluss" nazi de l'Autriche en 1938.

14h56 TU. La Russie ne participera pas au tirage au sort de l'Euro-2024

La Russie, sanctionnée en raison de l'invasion militaire de l'Ukraine, ne participera pas au tirage au sort des qualifications de l'Euro-2024 de football, annonce ce mardi la fédération russe.
"L'équipe nationale russe ne participera pas au tirage au sort du tour de qualification du Championnat d'Europe 2024, qui se tiendra le 9 octobre à Francfort", écrit la fédération russe dans un communiqué.
"La raison provient de la décision de l'UEFA en février de suspendre la participation des équipes nationales et des clubs russes aux compétitions de l'organisation, et ce de facto jusqu'à nouvel ordre", ajoute-t-elle.

A la suite de l'invasion de l'Ukraine par les forces russes, le 24 février dernier, l'UEFA, instance européenne du football, et la Fifa, la fédération internationale, ont annoncé conjointement la suspension des sélections nationales et des clubs russes de toutes leurs compétitions "jusqu'à nouvel ordre".

Cette sanction s'est appliquée dès l'Euro féminin, au début de l'été en Angleterre, où le Portugal a remplacé la sélection russe, et à la Coupe du monde masculine de football à venir au Qatar (20 novembre-18 décembre).

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté en juillet le recours de la Fédération russe de football qui contestait cette suspension.

La mise à l'écart de la Russie des qualifications en vue du prochain Euro a été confirmée aujourd'hui par l'UEFA, dont le comité exécutif est réuni sur l'île croate de Hvar.

"Toutes les équipes russes sont actuellement suspendues à la suite de la décision du comité exécutif de l'UEFA du 28 février 2022, qui a été confirmée par le Tribunal arbitral du sport le 15 juillet 2022", rappelle l'UEFA dans un communiqué. "Par conséquent, la Russie n'est pas intégrée dans le tirage au sort des qualifications du championnat d'Europe de football."

L'Euro-2024 aura lieu en Allemagne, qui a par ailleurs demandé à l'UEFA d'exclure le Bélarus en raison de son soutien à la Russie.


13h20 TU. Antonio Guterres met en garde contre "un hiver de grogne mondial à l'horizon"

Le secrétaire général de l'ONU met en garde les dirigeants du monde entier contre le risque d'"un hiver de grogne mondiale" en raison des multiples crises qui frappent l'humanité, de la guerre en Ukraine aux impacts du réchauffement climatique.

Ces crises menacent l'avenir même de l'humanité et le destin de la planète. Ne nous berçons pas d'illusions. Nous sommes dans une mer agitée. Un hiver de grogne mondiale se profile à l'horizon.
Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU

"La crise du pouvoir d'achat se déchaîne, la confiance s'effrite, les inégalités explosent, notre planète brûle", et malgré tout "nous sommes bloqués par un dysfonctionnement mondial colossal", a déclaré Antonio Guterres à l'ouverture de la semaine de haut niveau annuelle de l'Assemblée générale des Nations unies.

"Ces crises menacent l'avenir même de l'humanité et le destin de la planète", a-t-il estimé. "Ne nous berçons pas d'illusions. Nous sommes dans une mer agitée. Un hiver de grogne mondiale se profile à l'horizon".
Malgré ces dangers, la communauté internationale est "paralysée", a regretté le secrétaire général, décrivant "une menace de divisions dangereuses entre l'Ouest et le Sud".

"Les divisions géopolitiques sapent le travail du Conseil de sécurité, sapent le droit international, sapent la confiance et la foi des populations dans les institutions démocratiques", a-t-il expliqué. "Nous ne pouvons pas continuer comme ça".

(RE)voir : Une Assemblée générale de l'ONU sur fond de crises multiples

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13h03 TU. En réaction à l'annonce des référendums d'annexion du Donbass, Kiev promet de "liquider" la "menace" russe (présidence ukrainienne)

L'Ukraine a promis mardi de "liquider" la "menace" russe face à l'annonce de l'organisation de référendums d'annexion par Moscou des régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk, dans l'Est du pays.

"L'Ukraine va régler la question russe. La menace ne peut être liquidée que par la force", a écrit sur Telegram le chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak, dénonçant un "chantage" de la part de Moscou, motivé par "la peur de la défaite". 

12h58 TU. Des référendums d'annexion par la Russie dans le Donbass du 23 au 27 septembre annoncés par les séparatistes

Les autorités prorusses de plusieurs régions de l'est et du sud de l'Ukraine ont annoncé aujourd'hui la tenue de référendums d'annexion par la Russie du 23 au 27 septembre, une escalade majeure dans ce conflit.

Ces scrutins auront lieu dans les régions de Donetsk et de Lougansk (est), dont le président russe Vladimir Poutine a reconnu l'indépendance peu avant de lancer son offensive contre l'Ukraine en février dernier, ainsi que dans les zones sous occupation russe dans la région de Kherson (sud).

L'intégration à la Russie de ces régions, à l'issue de référendums dont l'issue fait peu de doute, représenterait une escalade majeure dans le conflit en Ukraine.
La Russie a déjà annexé en 2014 la péninsule ukrainienne de Crimée (sud), un rattachement entériné par un référendum qui avait été précédé par une intervention militaire et qui est dénoncé comme illégal par Kiev et les Occidentaux.

Les territoires de Donetsk et de Lougansk, qui forment ensemble la région du Donbass, sont en partie contrôlés par des séparatistes prorusses qui se sont soulevés en 2014 contre Kiev avec l'appui de Moscou.

C'est le chef du "Parlement" autoproclamé de la région de Lougansk, Denis Mirochnitchenko, qui a annoncé le premier les dates du scrutin ce mardi.
"Le Conseil de la nation décide de fixer les dates du vote pour le référendum du 23 septembre au 27 septembre 2022", a-t-il déclaré, cité par le portail d'information officiel de Lougansk.

Peu après, le chef de la région voisine de Donetsk, Denis Pouchiline, a annoncé un référendum aux mêmes dates. "Le Donbass rentre à la maison !", a-t-il lancé lors d'un discours. Dans un message publié sur Telegram, Denis Pouchiline a aussi exhorté le président russe Vladimir Poutine à rapidement annexer la région après le référendum.

(Re)lire : Ukraine : qui sont les séparatistes prorusses ?

11h46 TU. Poutine accuse l'Europe de bloquer le don de 300.000 tonnes d'engrais aux pays pauvres

Le président Vladimir Poutine accuse l'UE de bloquer le don de 300.000 tonnes d'engrais russes aux pays qui en ont le plus besoin, au moment où Moscou se plaint d'obstacles aux exportations de la part des Occidentaux.

"Le comble du cynisme, c'est que même notre offre (...) de transférer gratuitement 300.000 tonnes d'engrais russes bloqués dans les ports européens en raison des sanctions vers les pays qui en ont besoin reste toujours sans réponse", a déploré Vladimir Poutine lors d'une cérémonie de remise des lettres de créance à une vingtaine d'ambassadeurs.

 

Vladimir Poutine prononce un discours lors de la réception des nouveaux ambassadeurs étrangers en Russie ce 20 septembre au Kremlin. 
Vladimir Poutine prononce un discours lors de la réception des nouveaux ambassadeurs étrangers en Russie ce 20 septembre au Kremlin. 
© Pavel Bednyakov, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP

"C'est clair: ils ne veulent pas laisser nos entreprises gagner de l'argent", a-t-il regretté. Avant d'ajouter: "Mais nous voulons donner (ces tonnes d'engrais) gratuitement aux pays dans le besoin", a-t-il fait valoir.

La Russie, puissance céréalière mondiale, ne peut vendre sa production et ses engrais en raison des sanctions occidentales touchant notamment les secteurs financiers et logistiques.

(Re)lire : Guerre en Ukraine : Vladmir Poutine exerce-t-il un chantage au blé ?

En 2021, la Russie était le premier exportateur d'engrais azotés et le deuxième fournisseur d'engrais potassiques et phosphorés, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Mardi, Vladimir Poutine a de nouveau fustigé "des sanctions illégitimes" prises par certains pays d'Occident "pour renforcer leur position" qui ont, selon lui, "des conséquences négatives sur eux-mêmes" mais aussi "sur des États totalement innocents (qui) souffrent d'une telle politique, en premier lieu les pays en développement et les plus pauvres", a-t-il assuré.

Selon lui, ce sont les pays en Afrique, en Asie du Sud et en Amérique latine qui "ont été principalement touchés par les restrictions occidentales sur l'approvisionnement en énergie, en nourriture et en engrais russes sur les marchés mondiaux".

Ces déclarations interviennent au moment où Moscou conteste de plus en plus deux accords conclus en juillet à Istanbul permettant l'exportation du blé et du maïs d'Ukraine malgré l'offensive russe, mais aussi, en théorie, les exportations de Moscou qui ont été affectées par les sanctions occidentales.

Le Kremlin affirme notamment que la plupart des produits alimentaires ukrainiens vont aux pays européens, ce que dément Kiev.

(Re)voir : Ukraine-Russie : un accord crucial sur les céréales

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11h30 TU. Ukraine: réouverture partielle de McDonald's à Kiev

McDonald's a partiellement rouvert mardi trois restaurants à Kiev, tout un symbole, plus de six mois après leur fermeture à cause de l'invasion russe de l'Ukraine et alors que le géant américain a quitté la Russie.

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© AP

"Après des discussions avec les dirigeants ukrainiens, des spécialistes en matière de sécurité et des fournisseurs", le groupe a indiqué dans un communiqué rouvrir uniquement son service de livraison à ce stade.

Mardi matin, plusieurs livreurs de plateformes de livraison faisaient la queue à l'extérieur d'un des restaurants de McDonald's à Kiev dans l'attente de commandes de clients, a constaté une équipe de l'AFP.

"Je crois qu'il va y avoir beaucoup d'excitation aujourd'hui, l'ouverture est à 09H00 (06H00 GMT) et je ne pense pas que je vais me reposer aujourd'hui", prédit Maxim Khadap, un livreur casqué de 19 ans.

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a salué "un signal pour les entreprises internationales de (montrer) l'opportunité de travailler en Ukraine malgré la guerre".

"En octobre, ces trois restaurants rouvriront complètement, ainsi que (les services de) McDdrive et Express", a affirmé mardi McDonald's dans un communiqué.

Sept autres restaurants de la capitale doivent aussi rouvrir prochainement, ainsi que d'autres restaurants "dans des villes de l'ouest du pays", selon la même source.

McDonald's avait fermé ses restaurants en Ukraine le 24 février, le jour de l'invasion russe.

Les marges de l'enseigne de restauration rapide avaient été entamées au deuxième trimestre par les fermetures de restaurants en Ukraine, mais aussi en Russie, d'où le géant de la restauration rapide s'est retiré dans la foulée de l’adoption de sanctions occidentales contre Moscou.

En Russie, ses 850 restaurants ont été vendus au businessman Alexander Govor qui a lancé en juin la chaîne "Vkousno i Tochka" (Délicieux, Point en français, ndlr.).

Au deuxième trimestre, le bénéfice net de McDonald's a chuté de 46% à 1,2 milliard de dollars.

(Re)voir : Vkousno i totchka : en Russie, réouverture de McDonald's rebaptisé

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10h52 TU. L'ex-président russe Medvedev veut l'annexion du Donbass pour renforcer l'offensive en Ukraine

L'ex-président russe Dmitri Medvedev a affirmé mardi que l'annexion par référendum des régions séparatistes du Donbass, dans l'est de l'Ukraine, permettrait à Moscou de renforcer son offensive militaire.

Les référendums dans le Donbass "sont d'une grande importance non seulement pour la protection systémique des habitants (...), mais aussi pour le rétablissement de la justice historique", a déclaré M. Medvedev sur Telegram.

"Empiéter sur le territoire de la Russie est un crime et s'il est commis, cela vous permet d'utiliser toutes les forces de légitime défense", a-t-il ajouté.

Selon M. Medvedev, "la transformation géopolitique du monde deviendra irréversible" après "l'intégration de nouveaux territoires" en Russie.

M. Medvedev, qui a été président de 2008 à 2012, puis Premier ministre de 2012 à 2020, est actuellement vice-président du puissant Conseil de sécurité russe.

Ces déclarations interviennent alors que les autorités prorusses en Ukraine multiplient les appels à organiser des référendums d'annexion à la Russie, en pleine contre-offensive de l'armée de Kiev qui suscite l'inquiétude des forces d'occupation installées par Moscou.

Mardi, l'un des principaux représentants pro-Moscou du Donbass, Denis Pouchiline, a affirmé que les "républiques" séparatistes prorusses de Donetsk et Lougansk "travaillaient activement" depuis lundi soir à l'organisation d'un référendum pour rejoindre la Russie.

M. Pouchiline a indiqué vouloir un vote "le plus ouvert possible", sans toutefois "avoir aucun doute" sur l'issue du scrutin.

(Re)lire : De la Petite Russie à la Nouvelle Russie, comment Poutine veut effacer l'Ukraine de l'Histoire

(Re)voir : Ukraine : de rares images des combattants pro-russes dans le Donbass

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9h24 TU. La Première ministre britannique réitère son soutien à l'Ukraine

La Première ministre britannique Liz Truss s'est engagée mardi à maintenir, voire augmenter en 2023 le soutien militaire du Royaume-Uni à l'Ukraine, lors de son premier déplacement à l'étranger comme cheffe de gouvernement, à l'Assemblée générale de l'ONU.

Quelques heures après les funérailles de la reine Elizabeth II, Liz Truss s'est envolée lundi pour New York (Etats-Unis) et l'Assemblée générale des Nations unies, un événement qu'elle souhaite mettre à profit pour réitérer l'engagement du Royaume-Uni envers l'Ukraine face à l'envahisseur russe. 

Dans un communiqué, elle a indiqué que son pays comptait égaler, voire dépasser, en 2023 les 2,3 milliards de livres sterling (2,6 milliards d'euros) d'aide militaire promis cette année. 

"Les victoires de l'Ukraine ces dernières semaines sont une source d'inspiration", a-t-elle déclaré, après la reprise par les forces ukrainiennes de territoires occupés par les forces russes à la faveur d'une contre-offensive. 

"Mon message aux Ukrainiens est le suivant: le Royaume-Uni continuera à se tenir juste derrière vous à chaque étape. Votre sécurité est notre sécurité", a-t-elle ajouté.

(Re)lire : Liz Truss, une autre dame de fer à la tête du gouvernement au Royaume-Uni
 

AP Photo/Frank Augstein
AP Photo/Frank Augstein


8h59 TU. La Russie et l'Ukraine prêtes à "échanger 200 prisonniers", affirme Erdogan

La Russie et l'Ukraine en guerre se sont accordées pour procéder à "l'échange de 200 prisonniers", a affirmé lundi soir le président turc Recep Tayyip Erdogan à la télévision américaine PBS.

"200 prisonniers seront bientôt échangés suite à un accord entre les parties", a affirmé le chef de l'Etat turc, estimant qu'il s'agit d'une avancée "significative" dans ce conflit.

Il n'a pas donné d'autres détails sur cet accord, ni sur les personnes concernées, civiles ou militaires, lors de cet entretien donné en turc.

Pour Recep Erdogan, qui a rencontré le président russe Vladimir Poutine la semaine dernière à Samarcande (Ouzbékistan), le chef du Kremlin "veut en finir au plus vite" avec cette guerre.

Le président russe Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan avant leur entretien en marge du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Samarkand, en Ouzbékistan, le vendredi 16 septembre 2022.<br />
Alexandr Demyanchuk, Spoutnik/AP
Le président russe Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan avant leur entretien en marge du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Samarkand, en Ouzbékistan, le vendredi 16 septembre 2022.
Alexandr Demyanchuk, Spoutnik/AP


1h00 TU : sur le front ukrainien, une poche de résistance russe à Koupiansk

Sur la rive ouest, reconquise par l'armée ukrainienne, des panneaux de propagande accrochés par le parti de Vladimir Poutine, Russie Unie, sont encore visibles au-dessus de magasins à la vitrine éventrée, tandis que les tirs d'artillerie se font régulièrement entendre, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La région de Kharkiv, frontalière de la Russie, a été partiellement occupée par Moscou dès le début de l'invasion lancée le 24 février. Mais début septembre, les Ukrainiens y ont repoussé les Russes à la faveur d'une contre-offensive. 

A Koupiansk, noeud ferroviaire, les troupes de Kiev combattent encore : les Russes sont retranchés sur l'autre rive, où se déroule l'essentiel des affrontements. 

Lundi, un flot de civils y cherchait à fuir la ville bombardée et où eau et électricité manquent depuis une semaine selon des habitants.

"C'est impossible de rester là où on habitait. Il y avait des tirs (...) toutes les heures", témoigne Lioudmila, 56 ans, qui a bravé les combats pour traverser la rivière depuis la rive est vers la sécurité relative de la rive ouest. "C'est très dur là-bas", résume-t-elle.

"Il n'y a pas de lumière, pas d'électricité, depuis une semaine. Pas d'eau", a déclaré à l'AFP Rouslan, ancien policier de 49 ans.

Alors que des familles se recroquevillent au bord de la route sur la rive ouest de la ville en attendant un moyen de transport, un char ukrainien situé sur une petite colline tire des obus au dessus de leurs maisons, visant les Russes dans l'est de la ville.

"Les Ukrainiens se rapprochent, mais il y a toujours des troupes russes dans certaines parties de la ville", confirme Olena Glouchko, une habitante de 33 ans, avant d'ajouter: "C'est juste terrifiant. C'est horrible."

Les troupes ukrainiennes sont désormais omniprésentes dans la ville, embarqués à toute vitesse dans des véhicules civils reconstruits ou marchant en ligne avec des sacs de ravitaillement.

Des experts militaires estiment qu'une reconquête ukrainienne de Koupiansk, qui comptait quelque 58.000 habitants avant la guerre, rendrait plus difficile le ravitaillement des forces russes déployées plus au sud pour protéger leurs gains dans le bassin industriel du Donbass, objectif stratégique prioritaire du président russe Vladimir Poutine.<br />
AP Photo/Kostiantyn Liberov
Des experts militaires estiment qu'une reconquête ukrainienne de Koupiansk, qui comptait quelque 58.000 habitants avant la guerre, rendrait plus difficile le ravitaillement des forces russes déployées plus au sud pour protéger leurs gains dans le bassin industriel du Donbass, objectif stratégique prioritaire du président russe Vladimir Poutine.
AP Photo/Kostiantyn Liberov