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Ukraine : la Russie rejette les menaces de sanctions américaines

L'ambassadeur russe aux Nations Unies Vasily Nebenzya, lundi 31 janvier 2022. 
L'ambassadeur russe aux Nations Unies Vasily Nebenzya, lundi 31 janvier 2022. 
Richard Drew / AP

La Russie a affirmé mardi qu'elle n'allait pas "battre en retraite" face aux menaces de sanctions des Etats-Unis en lien avec les tensions en Ukraine, donnant le ton avant un entretien téléphonique important entre Moscou et Washington.

"C'est Washington, pas Moscou, qui alimente les tensions. Nous n'allons pas battre en retraite et nous tenir au garde-à-vous en écoutant les menaces de sanctions américaines", a affirmé l'ambassade russe à Washington sur sa page Facebook.

L'ambassade russe réagissait à un tweet de la diplomatie américaine incriminant Moscou pour avoir "envahi" l'Ukraine en 2014 et annexé la péninsule de Crimée. Cet échange peu amène s'inscrit dans un contexte de vives tensions autour de l'Ukraine.

Moscou réclame que l'Otan ferme sa porte à tout nouveau pays membre venu d'Europe de l'Est, et en particulier à l'Ukraine, une demande jugée inacceptable par les Occidentaux car elle équivaut à reconnaître à la Russie sa sphère d'influence réservée. Cette demande-clé a été rejetée par les Etats-Unis dans une réponse écrite à Moscou. Le Kremlin a indiqué réfléchir à sa réaction.

Ukraine : la guerre des nerfs se poursuit

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Risque d'invasion de l'Ukraine 

La Russie est accusée par les Occidentaux d'avoir massé plusieurs dizaines de milliers de militaires à la frontière de son voisin en prévision d'une possible invasion. Moscou dément toute velléité belliqueuse, mais conditionne toute désescalade à une liste d'exigences, nécessaires selon elle pour garantir sa sécurité, notamment l'assurance que l'Ukraine ne sera jamais membre de l'Otan. 

Nous sommes prêts quoi qu'il arrive

Joe Biden, président des Etats-Unis

Ce mardi, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken doit s'entretenir avec son homologue russe Sergueï Lavrov des suites à donner à cette crise, alors que les discussions ont jusqu'ici illustré le fossé qui sépare les deux camps.

Ukraine : quelles sanctions contre Moscou ?

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Un conseil de sécurité sous tension

La Russie et les Etats-Unis se sont déchirés lundi au Conseil de sécurité de l'ONU au sujet des troupes massées par Moscou près de l'Ukraine, tandis que les Occidentaux menacent désormais les oligarques russes de leur faire payer toute escalade militaire.

Les Etats-Unis "continuent à appeler à la diplomatie" pour résoudre la crise autour de l'Ukraine, mais "nous sommes prêts quoi qu'il arrive", a averti lundi le président américain Joe Biden.

Nous veillerons à ce que ceux qui partagent la responsabilité de l'action agressive et déstabilisatrice du Kremlin supportent un lourd tribut

Liz Truss, cheffe de la diplomatie britannique

Cette session du Conseil de sécurité s'est tenue à la demande des Etats-Unis, et contre la volonté de la Russie. Dix des 15 membres du Conseil ont voté en faveur de cette réunion qui, loin de montrer un semblant d'apaisement, a tourné à l'affrontement ouvert. 

L'ambassadeur de Russie aux Nations unies, Vassily Nebenzia, a accusé Washington de chercher à "créer l'hystérie" et à "tromper la communauté internationale" avec des "accusations infondées". 

Durcissement des sanctions contre la Russie

Les Etats-Unis comme le Royaume-Uni - qui est l'un des terrains d'investissement favoris des grandes fortunes russes - ont dit lundi vouloir taper au portefeuille le premier cercle et les proches du Kremlin.

Washington a préparé des "dispositifs de sanctions spécifiques contre des membres de l'élite russe et leurs familles" si jamais la Russie attaquait l'Ukraine, a dit lundi la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki.

A Londres, le gouvernement va durcir son régime de sanctions. "Nous veillerons à ce que ceux qui partagent la responsabilité de l'action agressive et déstabilisatrice du Kremlin supportent un lourd tribut", a averti la cheffe de la diplomatie britannique, Liz Truss.

L'Ukraine est déchirée depuis 2014 par un conflit dans l'est du pays entre les forces de Kiev et des séparatistes prorusses soutenus par Moscou.