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"Un Russe nommé Poutine" vu par une Franco-Russe

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Ex-conseillère à l'Elysée et directrice de l'Institut français de Saint-Pétersbourg entre 2005 et 2008 (sous la présidence de Jacques Chirac), Hélèna Perroud signe "Un Russe nommé Poutine", publié aux Editions du Rocher.
Interview d'Isabelle Malivoir

La Russie vote ce dimanche. Le président sortant Vladimir Poutine appelle ses concitoyens à voter, mais à quoi bon se déplacer, tant les jeux paraissent faits d'avance ? Dans Un Russe nommé Poutine, la Franco-Russe Héléna Perroud tente de percer ce qu'elle appelle "l'énigme Poutine".

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Huit candidats sont en lice pour l'élection présidentielle de ce 18 mars, dont Vladimir Poutine. La seule candidate, Ksenya Sobchak, a fait campagne avec le slogan "Contre tous" - ce qu'elle veut dire, surtout, c'est son refus de l'absence d'alternance, d'alternative à Poutine.

Lire aussi ► Ksenia Sobtchak, la candidate qui secoue, un peu, la présidentielle russe

Parmi les oposants d'hier, certains appellent au boycott, d'autres se sont fait évincer, ou encore éliminer, comme Alexeï Navalny.

Tour d'horizon à quelques heures de l'ouverture du scrutin dans les régions orientales de la Fédération de Russie :
 
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Commentaire Audrey Herman - TV5MONDE

Qui a peur de l'abstention ?

La seule inconnue de ce scrutin reste la participation. Et Vladimir Poutine semble avoir peur de l'abstention : pourrait-il ne pas se sentir légitime pour un 4ème mandat présidentiel ? "La Russie est une démocratie encore très jeune, où le processus d'élection avec une pluralité de candidats n'est pas vraiment ancré dans les habitudes,"explique Héléna Perroud. 

2018 : l'élection de trop ?

Pour Vladimir Poutine, le contexte n'est pas le même qu'en 2004 ni qu'en 2012. En 2012, son score avait sensiblemnet chuté, notamment après la grande vague de protestation de 2011/2012. Il sera donc intéressant d'observer le résultat 2018, note Héléna Perroud. "Ce qui sera également intéressant, c'est le score qu'il fera à Moscou et Saint-Pétersbourg, auprès de populations plus occidentalisées que l'ensemble de la Fédération de Russie," ajoute-t-elle.  En 2012, pour la première fois, ces deux villes clés avaient moins voté Poutine que le reste du pays.