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Une nouvelle fois, la Cnil épingle une start-up de ciblage publicitaire

La Cnil a déjà épinglé les sociétés Fidzup, Teemo et Singlespot
La Cnil a déjà épinglé les sociétés Fidzup, Teemo et Singlespot
afp.com - LIONEL BONAVENTURE
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Le gendarme des données personnelles, la Cnil, a une nouvelle fois épinglé vendredi une start-up spécialisée dans le ciblage publicitaire, lui reprochant d'exploiter des données d'utilisateurs de smartphones sans accord clair de leur part.

La société, Vectaury, est la quatrième de ce type visée par la Cnil depuis l'entrée en vigueur du nouveau Règlement européen sur la protection des données (RGPD), le 25 mai dernier.

La Cnil a déjà épinglé en juillet les sociétés Fidzup et Teemo, et en octobre la société Singlespot. Teemo a déjà régularisé sa situation.

Vectaury a trois mois pour se mettre en conformité dans le recueil des consentements, faute de quoi elle risque une sanction de la Cnil.

Vectaury intègre des morceaux de code, des "SDK" dans le jargon informatique, dans les applications pour mobile distribuées par ses sociétés partenaires.

Ces SDK lui permettent de collecter, même lorsque les applications ne fonctionnent pas, l'identifiant publicitaire des smartphones et des données de géolocalisation.

Ils permettent ainsi l'affichage de publicités ciblées sur l'écran des smartphones.

Vectaury "indique traiter ces données avec le consentement des personnes concernées" a indiqué la Cnil dans son communiqué. "Toutefois, les vérifications de la Cnil ont permis de constater que le consentement n'est pas valablement recueilli", a-t-elle ajouté.

La Cnil reproche aussi à Vectaury d'exploiter sans consentement valable des données d'internautes recueillies lors des offres d'enchères publicitaires en temps réel.

Vectaury a ainsi recueilli "plus de 42 millions d'identifiants publicitaires et les données de géolocalisation à partir de plus de 32.000 applications", a indiqué la Cnil.

Pour échapper à la sanction, Vectaury devra mettre en place des demandes de consentement valables, mais aussi "supprimer les données indûment collectées", a précisé l'institution publique.

Vectaury est emblématique des start-up qui prospèrent sur l'exploitation commerciale des données des internautes.

Fondée en octobre 2014, elle emploie environ 70 personnes mais compte rapidement doubler ses effectifs, après une levée de fonds de 20 millions d'euros début octobre.

Vectaury revendique de "travailler avec plus de 100 marques et agences, avec la capacité de toucher plus de 25 millions de profils qualifiés en France".