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Variole du singe : l’OMS maintient l’alerte sanitaire maximale

Un médecin prépare une seringue avec un vaccin contre la variole du singe dans une clinique à New York le 19 août 2022. L'OMS a décidé de maintenir l'alerte sanitaire maximale malgré une baisse notable des cas en Europe et aux États-Unis.
Un médecin prépare une seringue avec un vaccin contre la variole du singe dans une clinique à New York le 19 août 2022. L'OMS a décidé de maintenir l'alerte sanitaire maximale malgré une baisse notable des cas en Europe et aux États-Unis.
© AP Photo/Mary Altaffer, File

Malgré une baisse notable des cas dans les pays les plus touchés en Europe et en Amérique, l'OMS maintient l'alerte sanitaire maximale sur la variole du singe. Ce virus a une faible mortalité mais est très contagieux.

Le Comité d'urgence de l'OMS, qui s’est réuni le 20 octobre, estime que malgré les progrès dans la lutte contre les flambées de la maladie virale, il reste "des raisons de s'inquiéter" notamment à cause des nouvelles infections dans certains pays. Le groupe d’experts composant ce comité souligne le manque de moyens dans les pays pauvres ou le risque de stigmatiser les populations à risque.

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Le directeur général de l'organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré l’urgence de santé publique de portée internationale -le niveau le plus élevé d'alerte sanitaire de l'OMS - le 23 juillet. La maladie - qui est endémique dans certains pays d'Afrique de l'ouest- se caractérise par des éruptions cutanées, qui peuvent apparaître sur les organes génitaux ou dans la bouche, et peut s'accompagner de poussées de fièvres, de maux de gorge ou de douleurs au niveau des ganglions lymphatiques.

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À partir du mois de mai, les autorités sanitaires ont constaté des flambées de cas en Europe et aux États-Unis. Dans la plupart des cas, les malades ont jusqu'ici été des hommes relativement jeunes ayant des relations sexuelles avec des hommes.

L'OMS a depuis le départ mis en garde contre toute stigmatisation d'une communauté en particulier, en soulignant que la transmission n'était pas cantonnée aux hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes. 

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Un certain nombre de femmes et d'enfants (en-dehors de la zone endémique) ont contracté la maladie. C'est grâce en particulier à la mobilisation et aux campagnes de sensibilisation des organisations de défense des droits LGBTQ que les foyers ont pu être réduits.

Au 31 octobre, 77.264 cas ont été répertoriés dans 103 pays et la maladie a fait 36 morts, selon le tableau de bord de l'OMS.

Lors de la semaine du 24 au 30 octobre, le nombre de cas a baissé dans le monde de 40,7%. La majorité des nouvelles infections lors du mois écoulé s'est produite sur le continent américain (88,7%) et dans la région Europe de l'OMS, qui compte 53 pays, (7,7%).

Les dix pays les plus touchés sont les États-Unis, le Brésil, l'Espagne, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Colombie, le Pérou, le Mexique et le Canada. A eux seuls, ils ont enregistré 86,4% de tous les cas répertoriés dans le monde.

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Lors de la semaine du 24 au 30 octobre, le Nigeria a enregistré la plus forte hausse parmi 15 pays qui ont vu les cas augmenter.

En revanche, 58 pays n'ont pas signalé de cas depuis 21 jours, ce qui correspond à la période maximale d'incubation de la maladie pendant laquelle un porteur ne présente aucun des symptômes très caractéristiques de la maladie.