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Vendée Globe: à chacun sa route face à l'anticyclone de Sainte-Hélène

Le Gallois Alex Thomson sur son Imoca Hugo Boss, après le départ du Vendée Globe, aux Sables d'Olonne, le 8 novembre 2020
Le Gallois Alex Thomson sur son Imoca Hugo Boss, après le départ du Vendée Globe, aux Sables d'Olonne, le 8 novembre 2020
afp.com - Loic VENANCE
Le Français Thomas Ruyant sur son bateau LinkedOut, aux abords des Sables-d'Olonne, avant le départ du Vendée Globe, le 8 novembre 2020
Le Français Thomas Ruyant sur son bateau LinkedOut, aux abords des Sables-d'Olonne, avant le départ du Vendée Globe, le 8 novembre 2020
afp.com - JEAN-FRANCOIS MONIER
Le Français Sébastien Simon sur son bateau Arkéa-Paprec, après le départ du Vendée Globe, aux Sables-d'Olonne, le 8 novembre 2020
Le Français Sébastien Simon sur son bateau Arkéa-Paprec, après le départ du Vendée Globe, aux Sables-d'Olonne, le 8 novembre 2020
afp.com - Loic VENANCE

Largement détachés du reste de la flotte, le leader Alex Thomson et ses poursuivants Thomas Ruyant et Charlie Dalin négocient chacun leur route vendredi face à l'anticyclone de Saint-Hélène pour rallier le cap de Bonne Espérance.

Au classement de 18h00 heure française (17h00 GMT), le Gallois Thomson (Hugo Boss) mène toujours la flotte de 32 bateaux, et ce depuis le 15 novembre.

Le Britannique affiche 12,9 milles nautiques (environ 24 km) d'avance sur Ruyant (LinkedOut) et 50,5 nm (83 km) sur Dalin. Derrière eux, Jean Le Cam (Yes we Cam!), quatrième, accuse 446 km de retard (240,7 nm).

Le trio de tête, qui emmène l'armada du Vendée Globe depuis leur sortie du Pot-au-Noir mercredi et qui évolue actuellement au large du Brésil, a dans son viseur la pointe de l'Afrique du sud.

"Dans les prochaines 24 heures, il va falloir faire des choix et définir une route vers l'est pour la semaine et ce n'est pas évident", avait prévenu Dalin jeudi. "Pour le moment, c'est une vraie course de vitesse, on crée des petits décalages mais ça ne change pas énormément".

Selon les prévisions de son équipe, Dalin devrait passer le cap de Bonne Espérance dans une huitaine de jours.

- Envolées -

Reste à savoir lequel des trois skippers aura pris la meilleure option pour contourner l'anticyclone de Sainte-Hélène. Thomson navigue plus à l'ouest, Ruyant est décalé dans l'est et Dalin se retrouve entre les deux.

Les trois navigateurs sont à la barre de voiliers "volants" dernière génération (les "foilers"), qui ont chacun leur spécificité ce qui explique sans doute les stratégies de route.

Les "foilers" sont des bateaux éprouvants mais très rapides. Depuis le départ de la course des Sables d'Olonne le 8 novembre, Ruyant détient le record de distance parcourue en 24 heures, soit 508,2 milles nautiques (environ 941 km) le 16 novembre.

Sébastien Simon (Arkéa Paprec) a failli faire mieux ces dernières heures avec 507,3 nm (environ 939 km).

"Ce qui est dur à gérer, ce sont les envolées du bateau, mais c'est ce qui me permet d'aller vite car le bateau est très puissant", a souligné Simon, classé dixième, à 380 nm (706 km) de Thomson et qui lorgne aussi l'anticyclone de Sainte-Hélène.

- Un front à négocier -

"On a cet anticyclone à contourner, c'est pour cela que nous nous dirigeons vers le Brésil. Ensuite, on a un front à négocier, ça va être une route extrême Sud. Nous allons sûrement aller chercher la zone de glace bien plus tôt que le cap de Bonne-Espérance. En tout cas, ce ne sera pas une route très directe", a relevé le skipper, qui participe à son premier tour du monde en solitaire.

Egalement novice sur le Vendée Globe, Clément Giraud (Compagnie du lit-Jiliti), se trouve à 1.867,9 nm de Thomson, soit près de 3450 km. Il est 29e.

"Les autres ne sont pas si loin, c'est positif, ça me donne de l'énergie ! Malgré tout ce qui s'est passé pour moi depuis le début, je ne suis pas si mal. Il y a trois jours, j'ai plongé sous le bateau pour enlever un filet, je n'ai pas fait le fier!", a raconté Giraud.

Derrière lui, Fabrice Amedeo (Newrest-Art et Fenêtres), reparti en course après une escale technique de 48 heures, profite des bonnes conditions pour revenir sur la flotte. Il n'est plus quà 50 milles de Giraud (92 km).

Au douzième jour de course, il n'y a qu'un seul abandon, celui de Nicolas Troussel (Corum L'Epargne) après un démâtage lundi au large du Cap-Vert.