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[À vrai dire...] Le Brexit fait-il vraiment revenir de l'argent dans les poches des Britanniques ?

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©TV5MONDE / A. Fonteneau, F. Birault

Les dirigeants européens se retrouvent ce jeudi 28 juin à Bruxelles pour parler notamment des modalités du Brexit. Deux ans après le referendum, la promesse de faire revenir 18 milliards de livres sterling dans les caisses du Royaume a du plomb dans l'aile. Décryptage dans notre [à vrai dire] de la semaine.

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La promesse s'affichait partout en Grande-Bretagne avant le referendum de 2016 : quitter l'Union Européenne, c'était faire revenir 18 milliards de livres sterling dans les caisses du pays. 18 milliards, c'est la contribution britannique au budget de l'Union Européenne, soit 350 millions de livres chaque semaine.

Il suffisait de divorcer de Bruxelles pour que ce "dividende" revienne dans les poches des Britanniques.

La Grande-Bretagne va-t-elle économiser 18 milliards £ ?

Il avait déjà été montré à l'époque du referendum que le calcul n'était pas si simple. A ces 18 milliards de livres, il fallait soustraire les subventions reçue de l'UE pour les agriculteurs, les régions pauvres et la recherche, ainsi que le fameux rabais négocié de longue date par la Grande-Bretagne (environ 5 milliards de livres sterling chaque année). Au final, la contribution britannique n'atteint que 7 milliards de livres.

Y'a-t-il d'autres coûts inattendus du Brexit ?

A ces déductions déjà connues il y a deux ans, viennent s'ajouter des coûts que les pro-Brexit n'avaient pas vu venir. A commencer par un gros chèque de départ d'au moins 35 milliards de livres. Alors même que Boris Johnson avait promis de ne jamais payer affirmant au Parlement en juillet 2017 "ils peuvent toujours courir".

Les Britanniques en seront-il de leur poche ? 

La promesse principale était de reverser le "dividende" du Brexit au système de santé britannique, le NHS, au bord du gouffre. Il y a quelques jours, le 24 juin 2018, Theresa May a repris cette promesse.  Mais dans son discours, la première ministre n'a pas manqué d'avouer que le dividende du Brexit ne suffira pas : « Nous allons devoir parler d'impôts » a-t-elle reconnu.