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Wall Street ouvre en hausse, mais s'essouffle, l'atmosphère reste prudente

La façade du New York Stock Exchange
La façade du New York Stock Exchange
afp.com - SPENCER PLATT

La Bourse de New York a ouvert en hausse lundi, au rebond après une semaine morose, mais le marché s'est rapidement essoufflé, faute de nouvelles économiques, les opérateurs s'interrogeant toujours sur la reprise et l'inflation.

Vers 14H05 GMT, seuls deux des trois indices phares de Wall Street étaient encore dans le vert, après une ouverture positive pour tous.

Le Dow Jones gagnait 0,57% à 34.805,95 points dans les premiers échanges, tandis que l'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, perdait 0,29% à 15.071,59 points, l'indice élargi S&P 500 prenant lui 0,16% à 4.465,57 points.

Le S&P 500 reste sur cinq séances consécutives de baisse, une série plus observée depuis février. Il a perdu 1,7% la semaine dernière, après avoir enchaîné les records.

"C'est un rebond, parce qu'on n'a pas eu beaucoup de nouvelles économiques" qui aurait pu expliquer ce démarrage en hausse, a commenté Maris Ogg, présidente de la société de gestion Tower Bridge Advisors.

"Les gens commencent à s'attendre à ce que le troisième trimestre soit moins bon" que le deuxième pour l'économie américaine en général et les entreprises cotées en particulier, qui restera comme "un pic", selon elle.

"Certains des sujets que nous avions tous en tête sont en train de rattraper les entreprises", analyse Maris Ogg, à savoir la propagation du variant Delta du coronavirus, les perturbations de la chaîne d'approvisionnement et les tensions sur le marché de l'emploi.

La saison des résultats ne démarrera pleinement que mi-octobre, mais certaines sociétés ont déjà averti qu'un ralentissement était à prévoir.

C'est notamment le cas des compagnies aériennes, qui ont vu le trafic passager chuter sous l'effet du variant Delta.

Pour autant, anticipe Maris Ogg, "je ne pense pas que cela va faire dérailler cette orientation à la hausse, mais on va avoir plus d'instabilité d'ici la fin de l'année."

Très peu d'indicateurs macroéconomiques sont à l'agenda cette semaine aux Etats-Unis. Le marché suivra surtout l'indice des prix à la consommation, attendu mardi, qui devrait le renseigner davantage sur la possible persistance de hausses de prix. "La vraie question, c'est que va-t-il se passer avec l'inflation?", prévient Maris Ogg.

Le groupe ferroviaire Kansas City Southern (+1,44% à 284,02 dollars) reprenait des couleurs après avoir souffert depuis le refus, fin août, par le régulateur, le STB, du schéma de reprise proposé par le groupe Canadian National Railway (CN).

Le concurrent de CN, Canadian Pacific Railway (CP), a en effet fait une offre supérieure à celle de Canadian National, selon des documents déposés auprès du régulateur américain des marchés, la SEC. CP prenait 1,62% lundi à 69,65 dollars, quand CN se contentait de 0,29%, à 119,25 dollars.

Apple reprenait son souffle (+0,26% à 149,36 dollars) après son décrochage de vendredi (-3,31%) consécutif au jugement d'un tribunal fédéral de Californie qui lui impose de permettre à des éditeurs d'applications de contourner les commissions conséquentes qu'il facture sur son App Store.

Le spécialiste des voyages spatiaux Virgin Galactic abandonnait 5,15% à 23,87 dollars, alors que l'attention médiatique se concentre sur le premier vol de tourisme spatial de SpaceX, la société d'Elon Musk, prévu mercredi.

Le géant chinois du commerce en ligne Alibaba pâtissait (-2,42% à 164,03 dollars) de l'information du Financial Times selon laquelle les autorités chinoises exigeraient du groupe la scission de son application de paiement Alipay pour isoler du reste les activités de crédit.

Après avoir franchi 1,35% vendredi à la suite de la publication d'un chiffre record des prix à la production aux Etats-Unis, le taux des emprunts d'Etat américains à 10 ans se stabilisait autour de 1,32%.

  1. Nasdaq