Info

Yémen : à Hodeida, les Houthis résistent, les violences redoublent

Chargement du lecteur...
TV5MONDE

Les combats dans la ville stratégique de Hodeida, dans l'ouest du Yémen, ont été particulièrement meurtriers ces dernières heures. Les rebelles Houthis tentent par tous les moyens de ralentir la progression des forces gouvernementales.

dans
Dans les faubourgs d'Hodeida, point d'entrée de trois quarts des importations et de l'aide internationale dans un pays menacé par la famine, l'offensive des forces gouvernementales est en marche. Cette ville portuaire est contrôlée par les rebelles Houthis soutenus par l'Iran depuis quatre ans. Depuis juin, les forces fidèles au président Abd Rabbo Mansour Hadi, appuyées par les alliés saoudiens et émiratis, tentent de la reconquérir. Ces derniers jours, des brèches se sont ouvertes dans le sud et l'est en direction du port.

Les combats des dernières 24 heures ont fait plus de 110 morts parmi les rebelles, rapportent des sources médicales. Un responsable militaire des forces loyalistes a fait état d'au moins 22 morts parmi les combattants progouvernementaux. Ce nouveau bilan porte à 382 le nombre de combattants des deux côtés depuis le 1er novembre.

La bataille pour reprendre Hodeida menace les efforts de paix des Etats-Unis et de l'ONU, qui espère pouvoir convoquer des pourparlers d'ici la fin de l'année. Le HCR, l'agence des Nations unies pour les réfugiés, craint que les personnes obligées de fuir pour leur sécurité ne puissent le faire à Hodeida. "Ils sont piégés par des opérations militaires qui confinent de plus en plus les populations et coupent les voies de sortie", déclare Shabia Mantoo, haut-commissaire aux réfugiés.

A Genève, dans les salons feutrés des Nations unies, les diplomates, une fois encore, s'alarment, après quatre ans de guerre au Yémen et 100 000 morts. De ripostes en ripostes, entre armée et rebelles, les Yéménites meurent.

Ce 10 novembre, la coalition sous commandement saoudien annonce qu'elle se passera désormais de l'aide américaine pour ravitailler en vol ses avions. Une décision saluée par Washington tant cette aide était controversée et débattue à la Chambre. Ryad affirme aujourd'hui être apte militairement - en ce domaine - à mener seul les opérations.