Affaire Assange-Wikileaks : Chelsea Manning écrouée pour refus de témoignage

TV5 JWPlayer Field
Chargement du lecteur...
© TV5MONDE
Partager2 minutes de lecture
L'ancienne analyste du renseignement de l'armée américaine, Chelsea Manning, a été emprisonnée pour avoir refusé de témoigner devant un grand jury enquêtant sur Julian Assange le fondateur de Wikileaks.
Après une brève audience à Alexandria en Virginie (Etats-Unis), le juge américain Claude Hilton a jugé Chelsea Manning coupable "d’outrage au tribunal" et l'a incarcérée ce vendredi 8 mars 2019. Manning a confirmé au juge qu’elle refusait de témoigner pour l’enquête sur Julian Assange, le fondateur de Wikileaks et qu'elle "accepterait tout ce que le juge pourrait décider". Manning a expliqué qu'elle refusait de témoigner parce qu'elle s'opposait au secret du processus du grand jury et qu'elle avait déjà révélé tout ce qu'elle savait lors de son audition en cour martiale.

Julian Assange fait l’objet d’une procédure judiciaire secrète aux Etats-Unis, dont l’existence a été révélée en novembre 2018… par l’organisation Wikileaks elle-même. 

> A relire sur notre site : Julian Assange inculpé aux Etats-Unis : retour sur les 12 ans de Wikileaks 

Le juge a déclaré que Chelsea Manning resterait en prison jusqu'à ce qu'elle témoigne ou jusqu'à ce que le grand jury termine ses travaux. Manning a été condamnée en 2013 pour avoir confié de nombreux documents militaires et diplomatiques sur les guerres d'Afghanistan et d'Irak à WikiLeaks — l’organisation créée par Julian Assange qui les avait rendus publics entre 2010 et 2011 —  dont la fameuse vidéo « Collateral Murder » montrant des militaires américains tuant des civils irakiens à la mitrailleuse depuis un hélicoptère.  

> A relire sur notre site : Wikileaks : Bradley Manning, le soldat inconnu devenu héros du web ? 

Chelsea Manning a purgé sept ans de prison sur les 35 ans dont elle avait écopé, et a été libérée  après une commutation de peine décidée par Barack Obama, le 17 mai 2017. Chelsea Manning est devenue un symbole pour les défenseurs des lanceurs d'alerte comme pour la communauté transgenre.