Crise en Ukraine : Emmanuel Macron assure voir des "solutions concrètes"

Emmanuel Macron assure ce 8 février voir des "solutions concrètes" à la crise russo-occidentale liée à l'Ukraine. Après une entrevue de plus de cinq heures avec Vladimir Poutine, et un entretien de trois heures avec Volodymyr Zelensky, il affirme avoir reçu des gages pour qu'il n'y ait pas d'"escalade" supplémentaire.
 
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Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ce 8 février à Kiev
Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ce 8 février à Kiev. Après une entrevue de plus de cinq heures avec Vladimir Poutine hier, et un entretien de trois heures avec Volodymyr Zelensky, le président français affirme avoir reçu des gages pour qu'il n'y ait pas d'"escalade" supplémentaire.
© AP Photo/Efrem Lukatsky
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Face à des tensions d'un niveau rarement atteint depuis la fin de la Guerre froide à la suite du déploiement de dizaines de milliers de soldats russes à la frontière ukrainienne, le président français a successivement rencontré ses homologues russe, pendant plus de cinq heures le 7 février, puis ukrainien Volodymyr Zelensky, trois heures durant, à la recherche d'une issue diplomatique.

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Une désescalade possible selon Emmanuel Macron

La présence des troupes russes massées sur la frontière fait craindre aux Occidentaux une invasion de l'Ukraine par la Russie, qui a déjà annexé la Crimée en 2014 et soutient les séparatistes en guerre avec les forces ukrainiennes depuis la même année. Un conflit ayant fait plus de 13.000 morts et n'ayant jamais cessé malgré les accords de paix de Minsk.

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Devant la presse à Kiev, Emmanuel Macron, dont le pays préside actuellement l'UE, a assuré avoir obtenu "un double engagement" de l'Ukraine et de la Russie à respecter ces accords, disant croire en "des solutions concrètes pratiques" pour aboutir à une désescalade.

"Il ne faut rien sous-estimer de la tension que nous sommes en train de vivre (...) on ne peut pas régler cette crise en quelques heures de discussions", a-t-il cependant averti.
En attendant une éventuelle solution diplomatique, il a assuré avoir obtenu des promesses de Vladimir Poutine au cours de leur rencontre lundi soir : Il "m'a dit qu'il ne serait pas à l'origine de l'escalade".

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Un sommet Russie-Allemagne-France à Berlin

Volodymyr Zelensky a de son côté annoncé s'attendre à un prochain sommet avec les présidents russe et français et le chancelier allemand sur le processus de paix dans l'est de l'Ukraine, précédé par une nouvelle réunion entre conseillers ce 10 février à Berlin.

Le parcours diplomatique d'Emmanuel Macron doit se poursuivre dans la soirée du 8 à Berlin par des entretiens avec le chancelier allemand Olaf Scholz, lui-même tout juste rentré de Washington.

Le chef de l'État français est le premier dirigeant occidental de premier plan à avoir rencontré Vladimir Poutine depuis l'aggravation des tensions en décembre.
Après leur rencontre, l'homme fort de la Russie a estimé que "certaines des idées" d’Emmanuel Macron pourraient "jeter les bases d'avancées communes" et doit reparler avec lui après son déplacement en Ukraine.

Vladimir Poutine inflexible

Une inconnue subsiste quant aux réelles intentions de Vladimir Poutine qui n'a dit mot lundi 7 février des troupes russes présentes aux frontières de l'Ukraine.
Il a en revanche une fois encore vilipendé le refus occidental de lui céder sur la fin de la politique d'élargissement de l'Otan et le retrait de ses moyens militaires d'Europe de l'Est. La Russie a présenté ces exigences comme étant les conditions d'une désescalade.

Mais, selon la présidence française, Vladimir Poutine a accepté de se pencher sur des propositions d’Emmanuel Macron.
Il s'agit d'un engagement à ne pas prendre de nouvelles initiatives militaires des deux côtés, de l'amorce d'un dialogue notamment sur le dispositif militaire russe, des négociations de paix sur le conflit en Ukraine et du début d'un dialogue stratégique.

Kiev a insisté sur trois "lignes rouges" : aucun compromis sur l'intégrité territoriale de l'Ukraine, pas de négociations directes avec les séparatistes et pas d'ingérence dans sa politique étrangère.

Arrivée de troupes américaines sur les bases européennes de l’OTAN

Sur le plan militaire, la Russie s'engagerait aussi à retirer ses unités militaires du Bélarusse, une fois des manœuvres terminées en février.
"Personne n'a jamais dit que les forces russes allaient rester sur le territoire bélarusse", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. "Il s'agit de manœuvres communes et, évidemment, cela suppose que les troupes retournent à leurs bases à la fin de ces exercices".
Plus au sud en revanche, six navires de guerre russes quittent la Méditerranée pour se rendre, dans le cadre d'exercices maritimes annoncées le mois dernier, en mer Noire, une zone de tensions car bordant la fois l'Ukraine, la Russie, la péninsule annexée de Crimée et plusieurs pays de l'Otan.

L'Ukraine elle-même prévoit de vastes manœuvres militaires sur son territoire du 10 au 20 février, recourant aux drones de combats achetés à la Turquie ainsi qu'à des missiles antichars livrés par Washington et Londres, parallèlement aux exercices russo-bélarusses.

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Les États-Unis, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont par ailleurs envoyé des renforts militaires en Europe. Un premier détachement d'une centaine de militaires américains est arrivé en Roumanie

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