DIRECT - Guerre en Ukraine : Kiev commande en Pologne 100 blindés financés par l'UE et les Etats-Unis

La commande de cent véhicules blindés multirôle Rosomak, fabriqués sous licence finlandaise, sera financée avec des fonds européens octroyés à la Pologne et avec des fonds américains obtenus par l'Ukraine, a indiqué le chef du gouvernement polonais, sans préciser le montant du contrat.

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Prototype de véhicule blindé Rosomak IFV MLU au Salon international de l'industrie de défense à Kielce en Pologne, 6 septembre 2022.
Michal Derela
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20h03 TU. Un nouveau volontaire français tué en Ukraine
 

Un volontaire français a été tué il y a une semaine en Ukraine, indique le ministère français des Affaires étrangères. Cela confirme une information du quotidien le Monde.

"Un certain 'T' est mort il y a une semaine", a assuré le journal français. "Nous avons appris la triste nouvelle de ce décès. Nous présentons nos condoléances à la famille, avec laquelle les services concernés du ministère (...) sont en contact", indique le Quai d'Orsay.

La semaine dernière, le ministère avait déjà confirmé la mort dans la région de Bakhmout, le point chaud de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine, de Kevin D., un ancien humanitaire parti il y a plus d'un an combattre aux côtés des Ukrainiens.

18h20 TU. Zelensky dénonce la "faillite" de l'ONU
 

Le chef de l'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky dénonce la "faillite" des Nations unies, où la Russie a pris  la présidence du Conseil de sécurité pour le mois d'avril.  "Il est difficile d'imaginer quelque chose qui prouve (davantage) la faillite complète de telles institutions", lance dans son message du soir Volodymyr Zelensky. 

"Il n'y a aucune forme de terreur que la Russie n'ait déjà exercée", poursuit-il. Il appelle à une "réforme des institutions mondiales, y compris du Conseil de sécurité de l'ONU".

Cette "réforme qui se fait évidemment attendre consiste à empêcher un Etat terroriste (...) de détruire le monde. Les terroristes doivent perdre, doivent être tenus pour responsables de la terreur et ne présider nulle part", martèle Volodymyr Zelensky.

14h44 TU. Des fidèles se rassemblent devant un monastère de Kiev visé par un avis d'expulsion 


Des dizaines de fidèles se sont rassemblés devant un célèbre monastère de Kiev dont les moines, accusés d'être liés à Moscou, sont visés par un avis d'expulsion et dont le chef, le métropolite Pavlo, a été interrogé. Icônes dans les mains, ces fidèles, parmi lesquels des religieux, sont allés devant la Laure des Grottes, un splendide monastère de la capitale ukrainienne connu pour ses bulbes dorés et qui héberge une Eglise orthodoxe ayant historiquement des liens avec Moscou.

La raison : leur chef spirituel, le métropolite Pavlo, a été interrogé par les autorités ukrainiennes, trois jours après que les moines concernés et lui-même ont été la cible d'un avis d'expulsion, sur fond de conflit entre l'Ukraine et la Russie. Face aux fidèles, un petit groupe de militants pro-ukrainiens brandit des drapeaux aux couleurs nationales - bleue et jaune - en guise de défi.

Selon les services de sécurité ukrainiens (SBU), le métropolite Pavlo est soupçonné d'avoir "justifié l'agression armée de la Fédération de Russie contre l'Ukraine et glorifié ses participants" ainsi que d'avoir "violé l'égalité des citoyens sur la base de leur appartenance raciale, nationale, régionale (et) de leurs croyances religieuses".


13h39 TU. Kiev juge la présidence russe du Conseil de sécurité de l'ONU comme une insulte. 
 

La présidence russe du Conseil de sécurité de l'ONU, à partir de samedi et pour une durée d'un mois, est "une gifle au visage de la communauté internationale", dénonce le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba.

"La présidence russe du Conseil de sécurité des Nations unies est une gifle au visage de la communauté internationale", fustige-t-il. Il appelle "les membres actuels" de l'organe exécutif de l'ONU "à contrecarrer toute tentative russe d'abuser de sa présidence".

11h17 TU. Famine des années 1930 en Ukraine: Moscou qualifie de "zèle anti-russe répugnant" le vote de l'Assemblée française.

La Russie a qualifié de "zèle anti-russe répugnant" le vote de l'Assemblée nationale française, reconnaissant comme un génocide l'Holodomor, une famine provoquée au début des années 1930 en Ukraine par les autorités soviétiques, à l'origine de plusieurs millions de morts.

"Le zèle anti-russe des députés français paraît d'autant plus répugnant que la France elle-même n'a pas encore fermé la page de ses crimes de la période coloniale", a asséné dans un communiqué la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

10H30 TU. La victoire de l'Ukraine est peu probable cette année, selon un général américain.

Le général américain en chef, Mark Milley, a déclaré qu'il était peu probable que l'Ukraine expulse toutes les troupes russes de son territoire cette année, rapporte le Kiev Independent, citant une interview avec Defence One. Selon lui, "Zelensky a déclaré publiquement à plusieurs reprises que l'objectif ukrainien était d'expulser tous les Russes de l'Ukraine occupée par la Russie. Et c'est une tâche militaire importante et très, très difficile. Il s'agit de quelques centaines de milliers de Russes qui sont toujours en Ukraine occupée par la Russie".

"Je ne pense pas que cela se fera à court terme pour cette année", a-t-il ajouté.

10h28 TU. Kiev commande en Pologne 100 blindés financés par l'UE et les Etats-Unis.

L'Ukraine a commandé en Pologne cent véhicules blindés multirôle Rosomak, fabriqués sous licence finlandaise, financés par l'Union européenne et par les Etats-Unis, a annoncé samedi le Premier ministre polonais.

"J'apporte la commande obtenue hier de la part du Premier ministre ukrainien Denys Chmygal, pour 100 Rosomak qui seront fabriqués ici", a déclaré Mateusz Morawiecki sur le site de production de ces véhicules à Siemianowice Slaskie, dans le sud de la Pologne.

La commande sera financée avec des fonds européens octroyés à la Pologne et avec des fonds américains obtenus par l'Ukraine, a indiqué le chef du gouvernement polonais, sans préciser le montant du contrat.

Rosomak est un véhicule blindé multirôle à huit roues motrices, fabriqué sous licence du Patria AMV finlandais.

05H54 TU. Tennis: les Russes et Biélorusses pourront jouer à Wimbledon en 2023.

Wimbledon a craqué. Sous la pression de l'ATP et de la WTA, les organisateurs du tournoi londonien ont annoncé vendredi accepter "sous conditions" la participation des Russes et Biélorusses cette année, malgré la poursuite de la guerre en Ukraine, appliquant ainsi la politique des autres épreuves du Grand Chelem.

"Notre intention actuelle est d'accepter la participation des joueurs russes et biélorusses à condition qu'ils concourent comme des athlètes +neutres+ et qu'ils remplissent les conditions voulues", a écrit l'All England Lawn Tennis Club (AELTC) dans un communiqué. 

Les organisateurs précisent qu'il "leur sera interdit d'exprimer leur soutien à l'invasion russe de l'Ukraine" et que les joueurs "recevant des aides financières" de la Russie ou de la Biélorussie pour participer au tournoi ne seront pas admis sur le gazon londonien.

"Nous condamnons toujours totalement l'invasion illégale par la Russie et nous maintenons notre profond soutien au peuple d'Ukraine", a souligné le président de l'AELTC, Ian Hewitt, en assurant que la décision annoncée vendredi avait été "incroyablement difficile" à prendre.

L'an dernier, poussé par le gouvernement britannique, le Majeur sur gazon avait refusé les joueurs russes et biélorusses, provoquant la colère des instances dirigeantes des circuits professionnels masculin ATP et féminin WTA.

Ceux-ci avaient décidé de priver le tournoi londonien de points de classement ATP et WTA en insistant sur la rupture, induite par la décision de Wimbledon, du principe "fondamental" d'équité entre tous les joueurs de participer à tous les tournois "en fonction de leur mérite et sans discrimination".

05h04 TU. La Russie préside le Conseil de sécurité des Nations unies pendant un mois à partir d'aujourd'hui.
 

La Russie prend à partir d'aujourd'hui et pour un mois la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov présidera à New York une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU ce mois-ci. 

Kiev avait qualifié jeudi 30 mars cette présidence russe de  "mauvaise blague"


04H27 TU. "Laissez-le partir": Biden réclame à Moscou la libération du journaliste arrêté.

Joe Biden demande à Moscou de "laisser partir" un journaliste américain arrêté en Russie, dont l'employeur, le Wall Street Journal, réclame pour sa part l'expulsion de l'ambassadeur et des journalistes russes en poste aux Etats-Unis.

"Laissez-le partir", a lancé le président américain à l'intention du gouvernement russe, face à des journalistes qui sollicitaient, à la Maison Blanche, sa première réaction publique sur cette affaire.

Evan Gershkovich, reporter russophone âgé de 31 ans et reconnu pour sa rigueur, a été arrêté à Ekaterinbourg, dans l'Oural, pour des soupçons d'"espionnage".
arrestation Evan Gershkovich
Le journaliste du Wall Street Journal, Evan Gershkovich, est escorté par des officiers du tribunal de Lefortovsky jusqu'à une camionnette, à Moscou, en Russie, le jeudi 30 mars 2023.
(AP Photo/Alexander Zemlianichenko)
"Expulser l'ambassadeur russe des Etats-Unis, ainsi que les journalistes russes y travaillant, serait la moindre des choses", affirme de son côté le quotidien américain, dans un éditorial publié dans la nuit de jeudi à vendredi.

"Le moment choisi pour l'arrestation ressemble à une provocation calculée pour embarrasser les Etats-Unis et intimider la presse étrangère qui travaille toujours en Russie", a-t-il ajouté.

Dans une lettre adressée au personnel vendredi soir, la rédactrice en chef du "WSJ" a assuré que tout serait fait pour "assurer la libération d'Evan" et a remercié ceux qui se sont mobilisés en ce sens ces derniers jours.

"Votre sécurité est ce qui compte le plus pour moi, et nous continuerons à la protéger, quel que soit l'endroit d'où vous effectuez vos reportages", a-t-elle ajouté.

"Evan est un membre de la presse libre qui, jusqu'à son arrestation, faisait son métier de journaliste. Toute suggestion du contraire est fausse", a encore écrit Emma Tucker, qualifiant les agissements de la Russie de "totalement injustifiés".

Le Kremlin a mis en garde jeudi Washington contre toute forme de représailles visant les médias russes travaillant aux Etats-Unis après l'arrestation du journaliste américain pris, selon Moscou, "en flagrant délit" d'espionnage.

"Concernant la demande d'expulsion de tous les journalistes russes, le journal (le WSJ) peut dire cela, mais cela ne devrait pas se produire. Il n'y a simplement aucune raison pour cela", a déclaré vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, devant des journalistes. Il a ajouté que le journaliste américain "a été pris en flagrant délit (d'espionnage)" et que "la situation est claire"


23h06 TU. L'Ukraine s'engage à ne jamais oublier ni pardonner à l'occasion de l'anniversaire de Boutcha.

Le président Volodymyr Zelenskiy déclare que l'Ukraine ne pardonnera jamais aux troupes russes responsables des atrocités commises à Boutcha, alors que la ville près de Kiev marquait l'anniversaire de sa reprise après 33 jours d'occupation.

Les forces ukrainiennes ont repris le contrôle des petites villes de Boutcha et Irpin au nord-ouest de Kiev fin mars de l'année dernière alors que les forces d'invasion russes abandonnaient leur tentative de s'emparer de la capitale.

Moscou dément les accusations d'exécutions, de viols et de tortures par ses troupes d'occupation qui ont laissé des corps dans les rues lors de leur fuite.

(Re)voir Guerre en Ukraine : un an après, Boutcha toujours sous le choc des massacres
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"Le mal russe s'effondrera ici même en Ukraine et ne pourra plus jamais se relever. L'humanité l'emportera", a déclaré Volodymyr Zelensky, menant une cérémonie au cours de laquelle le drapeau ukrainien a été hissé à Boutcha .

Le président a remis des médailles aux soldats impliqués dans la reprise de la ville, et des proches ont reçu des médailles au nom des soldats tombés qui les ont reçues à titre posthume.

"Lorsque Bucha a été désoccupée, nous avons vu que le diable n'était pas quelque part là-bas mais sur le terrain. La vérité odieuse sur ce qui se passait dans les territoires temporairement occupés a été révélée au monde", a déclaré Volodymyr Zelensky.
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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'adresse aux médias lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre slovaque Eduard Heger, la présidente moldave Maia Sandu, le Premier ministre slovène Robert Golob, le Premier ministre croate Andrej Plenkovic lors du sommet de Bucha à Kiev, en Ukraine, le vendredi 31 mars 2023.
(AP Photo/Evgeny Maloletka)

Des images de cadavres gisant dans la rue ont été diffusées à travers le monde après que l'Ukraine a repris le contrôle. Kiev affirme que plus de 1 400 personnes ont été tuées à Boutcha pendant l'occupation, dont 37 enfants, plus de 175 personnes ont été retrouvées dans des fosses communes et des chambres de torture, et 9 000 crimes de guerre russes ont été identifiés.

Des enquêteurs internationaux recueillent actuellement des preuves de crimes de guerre à Irpin, Bucha et ailleurs. Zelensky a décrit Boutcha comme un "symbole des atrocités" des forces d'occupation russes.

"Nous n'oublierons jamais les victimes de cette guerre, et nous traduirons certainement tous les meurtriers russes en justice", a écrit Zelensky sur les réseaux sociaux. "Nous ne pardonnerons jamais. Nous punirons tous les auteurs."

20h18 TU. Anniversaire de Boutcha: Zelensky promet au "Mal russe" un "nouveau Nuremberg".

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est engagé vendredi à vaincre le "Mal russe" et a promis un "nouveau Nuremberg" à l'occasion du premier anniversaire du retrait russe de Boutcha, ville martyre devenue un symbole criant "des atrocités" imputées aux troupes de Moscou en treize mois d'offensive meurtrière.

De son côté, le président russe Vladimir Poutine a signé un décret validant une nouvelle doctrine de politique étrangère, qui selon son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov souligne "la nature existentielle des menaces" occidentales visant la Russie.

Les violations des droits humains sont devenues "scandaleusement routinières" en Ukraine, a dénoncé depuis Genève le Haut-Commissaire des droits de l'homme, Volker Türk.

Le président français Emmanuel Macron a été plus loin, accusant les dirigeants russes d'avoir "laissé faire, voire encouragé" les crimes de guerre qui ont été "systématisés" en Ukraine.