DIRECT - Guerre en Ukraine : Odessa et le sud sans électricité après des frappes russes

Odessa, Mykolaïv… De nouvelles frappes russes menées à l'aide de drones iraniens ont touché des villes ukrainiennes dans la nuit de samedi à dimanche. Environ 1,5 million d'habitants installés dans le sud du pays sont privés d'électricité. Le président russe Vladimir Poutine entend poursuivre le bombardement du réseau énergétique ukrainien. 
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À Kiev, les autorités ukrainiennes tentent de protéger les lignes électriques sous tension. Après des frappes russes, des millions d'habitants se sont retrouvés sans électricité. Ukraine, 8 décembre 2022.
AP/Andrew Kravchenko
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Ce qu'il faut retenir ce dimanche 11 décembre 2022 : 

- À Kherson, les autorités ukrainiennes craignent toujours la présence de personnes qui auraient collaboré, voire collaborent toujours, avec les Russes. Elles cherchent à les identifier activement.

- L'Iran envisageait de vendre à la Russie des "centaines" de missiles balistiques, qui permettraient de continuer à frapper les infrastructures civiles de l'Ukraine malgré l'amoindrissement des réserves de l'armée russe.

- Après de nouvelles frappes russes qui visent délibéremment le réseau énergétique ukrainien, les autorités locales ont demandé aux habitants de quitter la région d'Odessa. 
14h31 TU. Entretien téléphonique entre Macron et Zelensky, à deux jours de la conférence pour l'Ukraine à Paris.


"Avec le Président Zelensky, nous avons préparé les conférences que la France accueille mardi: une première, internationale, pour répondre aux besoins de l'Ukraine pour passer l’hiver, et une seconde avec les entreprises françaises qui s'engagent dans la reconstruction du pays", indique le président français. Emmanuel Macron s'est entreten au téléphone avec Volodymyr Zelensky pour notamment préparer la nouvelle conférence de soutien à l'Ukraine qui se tiendra le 13 décembre à Paris, ont rapporté les deux dirigeants.

"Nous avons synchronisé nos positions avant un sommet virtuel du G7 et la conférence de soutien à Paris. Nous avons discuté de la mise en oeuvre de notre plan de paix en dix points, de coopération dans la Défense et de stabilité énergétique", précise le président ukrainien sur son compte Twitter.

13h12 TU. Sofia, le premier bébé né en Ukaine depuis le début de la guerre. 

La guerre menée par la Russie en Ukraine dure depuis maintenant plus de 9 mois. Le tout premier bébé de la guerre est officiellement né à Lviv, dans l'ouest du pays.  Elle s'appelle Sofia. Cette nouvelle laisse entrevoir l'espoir des Ukrainiens,  malgré la dureté des bombardements et le froid qui paralyse le pays.
 
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13h11 TU. Frappes ukrainiennes sur Melitopol, occupée par la Russie.

Les forces ukrainiennes ont attaqué samedi soir la ville de Melitopol (sud de l'Ukraine) occupée par la Russie au début de l'offensive lancée le 24 février. C'est ce qu'ont indiqué des sources officielles pro-russes et d'autres fidèles à Kiev.

Cette ville stratégique, qui comptait un peu plus de 150.000 habitants avant la guerre, est située dans la région de Zaporijjia, dont Moscou revendique l'annexion.
Les deux camps ont communiqué des informations contradictoires sur les cibles des frappes et les victimes. 

12h00 TU. Deux personnes tuées dans des bombardements  à Kherson. 

Deux personnes ont été tuées dans des bombardements russes qui ont visé la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine. Cinq autres ont été blessées, a déclaré dimanche le gouverneur de la région, Iaroslav Ianouchevitch. Selon ses mots,"l'ennemi a de nouveau attaqué les quartiers résidentiels de Kherson".

L'armée russe aurait notamment frappé une maternité, un café et un immeuble d'habitation. Au total, "45 frappes" russes ont visé la région avec de l'artillerie, des lance-roquettes multiples, des chars et des mortiers.

11h00 TU. L'électricité revient à Kherson. 

Selon le gouverneur Iaroslav Ianouchevitch, l'électricité a été rétablie "à près de 90%" dans la ville elle-même et ses environs.

La ville de Kherson a été reprise en novembre par les forces ukrainiennes lors d'une contre-offensive, qui a entraîné le retrait des forces russes passées sur la rive gauche du fleuve Dniepr. Avant leur retraite , les forces russes ont détruit les infrastructures des services publics de base de la ville et ont depuis bombardé à plusieurs reprises Kherson.
 
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10h00 TU. Odessa toujours sous le coup de pannes de courant. 

Dans la ville d'Odessa, au bord de la mer Noire, les coupures d'électricité d'urgence se poursuivent à la suite d'attaques de drones russes, annonce ce dimanche Sergiy Bratchuk, porte-parole de l'administration régionale.

Les autorités ont également déclaré que des "interruptions de l'approvisionnement en eau" s'étaient produites en raison de pannes d'électricité dans certains quartiers de la ville. Odessa était une destination de vacances prisée de nombreux Ukrainiens et Russes avant l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes le 24 février.

09h00 TU. Medvedev dit que Moscou accèlère la production des armes "les plus puissantes".

Selon l'ex-président russe et actuel numéro 2 du Conseil de sécurité, Dmitri Medvedev, Moscou fabrique les "moyens de destruction les plus puissants" basés sur de "nouveaux principes". L'ancien dirigeant menace même de s'en servir contre l'Occident.

"Notre ennemi ne s'est pas retranché uniquement dans le Gouvernement de Kiev (une entité territoriale administrative de la Russie impériale, NDLR) (...) Il est aussi en Europe, en Amérique du Nord, au Japon, en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans d'autres endroits ayant prêté allégeance aux nazis de notre temps", a écrit M. Medvedev.

"Voilà pourquoi nous intensifions la production des moyens de destruction les plus puissants, y compris ceux basés sur de nouveaux principes", a-t-il poursuivi dans un message publié tôt dimanche matin sur son compte Telegram.
dmitri medvedev
Dmitri Medvedev, vice-président du conseil de sécurité de Russie. Il a présidé la Russie de 2008 à 2012. Il dirige également le parti présidentiel, Russie Unie, dont il fêtait l'anniversaire de création en décembre dernier. Moscou, Russie - 1er décembre 2022. 

 
AP/Ekaterina Shtukina
09h00 TIU. De nouvelles armes hypersoniques developpées par la Russie ? 

Ces dernières années, Moscou se targue de développer activement  de nouvelles générations d'armes hypersoniques.  Depuis le début de l'offensive en Ukraine en février, le spectre d'une guerre nucléaire est revenu. 

Les revers militaires russes, au cours des derniers mois, ont fait craindre que Moscou n'envisage, pour renverser la tendance, de se servir de son arsenal nucléaire. Cette semaine, le président russe Vladimir Poutine a relativisé le risque d'un tel recours en soulignant que ces armes étaient "un moyen de défense" destinées à une "frappe en représailles".
 
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07h00 TU. Washington condamne les déclarations de Moscou sur l'arsenal nucléaire.

Vendredi 9 décembre, le président russe Vladimir Poutine aussi évoqué la possibilité que la Russie modifie sa doctrine militaire en introduisant la possibilité d'une frappe préventive pour désarmer un ennemi.

Le département d'État américain a condamné ces dernières déclarations, estimant que "toute discussion, même vague, sur les armes nucléaires est absolument irresponsable."

05h30 TU. "La situation dans la région d'Odessa est très difficile", déplore Zelensky. 

"La situation dans la région d'Odessa est très difficile. Après les frappes de la nuit par des drones iraniens, Odessa et d'autres villes et villages de la région sont plongés dans l'obscurité", a déclaré Volodymyr Zelensky dans sa vidéo quotidienne sur les réseaux sociaux.

"A cette heure, plus d'un million et demi de personnes de la région d'Odessa sont sans électricité. Seules les infrastructures essentielles sont connectées - quand il est possible d'avoir de l'électricité", a ajouté le président ukrainien.
 
05h00 TU. Kiev soupçonne Moscou d'utiliser des drones iraniens. 

Le ministère ukrainien de la Défense dans son briefing quotidien, accuse la Russie d'avoir mené des frappes avec les drones iraniens. Cependant, Téhéran a longtemps nié la livraison à Moscou.

"Cette nuit l'ennemi a frappé, apparemment avec des drones iraniens Shahed-136, sur des infrastructures énergétiques des régions de Mykolaïv et Odessa. Dix des 15 drones ont été interceptés", a affirmé le ministère.

Les autorités ukrainiennes n'ont pas détaillé les infrastructures touchées. Selon le département de l'Energie de l'administration régionale d'Odessa, les dégâts n'affectent toutefois pas le chauffage urbain et l'eau potable.
 
Cela prendra plus de temps pour réparer les infrastructures énergétiques qu'après les frappes précédentes. Nous ne parlons pas seulement de jours, mais de semaines.
Département de l'Energie de l'administration régionale d'Odessa. 
04h30 TU. Le réseau énergétique ukrainien fortement endommagé après de nouvelles frappes russes. 

"Selon une première analyse, cela prendra plus de temps pour réparer les infrastructures énergétiques qu'après les frappes précédentes. Nous ne parlons pas seulement de jours, mais de semaines", a déclaré  le département de l'Energie de l'administration régionale d'Odessa dans un communiqué samedi soir, évoquant même la possibilité d'un délai de "deux ou trois mois".

"C'est pourquoi nous vous demandons (...) si vous avez la possibilité de quitter temporairement Odessa et sa région, de le faire", a ajouté l'administration.

Un conseiller de la présidence ukrainienne, Kyrylo Timochenko, avait précisé précédemment que les infrastructures essentielles, notamment les hôpitaux et les maternités, avaient pu être maintenues connectées au réseau.

04h00 TU. Le sud de l'Ukraine particulièrement visé par des frappes russes. 

Vendredi, Kiev a souligné que les régions du sud du pays déchiré par la guerre, y compris Odessa, souffraient des pires coupures d'électricité. Une situation qui s'est dégradée quelques jours après la dernière série d'attaques russes contre le réseau énergétique ukrainien.

La Russie avait tiré lundi des dizaines de missiles de croisière sur des infrastructures clés, faisant pression sur le réseau déjà en difficulté du pays après des attaques répétées.
 
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03h30 TU. Vladimir Poutine veut amoindrir le réseau énergétique ukrainien. 

Le président russe Vladimir Poutine a promis de continuer à frapper le réseau énergétique ukrainien. Cette stratégie est vivement critiquée par l'alliance occidentale.  Ces attaques systématiques ont plongé depuis des semaines des millions de personnes dans le froid et l'obscurité. 

03h00 TU. Washington alerte sur une production de drones "tueurs " entre l'Iran et la Russie. 

Selon le renseignement américain, Moscou et Téhéran envisagent de lancer une production commune de drones "tueurs" en Russie. C'est ce qu'a indiqué John Kirby, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de l'exécutif américain.

Il a aussi rappelé que l'Iran envisageait de vendre à la Russie des "centaines" de missiles balistiques, qui permettraient de continuer à frapper les infrastructures civiles de l'Ukraine malgré l'amoindrissement des réserves de l'armée russe.

02h30 TU. Le Dniepr, la nouvelle de front au sud. 

Samedi 10 décembre, deux roquettes ont visé un îlot à 200 mètres en face de la plage du Dniepr à Kherson. Après les tirs,  un panache de fumée noire s'est dégagé. Ces dernières semaines, le Dniepr est devenu la nouvelle ligne de front.
guerre en ukraine - dniepr
Vue d'ensemble du pont Antonivsky situé à Kherson en Ukraine. Il surplombait le Dniepr avant d'être partiellement détruit par des frappes russes au mois de novembre. Kherson, Ukraine - 27 novembre 2022.
AP/Bernat Armangue
02h00 TU. La police ukrainienne enquête à Kherson pour tenter d'identifier des collaborateurs. 

Après l'euphorie de la libération, Kherson vit aujourd'hui sous un contrôle serré de la police ukrainienne , très présente et visible. Points de filtrage aux sorties de la ville, patrouilles dans les rues : les hommes en bleu vérifient les papiers d'identité, posent des questions, fouillent les coffres des voitures, pour débusquer les "collaborateurs".

"Avancez! Montrez vos mains, sortez vos papiers!". Sur une plage au bord du Dniepr à Kherson, dans le sud de l'Ukraine, des policiers armés de kalachnikov mettent en joue deux hommes qui viennent d'accoster avec leur bateau.

Les contrôles se font aussi à la gare, où quelques habitants évacuent encore la ville par un train quotidien. Dans une salle à part, cinq policiers sont assis devant autant de petites tables et interrogent chacun un évacué assis en face, a constaté l'AFP.

01h30 TU. Les services de sécurité ukrainiens traquent les collaborateurs. 

"Donnez des informations sur les traîtres ici", indique une affiche du gouvernement  ukrainien dans les rues de Kherosn. Elle renvoie vers le QR code d'une application ou un numéro de téléphone. "Cela nous aide à les identifier, à savoir s'ils sont sur le territoire que nous contrôlons", justifie le gouverneur de la région. "La plupart des informations sont reçues de la population locale au cours de simples conversations (...) Nous analysons également les comptes sur les réseaux sociaux et continuons à surveiller Internet", explique à l'AFP Andriï Kovanyi, chef des relations publiques de la police de la région de Kherson. Après la police, les services de sécurité ukrainiens (SBU) prennent le relais des enquêtes.

01h00 TU. 130 personnes arrêtées pour collaboration dans la région de Kherson. 

Selon le vice-ministre de l'Intérieur, Ievguen Yenine, plus de 130 personnes ont déjà été arrêtées pour collaboration dans la région de Kherson. Interrogés devant l'un des panneaux, des habitants se montraient plutôt favorables au principe de dénonciation.

Pavel, 40 ans, qui ne souhaite pas donner son nom, estime ainsi "toujours bien d'aider à trouver un collaborateur ou un traître. Nous devons aider nos forces armées à attraper ceux qui ont travaillé pour la Russie".
 
Ces gens ont séjourné ici pendant plus de huit mois. Ils travaillaient pour le régime russe et maintenant nous avons des informations et des documents sur chacun d'entre eux. Notre police sait tout d'eux et chacun d'eux sera puni.
Iaroslav Ianouchevitch, le gouverneur de la région de Kherson à l'AFP.
00h30 TU. Kherson libérée mais toujours bombardée par l'armée russe. 

Depuis la libération de la ville, des frappes russes visent des infrastructures énergétiques mais aussi des habitations, et des civils ont été tués. "Nos maisons sont également bombardées en ce moment. Et je pense que ce sont des collaborateurs qui aident (les forces russes) à cibler nos maisons", assure de son côté Iryna, 35 ans.
 
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En revanche, Vyacheslav croit savoir "que tous les collaborateurs se sont déjà enfuis vers l'autre côté" du Dniepr. "Ici, nous sommes tous des patriotes" ukrainiens, lance cet homme âgé de 47 ans.