DIRECT - Joe Biden se rendra en Pologne pour marquer un an de la guerre en Ukraine

Selon Kiev, l'armée russe a tiré ce vendredi 71 projectiles, dont 61 ont été abattus. Pour punir Moscou, les pays occidentaux ont imposé une pluie de sanctions économiques, notamment un plafonnement du prix du pétrole russe. La Russie a décidé de baisser en mars sa production de pétrole brut de 500.000 barils par jour provoquant une envolée des prix de l'or noir sur les marchés mondiaux.
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Le président Joe Biden s'adressant aux gouverneurs dans la East room de la Maison blanche ce 10 février 2023.
© AP Photo/Manuel Balce Ceneta
Le président Joe Biden s'adressant aux gouverneurs dans la East room de la Maison blanche ce 10 février 2023.
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Zaporijjia
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Kiev, des habitants attendent derrière un cordon de police de pouvoir réintégrer leurs maisons après des frappes russes ce 10 février.
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Ce qu'il faut savoir sur la situation en Ukraine à 18h00 TU. : 
- Joe Biden, le président des États-Unis se rendra en Pologne du 20 au 22 février.
- L'Ukraine dit avoir intercepté 31 des 71 missiles tirés par la Russie.
- La Banque centrale russe maintient son taux directeur à 7,50%.
- L'Ukraine affirme que deux missiles russes ont survolé la Roumanie et la Moldavie.
- "Aucun missile n'est entré dans l'espace aérien roumain", selon Bucarest.
- La Moldavie convoque l'ambassadeur de Russie après le survol d'un missile. Sa Première mnistre démissionne.
- Vladimir Poutine fera un discours à la nation le 21 février, semon  le Kremlin.
 Les forces russes frappent massivement l'Ukraine, les sirènes des raids aériens retentissent à travers le pays.
19h23 TU. Joe Biden se rendra en Pologne pour marquer un an de guerre en Ukraine.

Le président américain Joe Biden se rendra en Pologne du 20 au 22 février, peu avant le premier anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a annoncé vendredi sa porte-parole Karine Jean-Pierre.

Il y rencontrera le président polonais Andrzej Duda "pour parler de notre coopération bilatérale et de nos efforts collectifs pour soutenir l'Ukraine et renforcer les capacités de dissuasion de l'Otan", a-t-elle précisé.

Le président américain rencontrera également le groupe dit "Neuf de Bucarest", un ensemble de pays d'Europe de l'Est, membres de l'alliance de défense occidentale.
Joe Biden entend aussi prononcer un discours dans lequel il répétera que les États-Unis soutiendront l'Ukraine "aussi longtemps qu'il le faudra".

Interrogé sur un éventuel déplacement en Ukraine, John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il n'avait "pas d'autres étapes à mentionner".

18h36 TU. Russie: une chanteuse connue et un ex-député d'opposition classés "agents de l'étranger"

Une vedette du rock russe et un ancien député d'opposition ont été classés "agents de l'étranger" par la justice russe pour leur soutien à l'Ukraine, nouveau signe de répression à l'approche de l'anniversaire d'un an du conflit.

Les noms de Zemfira Ramazanova ("Zemfira" de son nom de scène) et de Dmitri Goudkov apparaissent désormais aux côtés de dizaines d'autres sur la liste du ministère de la Justice des personnes considérées comme "agents de l'étranger", a constaté l'AFP.
 

Icône du rock russe, Zemfira est accusée d'avoir "pris position ouvertement en soutien à l'Ukraine" et d'avoir critiqué "l'opération militaire spéciale" menée par Moscou en Ukraine.

Opposant à Vladimir Poutine et ex-député, Dmitri Goudkov a "appelé à fournir des armes à l'Ukraine" et à "introduire des mesures restrictives à l'encontre de la Russie", selon le ministère.

Tous deux ont quitté la Russie.

Le label infamant "d'agent de l'étranger", qui rappelle celui "d'ennemi du peuple" de l'époque soviétique, est utilisé par les autorités russes pour réprimer les voix critiques.

Cette classification oblige à de pénibles démarches administratives et à s'identifier en tant que tel dans toute publication, y compris sur les réseaux sociaux, sous peine d'amende.

La loi sur les "agents de l'étranger" a été durcie en 2022, ajoutant de nouvelles interdictions.

18h15 TU. Washington ne voit pas de "menace directe" visant la Moldavie ou la Roumanie

Les États-Unis indiquent soutenir la Moldavie mais ne pas percevoir de "menace directe" visant cette ex-république soviétique voisine de l'Ukraine ou la Roumanie, après le survol de son territoire par un missile russe.

"À ce stade, nous n'avons aucune indication d'une menace militaire directe venant de la Russie contre la Moldavie ou la Roumanie", a déclaré à la presse le porte-parole adjoint du département d'Etat, Vedant Patel. "Plus généralement, nous soutenons la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Moldavie ainsi que sa neutralité garantie dans sa constitution", a-t-il ajouté.

Plus tôt, le chef de l'armée ukrainienne a affirmé que deux missiles de croisière russes avaient survolé vendredi matin la Roumanie, pays membre de l'Otan, ainsi que la Moldavie avant d'entrer en Ukraine. Le ministère roumain de la Défense a toutefois démenti qu'un missile russe soit entré dans l'espace aérien du pays. Si confirmée, cette incursion serait la première en Roumanie depuis le début de l'invasion russe en Ukraine le 24 février dernier.

La Moldavie a pour sa part annoncé avoir convoqué l'ambassadeur de Russie afin de protester "contre la violation inacceptable de notre espace aérien par un missile russe", selon un communiqué du ministère moldave des Affaires étrangères.

Interrogé par ailleurs sur le changement de Premier ministre en Moldavie, le porte-parole américain s'est contenté de dire que les États-Unis "respectaient" les décisions de Chisinau.

La Moldavie a nommé un nouveau Premier ministre pro-européen, Dorin Recean, quelques heures à peine après la démission de sa prédécesseure.

15h39 TU. La Suisse interdit à l'Espagne de réexporter des canons suisses à l'Ukraine.

La Suisse a interdit à l'Espagne d'envoyer en Ukraine des canons antiaériens de fabrication suisse, conformément à sa doctrine de neutralité militaire.

Lire : Neutralité : la réexportation d'armes suisses vers l'Ukraine fait débat

Le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) "a rejeté la demande de l'Espagne du 16 janvier 2023 concernant la réexportation vers l'Ukraine de deux canons antiaériens de 35 mm provenant de Suisse", a indiqué un porte-parole Fabian Maienfisch, à l'AFP.

Ces derniers mois, la Suisse avait déjà refusé deux demandes allemandes et une danoise concernant la transmission de matériel de guerre à Kiev.
Lors de l'exportation de matériel de guerre, les Etats signent avec la Suisse une déclaration de non-réexportation.

Selon la loi fédérale sur le matériel de guerre, les exportations suisses de matériel de guerre doivent être refusées si le pays de destination est impliqué dans un conflit armé international. Or la Russie et l'Ukraine sont impliquées dans un tel conflit.

Comme pour les demandes de l'Allemagne et du Danemark, celle de l'Espagne a été examinée en tenant compte de ces mêmes critères. "La Suisse a donc répondu négativement à cette demande en se référant au principe d'égalité de traitement" prévu par le droit sur la neutralité et la loi sur le matériel de guerre.

La demande de l'Allemagne concernait des munitions de fabrication suisse destinées à des blindés de défense antiaérienne. La demande du Danemark portait sur 22 blindés Piranha III produits en Suisse.

En juin 2022, le Conseil fédéral - gouvernement - avait toutefois jugé "possible" la livraison de matériel de guerre sous forme d'éléments d'assemblage ou de pièces détachées à des entreprises d'armement européennes, même si le matériel de guerre fabriqué est susceptible d'être envoyé en Ukraine.

Lire : La guerre en Ukraine a-t-elle mis à mal la neutralité suisse ?

Le débat sur la neutralité a été ravivé en Suisse par la décision du gouvernement d'adopter toutes les sanctions instaurées contre la Russie par l'Union européenne depuis le 24 février 2022 et l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

Diverses initiatives sont en cours au Parlement en vue d'assouplir les règles sur la réexportation du matériel de guerre mais aucune décision n'est attendue avant plusieurs mois.

L'assouplissement envisagé au Parlement est en tout cas salué par l'industrie suisse de l'armement, qui craint que certains États décident de se fournir ailleurs.

15h20 TU. La présence d'athlètes russes aux JO serait un "signe de violence et d'impunité".

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky dénonce ce vendredi l'éventualité d'une présence des athlètes russes aux Jeux olympiques de Paris 2024, ce qui serait selon lui un "signe de violence et d'impunité", y compris sous bannière neutre.
 
La championne ukrainienne de tennis et médaille de bronze aux JO, Elina Svitolina
La championne ukrainienne de tennis et médaille de bronze aux JO, Elina Svitolina lors d'une interview avec Associated Press à Kiev, demande un banissement de tous les athlètes russes aux prochains JO de Paris.
© AP Photo/Efrem Lukatsky

"Tandis que la Russie tue et terrorise, les représentants de cet État terroriste n'ont pas leur place dans les compétitions sportives et olympiques", a déclaré M. Zelensky lors d'une réunion par visioconférence avec des ministres des Sports de plusieurs pays.

"La simple présence de représentants de l'Etat terroriste est une manifestation de violence et d'impunité", a-t-il poursuivi, ajoutant: "et cela ne peut pas être couvert par une prétendue neutralité ou un drapeau blanc".

L'Ukraine est vent debout contre l'éventualité d'une présence d'athlètes russes et bélarusses aux JO de Paris 2024, comme envisagé notamment par le Comité international olympique (CIO), et a menacé de boycotter la compétition.

Le président du CIO, Thomas Bach, a dénoncé dans un courrier daté du 31 janvier et révélé hier cette posture ukrainienne, qui va selon lui "à l'encontre des fondamentaux du mouvement olympique".

Selon Thomas Bach, ces menaces et pressions de Kiev sont perçues comme "extrêmement regrettables" par "la vaste majorité" des comités nationaux olympiques (CNO) et fédérations internationales.
 
Thomas Bach président du CIO avec Vladimir Poutine lors des JO d'hiver à Sochi en février 2014
Thomas Bach président du CIO avec Vladimir Poutine lors des JO d'hiver à Sochi en février 2014.
© AP Photo/David Goldman, Pool, File

La position ukrainienne est soutenue par les alliés traditionnels de Kiev tels que le Royaume-Uni et la Pologne. Les États-Unis se sont à l'inverse prononcés en faveur du compromis de la bannière neutre.

14h31 TU. Fuir la Russie comme on passe le mur de Berlin: l'évasion d'une journaliste dissidente.

Une "évasion" digne "du mur de Berlin", selon Reporters sans frontières: la journaliste Marina Ovsiannikova, qui avait brandi une pancarte anti-guerre à la télévision d'État russe, a levé un coin de voile sur sa fuite de son pays, ce vendredi à Paris.
 
Marina Ovsiannikova lors de son procès en août 2022
Marina Ovsiannikova lors de son procès en août 2022.
© AP Photo/Alexander Zemlianichenko

"Je crains pour ma vie. Quand je parle à mes amis en Russie, ils me demandent ce que je préfère: le novitchok, le polonium (des substances mortelles, NDLR) ou un accident de voiture", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse au siège de Reporters sans frontières (RSF).

C'est cette ONG qui a organisé son départ clandestin de son pays début octobre, alors qu'elle était assignée à résidence, avec un bracelet électronique.

Elle encourait dix ans de prison, après avoir été inculpée en août pour "diffusion de fausses informations" sur l'armée. "Le jugement devait avoir lieu le 9 octobre. Mon avocat me disait: Fuis, sauve ta vie", s'est-elle souvenue.

L'opération a commencé dans la nuit du vendredi au samedi 1er octobre, date à laquelle Marina Ovsiannikova et sa fille ont quitté Moscou: "Il y avait moins de risques qu'on nous cherche pendant le week-end".

"Nous avons utilisé sept véhicules successivement et, avant la frontière, nous nous sommes embourbés dans un champ", raconte la journaliste de 44 ans, dont les propos en russe étaient traduits par une interprète.

"Nous avons marché des heures dans la nuit avant de trouver la frontière, sans réseau mobile, en essayant de nous repérer avec les étoiles. Je perdais espoir", continue-t-elle, visiblement tendue.

Elle a affirmé avoir oublié de neutraliser son bracelet électronique, dans la précipitation, et ne l'avoir sectionné avec une pince coupante qu'après le deuxième changement de véhicule.

Les détails de sa fuite n'ont pas été révélés. On ne sait pas quelle frontière elle a franchi, ni quel a été son périple avant d'arriver en France, qui lui a offert l'asile.
Des "zones d'ombre" nécessaires "pour la sécurité de ceux qui ont aidé cette opération hors du commun", s'est justifié le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire.

Cette "évasion, (qui) fait penser aux plus célèbres franchissements du mur de Berlin", n'a "pas été organisée par des services de renseignements", a-t-il assuré.

Mi-mars, après le déclenchement de l'offensive en Ukraine, Marina Ovsiannikova avait interrompu le journal du soir de la grande chaîne d'Etat russe Pervy Kanal, où elle travaillait depuis près de 20 ans.

(RE)voir :  Guerre en Ukraine : le journal télévisé russe interrompu en direct par une journaliste
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Elle avait agité une pancarte appelant à la fin des combats et exhortant les Russes à "ne pas croire la propagande". Interpellée, elle avait écopé d'une amende puis avait quitté le pays pour travailler pour le média allemand Die Welt.

13h39 TU. Moldavie: la cheffe du gouvernement présente sa démission.

La Première ministre moldave Natalia Gavrilita a présenté sa démission aujourd'hui, après un an et demi au pouvoir dans cette ex-république soviétique qui subit de plein fouet les conséquences de la guerre dans l'Ukraine voisine.

Cette démission intervient alors que la Moldavie a fait état du survol de son territoire par un missile de croisière russe, "une violation inacceptable" de l'espace aérien selon Chisinau.
 
La Première ministre Natalia Gavrilita annonçant sa démission ce 10 février 2023.
La Première ministre Natalia Gavrilita annonçant sa démission ce 10 février 2023.
© AP Photo/Aurel Obreja

"Il est temps pour moi de partir", a déclaré la responsable pro-européenne de 45 ans devant la presse, évoquant "un manque de soutien et de confiance dans le pays".
Maia Sandu, la présidente également pro-européenne, l'a remerciée pour "son sacrifice et ses énormes efforts pour gouverner à travers autant de crises".

Des consultations avec les différents partis politiques vont être menées dans l'après-midi. Un nouveau gouvernement devrait être nommé sans accrocs et approuvé par le Parlement, où le parti de la cheffe d'État dispose du soutien de 63 députés sur 101 sièges.

Durant son court mandat, Natalia Gavrilita a dû affronter de nombreux défis avec son équipe, notamment sur le plan énergétique.

Extrêmement dépendant de la Russie, le petit pays de 2,6 millions d'habitants niché entre l'Ukraine et la Roumanie a subi une réduction drastique des livraisons du géant Gazprom après l'invasion russe.

Il a aussi été victime de pannes d'électricité massives à la suite de frappes russes sur des sites énergétiques ukrainiens.

La Moldavie, qui doit compter avec des soldats russes sur son sol, dans la région séparatiste prorusse de Transdniestrie, a en outre pointé des "tentatives de déstabilisation" de la Russie.

(RE)voir : Transnistrie : une enclave pro-russe inquiète pour son sort

Natalia Sandu a accusé Moscou d'être derrière des trafics d'armes, de biens, de traites d'humains ou de financer des manifestations antigouvernementales, évoquant une "guerre hybride".

Hier, les services de renseignement ont confirmé des informations de Kiev selon lesquelles Moscou planifiait de renverser le gouvernement pro-européen de Chisinau.

13h13 TU. La Russie baissera sa production de pétrole en mars faisant décoller les prix.
 
Un tanker à l'ancre près du complexe Cheskharisis à Novorossiysk en Russie, 11 octobre 2022. 
Un tanker à l'ancre près du complexe Cheskharisis à Novorossiysk en Russie, 11 octobre 2022. 
© AP Photo, File
La Russie va diminuer en mars sa production de pétrole en réponse aux sanctions décidées contre son brut, a déclaré aujourd'hui son vice-Premier ministre, provoquant un bond des cours de l'or noir.

"La Russie va réduire volontairement sa production de 500.000 barils par jour en mars", soit environ 5% de sa production quotidienne, a déclaré Alexandre Novak, cité par les agences de presse russes. "Nous ne vendrons pas de pétrole à ceux qui adhèrent directement ou indirectement aux principes du prix plafond", a ajouté Alexandre Novak, faisant ainsi référence à des sanctions occidentales.

Moscou est frappé depuis décembre par la mise en place d'un prix plafond sur son brut par le G7, l'Union européenne et l'Australie. Ces mesures visent également depuis début février les produits pétroliers raffinés.

Objectif pour les pays qui sanctionnent: réduire autant que possible la manne pétrolière de Moscou, dont les revenus financent son invasion de l'Ukraine, mais sans provoquer une pénurie, et donc un envol des cours de l'or noir, qui alimenterait l'inflation déjà très élevée à travers le monde.

Jusqu'à l'entrée en vigueur des nouvelles sanctions, "la Russie arrivait à compenser la perte de ses ventes à l'Occident par des achats venus d'Asie, particulièrement de Chine et d'Inde", note Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

Mais les nouvelles sanctions entrées en vigueur dimanche concernent les produits raffinés russes, qui étaient principalement achetés en Europe.
Et les exportateurs russes ne pouvaient pas se consoler en regardant les prix grimper, puisque, sur fond de craintes de récession mondiale, les cours du brut évoluent en dessous de leur niveau d'il y a un an, avant l'invasion russe de l'Ukraine.

L'annonce d'une baisse de la production russe a cependant donné un coup de fouet aux prix. A Londres, le Brent, référence européenne de brut, grimpait en milieu de journée de 2,49% à 86,60 dollars, tandis que le WTI américain prenait 2,41% à 79,93 dollars.

La baisse de la production russe risque en effet de ne pas être compensée par les autres grands pays pétroliers. Avec les États-Unis et l'Arabie saoudite, la Russie est l'un des trois plus grands producteurs de brut et donc un acteur crucial du marché.

12h47 La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni critique à nouveau l'invitation de Zelensky à Paris.

"Si j'avais été invitée à l'Élysée pour la rencontre avec Zelensky, j'aurais conseillé de ne pas faire cette réunion, parce que s'agissant de l'Ukraine ce qui nous intéresse avant tout c'est de donner un message d'unité", déclare Giorgia Meloni lors d'une conférence de presse en marge du sommet européen de Bruxelles.
 


"Moi ça ne m'intéresse pas de figurer sur une photo que je n'approuve pas. À Paris, il y avait deux présidents européens, il en manquait 25", déplore-t-elle ce vendredi.

Selon les médias italiens, Giorgia Meloni a mal vécu le fait de ne pas avoir été invitée à ce dîner mercredi soir réunissant le président français Emmanuel Macron, Volodymyr Zelensky ainsi que le chancelier allemand Olaf Scholz. Hier, elle avait déjà qualifié cette invitation d'"inopportune".

Giorgia Meloni, qui a eu une rencontre en tête à tête jeudi à Bruxelles avec le président ukrainien Zelensky, a discuté avec lui d'une visite prochaine à Kiev, "en cours d'organisation".
 
Giorgia Meloni avec Zelensky le 9 février
Giorgia Meloni avec Volodymyr Zelensky le 9 février à Bruxelles.
© Johanna Geron, Pool Photo via AP

Le président français et la cheffe du gouvernement italien ont des relations plutôt Giorgia Meloni, Emmanuel Macron a répondu: "Je n'ai pas de commentaire à faire".
"J'ai souhaité le recevoir, le président Zelensky, avec le chancelier Scholz, je pense que nous sommes dans notre rôle (...). Je pense que c'est au président Zelensky aussi d'apprécier les formats qu'il choisit", avait ajouté le chef d'État français.

12h17 TU. L'Ukraine dit avoir intercepté 61 des 71 missiles tirés par la Russie.

L'Ukraine affirme avoir intercepté 61 missiles sur les 71 tirés par la Russie contre son territoire, ajoutant avoir également abattu cinq drones de conception iranienne utilisés par Moscou.

Ce vendredi, "l'ennemi a tiré 71 missiles Kh-101, Kh-555 et missiles de croisière Kalibr (...) Les forces de défense antiaérienne ont détruit 61 missiles", a affirmé l'armée de l'air ukrainienne dans un communiqué. Les autorités ukrainiennes ont rapporté que plusieurs projectiles ont touché des sites énergétiques à travers le pays.


12H08 TU. La Banque centrale russe maintient son taux directeur à 7,50%.

La Banque centrale russe (BCR) maintient son taux directeur à 7,50%, conformément aux attentes des marchés et des analystes, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

Le taux directeur reste ainsi au niveau annoncé mi-septembre, loin du seuil atteint il y a près d'un an, après le lancement de l'intervention militaire en Ukraine.

Dans la foulée des premières sanctions internationales, la Banque centrale russe avait en effet drastiquement relevé son taux à 20%, avant de procéder à plusieurs baisses ces derniers mois, rassurée par les différents indicateurs macro-économiques du pays.

Les marchés misaient depuis plusieurs jours sur un maintien du taux directeur à 7,50%, malgré une inflation toujours élevée.

Dans son communiqué, la BCR s'est félicitée vendredi que "les tendances de l'activité économique évoluent mieux que les prévisions d'octobre de la Banque centrale" avec notamment "des signes de reprise de la consommation".

"Un ralentissement de l'économie mondiale et une nouvelle escalade avec des restrictions commerciales et financières extérieures pourraient affaiblir la demande étrangère pour les exportations russes et avoir un effet pro-inflationniste", a toutefois noté la Banque centrale russe.

11h53 TU. "Aucun missile n'est entré dans l'espace aérien roumain", selon Bucarest.

La Roumanie, membre de l'Otan, dément le survol de son espace aérien par deux missiles de croisière russes avant leur entrée en Ukraine, en réaction à des déclarations du chef de l'armée ukrainienne. 

"Le système de surveillance aérienne a détecté un projectile tiré depuis un bateau russe situé en mer Noire, près de la Crimée", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué. 

Cet engin a survolé le sud de l'Ukraine avant de pénétrer en Moldavie et d'entrer de nouveau dans l'espace aérien ukrainien. "Mais à aucun moment, il n'est entré dans l'espace aérien roumain", a précisé la même source, ajoutant qu'il s'était approché au plus près à "environ 35 km" de la frontière.

Deux avions de chasse MiG-21 de l'armée roumaine, mais évoluant sous commandement de l'Otan, ont été dirigés vers le nord de la Roumanie, ce qui a permis "clarifier rapidement la situation", a expliqué le ministère.

Le commandant en chef de l'armée ukrainienne, Valéry Zaloujny, a affirmé vendredi dans un communiqué que deux projectiles tirés "depuis la mer Noire" ont "traversé l'espace aérien roumain à approximativement 08H33 GMT" avant d'entrer dans l'espace aérien ukrainien. 

En cas de confirmation de ces informations, il se serait agi de la première violation de l'espace aérien de la Roumanie par des missiles russes depuis le début de l'invasion de l'Ukraine voisine par Moscou.

11h19 TU. La Moldavie convoque l'ambassadeur de Russie après le survol d'un missile.

La Moldavie va convoquer l'ambassadeur de Russie après l'annonce qu'un missile de croisière avait survolé le territoire de cette ex-république soviétique, annonce le ministère moldave des Affaires étrangères.

Cette décision vise à protester "contre la violation inacceptable de notre espace aérien par un missile russe", selon un communiqué.

Le ministère de la Défense avait indiqué plus tôt avoir détecté un projectile ayant survolé deux villages dans sa course vers l'Ukraine, confirmant des informations du chef de l'armée ukrainienne.

La Moldavie avait déjà convoqué l'ambassadeur après un incident similaire en octobre 2022. Des débris ont également été trouvés sur le sol moldave à plusieurs reprises.

"Les attaques de missiles contre le pays voisin affectent directement notre pays", a dénoncé le ministère des Affaires étrangères, exprimant son "ferme rejet des déclarations et actions hostiles récentes".

Jeudi, les services de renseignement avaient dit avoir détecté des activités de "déstabilisation", après des propos du président ukrainien Volodymyr Zelensky sur "l'interception d'un plan russe" concernant ce petit pays de 2,6 millions d'habitants niché entre l'Ukraine et la Roumanie.

La Moldavie, candidat depuis fin juin à l'entrée dans l'UE, est menacé militairement par la Russie avec la présence de soldats russes sur son territoire, dans la région séparatiste prorusse de Transdniestrie.

11H11 TU. La Russie baissera sa production de brut de 500.000 barils par jour en mars.

Le vice-Premier ministre russe en charge de l'Energie, Alexandre Novak, annonce que la Russie va baisser en mars sa production de pétrole brut de 500.000 barils par jour, soit environ 5% de sa production quotidienne.

"La Russie va réduire volontairement sa production de 500.000 barils par jour en mars", a-t-il déclaré, cité par les agences de presse russes, alors que Moscou est frappé depuis décembre par la mise en place d'un prix plafond sur son brut par le G7, l'Union européenne et l'Australie.

11H01 TU. Vladimir Poutine fera un discours à la nation le 21 février, semon  le Kremlin.

Le président russe Vladimir Poutine prononcera le 21 février un discours sur l'état de la nation, indique vendredi le Kremlin, trois jours avant le premier anniversaire de l'offensive de l'armée russe en Ukraine.

"Le 21 février, le président de la Fédération russe s'adressera à l'Assemblée fédérale" (qui rassemble les deux chambres du Parlement russe), a indiqué à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, précisant que le discours aborderait "la situation actuelle", notamment l'intervention militaire russe en Ukraine et la situation socio-économique en Russie.

Dmitri Peskov a précisé que le discours aurait lieu au Gostiny Dvor, un palais des congrès situé près de la place Rouge, dans le centre de Moscou.

Traditionnellement, Vladimir Poutine prononce chaque année devant les parlementaires russes un discours sur l'état de la nation, lors duquel il fait le bilan de l'année écoulée et fixe de nouvelles orientations stratégiques.

En 2022, ce discours avait toutefois été annulé, dans la foulée de l'assaut de l'armée russe contre l'Ukraine.

Vendredi, Dmitri Peskov a indiqué que des militaires russes participant aux opérations en Ukraine seraient "certainement" invités au discours du 21 février.

10H44 L'Ukraine affirme que deux missiles russes ont survolé la Roumanie, membre de l'Otan.

Le chef de l'armée ukrainienne affirm que deux missiles de croisière russes ont survolé la Roumanie, pays membre de l'Otan, ainsi que la Moldavie avant d'entrer en Ukraine.

Deux projectiles tirés "depuis la mer Noire" ont "traversé l'espace aérien roumain à approximativement 08H33 GMT" avant d'entrer dans l'espace aérien ukrainien, a affirmé dans un communiqué le commandant en chef de l'armée ukrainienne, Valéry Zaloujny. 

"Les informations faisant état d'un missile russe ayant survolé l'espace aérien roumain ne sont pas confirmées", a réagi le ministère roumain de la Défense.

De son côté, la Moldavie a confirmé qu'un missile avait traversé son espace aérien.

Si ces informations sont confirmées, il s'agirait de la première violation de l'espace aérien de la Roumanie par des missiles russes depuis le début de l'invasion de l'Ukraine voisine par Moscou.

Plusieurs projectiles sont déjà tombés en Moldavie depuis le début de la guerre en février 2022.

10H34 TU. 22 ans de prison pour un ex-gouverneur russe, dont l'arrestation avait provoqué de grandes manifestations.

Un tribunal de la région de Moscou a condamné à 22 ans de prison un ex-gouverneur, Sergueï Fourgal, dont l'arrestation à l'été 2020 avait provoqué de grandes et rares manifestations d'opposition en Extrême-Orient russe.

L'accusé, qui clame son innocence, a été reconnu coupable d'avoir commandité deux meurtres et une autre agression entre 2004 et 2005, ont indiqué les agences de presse russes, qui précisent qu'il devra purger sa peine "dans une colonie à régime sévère".

Son avocat, Boris Kojemiakine, a indiqué à l'agence Ria-Novosti que son client allait faire appel.

Gouverneur de l'immense région de Khabarovsk entre 2018 et 2020, Sergueï Fourgal, 52 ans, jouissait d'une importante popularité dans ce territoire. Il avait été élu en battant largement un candidat du parti du président russe Vladimir Poutine.

Sergueï Fourgal représentait le parti nationaliste LDPR, assujeti au Kremlin, mais dont les élus, surtout en région, peuvent être parfois plus critiques du pouvoir.

Il avait été interpellé le 9 juillet 2020, déclenchant des manifestations pour obtenir sa libération qui avaient mobilisé pendant des semaines des milliers de personnes, principalement à Khabarovsk. 

Ses partisans affirmaient que son arrestation était politique. Un autre membre du parti LDPR, Mikhaïl Degtiarev, avait été nommé gouverneur de la région après son arrestation.

Sergueï Fourgal, qui a été jugé à Moscou, à des milliers de kilomètres de Khabarovsk, est accusé d'avoir commandité les meurtres de deux hommes d'affaires et d'avoir organisé une attaque contre un autre entrepreneur entre 2004 et 2005.

Trois autres hommes, accusés d'être ses complices, ont également été condamnés vendredi à des peines allant de neuf ans et demi à 21 ans de prison, ont indiqué les agences de presse russes.

Les manifestations d'opposition d'ampleur sont très rares dans les régions russes, où les autorités tendent à les réprimer moins brutalement, de peur de susciter des remous loin de Moscou.

07H46 TU. Les forces russes frappent massivement l'Ukraine, les sirènes des raids aériens retentissent à travers le pays.

Les forces russes ont lancé une "attaque massive" sur plusieurs régions de l'Ukraine, lors d'attaques nocturnes et au moins 17 missiles ont frappé la ville de Zaporijjia, dans le sud-est, ce vendredi 10 février tôt le matin. Ces frappes de missiles et de drones kamikazes ont touché plusieurs sites énergétiques du pays, a affirmé l'armée ukrainienne, après une tournée en Europe du président ukrainien Volodymyr Zelensky pour réclamer plus d'armes à ses alliés.

Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a tiré "six missiles de croisière Kalibr", "jusqu'à 35 missiles guidés anti-aériens S-300 sur les régions de Kharkiv et Zaporijjia", et utilisé "sept drones Shahed". "L'ennemi a frappé les villes et les infrastructures essentielles de l'Ukraine", a-t-elle indiqué dans un communiqué.
 

Aucune victime n'a été rapportée à ce stade par les autorités ukrainiennes.

Des sirènes aériennes ont retenti à travers le pays pendant l'heure de pointe du matin et les responsables locaux ont exhorté les civils à se mettre à l'abri, avertissant de nouvelles frappes potentielles.

"L'aviation ennemie est dans les airs et les navires pouvant transporter des missiles Kaliber sont en mer. L'ennemi a lancé les missiles. L'alerte aérienne sera longue", a déclaré Maksym Marchenko, gouverneur régional de la région sud d'Odessa.

"S'il vous plaît, n'ignorez pas les sirènes d'alerte aérienne et allez aux abris", annonçait l'alerte.

Le porte-parole de l'armée de l'air, Yuriy Ihnat, a déclaré à la télévision ukrainienne que les défenses aériennes ukrainiennes avaient abattu cinq des sept drones et cinq des six missiles Kaliber lancés sur l'Ukraine.

Les responsables ont également déclaré avoir ordonné des coupures d'urgence de l'électricité dans tout le pays à la suite des attaques contre les infrastructures.

"Il y a une grande menace d'attaque au missile. Je tiens à souligner à nouveau - n'ignorez pas les sirènes d'alerte aérienne", a déclaré Serhiy Popko, chef de l'administration militaire de Kiev.

06H47 TU. Les présidents polonais et ukrainien se sont rencontrés jeudi en Pologne.

Les présidents polonais et ukrainien, Andrzej Duda et Volodymyr Zelensky, se sont rencontrés jeudi à Rzeszów, dans le sud-est de la Pologne, et ont discuté de la situation dans la région, a annoncé vendredi le bureau du président polonais sur Twitter.

"Le président ukrainien a rendu compte de ses récentes activités diplomatiques à Bruxelles et dans d'autres capitales européennes ; les entretiens ont également porté sur la sécurité dans la région", a-t-il ajouté.
Présidents Pologne Ukraine
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, à droite, s'entretient avec le président polonais Andrzej Duda lors de leur rencontre à Lviv, en Ukraine, le mercredi 11 janvier 2023.
(Bureau de presse présidentiel ukrainien via AP)
Les présidents ont discuté de la situation actuelle au front et de la nécessité de nouvelles actions conjointes de soutien militaire, a indiqué le bureau.


03h16 TU. Emmanuel Macron n'exclut pas de retirer la Légion d'honneur à Vladimir Poutine.

Emmanuel Macron n'a pas exclu de retirer la Légion d'honneur remise par son prédécesseur Jacques Chirac au président russe Vladimir Poutine en 2006, tout en expliquant vouloir choisir "le bon moment pour le faire".

Le chef de l'Etat a remis mercredi soir à Volodymyr Zelensky, de passage à Paris lors de son second déplacement hors d'Ukraine depuis le début de l'invasion russe, la Grand’Croix de la Légion d’honneur. Il s'agit de la plus haute distinction qu'un président français puisse décerner à un homologue.

Interrogé par la presse à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles dans la nuit de jeudi à vendredi, il a expliqué que cette distinction était "un élément de justice et de reconnaissance de notre pays" à l'égard du président ukrainien.

Mais la cérémonie informelle de remise de la Légion d'honneur à Volodymyr Zelensky à l'Elysée, dont Emmanuel Macron avait tweeté une vidéo, a ravivé les demandes de ceux qui réclament que la France retire cette distinction à Vladimir Poutine.

Jacques Chirac avait remis en 2006 au président russe la Grand'Croix de la Légion d'honneur. Cette décision avait immédiatement soulevé une polémique. L'organisation Reporters sans frontières avait notamment tenté en justice, mais en vain, d'en priver le maître du Kremlin.

Evoquant une "question symbolique mais d'importance", le président Macron a dit: "je ne m'interdis rien (...) mais ce n'est pas une décision que j'ai prise aujourd'hui".

Ces décisions "sont toujours lourdes de sens et je pense qu'il faut apprécier le bon moment pour le faire".

02H48 TU. Emmanuel Macron juge impossible la livraison d'avions "dans les semaines qui viennent".

Emmanuel Macron a affirmé dans la nuit de jeudi à vendredi que des avions de chasse réclamés par l'Ukraine ne pourraient "en aucun cas" être livrés "dans les semaines qui viennent", assurant privilégier des armes "plus utiles" et "plus rapides".

"Je n'exclus absolument rien", a assuré le président français devant la presse au sujet de livraisons d'avions de combat.

Mais "ça ne correspond pas aujourd'hui aux besoins", a-t-il estimé, à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles en présence de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. 

Tout au long de sa tournée européenne mercredi et jeudi, le président ukrainien a martelé que son pays avait besoin d'avions de chasse pour mettre fin à la guerre menée par la Russie.

Le président Macron a assuré que sa "discussion très approfondie et très précise" avec Volodymyr Zelensky mercredi à Paris avait mis en lumière que la priorité devait être "de tout faire pour aider (l'Ukraine) à résister dans les prochaines semaines", et de "mener les opérations utiles au printemps-été si on veut pouvoir ensuite mener les actions diplomatiques en parallèle".

"Il est essentiel que les alliés privilégient les matériels qui sont les plus utiles" et "les plus rapides", a-t-il ajouté, estimant que les canons Caesar et le système de défense sol-air de moyenne portée MAMBA fournis par la France répondaient à ces critères.

Il faut peut-être "intensifier" les livraisons des "éléments d'artillerie permettant de lancer des offensives terrestres ou de résister", a-t-il insisté, promettant d'y "travailler dans les prochains jours".

00H26 TU. Zelensky va ouvrir une conférence de ministres des Sports sur la présence des Russes aux JO.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky prendra la parole lors d'une visioconférence réunissant les ministres des Sports de plusieurs pays sur la présence des athlètes russes aux JO-2024 de Paris, selon l'agence PA.

Le dirigeant ukrainien, qui s'exprimera à l'ouverture de cette conférence organisée par Londres, a réclamé à plusieurs reprises l'exclusion des sportifs russes et bélarusses des prochains Jeux olympiques, appelant encore cette semaine à "protéger la charte olympique".

Depuis l'invasion russe de l'Ukraine il y a près d'un an, les sportifs russes et bélarusses sont exclus de la plupart des compétitions internationales, mais le Comité international olympique (CIO) oeuvre depuis des semaines à ce qu'ils puissent participer aux JO-2024 sous bannière neutre.

Le Royaume-Uni, fervent soutien de l'Ukraine depuis le début de la guerre, a critiqué la position du CIO, tout comme de nombreux autres Etats européens, dont la République tchèque, l'Islande, la Norvège, la Suède ou encore la Pologne.

"Nous devons réclamer au CIO qu'il démontre que les valeurs de l'olympisme signifient quelque chose. Nous devons être clair sur le fait qu'il y a des conséquences à cette invasion illégale", a affirmé la ministre des Sports britannique Lucy Frazer, citée par l'agence PA.

"Nous ne pouvons pas autoriser que des athlètes russes s'alignent aux côtés de l'équipe britannique ou de n'importe qui d'autre sur la scène mondiale", a-t-elle ajouté.

Le ministre polonais des Sports Kamil Bortniczuk a affirmé il y a quelques jours s'attendre à ce qu'une quarantaine de pays s'opposent à la participation des Russes et Bélarusses, lors de la conférence de vendredi.

Certains pays agitent même des menaces de boycott, emboitant le pas de l'Ukraine.

Le CIO a dénoncé ces menaces qui "vont à l'encontre des fondamentaux du mouvement olympique", dans un courrier révélé jeudi et adressé par son président Thomas Bach au comité olympique ukrainien.