DIRECT - Les États-Unis dénoncent pour la première fois des "crimes contre l'humanité" en Ukraine

La vice-présidente des États-Unis Kamala Harris a accusé pour la première fois la Russie d'avoir perpétré des "crimes contre l'humanité" depuis le début de son invasion de l'Ukraine il y a près d'un an.

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Un véhicule d'artillerie sur la ligne de front dans la région de Donetsk, en Ukraine, le 18 février 2023.
AP Photo/Libkos
Un véhicule d'artillerie sur la ligne de front dans la région de Donetsk, en Ukraine, le 18 février 2023.
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La vice-présidente Kamala Harris à la Conférence de Munich sur la sécurité, le 18 février 2023. - 2
AP/Michael Probst
La vice-présidente Kamala Harris à la Conférence de Munich sur la sécurité, le 18 février 2023.
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Zelensky - conf munich
(AP Photo/Michael Probst)
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy s'exprime depuis un écran lors de la conférence de Munich sur la sécurité à Munich, en Allemagne, le vendredi 17 février 2023.
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19h29 TU. Macron dit vouloir "la défaite" de la Russie, mais sans l'"écraser"

Le président français Emmanuel Macron a affirmé vouloir "la défaite" de Moscou face à l'Ukraine, tout en mettant en garde ceux qui veulent "avant tout écraser la Russie", ce qui ne sera "jamais" la "position de la France".

"Je suis convaincu qu'à la fin, ça ne se conclura pas militairement", a-t-il dit dans un entretien accordé à un groupe de journalistes. Il estime aussi que "toutes les options autres que Vladimir Poutine au sein du système actuel" lui "paraissent pires" que le président russe.

Emmanuel Macron
Le président français Emmanuel Macron au palais présidentiel de l'Élysée, à Paris, le jeudi 16 février 2023.
(Ludovic Marin, pool via AP)

14h14 TU. Kamala Harris dénonce les "crimes contre l'humanité" commis par la Russie en Ukraine

La Russie a commis des "crimes contre l'humanité" dans sa guerre en Ukraine, a déclaré la vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris, appelant à ce que "justice" soit faite.

"Les États-Unis ont établi formellement que la Russie a commis des crimes contre l'humanité en Ukraine", a affirmé Kamala Harris dans un discours devant la conférence de Munich sur la sécurité où elle a réaffirmé le soutien le "temps qu'il faudra" des États-Unis à ce pays et la solidité du lien transatlantique et de l'Otan face à la Russie.

"Nous avons examiné les preuves, nous connaissons les normes légales et il ne fait aucun doute qu'il s'agit de crimes contre l'humanité", a-t-elle déclaré après avoir cité le cas d'exécutions sommaires, de torture et de viols par les forces russes en Ukraine, ainsi que "le transfert de force de centaines de milliers de civils ukrainiens" en Russie.

La vice-présidente Kamala Harris à la Conférence de Munich sur la sécurité, le 18 février 2023.
La vice-présidente Kamala Harris à la Conférence de Munich sur la sécurité, le 18 février 2023.
AP/Michael Probst

12H49 TU. Paris, Washington, Berlin et Londres s'inquiètent de la coopération militaire entre l'Iran et la Russie.

Les chefs de la diplomatie américaine, française, allemande et britannique se sont inquiétés de la coopération de plus en plus étroite entre l'Iran et la Russie, lors d'une réunion en marge de la conférence de Munich sur la sécurité.

"Ils ont discuté de leurs préoccupations s'agissant de la coopération militaire à deux sens entre l'Iran et la Russie et ses implications pour la sécurité et la stabilité de la région et au-delà", selon un communiqué du porte-parole du secrétaire d'Etat américain Antony Blinken.

Kiev et ses alliés occidentaux ont notamment accusé par le passé la Russie d'utiliser des drones de fabrication iranienne pour mener des attaques contre l'Ukraine.

La réunion entre Antony Blinken, la Française Catherine Colonna, l'Allemande Annalena Baerbock et le Britannique James Cleverly s'est déroulée en marge de cette conférence consacrée aux questions de sécurité et de défense internationale largement dominée par le soutien des alliés occidentaux à l'Ukraine face à la Russie.

Ils ont également exprimé leur "préoccupations face à l'escalade nucléaire" de l'Iran et "son absence de coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)", appelant l'Iran "à changer de voie" et réaffirmé leur "solidarité avec le peuple iranien au regard des abus continue des droits de l'homme de la part de l'Iran", selon le communiqué.

Les négociations entre Téhéran et les grandes puissances sur le dossier nucléaire iranien sont suspendues depuis plusieurs mois.

12h00 TU. Kamala Harris dénonce les "crimes contre l'humanité" commis par la Russie en Ukraine.

La Russie a commis des "crimes contre l'humanité" dans sa guerre en Ukraine, a déclaré samedi la vice-présidente des Etats-Unis, Kamala Harris, appelant à ce que "justice" soit faite.

"Les Etats-Unis ont établi formellement que la Russie a commis des crimes contre l'humanité en Ukraine", a affirmé Kamala Harris dans un discours devant la conférence de Munich sur la sécurité.

"Nous avons examiné les preuves, nous connaissons les normes juridiques et il n'y a pas de doute: ce sont des crimes contre l'humanité", a-t-elle déclaré.

"Et je dis à tous ceux qui ont perpétré ces crimes et à leurs supérieurs ou complices dans ces crimes: vous en rendrez compte", a-t-elle prévenu.

Depuis le début de l'invasion, les Etats-Unis ont documenté ou répertorié plus de 30.600 cas de crimes de guerre commis par les forces russes en Ukraine, précise le département d'Etat américain.

"Il ne peut y avoir d'impunité pour ces crimes", a insisté le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken dans un communique séparé.

11h52 TU. L'armée russe revendique la rare prise d'une localité dans la région de Kharkiv.

L'armée russe a revendiqué la rare prise d'une localité dans la région de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, où ses troupes sont passées à l'offensive depuis quelques semaines, en parallèle de ses offensives autour de Bakhmout et Vougledar.

"Dans la direction de Koupiansk, à la suite d'actions offensives des unités du groupe "Ouest", la localité de Grianykivka, dans la région de Kharkiv, a été "complètement libérée", a annoncé le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Dans son rapport matinal, l'armée ukrainienne avait de son côté indiqué que le petit village de Grianykivka avait été "bombardé" la veille par l'artillerie russe, sans donner plus de détails.

Cette localité se situe à 20 km au nord-est de Koupiansk, principale ville de cette zone de la région de Kharkiv, qui avait été prise par les Russes dans les premiers jours de l'intervention militaire, il y a un an. 

Les Ukrainiens avaient ensuite repris Koupiansk, qui comptait avant la guerre près de 30.000 habitants en septembre, après une contre-offensive éclair.


09H57 TU. Ursula von der Leyen plaide pour "redoubler d'efforts" dans le soutien militaire.

La présidente de la Commission européen Ursula von der Leyen a appelé à "redoubler d'effort" dans le soutien militaire à l'Ukraine pour l'aider à repousser l'invasion russe lors d'une intervention à la Conférence sur la sécurité de Munich.
 
Ursula von der Leyen et Sanna Marin à la conf de Munich
Le Premier ministre finlandais Sanna Marin, à gauche, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, parlent lors de la Conférence de Munich sur la sécurité à Munich, le samedi 18 février 2023.
(AP Photo/Petr David Josek)
"Nous devons continuer le soutien très massif nécessaire pour faire échouer les plans impérialistes de (Vladimir) Poutine", a-t-elle déclaré. "Il est temps d'accélérer car l'Ukraine a besoin de matériel pour survivre", a-t-elle insisté.

08H58 TU. Stoltenberg appelle à "ne pas faire la même erreur avec la Chine" qu'avec Moscou.

Le chef de l'Otan, Jens Stoltenberg, va appeler les Occidentaux à "ne pas faire la même erreur avec la Chine" qu'avec la Russie, qui a créé des liens de dépendance énergétique avec l'Europe.

 
Nous ne devrions pas faire la même erreur avec la Chine et d'autres régimes autoritaires.
Jens Stoltenberg, chef de l'OTAN.
"Nous ne devrions pas faire la même erreur avec la Chine et d'autres régimes autoritaires", qu'avec la Russie, va mettre en garde Jens Stoltenberg devant la Conférence sur la sécurité de Munich. 
Jens Stoltenberg
Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, à Ankara, en Turquie, le jeudi 16 février 2023.
(AP Photo/Burhan Ozbilici)
"Nous ne devons pas devenir trop dépendants des produits et des matières premières que nous importons", va-t-il ajouter, selon des éléments de son discours, transmis par son entourage.

"La guerre en Ukraine a mis en évidence le danger d'une confiance excessive dans les régimes autoritaires", va souligner le dirigeant de l'Otan, qui quittera ses fonctions à l'automne.

"Il n'y a pas si longtemps, beaucoup soutenaient que l'importation russe  était une question purement économique. Ce n'est pas le cas. C'est une question politique", va-t-il faire valoir.

Selon Jens Stoltenberg, "il s'agit de notre sécurité. Parce que la dépendance de l'Europe à l'énergie russe nous a rendus vulnérables".


08H55 TU.  Pour Jens Stoltenberg, Il faut "donner à l'Ukraine ce dont elle a besoin pour gagner" la guerre.

Le chef de l'Otan Jens Stoltenberg va appeler à "donner à l'Ukraine ce dont elle a besoin pour gagner" la guerre lancée contre le pays par la Russie il y a près d'un an.

 
Poutine ne planifie pas la paix, il planifie plus de guerre.
Jens Stoltenberg, chef de l'Otan
"Nous devons donner à l'Ukraine ce dont elle a besoin pour gagner et subsister en tant que nation souveraine indépendante en Europe", selon des déclarations qu'il doit prononcer à la Conférence sur la sécurité de Munich, transmises à l'AFP.

Le président russe Vladimir "Poutine ne planifie pas la paix, il planifie plus de guerre (...)", dit-il alors que l'Otan redoute une prochaine vaste offensive des forces russes.

Il n'y a "aucune indication montrant qu'il a changé ses ambitions", prévient-il, en mobilisant "des centaines de milliers de troupes" et se procurant "plus d'armes auprès de pays autoritaires tels que l'Iran et la Corée du Nord".

La veille, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz avait plaidé pour une intensification de l'aide des alliés occidentaux à Kiev, notamment militaire, alors qu'aucun signe d'apaisement n'est discernable sur le front des combats à l'est de l'Ukraine.

"Aujourd'hui, très clairement, l'heure n'est pas au dialogue", avait reconnu Jens Macron qui a longtemps tenté de conserver des canaux de discussion avec Vladimir Poutine, s'attirant parfois de vives critiques de pays européens, Ukraine en tête.  

07h15 TU. Biden "enverra un message" à Poutine lors de son discours en Pologne.

Le président Joe Biden "enverra un message" à son homologue russe, Vladimir Poutine, lorsqu'il s'exprimera à Varsovie mardi 21 février, selon Washington.

Joe Biden doit prononcer son discours en Pologne - un allié clé des États-Unis. Le même jour, Vladimir Poutine devrait prononcer son propre discours à Moscou, trois jours avant le premier anniversaire de l'invasion russe.

Joe Biden y rencontrera le président polonais, Andrzej Duda, puis mercredi 22, il rencontrera les dirigeants des Neuf de Bucarest, un groupe de membres de l'OTAN en Europe de l'Est.


06H05 TU. Des responsables de Kiev s'expriment lors la Conférence sur la sécurité.

Des soldats ukrainiens luttant pour repousser une poussée russe sur la petite ville orientale de Bakhmut ont plaidé vendredi pour plus d'armes du monde extérieur, alors que les dirigeants occidentaux se réunissaient à Munich pour évaluer la guerre qui secoue l'Europe depuis près d'un an.

"Donnez-nous plus d'équipements militaires, plus d'armes, et nous traiterons avec l'occupant russe, nous les détruirons", a déclaré Dmytro, un militaire debout dans la neige près de Bakhmut, faisant écho à un plaidoyer de son président à la conférence de Munich.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré à la conférence de Munich qu'il était "évident" que l'Ukraine ne serait pas la dernière étape de l'invasion du président Vladimir Poutine et qu'il était vital que l'Occident ne retarde pas les livraisons d'armes pour aider à repousser les forces russes.

Près d'un an après le début de l'invasion, les troupes du président Vladimir Poutine intensifient leurs assauts à l'est. L'Ukraine prévoit une contre-offensive de printemps, pour laquelle elle veut des armes plus lourdes et à plus longue portée de la part de ses alliés occidentaux.


22H10 TU. Accord du FMI avec l'Ukraine ouvrant la voie à un soutien financier.

L'Ukraine va pouvoir demander un soutien financier au Fonds monétaire international (FMI), a annoncé l'institution, qui a mené un examen des politiques du pays, et précise que cela pourrait soutenir les efforts du gouvernement ukrainien en vue de l'adhésion à l'UE.

"Les services du FMI et les autorités ukrainiennes sont parvenus à un accord" qui "ouvre la voie à l'ouverture de discussions sur un programme à part entière soutenu par le FMI", a indiqué l'institution de Washington. Cet accord doit désormais être approuvé par la direction du FMI.

Il s'agissait du premier et dernier examen dans le cadre du programme de suivi (PMB), un outil d'aide aux pays pour concevoir des politiques et attirer le financement des donateurs dans des circonstances complexes.

"La performance des autorités dans le cadre du PMB a été solide", a indiqué le FMI dans son communiqué.


21H09 TU. Un premier groupe de soldats ukrainiens termine sa formation par les forces américaines.

Un premier groupe de plus de 600 soldats ukrainiens ont terminé leur formation dispensée par les Etats-Unis, comprenant des manoeuvres à grande échelle qui pourraient aider l'Ukraine dans ses opérations à venir face à la Russie, a indiqué le Pentagone.

"Cette semaine, un premier bataillon ukrainien a terminé sa formation d'armes combinées sur le (blindé d'infanterie) M2 Bradley" sur une base américaine en Allemagne, a déclaré le porte-parole du Pentagone, le général Pat Ryder, dans un communiqué.

Les Etats-Unis ont accepté de fournir plus de 100 véhicules Bradley -- des blindés d'infanterie armés de canons de 25 mm ainsi que d'un lanceur de missile antichar -- à l'Ukraine, qui devrait lancer une contre-offensive contre les troupes russes au cours des prochains mois.

"Environ 635 Ukrainiens ont achevé les quelque cinq semaines d'instruction, qui comprenaient des tâches de base pour un soldat comme l'adresse au tir, mais aussi une formation médicale", a affirmé le général Ryder. 

Un bataillon mécanisé et un bataillon d'artillerie ont commencé leur formation il y a deux semaines, et deux autres bataillons devraient commencer la leur la semaine prochaine.

Les Etats-Unis, qui ont déjà formé des soldats ukrainiens sur l'utilisation des différentes armes promises à Kiev, ont annoncé l'élargissement de leur programme de formation à la fin de l'an passé.


20H16 TU. Macron se livre à une attaque en règle contre la Russie.

Le président français Emmanuel Macron s'est livré à un réquisitoire contre la Russie, martelant que son "agression" en Ukraine devait "échouer" et accusant Vladimir Poutine d'avoir privé son pays de "l'autorité" qu'il avait promis de lui rendre après la chute de l'URSS.

La Russie porte "l'entière responsabilité des effets calamiteux" de la guerre en Ukraine, a-t-il lancé lors de la conférence sur la Sécurité de Munich, à une semaine du premier anniversaire du déclenchement du conflit.

"La Russie ne peut ni ne doit gagner cette guerre et l'agression russe doit échouer, parce qu'on ne peut pas accepter la banalisation du recours illégal à la force, parce que sinon c'est toute la sécurité européenne et plus généralement la stabilité mondiale qui serait mise en cause", a-t-il asséné.

Emmanuel Macron a ensuite égrainé les "échecs" selon lui de Vladimir Poutine depuis un an, "sur le terrain" militaire, en poussant l'Ukraine vers l'UE et l'Otan et vis à vis de l'opinion russe.

"L'hypothèse de base, c’était que cette agression serait rapide, que l'Ukraine ne résisterait pas et que c'était une affaire de quelques jours, voire de quelques semaines", a-t-il rappelé.

Le résultat de l'offensive russe, "c'est la consolidation de l'Ukraine et de sa force" et la décision de la Suède et de la Finlande de rejoindre l'Otan, dont la Russie n'a cessé de dénoncer l'installation à ses frontières, a-t-il dit.

"L'échec sans doute le plus troublant, c'est aujourd'hui celui du Président Poutine à rendre à la Russie ce qu'il lui a promis, c'est son autorité dans le monde", a-t-il ajouté, pointant un produit intérieur brut russe "médiocre" et une démographie "déclinante".

"Si vous voulez consolider votre avenir, il vous faut quelques rêves fous. Soit vous rêvez de croissance et d'innovation, d'une nouvelle Europe basée sur la paix, l'éducation, soit vous ravivez le vieux rêve impérial basé sur l'hégémonie et l'agression", a-t-il lancé.

Il a aussi accusé la Russie d'être une "puissance de déséquilibre et de désordre" pas seulement dans l'ex-espace soviétique mais aussi au Proche-Orient et en Afrique, "par le truchement" des mercenaires du groupe Wagner. 

Il a toutefois aussi réaffirmé que la sécurité de l'Europe ne pouvait être pensée sans y associer la Russie.

"Il n'y aura pas de paix durable et complète sur notre continent sans que nous ne sachions embrasser la question russe, mais de manière lucide, sans aucune complaisance", a-t-il souligné.

18H15 TU. Auchan "dément catégoriquement" les accusations d'avoir contribué à l'effort de guerre russe.

Auchan Retail, qui chapeaute l'activité de distribution du groupe de distribution, a "catégoriquement" démenti dans un communiqué les accusations d'avoir contribué à l'effort de guerre russe en Ukraine, en réaction à une enquête du Monde publiée vendredi 17 février

Selon des documents obtenus par le quotidien français, le site d'investigation The Insider et l'ONG Bellingcat, une collecte de produits destinés à l'armée de Vladimir Poutine a été organisée au sein de la filiale locale d'Auchan en Russie en mars 2022.

"Auchan Retail dément catégoriquement les faits relatés par cette enquête et leur interprétation", selon le groupe.

Ces allégations "ne sont nullement corroborées par la réalité de (nos) recherches internes qui confirment, elles, le strict respect des réglementations en vigueur", s'offusque Auchan Retail.

Ce dernier "réaffirme donc que ses magasins restés ouverts en Russie le sont pour permettre à la population russe (comme c'est le cas par ailleurs en Ukraine pour la population ukrainienne) de se nourrir et qu’ils n’apportent aucune aide volontaire et active à un quelconque approvisionnement d'autres catégories de consommateurs que la population civile russe", a-t-il encore justifié.

Le distributeur français a poursuivi son activité en Russie après le déclenchement de la guerre en Ukraine, contrairement à de nombreux autres groupes.

Vendredi, Kiev l'a accusé d'être "une arme à part entière de l'agression russe", selon un tweet du chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba, qui a déclaré vouloir "en discuter" avec son homologue française Catherine Colonna.