DIRECT - Ukraine : après son entretien avec Xi, Zelensky nomme un ambassadeur en Chine

Le président Zelensky a eu un "long et significatif" entretien avec son homologue chinois, Xi. Une conversation critiquée par Moscou qui accuse Kiev de "saper les initiatives de paix". Le gouvernement chinois a dit que cet appel a eu lieu à l'initiative de Kiev et que Pékin est "du côté de la paix" et "appelle à la négociation".
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composite Xi - Zelensky
Le président ukrainien a déclaré avoir eu un "long et significatif" entretien avec son homologue chinois ce 26 avril 2023. De son côté Xi Jinping a assuré que "le dialogue et la négociation" sont la "seule issue" au conflit avec la Russie
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18h30 TU. Moscou ne voit "aucun progrès" pour prolonger l'accord sur les céréales ukrainiennes 

La Russie ne voit "aucun progrès" dans la levée des obstacles à ses exportations d'engrais, une condition pour que Moscou prolonge l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, qui arrive à échéance mi-mai.

"Jusqu'à présent, nous ne voyons aucun progrès", a déclaré mercredi l'ambassadeur russe auprès des Nations unies à Genève Guennadi Gatilov, ancien vice-ministre des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse.
 
L'ambassadeur russe aux Nations unies Guennadi Gatilov au Conseil de sécurité de l'ONU un jour d'avril 2017.
L'ambassadeur russe aux Nations unies Guennadi Gatilov au Conseil de sécurité de l'ONU un jour d'avril 2017.
© AP Photo/Richard Drew
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a fait une proposition au président russe Vladimir Poutine - dont on ignore les détails - pour permettre la prolongation de l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, qui a permis d'atténuer la grave crise alimentaire mondiale qui frappe des centaines de millions de personnes dans le monde. Cet accord arrive à échéance le 18 mai.

(RE)lire : Ukraine - Russie : qu'est-ce qui est en jeu dans l'accord sur les céréales ?

Selon l'ONU, Antonio Guterres trace dans sa lettre au président russe "les contours d'une voie à suivre proposée pour améliorer, prolonger et étendre" l'accord qui permet depuis juillet l'exportation de céréales ukrainiennes via la mer Noire malgré la guerre.
L'accord a été prolongé le 19 mars. Mais Moscou a proposé soixante jours plutôt que la reconduction tacite initialement convenue de 120 jours, en insistant sur le respect de l'autre volet de l'accord - passé entre la Russie et l'ONU-  qui concerne essentiellement ses exportations d'engrais.

"Nous apprécions les efforts de l'ONU, l'ONU essaie de faire de son mieux", a souligné l'ambassadeur, "mais nous n'avons vu pour l'instant que des promesses".
Moscou a de nouveau menacé mi-avril de suspendre l'initiative sur les céréales si ses cinq exigences n'étaient pas remplies, dont la reconnexion au système bancaire international Swift de la banque russe spécialisée dans l'agriculture Rosselkhozbank.

L'AFP a toutefois pu confirmer ce mercredi auprès d'une source proche du dossier que les autorités américaines avaient donné à la banque JPMorgan la permission d'effectuer des paiements vers Rosselkhozbank pour permettre des exportations de céréales et d'aliments russes.

18h07 TU. Xi-Zelensky: l'Union Européenne se félicite que les "canaux de communications soient ouverts"

L'Union européenne salue le premier appel entre les présidents chinois Xi Jinping et ukrainien Volodymyr Zelensky depuis le début de l'invasion russe et se félicite que les "canaux de communication soient ouverts", a indiqué mercredi un responsable européen sous couvert d'anonymat.
"L'UE a toujours encouragé la Chine, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, à partager la responsabilité mondiale de défendre et de faire respecter la Charte des Nations unies et les principes du droit international", a poursuivi cette source, "prenant note de l'intention de la Chine de dépêcher un envoyé spécial en Ukraine", tout en soulignant attendre "plus de détails sur cette initiative".


16h43 TU. Un sniper russe tue un journaliste ukrainien travaillant pour le quotidien italien La Repubblica à Kherson

Un journaliste ukrainien employé comme fixeur par le quotidien italien La Repubblica a été abattu par un tir de sniper dans le sud de l'Ukraine, tandis que son collègue italien a été blessé, a annoncé mercredi le journal.

Dans un tweet publié cet après-midi, le journaliste Corrado Zunino explique qu'il est en route pour Odessa. Il a été blessé à l'épaule droite par la balle qui a tué son "grand ami Bogdan. Je crois qu'il est mort à l'entrée du pont de Kherson. Douleur immense. J'avais un gilet pare-balle avec l'inscription Press."
"Notre correspondant Corrado Zunino et son fixeur Bogdan Bitik sont tombés dans une embuscade tendue par des snipers russes aujourd'hui dans la banlieue de Kherson, dans le sud de l'Ukraine", indique le quotidien.

"Bodgan Bitik n'a malheureusement pas survécu : il laisse une femme et un fils. Corrado, blessé à l'épaule, est hospitalisé à Kherson", a-t-il ajouté.

Les deux journalistes, qui ont largement couvert le conflit depuis l'invasion russe, portaient des gilets pare-balles avec l'inscription "presse", a-t-il précisé. Ils se trouvaient près du principal pont de Kherson.

"Nous avons été touchés. J'ai vu Bogdan au sol, qui ne bougeait plus. J'ai tenté de l'appeler, il ne répondait pas. Puis j'ai rampé pour sortir de la ligne de feu et j'ai couru jusqu'à ce que je rencontre une voiture civile. J'étais en sang, ils m'ont conduit à l'hôpital", a témoigné le reporter italien.

Le corps de son collègue ukrainien n'a pour l'instant pas pu être récupéré, à cause de la présence des snipers russes, a précisé le journal.

Le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a indiqué que ses services et l'ambassade italienne à Kiev étaient en train d'organiser le retour de Corrado Zunino en Italie.

16h40 TU. La cheffe de la diplomatie française à Bakou pour tenter de pacifier les liens avec l'Arménie

La ministre française des Affaires étrangères est arrivée à Bakou ce soir pour des entretiens avec le président et le chef de la diplomatie prévus demain jeudi, avec l'objectif d'apaiser les tensions entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie sur l'épineux dossier du Nagorny Karabakh.
 

À l'issue des réunions bilatérales avec Ilham Aliev et le chef de la diplomatie Djeyhoun Baïramov, Catherine Colonna tiendra une conférence de presse conjointe avec son homologue.

Le risque d'embrasement entre Arménie et Azerbaïdjan est "considérable dans une zone qui est déjà extrêmement déstabilisée en raison des conséquences de l'agression de la Russie en Ukraine", a souligné une source diplomatique française.

Ces deux ex-républiques soviétiques du Caucase sont en conflit depuis une trentaine d'années pour le contrôle de l'enclave du Nagorny Karabakh, région majoritairement peuplée d'Arméniens ayant fait sécession de l'Azerbaïdjan à l'effondrement de l'Union soviétique.

L'Arménie avait remporté la première guerre en 1994, l'Azerbaïdjan la seconde en 2020. Le cessez-le-feu parrainé par la Russie n'a toutefois pas abouti à un traité de paix. Et, malgré le déploiement de soldats de la paix russes, des échauffourées meurtrières au Nagorny Karabakh ou à la frontière entre les deux pays continuent d'éclater périodiquement.

"Il est clair que nous sommes sur une tangente délicate", a ajouté la source diplomatique, alors que Bakou a décidé d'installer, le weekend dernier, un poste de contrôle à l'entrée du couloir de Latchine, unique axe d'approvisionnement du Karabakh, qui faisait déjà l'objet d'un blocus depuis décembre. Paris a estimé dimanche que ce point de contrôle "contrevient aux engagements pris dans le cadre des accords de cessez-le-feu et porte préjudice au processus de négociation".

La visite de Catherine Colonna à Bakou est la première visite d'un ministre français des Affaires étrangères depuis six ans, c'est donc "en soi un geste important", a-t-on souligné au quai d'Orsay.


15h45 TU L'Ukraine demande l'aide des entreprises italiennes pour sa reconstruction

Les dirigeants ukrainiens ont appelé mercredi les entreprises italiennes à investir dans la reconstruction de leur pays, citant des opportunités dans l'énergie, les infrastructures et l'agriculture.

"Cette guerre offre des opportunités pour l'avenir", a déclaré par visio-conférence le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'une conférence bilatérale à Rome.
 
conférence bilatérale sur la reconstruction de l'Ukraine à Rome
Volodymyr Zelenskyy reçoit une standing ovation après son intervention devant un parterre de plus de 500 chefs d'entreprises italiens et la Première ministre Meloni avec son homologue ukrainien Denys Chmygal. Rome 26 avril 2023.  
© AP Photo/Domenico Stinellis

Cette conférence d'une journée, proposée par la Première ministre Giorgia Meloni lors d'une visite à Kiev en février, a réuni plus de 600 entreprises italiennes, des homologues ukrainiens et des représentants des gouvernements.

Volodomyr Zelensky a rappelé l'éventail de matières premières que l'Ukraine pouvait offrir aux entreprises étrangères, du minerai de fer au lithium en passant par le titane.
"Nous pouvons fournir tout cela aux marchés mondiaux et nous le ferons", a-t-il déclaré.

"Parler de la reconstruction de l'Ukraine signifie concrètement parier sur sa victoire et sur la fin du conflit", a souligné Giorgia Meloni, se disant "certaine que l'avenir de l'Ukraine sera un avenir de paix, un avenir de prospérité, un avenir de plus en plus européen".

Le ministre de l'Économie Giancarlo Giorgetti a annoncé que l'Italie contribuerait à hauteur de 100 millions d'euros à la nouvelle initiative "L'UE pour l'Ukraine" de la Banque européenne d'investissement, qui vise à financer des projets de reconstruction.

Six protocoles d'accord ont été signés à Rome dans des domaines tels que la protection de l'environnement, les chemins de fer, l'agroalimentaire et la construction de barrages hydroélectriques, a précisé le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal. Il a ajouté que l'Ukraine aurait besoin de plus de 24 milliards de dollars "pour répondre à des besoins fondamentaux tels que le logement et le chauffage" en 2023. Parmi les autres priorités de Kiev figurent les transports, les infrastructures et les efforts de déminage, a-t-il déclaré.

Le Premier ministre ukrainien doit rencontrer demain le pape François, qui a appelé à plusieurs reprises à la paix en Ukraine.

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a exhorté les entreprises à ne pas tarder à investir. "Les opportunités sont ici et maintenant, vous n'avez pas besoin d'attendre la fin de la guerre pour agir", a-t-il déclaré.

14h45 TU. Saisies "temporaires" par le Kremlin : Fortum annonce l'éviction du PDG de sa filiale russe

L'énergéticien finlandais Fortum, visé depuis hier par une saisie "temporaire" d'actifs émanant d'un décret du Kremlin, a appris que le PDG de sa filiale russe a été remplacé de force par la nouvelle direction.
 
Logo de Fortum
© Fortum

"Fortum considère que la nomination d'un nouveau PDG est la confirmation du fait que le décret présidentiel est entré en vigueur et que la filiale de Fortum est placée sous le régime d'une saisie temporaire d'actifs", explique le producteur d'électricité finlandais dans un communiqué.

Le Kremlin a menacé ce mercredi d'"allonger" la liste des entreprises étrangères visées par des saisies "temporaires" d'actifs en Russie, un moyen de faire pression au moment où les Occidentaux réfléchissent à utiliser les avoirs russes gelés à l'étranger.
Fortum et son ancienne filiale allemande Uniper ont été les deux premières entreprises visées par cette mesure surprise.

Cette compagnie finlandaise, qui cherche comme de nombreux autres groupes occidentaux à vendre ses actifs en Russie dans le cadre d'une sortie de ce pays, a dit avoir "été mise au courant via un communiqué de presse de sa filiale russe PAO Fortum du fait que le conseil d'administration de celle-ci a remplacé le PDG".

Dans ce communiqué obtenu par l'AFP, le nouveau PDG, Viatcheslav Kojevnikov, demande aux employés de la firme finlandaise de continuer leur travail comme avant.
"Rien ne change pour nos activités opérationnelles, nous devons tous continuer à exercer nos fonctions et assurer un approvisionnement fiable et ininterrompu en électricité et en chauffage aux consommateurs", écrit le nouveau dirigeant, âgé de 48 ans, selon le communiqué de la filiale.

Présents en Russie depuis plus de 60 ans, Fortum et Uniper comptaient au début du conflit 7.000 employés sur son territoire, avec 12 centrales de production d'électricité et de chaleur, fonctionnant principalement au gaz.
 
Champ d'éoliennes du producteur d'énergie Fortum
Champ d'éoliennes d'Ulyanovsk en Russie, 2018.
© Fortum
Fortum est possédée à 50,7% par la Finlande, qui a fait son entrée dans l'Otan début avril. Après d'importantes décotes, cette compagnie estime que ses actifs en Russie valent encore 1,7 milliard d'euros.

En plus d'un an, les Occidentaux ont gelé pour plus de 300 milliards d'euros d'actifs de la banque centrale russe et Bruxelles a immobilisé dans l'UE 21,5 milliards d'euros d'avoirs d'oligarques et d'entités frappés par des sanctions.

Mais l'option consistant à confisquer ces avoirs russes pour reconstruire l'Ukraine est un casse-tête juridique.

14h42 TU. Le Parlement belge plaide pour interdire les importations dans l'UE de diamants russes

Les députés belges ont voté une résolution prônant l'interdiction des importations de diamants russes dans l'Union européenne, un texte voulu comme "un signal fort" en réponse à un vœu exprimé dès mars 2022 par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
"Après un signal aussi fort du Parlement belge, je ne vois pas trop comment les diamants pourraient être ignorés dans le onzième paquet de sanctions" de l'Union Européenne ciblant la Russie, déclare ce mercredi à l'AFP le député écologiste Samuel Cogolati, l'un des élus ayant activement défendu ce texte.
 

Un mois après le déclenchement par la Russie de la guerre en Ukraine, Volodymyr Zelensky, conscient que la ville belge d'Anvers est une plate-forme majeure du commerce mondial de diamants bruts, avait appelé la Belgique à frapper Moscou au porte-monnaie en cessant ses importations.

"Je pense que la paix a beaucoup plus de valeur que les diamants (...) donc aidez-nous", avait lancé le président ukrainien le 31 mars 2022 lors d'une allocution en vidéoconférence devant le Parlement belge.
Le texte voté en commission par les députés belges fait valoir que, d'un côté, Anvers voit transiter "à peu près 85% des diamants bruts" du monde entier, "la moitié des diamants polis et 40% des diamants industriels". Et de l'autre, la Russie, premier producteur mondial, perçoit chaque année "quelque 4 milliards de dollars de recettes grâce à ses exportations de diamants bruts".

Est notamment ciblée la responsabilité de l'entreprise russe Alrosa dirigée par un proche du président russe Vladimir Poutine et accusée d'utiliser ses bénéfices pour "financer la guerre en Ukraine".
 
Capture d'écran du site du diamantaire russe Alrosa.
Capture d'écran du site du diamantaire russe Alrosa.

Jusqu'à présent les autorités belges ont exprimé des réserves sur un possible bannissement des importations de diamants, craignant que le commerce se déplace sur d'autres places fortes comme Dubaï au détriment d'Anvers.

Le texte parlementaire demande au gouvernement belge de "plaider explicitement, au sein du Conseil européen, pour l'instauration d'une interdiction d'importation visant à la fois le commerce direct et le commerce indirect de diamants russes".

Une requête qui doit aussi être formulée au sein du G7 (où siègent trois pays membres de l'UE), insiste-t-il. Le sujet pourrait être débattu lors de sa prochaine réunion prévue du 19 au 21 mai à Hiroshima (Japon).

La résolution belge, votée hier i y compris par les députés d'opposition en commission des Relations extérieures, doit être soumise début mai en séance plénière à la Chambre, selon Samuel Cogolati. Mais l'issue "ne fait plus de doute" après l'unanimité obtenue lors du premier vote.

13h36 TU. Fin du sommet bilatéral à Rome pour la reconstruction de l'UKraine

Le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal est à Rome où il a renconté son homologue italienne Giorgia Meloni pour un sommet où il a été question de la reconstruction de l'Ukraine.
 
Au cours du sommet, le président ukrainien est intervenu sous forme d'un message vidéo. Aux côtés de Giorgia Meloni, il y avait le ministre des Affaires étrangères et ancien président du parlement européen, Antonio Tajani ains que Matteo Salvini, vice-président du Conseil, et les ministres Giancarlo Giorgetti et Adolfo Urso.

Giorgia Meloni a souligné qu'elle "croit à la possibilité d'une solution diplomatique à ce conflit à la condition que, comme nous l'avons déjà dit plusieurs fois, la solution de ce conflit ne résulte pas dans la reddition de l'Ukraine, un pays qui a été agressé. Cela ne serait pas juste et construirait un monde où le droit du plus fort gagne sur celui du droit, un monde qui n'est bon pour personne."

13h17 TU. L'opposant Navalny dénonce l'"absurdité" de lourdes accusations portées contre lui

L'opposant russe Alexeï Navalny a affirmé ce mercredi qu'il risquait la prison à vie dans des affaires "absurdes" pour "extrémisme" et "terrorisme", en pleine vague de répression parallèle à l'offensive en Ukraine.

Au moment où Alexeï Navalny comparaissait par visioconférence au cours d'une audience à Moscou, un autre opposant de premier plan, Evguéni Roïzman, plaidait non coupable à l'ouverture de son procès pour avoir "discrédité" l'armée à Ekaterinbourg (Oural).

La superposition de ces deux affaires illustre l'activité à plein régime de la machine répressive en Russie, avec la multiplication ces dernières semaines de procès et de condamnations qui ont laminé toute forme d'opposition au Kremlin.

Pendant l'audience d'aujourd'hui, Navalny a fustigé des "accusations absurdes" portées contre lui, affirmant qu'il risquait jusqu'à 35 ans de prison dans le cadre de poursuites pour "extrémisme" aux contours encore flous.
 
Alexei Navalny apparaissant sur un écran vidéo dans le tribunal de Basmanny à Moscou ce 26 avril 2023.
Alexeï Navalny apparaissant sur un écran vidéo dans le tribunal de Basmanny à Moscou ce 26 avril 2023.
© AP Photo/Alexander Zemlianichenko


Par ailleurs, l'opposant, qui purge actuellement une peine de neuf ans de prison pour "fraude", a dit avoir appris qu'un autre dossier pour "terrorisme" était en train d'être constitué, dans lequel il dit risquer la prison à vie.

Les autorités n'ont fait aucun commentaire au sujet de cette dernière affaire. Une juge a donné jusqu'au 5 mai à Alexeï Navalny pour examiner les quelque 700 pages du dossier pour "extrémisme", ce qui signifie qu'une date de procès devrait bientôt être annoncée.

Les affaires pénales impliquant les opposants sont souvent entourées d'un grand secret en Russie, les accusés et le public ne recevant des informations qu'au dernier moment et au compte-gouttes.

Alexeï Navalny, qui est incarcéré depuis 2021 après avoir survécu de justesse à un empoisonnement qu'il impute au pouvoir, a dénoncé mercredi une "parodie cynique" de justice au sujet des dossiers montés contre lui.

Ses soutiens accusent le Kremlin de s'acharner contre ce militant qui s'est fait connaître en multipliant les enquêtes embarrassantes sur la corruption pour l'élite politique russe.


13h12 TU. Zelensky nomme un ambassadeur en Chine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé la nomination d'un ex-ministre au poste d'ambassadeur en Chine, dans la foulée de son premier entretien avec Xi Jinping depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine.

Selon un décret publié par la présidence, Volodymyr Zelensky a nommé Pavlo Riabikine, ancien ministre des Industries stratégiques, âgé de 57 ans à ce poste d'ambassadeur, qui était vacant depuis février 2021.

12h40 TU. Pour Lula, "il ne sert à rien de dire qui a raison" entre l'Ukraine et la Russie

Le président brésilien Lula, dont les récentes déclarations sur le conflit en Ukraine ont suscité la controverse, a jugé ce mercredi à Madrid qu'il ne "servait à rien de dire qui a raison" entre Kiev et Moscou, la priorité étant de négocier la paix.
 
Personne ne dit "paix", sauf moi, c'est comme si j'étais seul dans le désert.
Luiz Inácio Lula da Silva, président du Brésil
"Personne ne peut mettre en doute le fait que les Brésiliens condamnent la violation territoriale de l'Ukraine par la Russie. Cette erreur a eu lieu, la guerre a démarré", a déclaré Luiz Inácio Lula da Silva, en visite officielle en Espagne depuis hier.
 
Le Premier ministre Pedro Sanchez se penche vers Luis Inacio Lula da Silva au Palais Moncloa à Madrid ce 26 avril 2023.
Le Premier ministre Pedro Sanchez se penche vers Luis Inacio Lula da Silva au Palais Moncloa à Madrid ce 26 avril 2023.
© AP Photo/Manu Fernandez

Mais "il ne sert désormais à rien de dire qui a raison, qui s'est trompé. Désormais, ce qu'il faut faire c'est mettre fin à cette guerre", a insisté le président brésilien, lors d'une conférence de presse aux côtés du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez.

"Personne ne dit 'paix', sauf moi, c'est comme si j'étais seul dans le désert", a-t-il regretté.

Le Premier ministre espagnol, dont le pays est depuis le début du conflit sans ambiguïtés aux côtés de Kiev, a salué l'"implication" de Lula pour la paix mais lui a rappelé qu'il y avait "dans cette guerre un agresseur et un agressé", l'Ukraine, "qui ne fait que lutter pour son intégrité territoriale, sa souveraineté nationale et sa liberté".

Lula a suscité une vive controverse en affirmant le 17 avril à Pékin que les États-Unis devaient cesser "d'encourager la guerre" en Ukraine et que l'Union européenne devait "commencer à parler de paix".

Des propos durement critiqués par Washington qui a accusé le Brésil de "faire l'écho de la propagande russe et chinoise sans prendre en compte les faits".

Le président brésilien a également dit par le passé que les responsabilités de la guerre déclenchée par l'invasion russe en Ukraine en février 2022 étaient partagées entre les deux pays.

Il a par ailleurs reçu lundi dernier à Brasilia le ministre des Affaires étrangères russe Serguei Lavrov, qui a "remercié" le Brésil pour sa "contribution" dans la recherche d'une solution au conflit, et pour "son excellente compréhension de la genèse de cette situation".

12h20 TU. La Chine dit qu'elle enverra une délégation en Ukraine pour chercher un "réglement politique" du conflit

Le gouvernement chinois annonce qu'il enverrait une délégation en Ukraine afin de chercher un "réglement politique" au conflit, après l'annonce du premier appel téléphonique entre Xi Jinping et Volodymyr Zelenzky depuis le début de l'invasion russe.
 
Lors de la conférence de presse annonçant le coup de fil entre Xi Jinping et Volodomyr Zelensky
Un journaliste regarde sur la télé d'État l'annonce du coup de fil entre Xi Jinping et Volodomyr Zelensky avant d'assister au point presse du ministre des Affaires étangères ce 26 avril 2023.
© AP Photo/Andy Wong

"La partie chinoise enverra un représentant spécial du gouvernement chinois, en charge de l'Eurasie, en Ukraine et dans d'autres pays pour mener des échanges en profondeur avec toutes les parties vers un règlement politique de la crise ukrainienne", a déclaré le ministère des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse.

12h16 TU. Moscou accuse Kiev de "saper les initiatives de paix."
 

"Les autorités ukrainiennes et leurs soutiens occidentaux ont déjà démontré leur capacité à saper les initiatives de paix", a fustigé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Il accuse l'Ukraine de "saper les initiatives de paix" en refusant le dialogue avec Moscou.

Moscou a aussi dit "prendre acte" de la volonté de la Chine de "s'efforcer de mettre en place un processus de négociation" entre la Russie et l'Ukraine, mais a reproché à Kiev de "rejeter toute initiative sensée visant à un règlement politique et diplomatique de la crise".

Tout appel à la paix peut donc difficilement être perçu de manière adéquate par des marionnettes contrôlées depuis Washington.
Communiqué du ministère russe des Affaires étrangères

Selon le ministère russe, l'Ukraine a avancé des "ultimatums assortis d'exigences sciemment irréalistes" et d'avoir "rejeté soudainement" une ébauche d'accords de paix au printemps 2022, dans la foulée du début de l'intervention militaire russe.

Le président Volodmyr Zelensky a à plusieurs reprises accusé la Russie de poser des "ultimatums" et déclaré qu'il ne négocierait pas avec Vladimir Poutine, tout en insistant sur le retour de tous les territoires occupés par l'armée russe, dont la Crimée annexée en 2024.

"Tout appel à la paix peut donc difficilement être perçu de manière adéquate par des marionnettes contrôlées depuis Washington", a encore cinglé le ministère russe.

11h34 TU. Volodymyr Zelensky et Xi Jinping ont eu leur premier entretien téléphonique depuis le début de l'invasion.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré avoir eu un "long et significatif" entretien avec son homologue chinois, Xi Jinping. Il s'agit du premier contact direct entre les deux dirigeants depuis le début de l'invasion russe.

"J'ai eu un long et significatif entretien téléphonique avec le président chinois", a commenté le dirigeant ukrainien sur Twitter. Il a ajouté espérer "une poussée puissante du développement des relations bilatérales" entre Kiev et Pékin. 

De son côté, la télévision d'État chinoise, CCTV, a rapporté que Xi Jinping a assuré à son homologue ukrainien que "la Chine a toujours été du côté de la paix et sa position fondamentale est de promouvoir un dialogue de paix​."

Le gouvernement chinois a, en outre, fait savoir qu'il enverrait une délégation en Ukraine afin de chercher un "réglement politique." "La partie chinoise enverra un représentant spécial du gouvernement chinois, en charge de l'Eurasie, en Ukraine et dans d'autres pays pour mener des échanges en profondeur avec toutes les parties vers un règlement politique de la crise ukrainienne", a précisé le ministère des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse.

Le président chinois Xi Jinping a assuré à son homologue ukrainien que "la Chine a toujours été du côté de la paix" et appelé à "la négociation", lors de leur premier entretien téléphonique depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, a indiqué mercredi la télévision d'Etat CCTV.

"Sur le sujet de la crise ukrainienne, la Chine a toujours été du côté de la paix et sa position fondamentale est de promouvoir un dialogue de paix", selon la chaîne. "Le dialogue et la négociation" sont la "seule issue" au conflit avec la Russie, a encore assuré le dirigeant, selon CCTV.

De son côté, le président ukrainien a déclaré avoir eu un "long et significatif" entretien avec son homologue chinois, dans un tweet confirmé par la présidence ukrainienne à l'AFP. Il a aussi dit espérer "une poussée puissante du développement des relations bilatérales" entre Kiev et Pékin.

Il s'agit du premier échange connu entre les deux hommes depuis le début de la guerre en Ukraine, le 24 février 2022. Leur dernier appel remontait à juillet 2021.
Volodymyr Zelensky avait jugé "nécessaire" en février dernier de "travailler" avec la Chine pour oeuvrer à une résolution du conflit avec la Russie.

Il avait réitéré en mars son souhait de dialoguer avec son homologue chinois sur ce sujet et "attendre une réponse" de sa part.
La Chine a publié en février un document en 12 points présentant sa position sur le conflit en Ukraine. L'initiative, parfois perçue comme un plan de paix, exhorte notamment Moscou et Kiev à tenir des pourparlers.
 

11h37 TU. Moscou menace "d'élargir" la liste des entreprises étrangères visées par des saisies "temporaires."
 

Le Kremlin menace d'"élargir" la liste des entreprises étrangères visées par des saisies "temporaires" d'actifs en Russie. Il s'agit d'un moyen de faire pression au moment où l'Occident réfléchit à utiliser les avoirs russes gelés à l'étranger.

"Si nécessaire, la liste des entreprises peut être élargie", a mis en garde le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. L'objectif principal du décret russe "est de constituer un fonds d'indemnisation pour l'application éventuelle de contre-mesures contre l'+expropriation illégale+ des avoirs russes à l'étranger", a-t-il affirmé.

Les saisies annoncées constituent "une réponse aux actions agressives des pays inamicaux" et sont "temporaires", a-t-il assuré. Elles visent à "éliminer les risques (potentiels) lorsque la position des pays inamicaux affectera négativement notre économie."

Ces propos interviennent alors que Vladimir Poutine a signé, hier, un décret approuvant la prise de contrôle de deux groupes énergétiques occidentaux, le finlandais Fortum et l'allemand Uniper.

L'Union européenne cherche actuellement à mettre sur pied un plan pour saisir des centaines de milliards d'euros d'actifs russes en Europe. Mais le projet n'est "pas simple" juridiquement, selon Bruxelles.

11h05 TU. Moscou annonce l'expulsion de 10 diplomates norvégiens.

En réponse à l'expulsion de quinze diplomates russes soupçonnés d'espionnage par Oslo, mi-avril, la Russie a annoncé, à son tour, renvoyé dix diplomates norvégiens.


Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué avoir convoqué l'ambassadeur norvégien, Robert Kvile, et l'avoir informé de ces expulsions "dans le cadre de mesures de rétorsion."

Le texte exprime, par ailleurs, "une vigoureuse protestation" contre l'expulsion de diplomates russes par Oslo. Il fait part des regrets quant à cet "acte hostile." "D'autres mesures suivront après les actes inamicaux d'Oslo, notamment l'introduction de restrictions au recrutement par les missions diplomatiques norvégiennes d'employés ayant la nationalité russe", est-il ajouté.

La diplomatie norvégienne, via l'une de ses porte-paroles, Ragnhild Simenstad, a immédiatement réagi."Nous considérons la décision russe comme une action de représailles. Tous nos diplomates en Russie exercent un travail diplomatique normal. Les autorités russes le savent bien."

07h49 TU. Début du procès de l'opposant russe, Evguéni Roïzman, accusé d'avoir "discrédité" l'armée.

L'opposant russe, Evguéni Roïzman, a plaidé non coupable à l'ouverture de son procès. L'ancien maire d'Ekaterinbourg est accusé d'avoir "discrédité" l'armée russe.

Dans une vidéo qu'il avait publiée sur YouTube, publiée en juillet 2022, il a critiqué l'opération russe en Ukraine. Il risque jusqu'à cinq ans de prison, selon une loi adoptée en Russie dans la foulée du lancement de l'offensive, un texte répressif qui a été récemment renforcé.

Il est considéré comme l'un des derniers grands détracteurs du Kremlin encore présents en Russie à avoir, pour l'instant, échappé à une lourde peine.
08h48 TU. L'Ukraine commémore la catastrophe de Tchernobyl.

Il y a 37 ans, le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose, provoquant la plus grande catastrophe nucléaire du 20ème siècle. 

La centrale a été occupée puis libérée au début de l'invasion russe de l'Ukraine. 
08h41 TU. L'Allemagne et la Grande-Bretagne interceptent des avions de reconnaissance russes. 
 

L'Allemagne et la Grande-Bretagne ont intercepté trois avions de reconnaissance militaire russes au-dessus de la mer Baltique, selon l'armée de l'air allemande.

"Vols de reconnaissance interceptés. Les Eurofighters allemands et britanniques ont été alertés pour identifier trois avions militaires. Les deux SU-27 Flanker et un IL-20 russes volaient à nouveau sans signaux de transpondeur dans l'espace aérien international au-dessus de la mer Baltique", a-t-elle indiqué sur Twitter.

L'Allemagne et la Grande-Bretagne participent dans le cadre de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) à la surveillance de l'espace aérien au-dessus des pays baltes.

Les incidents impliquant des avions russes et des appareils otaniens se sont multipliés ces dernières années. Une interception similaire a eu lieu le 17 avril.

06h50 TU. Kiev obtient des "résultats impressionnants" sur la rive gauche du Dniepr, selon une porte-parole ukrainienne.

Dans son dernier rapport, l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), rapporte que "de hauts fonctionnaires américains et européens estiment que le président russe Vladimir Poutine resterait réticent à négocier en cas de succès de la contre-offensive ukrainienne."

En outre, le cabinet américain cite une gradée ukrainienne, la porte-parole des forces opérationnelles du sud de l'Ukraine, Nataliya Humenyuk. Selon elle, les forces ukrainiennes obtiennent des "résultats impressionnants" dans les combats de contre-batterie contre les forces russes sur la rive orientale (gauche) de la rivière Dnipro occupée par les Russes. Des systèmes d'artillerie, des chars, des véhicules blindés et des systèmes de défense anti-aérienne russes auraient été détruits.
Elle ajoute que les opérations sont facilitées par le fait que "les forces russes évacuent les civils de la zone de la rive du Dnipro pour déplacer des unités russes."
06h40 TU. Trois enfants ukrainiens déportés de retour en Ukraine.

Le média ukrainien indépendant, Hromadske, rapporte une information de Save Ukraine, selon laquelle trois enfants ukrainiens déportés par la Russie ont été retournées à l'Ukraine.
L'organisation, dont l'une des missions consiste à réunir les familles victimes des déportations russes dans les zones occupées, le voyage de retour de ces enfants a duré 15 jours. Toujours selon Save Ukraine, ils ont subi des interrogatoires en Russie et en Biélorussie.
06h15 TU. La contre-offensive ukrainiennes débuterait en mai, selon des responsables américains.

Le New York Times rapporte que des officiels américains estiment que la contre-offensive ukrainienne pourrait intervenir au mois de mai.

Le quotidien américain ajoute que douze brigades de combat ukrainiennes d'environ 4 000 soldats chacune devraient être prêtes à la fin du mois d'avril, selon les documents du Pentagone ayant fuité.

(Re)voir : Ukraine : les forces russes progressent et les Ukrainiens se préparent à une contre-offensive
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06h00 TU. Les Russes en âge de combattre fortement incités à s'engager dans les rangs de l'armée, sans contrainte.
 

"Tu es un homme. Sois-le". Depuis plusieurs jours, dans la rue ou sur les réseaux sociaux, les Russes en âge de combattre sont accablés de publicités les incitant à s'engager dans l'armée pour se battre en Ukraine.

Objectif : reconstituer des rangs, sans recourir à une nouvelle mobilisation forcée, une mesure impopulaire, que le Kremlin a prise en septembre après plusieurs revers. Pour ménager l'opinion, le pouvoir a lancé la plus grande campagne de publicité de recrutement militaire volontaire depuis le lancement de son offensive.

A Moscou, placardées au bord des routes, sur les vitrines de magasins et sur les abribus, des affiches de recrutement ont fleuri ces derniers jours, vantant "un métier honorable et un salaire décent."

Les autorités n'ont pas annoncé d'objectifs chiffrés, mais certains médias russes ont rapporté que l'armée espère enrôler plusieurs centaines de milliers d'hommes en proposant des contrats aux conditions particulièrement alléchantes.

Sur le site de la municipalité de Moscou, la solde promise à une recrue déployée en zone d'opérations en Ukraine s'élève ainsi à 204.000 roubles (2.260 euros au taux actuel), soit plus de 10 fois le salaire minimum. En outre, ceux qui participent à une action offensive se voient promettre une prime quotidienne de 8.000 roubles, et 50.000 roubles pour chaque kilomètre conquis au sein d'une brigade d'assaut, formation plus exposée aux tirs ennemis.

(Re)voir : Russie : quand la mobilisation pousse à l'exil les pères de famille
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00h00 TU. Zelensky dénonce une attque "barbare" et un "crime de guerre" à Koupiansk.

Dans son allocution vidéo quotidienne, hier, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dénoncé une attaque russe "barbare", qui a fait deux morts et dix blessés sur un musée de Koupiansk (nord-est).  Selon lui, la frappe a eu lieu dans le centre-ville, sur "un musée d'histoire locale et des maisons voisines." La frappe a été perpétrée, selon lui, à l'aide de missiles sol-air  "S-300."
En outre, il a jouté que "chaque manifestation de la terreur russe, chaque jour d'agression est un argument supplémentaire pour que tout cela se termine au tribunal - dans un nouveau Nuremberg contre le "russisme", contre ceux qui détruisent des vies et des personnes, qui utilisent des missiles contre des musées et des bombes guidées contre des églises."
 

Koupiansk est située à une centaine de kilomètres de Kharkiv. Alors qu'elle comptait plus de 25.000 habitants avant l'invasion, elle a été prise par les Russes dans les premiers jours. Les Ukrainiens l'ont reprise en septembre.