Direct - Ukraine : des missiles russes frappent Kiev pendant la visite du chef de l'ONU

Kiev a été la cible de frappes ce soir en pleine visite du secrétaire général de l'ONU. Antonio Guterres  "est en sécurité" mais "choqué", a déclaré un porte-parole, tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que ces bombardements visaient à "humilier l'ONU". Antonio Guterres s'était rendu à Boutcha et Irpin plus tôt dans la journée. L'Onu fait "tout son possible" pour évacuer les civils coincés dans "l'apocalypse" de Marioupol.
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Antonio Guterres et Volodymy Zelensky ce soir à Kiev.
© Présidence ukrainienne via AP
Antonio Guterres et Volodymy Zelensky ce soir à Kiev.
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Guterres à Kiev
© Emilio Morenatti /AP
Des pompiers tentent d'éteindre un incendie provoqué par les frappes russes sur Kiev ce soir. "Dans la soirée, l'ennemi a tiré sur Kiev. Deux frappes sur le quartier de Chevchenkovsky", "sur les étages inférieurs d'un immeuble résidentiel", trois personnes ont été hospitalisées, raconte le maire de la capitale, Vitali Klitschko.
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Ce qu'il faut savoir sur la situation en Ukraine à 20H00 TU. : 
- Bombardements à Kiev pendant la visite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.
- Le secrétaire général de l'ONU assure mettre tout en oeuvre pour évacuer les civils à Marioupol.
- Dix soldats Russes mis en examen pour des crimes présumés commis à Boutcha.
- L'ONU dit "préparer" une tentative d'évacuation de Marioupol.
Le Parlement allemand demande au gouvernement d'accélérer la livraison d'armes lourdes à l'Ukraine.
- Moscou condamne les "actes terroristes" en Transnistrie.
- Le Parlement canadien condamne un "génocide" contre les Ukrainiens.
- Le Royaume-Uni appelle à poursuivre l'acheminement d'armes en Ukraine.
- Les forces russes intensifient leur offensive dans les régions de Kharkiv et du Donbass annonce l'état-major ukrainien.
- 2000 batiments ont été endommagés à Kharkiv selon le porte-parole régional des services d'urgence ukrainiens.
- Selon le ministère britannique de la Défense, quelque 20 navires et sous-marins russes sont actuellement opérationnels en mer Noire.

19h30 TU - Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, assure que l'organisation faisait "tout son possible" pour évacuer les civils coincés dans "l'apocalypse" de Marioupol (sud), ville ukrainienne détruite par les combats avec les forces russes.

Le président Zelensky avec le secrétaire général de l'ONU avant leur point presse à Kiev
Le président Zelensky avec le secrétaire général de l'ONU après leur point presse à Kiev.
© Présidence ukrainienne via AP

"Marioupol est une crise dans la crise. Des milliers de civils ont besoin d'une aide vitale. Beaucoup sont âgés, ont besoin de soins médicaux ou ont une mobilité réduite", s'est inquiété Antonio Guterres lors d'une conférence de presse commune à Kiev avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres "est en sécurité" mais "choqué" après que la capitale ukrainienne a été touchée par des frappes russes un peu plus tôt dans la soirée, déclare un porte-parole de l'organisation.
"Nous sommes en sécurité", a écrit Saviano Abreu à des journalistes, précisant ensuite à l'AFP sur WhatsApp que "c'est une zone de guerre mais c'est choquant que cela soit arrivé à proximité de là où nous nous trouvions".

17h42 TU - Des bombardements sur Kiev pendant la visite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

incendie à Kiev après des bombardements ce 28 avril
Des pompiers tentent d'éteindre un incendie suite aux bombardements, alors que le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres était en visite à Kiev.
© AP Photo/Emilio Morenatti

Les correspondants de l'AFP ont vu sur place un étage d'un bâtiment en feu, des fenêtres brisées, une forte présence policière et des secouristes. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a confirmé sur Telegram "deux frappes" sur l'un des quartiers de la capitale.

"Dans la soirée, l'ennemi a tiré sur Kiev. Deux frappes sur le quartier de Chevchenkovsky", a confirmé le maire de Kiev, Vitali Klitschko, ajoutant que "les informations quant aux victimes sont en train d'être clarifiées".

"Des frappes de missiles dans le centre de Kiev pendant la visite officielle d'Antonio Guterres", a fustigé sur Twitter Mikhaïlo Podoliak, un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
 

Antonio Guterres s'était entretenu mardi avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou. Il est arrivé aujourd'hui en Ukraine pour se rendre notamment à Boutcha et Irpin, dans la banlieue de la capitale, théâtres d'exactions imputées à l'armée russe par les Ukrainiens.

Il s'est aussi entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, regrettant que le Conseil de sécurité de l'ONU n'ait pas réussi à empêcher et arrêter la guerre déclenchée le 24 février par Moscou.
"L'invasion de l'Ukraine par la Russie est une violation de son intégrité territoriale et de la Charte des Nations unies", a-t-il une nouvelle fois dénoncé.

16h45 TU - Malgré la guerre, la mission spatiale européenne continue : deux spationautes russes Oleg Artemyev et Denis Matveev viennent d'effectuer une sortie dans l'espace.

Ils installent le bras robotique européen de l'Agence spatiale européenne sur le module russe Nauka.



15h43 TU - Kiev annonce la libértaion de quarante-cinq Ukrainiens suite à un nouvel échange de prisonniers avec la Russie sans révéler le nombre de Russes qui ont été remis à Moscou.

"Un autre échange de prisonniers a eu lieu. Aujourd'hui, 45 de nos hommes ont été libérés de captivité russe", a indiqué sur Telegram la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk.

Il s'agit de 13 officiers et 20 soldats, dont cinq blessés, ainsi que de 12 civils, a-t-elle précisé.

Plusieurs échanges de prisonniers ont eu lieu entre Kiev et Moscou depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie lancée le 24 février.

Il y a une semaine, 19 Ukrainiens avaient pu retrouver leur foyer, après un échange concernant 76 personnes trois jours auparavant, selon Kiev.

15h30 TU - Le président Biden déclare que les États-Unis ne laisseront pas Moscou "intimider" les pays européens en menaçant de les priver de ses ressources énergétiques.

"Nous ne les laisserons pas utiliser leurs réserves de pétrole ou de gaz pour éviter les conséquences de leur agression" en Ukraine, a lancé le président américain. "Nous travaillons avec d'autres pays, comme la Corée, le Japon ou le Qatar, pour aider nos alliés européens menacés par ce chantage russe au gaz", a-t-il ajouté.

Le président américain a aussi annoncé des mesures pour soutenir l'Ukraine. Lors d'un point presse il a déclaré avoir signé "une requête au près du Congrès pour apporter une aide sécuritaire, humanitaire et économique critique à l'Ukraine pour répondre à l'agression de Poutine à un moment pivot."

14h54 TU - L'AIEA inquiète de l'absence d'accès à la centrale de Zaporijia.

Le directeur général de l'AIEA, de retour d'Ukraine, s'est dit "préoccupé" par la centrale nucléaire de Zaporijjia contrôlée par les Russes, à laquelle l'instance onusienne n'a pas pu avoir accès depuis l'invasion.

"C'est au sommet de ma liste d'inquiétudes quand il s'agit de la situation des installations nucléaires en Ukraine", a déclaré Rafael Grossi lors d'une conférence de presse au siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne.

Le site "est toujours sous contrôle russe, le régulateur ukrainien n'a pas la main, or il faut que nous procédions à un certain nombre de tâches au plus tôt, tant du point de vue des activités d'inspections, de surveillance que de sécurité", a-t-il souligné.
"Nous devons retourner à Zaporijjia, c'est extrêmement important", a insisté le chef de l'AIEA.

Dans cette optique, il a eu des entretiens avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky au cours de sa visite. "Nos consultations se poursuivent, avant tout avec l'Ukraine mais aussi avec la Russie", a-t-il précisé, évoquant une rencontre avec des responsables russes "dans quelques jours".

Interrogé sur le survol du site, à basse altitude, par des missiles en début de semaine, selon les autorités ukrainiennes, M. Grossi a dit avoir "reçu des vidéos". "Nous sommes en train de vérifier mais si un tel développement était confirmé, ce serait très grave".

Il a par ailleurs évoqué la situation à Tchernobyl, où il s'est rendu mardi, 36 ans jour pour jour après la pire catastrophe nucléaire civile de l'Histoire.

Il avait alors jugé le niveau de radioactivité "dans la normale", des propos qu'il a réitérés le 28, quand il s'est rendu sur place. Il en a profité pour rendre hommage au "courage" et à la "résilience" du personnel de la centrale.
 


14h30 TU - Joe Biden va demander au Congrès 33 milliards de dollars dont 20 pour des armes.

Le président américain Joe Biden va demander au Congrès de débloquer 33 milliards de dollars supplémentaires pour répondre à la guerre en Ukraine, dont 20 milliards en aide militaire, a indiqué jeudi un haut responsable américain.
Cette énorme "assistance militaire et sécuritaire" équivaut à "des armes et des munitions allant au peuple ukrainien", a-t-il ajouté.

13h52 TU - La romancière russe Ludmila Oulitskaïa, engagée contre Vladimir Poutine et souvent pressentie pour le Nobel, reçoit le prix Formentor pour l'ensemble de son oeuvre.

La romancière de 79 ans a été récompensée "pour le souffle narratif puissant avec lequel elle enregistre les émotions les plus subtiles de l'âme humaine, pour la sensibilité avec laquelle elle raconte l'épopée de personnes jetées dans le labyrinthe du monde, pour la délicatesse avec laquelle elle réhabilite la dignité d'hommes et de femmes soumis au sort despotique du malheur", a indiqué le jury dans un communiqué.

Éprise de liberté d'expression, Ludmila Oulitskaïa est l'une des rares écrivaines russes contemporaines à avoir conquis un public étranger.

La Fondation Formentor a été créée pour organiser le Prix Formentor et les Conversations Littéraires qui ont lieu chaque année. L'entité, parrainée avec le patronage de la famille Barceló et de la famille Buadas, donne une continuité aux rencontres culturelles qui ont commencé en 1930 et au prix littéraire organisé par les éditeurs européens depuis 1961.

13h09 TU - Dix soldats russes mis en examen pour des crimes présumés commis à Boutcha, annonce le procureur général d'Ukraine sur son compte Telegram.

"Dix soldats de la 64e brigade de fusiliers motorisés russe ont été mis en examen, en lien avec le traitement cruel de civils et d'autres violations de la loi et des coutumes de la guerre", a indiqué le procureur. 

Le président russe Vladimir Poutine avait décerné le 18 avril un titre honorifique au titre de "l'héroïsme" à la 64e brigade de fusiliers motorisés, alors que l'Ukraine l'avait déjà accusée d'avoir participé aux exactions.

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Selon l'enquête, les militaires russes ont, pendant leur occupation de Boutcha en mars, "pris en otage des civils qui ne participaient pas aux hostilités et n'étaient pas armés. Les occupants ne leur ont donné ni à manger ni à boire", a détaillé le procureur.
"Les suspects les ont faits se mettre à genoux, leur ont bandé les yeux avec du tissu et du papier autocollant, leur ont lié les mains avec des attaches plastiques, et ont menacés de les tuer en tirant délibérément dans leur direction", a-t-il rajouté.

Le procureur fait aussi état de tortures "Pour obtenir des informations sur la localisation des soldats ukrainiens, et dans un cas sans justification, les militaires russes ont infligé des blessures aux civils. Ils ont reçu des coups de poings, des coups de crosse aux jambes, aux orteils et au torse." 

12h00 TU - Recep Erdogan dit à Vladimir Poutine être "prêt à prendre l'initiative" pour la paix.

Lors d'un entretien téléphonique, Recep Erdogan s'est dit "prêt à prendre l'initiative pour mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine et à servir de médiateur sur la voie de la paix", a précisé la présidence turque dans un communiqué.
Le président turc "a exprimé sa volonté d'établir une paix durable dans la région dès que possible en accentuant l'élan pris durant les pourparlers d'Istanbul", selon la présidence.

La présidence turque a ajouté que Vladimir Poutine avait "remercié" Recep Erdogan pour l'échange de prisonniers entre Washington et Moscou annoncé le 27 avril et qui "a eu lieu en Turquie sous la coordination et la supervision" des services de renseignement turcs (MIT).


11h33 TU - L'Europe doit être "plus forte" et trouver des "alternatives" au gaz russe déclare le Premier ministre bulgare.

"Il y a quelques mois, nous n'aurions jamais prévu d'être sans gaz russe, mais maintenant, nous avons des alternatives", a déclaré Kiril Petkov, depuis Irpin, banlieue de Kiev dévastée par l'occupation russe en mars. "Si la Bulgarie a une alternative, tout le monde en Europe doit pouvoir faire de même. Nous devons être plus forts, nous devons être fermes", a-t-il ajouté



11h30 TU - L'ONU dit "préparer" une tentative d'évacuation de Marioupol

La coordinatrice de l'ONU en Ukraine a annoncé qu'elle partait dans le sud du pays préparer une tentative d'évacuation de la ville de Marioupol, presque entièrement contrôlée par les forces russes. 

"Je vais à Zaporijjia pour préparer l'évacuation espérée de Marioupol" port stratégique pilonné et assiégé par les Russes dans le sud-est de l'Ukraine, a indiqué Osnat Lubrani sur Twitter.

Des centaines de militaires et de civils ukrainiens dont des dizaines d'enfants sont coincés, selon Kiev, dans l'immense aciérie d'Azovstal à Marioupol, dernier site aux mains des forces ukrainiennes dans cette ville dont la mairie a estimé à au moins 20.000 morts le bilan des combats. Aucune tentative d'évacuer Azovstal n'a réussi jusqu'à présent. 

Au total, une centaine de milliers de civils restent à Marioupol, qui en comptait un demi-million avant l'invasion russe lancée fin février, selon les estimations des autorités ukrainiennes. 

10h30 TU- Le Parlement allemand demande au gouvernement d'accélérer la livraison d'armes lourdes à l'Ukraine

Les parlementaires allemands ont voté une motion de soutien à l'Ukraine en demandant notamment au gouvernement, jusqu'ici prudent sur la question, de livrer davantage d'armes lourdes à Kiev pour contrer l'agression russe.

Intitulée "Défendre la paix et la liberté en Europe - Soutien global à l'Ukraine", cette motion défendue par les groupes parlementaires des trois partis au pouvoir ainsi que par les conservateurs dans l'opposition a été adoptée à une très large majorité. 

Bundestag
Le Bundestag, le Parlement allemand, le 27 avril 2022.
AP/Markus Schreiber

"Depuis le 24 février, notre monde a changé: une guerre terrible fait rage au coeur de l'Europe, en violation du droit international, avec des crimes de guerre et une brutalité et une cruauté à peine imaginables", a déclaré en ouverture des débats la cheffe du groupe parlementaire des Verts Britta Hasselmann. 

Cette motion commune stipule que "conformément à la Charte des Nations unies, l'Allemagne fournit également des armes d'autodéfense à l'Ukraine et approuve les livraisons en provenance de pays tiers". 

Les futures armes livrées par l'Allemagne devraient être "de type soviétique ou russe", permettant d'être "utilisées immédiatement". 

09h51 TU - Les livraisons d'armes à l'Ukraine "menacent la sécurité européenne (Kremlin).

Les livraisons d'armes à l'Ukraine "menacent la sécurité" européenne, a estimé jeudi le Kremlin après un nouvel appel de la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, à livrer davantage d'armes lourdes et d'avions à Kiev.

"Cette tendance à inonder l'Ukraine d'armes, notamment d'armes lourdes, ce sont des actes qui menacent la sécurité du continent et provoquent de l'instabilité", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Lire : Quelles sont les caractéristiques des chars "Gepard" livrés par l'Allemagne à l'Ukraine ?

09h38 TU - Le rouble bientôt introduit à Kherson.

L'administration russe qui contrôle la ville côtière ukrainienne de Kherson a l'intention d'y introduire le rouble, pour remplacer la monnaie ukrainienne, la hryvnia, à partir du 1er mai, a indiqué jeudi un responsable local russe.

"A partir du 1er mai, nous passerons vers la zone rouble", a déclaré Kirill Stremooussov, adjoint au président de l'administration locale russe instaurée depuis la prise de cette localité par l'armée de Moscou au début de l'invasion de l'Ukraine, cité par l'agence Ria Novosti.

Les deux monnaies, rouble et hryvnia, pourront circuler en parallèle pendant une période de transition qui pourra durer quatre mois, a-t-il indiqué. "Après, on passera complètement à des règlements en roubles," a-t-il affirmé. Aucun haut responsable russe n'a confirmé immédiatement ces propos.

09h30 TU - Moscou condamne les "actes terroristes" en Transnistrie.

Moscou se dit "alarmé" par les "actes terroristes" dans la région séparatiste moldave, secouée cette semaine par une série d'explosions puis des tirs visant un village hébergeant un dépôt de munitions russe.

Une série d'incidents a secoué cette semaine la Transdniestrie, une région soutenue par Moscou qui a fait sécession de la Moldavie après une brève guerre en 1992. Environ 1.500 soldats russes y sont déployés depuis pour garantir la sécurité du territoire.

Transnistrie, 31 oct 2021
Une femme passe devant une statue de Lénine à Tiraspol, la capitale de la Transnistrie, le 31 octobre 2021.
AP/Dmitri Lovetsky

"Nous sommes alarmés par l'escalade des tensions" dans la région, a affirmé la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova, ajoutant que Moscou "considère ces évènements comme des actes terroristes visant à déstabiliser la situation".

Moscou "condamne fermement les tentatives d'impliquer la Transdniestrie dans les évènements en Ukraine", a-t-elle ajouté, appelant Tiraspol, la capitale du territoire séparatiste, et Chisinau à "effectuer une recherche constructive de solutions".

08h30 TU - Guterres appelle Moscou à coopérer avec la Cour Pénale Internationale et qualifie la guerre "d'absurdité au XXIe siècle".

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé jeudi Moscou à "accepter de coopérer" avec l'enquête de la Cour pénale internationale (CPI) sur de possibles crimes de guerre perpétrés en Ukraine, lors d'une visite à Boutcha, banlieue de Kiev devenue symbole des atrocités commises depuis le début de l'invasion russe.

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"Quand nous voyons ce site horrible, je vois combien il est important d'avoir une enquête complète et d'établir les responsabilités", a déclaré M. Guterres. "J'appelle la Russie à accepter de coopérer avec la CPI", a-t-il ajouté.

07h30 TU - Le Parlement canadien condamne un "génocide" contre les Ukrainiens.

Les députés canadiens ont adopté une motion condamnant les "actes de génocide contre le peuple ukrainien" menés par la Russie et reconnaissant qu'il existe "des preuves claires et abondantes de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité systématiques et massifs".

"La Chambre des communes a adopté une motion concernant des actes de génocide contre le peuple ukrainien", a annoncé la chambre basse du Parlement sur Twitter.

Le texte, déposé à l'initiative d'une députée du Nouveau parti démocratique (NPD, gauche), Heather McPherson, a été adopté à l'unanimité. La motion précise qu'il "existe des preuves claires et abondantes de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité systématiques et massifs commis contre le peuple ukrainien par les Forces armées de la Fédération de Russie, sous la direction du président Vladimir Poutine."

06h00 TU - Kharkiv bombardée.

"Le danger on s'en fout!". Chaque jour ils arpentent Kharkiv pour éteindre des incendies causés par des bombardements russes. Après plus de deux mois de conflit, l'épuisement guette les pompiers de la deuxième ville d'Ukraine.

Les chiffres sont terribles: plus de 1.000 incendies dans la région de Kharkiv, plus de 2.000 bâtiments endommagés ou détruits par le feu uniquement dans la ville et plus de 140 civils morts dans les décombres, selon Ievguen Vassylenko, porte-parole régional du Service d'urgence de l'Ukraine.

Kharkiv bombardée
Un pompier éteint un feu dans un immeuble après un bombardement russe à 
Kharkiv, en Ukraine, le 25 avril 2022.
AP/Felipe Dana

Chaque jour des roquettes russes visent principalement les quartiers Nord-Est et Est, les plus proches de la ligne de front. Des habitants y vivent toujours. Des frappes aléatoires, espacées, à toute heure du jour ou de la nuit, parfois meurtrières.

04h00 TU - Le Royaume-Uni appelle à poursuivre l'acheminement d'armes en Ukraine.

La cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss a appelé, dans un discours à Londres, à un renforcement des livraisons d'armes à l'Ukraine, soulignant que le temps est au "courage" face à la Russie. 

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"Armes lourdes, chars, avions - creuser dans nos stocks, accélérer la production, nous devons faire tout ça", a-t-elle insisté -qualifiant Vladimir Poutine "d'opérateur voyou désespéré, qui n'a aucun intérêt pour les moeurs internationales"-, dans un discours à la résidence officielle du lord-maire de la Cité de Londres.

Vladimir Poutine a quant à lui à nouveau mis en garde contre toute intervention extérieure dans le conflit en Ukraine, promettant une riposte "rapide et foudroyante". 

02h00 TU - La Russie avance avoir attaqué "des hangars avec une grande quantité d'armes ".

Au moment où les Occidentaux intensifient leurs efforts pour armer les Ukrainiens face à la Russie, le ministère russe de la Défense a affirmé que "des hangars avec une grande quantité d'armes et de munitions étrangères, livrées aux forces ukrainiennes par les États-Unis et des pays européens, avaient été détruits avec des missiles Kalibr tirés de la mer sur l'usine d'aluminium de Zaporojie", dans le sud de l'Ukraine.

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Le gouverneur de cette région a cependant apporté un ferme démenti: "Aucun dépôt de munitions et d'armes n'a été touché à Zaporojie", a-t-il rétorqué, martelant que l'usine atteinte "n'était plus opérationnelle depuis six ans". 

Les troupes russes bombardent ponts et voies ferrées pour ralentir les livraisons d'armes occidentales à l'Ukraine, avait expliqué un conseiller du ministre ukrainien de l'Intérieur, après la destruction d'un pont stratégique reliant ce pays à la Roumanie.

00h10 TU - Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres arrivé en Ukraine.

Après avoir rencontré la veille le président Vladimir Poutine dans la capitale russe, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres est arrivé en Ukraine.

Guterres à Kiev 2
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, à Borodyanka, ville proche de Kiev, Ukraine, le 28 avril 2022.
AP/Efrem Lukatsky

Il s'agit de sa première visite dans le pays depuis le début de l'invasion russe le 24 février. Il se rendra aujourd'hui dans la banlieue de Kiev, à Boutcha, Irpin et Borodianka, théâtres d'exactions imputées à l'armée russe par les Ukrainiens.