DIRECT - Ukraine : Kiev réclame une réunion "immédiate" de l'Otan après la chute présumée de missiles russes en Pologne

De nouvelles frappes russes d'une ampleur inédite ont touché plusieurs villes en Ukraine de Kiev, la capitale, à Lviv, près de la frontière polonaise, et de Kharkiv à Odessa. Des missiles russes auraient aussi touché la Pologne. Le président Emmanuel Macron a "pris contact avec les autorités polonaises" et "explore la possibilité d'une discussion dès demain matin au niveau des leaders" pour "analyser les risques" et "prévenir une escalade du conflit", a déclaré l'Élysée. Le Pentagone dit enquêter sur ces informations.
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Général Patrick Ryder
© AP Photo/Dita Alangkara
Le porte-parole du Pentagone, le général Patrick Ryder lors d'un point presse ce 15 novembre (AP Photo/Manuel Balce Ceneta)
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Collecte d'eau dans le Dniepr à Kherson
© AP Photo/Efrem Lukatsky
Des habitants remplissent des bouteilles d'eau dans le Dniepr à Kherson. De nombreuses frappes russes sur des infrastructures vitales du pays ont laissé 7 millions d'Ukrainiens sans électricité.
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21H17 TU. Missiles russes: Macron "a pris contact" avec la Pologne et envisage une "discussion" mercredi au G20

Le président français Emmanuel Macron a "pris contact avec les autorités polonaises" après des informations faisant état de deux missiles russes qui auraient touché la Pologne, membre de l'Otan, et "se tient au courant de la situation", déclare mardi soir l'Elysée à l'AFP.
"Il explore la possibilité d'une discussion dès demain matin au niveau des leaders" pour "analyser les risques" et "prévenir une escalade du conflit", "compte tenu de la présence de tous nos grands partenaires européens et nos grands partenaires alliés au G20" a ajouté la présidence française.

La seconde journée du G20 mercredi "sera un moment important pour sensibiliser nos grands partenaires comme le président de la République le fait depuis le début de la guerre", a relevé l'Élysée.
A l'Assemblée nationale, la secrétaire d'Etat Sonia Backès a transmis aux députés un message de la Première ministre Elisabeth Borne: "le gouvernement suit de très près la situation sur le terrain en lien avec nos alliés polonais".
"En toute hypothèse, la Pologne peut compter sur la solidarité de la France et nous vous tiendrons au courant au fur et à mesure des informations que nous recevrons", a-t-elle lu.
Plusieurs députés avaient demandé d'être informés en temps réel, en marge de l'examen d'un projet de loi sur la sécurité.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé mardi la Russie d'avoir tiré des missiles sur la Pologne, membre de l'Otan, qualifiant cette attaque présumée, non confirmée pour l'instant, "d'escalade très importante".


20H27 TU. Moscou qualifie de "provocations" les informations sur des missiles russes tombés en Pologne

La Russie qualifie de "provocations" les informations selon lesquelles des missiles russes ont frappé la Pologne, pays membre de l'Otan et voisin de l'Ukraine qui a convoqué une réunion d'urgence de son Conseil de la sécurité nationale.

"Les déclarations de médias polonais et de responsables officiels sur une prétendue chute de missiles russes près de la localité de Przewodow relève de la provocation intentionnelle dans le but de créer une escalade de la situation", a déclaré le ministère russe de la Défense sur son compte Telegram.

"Aucune frappe n'a été menée sur des objectifs proches de la frontière ukraino-polonaise" par l'armée russe, a affirmé le ministère de la Défense.
Les images de "débris publiés par les médias polonais depuis les lieux des faits dans la localité de Przewodow n'ont aucun rapport" avec des projectiles russes, a-t-il ajouté.

La Russie a tiré mardi des dizaines de missiles sur le territoire ukrainien, selon Kiev. Dans le passé, des débris de missiles russes sont déjà tombés en Moldavie, autre pays voisin de l'Ukraine.
Une frappe russe sur le territoire polonais marquerait une escalade majeure du conflit en Ukraine, avec un risque d'élargissement.

La Pologne, qui partage une frontière avec l'Ukraine, envahie le 24 février par la Russie, est membre de l'Otan et quelque 10.000 militaires américains se trouvent dans le pays.

L'article 5 du traité de l'Alliance atlantique stipule que si un État membre est victime d'une attaque armée, les autres considéreront cet acte de violence comme une attaque armée dirigée contre l'ensemble des membres et prendront les mesures jugées nécessaires pour venir en aide au pays attaqué.


19H29 TU. Le Pentagone enquête sur des des informations relatives à deux missiles russes possiblement tombés en Pologne

Le ministère américain de la Défense "examine" les informations de presse selon lesquelles deux missiles russes auraient "frappé un lieu en Pologne ou à la frontière avec l'Ukraine", indique un porte-parole.
"Nous n'avons pas d'éléments à ce stade pour confirmer ces informations et nous les examinons de façon plus poussée", a expliqué ce porte-parole du Pentagone.

Mais le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a convoqué ce soir une réunion d'urgence du Conseil de la sécurité nationale, a annoncé le porte-parole du gouvernement.

Le porte-parole, Piotr Müller, s'est limité à indiquer que cette réunion a été convoquée "suite à la situation de crise en cours", sans donner aucun autre détail.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a convoqué ce soir le Conseil de défense "en réponse au missile qui a frappé le territoire de la Pologne", a annoncé son porte-parole Zoltan Kovacs sur Twitter.
 

La réunion a débuté à 20h00 (19h00 GMT), a-t-il précisé alors que Washington dit examiner des informations de presse - qualifiées de "provocations" par Moscou - selon lesquelles deux missiles russes auraient "frappé un lieu en Pologne ou à la frontière avec l'Ukraine".

17H44 TU. Plus de 7 millions de foyers ukrainiens privés d'électricité après les frappes russes

Plus de sept millions de foyers ukrainiens sont privés d'électricité après de nouvelles frappes russes ayant visé le réseau électrique du pays, a indiqué mardi la présidence de l'Ukraine.
"Plus de sept millions de foyers sont désormais coupés de l'électricité", après que 15 installations énergétiques à travers l'Ukraine ont été endommagées, a déclaré sur les réseaux sociaux le chef adjoint du bureau du président Volodymyr Zelensky, Kyrylo Tymoshenko. "Nos ingénieurs électriciens font désormais tout ce qu'ils peuvent pour reconnecter l'alimentation électrique dans les plus brefs délais", a-t-il ajouté.


17H00 TU. Coupures d'électricité en Moldavie à cause des frappes russes contre l'Ukraine (autorités)

Plusieurs coupures d'électricité ont été enregistrées dans différentes parties de la Moldavie après des frappes russes ayant visé des infrastructures énergétiques en Ukraine voisine, ont indiqué mardi les autorités moldaves.
"Des parties de la Moldavie font face à des coupures d'électricité à l'issue des frappes de missiles russes ayant visé des villes ukrainiennes et leurs infrastructures vitales", a écrit sur Twitter le chef de la diplomatie moldave Nicu Popescu. "Chaque bombe qui tombe en Ukraine affecte aussi la Moldavie et notre peuple", a-t-il affirmé.
 
Selon les autorités moldaves, des coupures d'électricité ont été constatées dans la majorité des régions du pays et notamment dans certains districts de la capitale Chisinau.

Elles ont été provoquées par le "débranchement automatique d'une ligne de transmission électrique (...) pour des raisons de sécurité", après les frappes russes ayant visé des infrastructures énergétiques ukrainiennes, a précisé pour sa part le ministre moldave des Infrastructures et du Développement régional, Andrei Spinu, sur Telegram.
Selon lui, l'électricité a été rétablie "presque entièrement" dans le pays en deux heures.
"Les risques des coupures d'électricité restent élevés", a-t-il toutefois prévenu, en affirmant que "toute frappe russe contre les centrales électriques ukrainiennes pourrait aboutir à la même situation qu'aujourd'hui".
"Je vous appelle à économiser (l'électricité, ndlr) et à être solidaires", a ajouté M. Spinu.


16H54 TU. Le premier Britannique tué en Ukraine avait des "blessures irrécupérables", selon une enquête

Scott Sibley, 36 ans, était un ancien spécialiste de la logistique dans l'armée britannique. Il s'était engagé en Ukraine à la mi-mars comme volontaire dans une unité de combattants internationaux face aux forces russes, après l'invasion du pays en février 2022.

Originaire d'Immingham (Lincolnshire, nord-est de l'Angleterre), il est mort le 22 avril dans le village de Lymany dans la région de Mykolaïv, selon les conclusions de cette procédure judiciaire destinée à déterminer les causes de sa mort. Cette procédure ne vise pas à établir une responsabilité civile ou pénale.

En tant que militaire britannique, Scott Sibley avait notamment effectué plusieurs missions en Afghanistan. Il avait quitté l'armée britannique il y a cinq ans pour passer plus de temps en famille - il était père de trois petites filles. Il était devenu chauffeur routier.

Ému par ce qu'il voyait à la télévision après l'invasion de l'Ukraine, il avait pris l'avion le 13 mars pour rejoindre l'Ukraine via la Pologne. "Il voulait aider", a expliqué sa mère Mary Sibley dans une déclaration, évoquant le souvenir d'un fils "au grand coeur".

Selon la déclaration d'un responsable consulaire lue lors de l'audience à Oxford par Darren Salter, le fonctionnaire en charge de l'enquête, il se trouvait dans une petite position enterrée lorsqu'"un drone a été vu au dessus" de sa position.
"Un obus de mortier est tombé peu après" près de la position de Scott Sibley, qui a couru vers un autre abri et c'est alors qu'il courait qu'il a été touché par un autre tir. Atteint à la poitrine et à l'abdomen, il "est mort sur le coup", selon cette déclaration.
Les résultats d'une autopsie réalisée après le retour de son corps au Royaume-Uni le 24 mai ont montré qu'il était mort de blessures "irrécupérables" causées par des petits fragments de métal qui ont provoqué "une hémorragie instantanée et catastrophique".
"Rien n'aurait pu être fait pour lui sauver la vie", a ajouté le responsable de l'enquête. Il a conclu que Scott Sibley "a été tué alors qu'il était en service actif avec l'armée ukrainienne".

Les autorités britanniques ont confirmé la mort de trois autres Britanniques en Ukraine depuis le début de la guerre: le médecin Craig Mackintosh et les anciens soldats Jordan Gatley et Simon Lingard.



16H48 TU. Frappes ukrainiennes contre la région russe de Belgorod: deux morts (gouverneur)

Deux personnes ont été tuées dans des frappes ukrainiennes contre la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, a indiqué sur Telegram le gouverneur de la région, Viatcheslav Gladkov.
Selon lui, les tirs ont visé la ville de Chebekino. "Il y a deux morts et trois blessés", a précisé le gouverneur Gladkov.

Cette annonce est intervenue alors que l'Ukraine a accusé la Russie de frappes massives contre son territoire et notamment la capitale Kiev, qui ont visé selon les autorités ukrainiennes des infrastructures énergétiques du pays.

La Russie, qui mène une offensive en Ukraine depuis fin février, dénonce elle depuis la mi-octobre une "augmentation considérable" des tirs ukrainiens sur plusieurs régions russes frontalières, dont celle de Belgorod, mais aussi celle de Koursk et de Briansk.
Ainsi, un dépôt de pétrole près de Belgorod a été bombardé en octobre par les forces ukrainiennes et une centrale électrique à Belgorod, la capitale régionale, cette dernière frappe ayant entraîné une importante panne de courant.

16H45 TU. Washington condamne les frappes russes et juge que cela renforcera les craintes du G20

Les États-Unis ont "fermement condamné" les multiples frappes russes mardi sur plusieurs régions ukrainiennes, et estimé qu'elles ne feraient qu'"approfondir les préoccupations" des pays membres du G20 réunis en Indonésie.
"Ces frappes russes ne feront qu'approfondir les préoccupations au sein du G20 concernant l'impact déstabilisateur de la guerre (du président russe Vladimir) Poutine", a déclaré le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, dans un communiqué.

Selon l'armée ukrainienne, la Russie a tiré "environ" une centaine de missiles touchant des infrastructures énergétiques essentielles dans différentes régions du pays, et des immeubles résidentiels dans la capitale Kiev.

"Il ne nous aura pas échappé qu'au moment où les dirigeants du G20 sont réunis à Bali pour parler de sujets importants pour la vie et les moyens de subsistance des populations à travers le monde, la Russie ait décidé de menacer ces vies et de détruire des infrastructures essentielles en Ukraine", poursuit Jake Sullivan.

"Les États-Unis et leurs alliés et partenaires continueront de soutenir l'Ukraine avec ce dont elle a besoin pour se défendre, y compris en matière de défense aérienne", conclut le communiqué.

16H36 TU. Moscou "n'atteindra pas son objectif", lance Zelensky après de multiples frappes russes

La Russie "n'atteindra pas son objectif" de destruction des infrastructures énergétiques ukrainiennes, a lancé le président Volodymyr Zelensky après de multiples frappes russes mardi.
"Ce que veut l'ennemi est clair. Il n'atteindra pas son objectif", a-t-il déclaré dans une courte vidéo publiée sur les réseaux sociaux, ajoutant que "85 missiles ont été tirés" mardi par l'armée russe, "principalement sur des infrastructures énergétiques".
Il a appelé la population civile à "rester dans les abris pendant un certain temps" car, selon lui, "il se peut qu'il y ait vingt frappes de plus" à venir.
 


"Nous travaillons, nous restaurerons tout, nous survivrons à tout", a-t-il affirmé dans cette vidéo tournée dans son bureau.

Kiev a immédiatement appelé les pays du G20, réunis actuellement en sommet en Indonésie sans le président russe Vladimir Poutine, à mettre la pression sur Moscou en réponse.
"Des immeubles résidentiels, des installations d'infrastructure énergétique sont touchées. Dans l'attente d'une réaction de principe du sommet du G20", a demandé sur Twitter le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba.
 

"Et s'il vous plaît, évitez d'appeler 'les deux parties'. Prenez le parti des gens, pas des criminels de guerre", a-t-il exhorté dans un message publié en anglais et en ukrainien.

Au moins une personne est décédée ce mardi à Kiev à la suite de frappes russes, les premières sur la capitale ukrainienne depuis le 17 octobre dernier.


14H25 TU. Les villes de Lviv et Kharkiv touchées par des frappes russes (maires)

Les villes de Lviv (ouest) et Kharkiv (nord-est) en Ukraine touchées par des frappes russes, affriment leurs maires respectifs, sans faire état de victimes à ce stade.
"Des explosions se font entendre à Lviv. Restez tous à l'abri !", a exhorté sur Telegram le maire de Lviv, Andriï Sadovy, qui a précisé qu'"une partie de la ville (était) sans électricité". "Attaque au missile contre le district d'Industrialniï à Kharkiv", a de son côté indiqué son homologue de la deuxième ville d'Ukraine, Igor Terekhov.


13H49 TU. Kiev visée par une "attaque" russe, deux immeubles résidentiels touchés (maire)

Deux immeubles résidentiels de Kiev en Ukraine ont été touchés ce mardi par une "attaque" aux missiles imputée à la Russie, ont annoncé les autorités, dans la première frappe sur la capitale ukrainienne en un mois.

"Attaque sur la capitale: selon des informations préliminaires, deux immeubles résidentiels ont été touchés dans le district de Petchersk. Plusieurs missiles ont été abattus par la défense antiaérienne au-dessus de Kiev", a affirmé de son côté Vitaly Klitschko, le maire de la capitale ukrainienne, sur Telegram.
 
capture d'écran telegram Klitchko

"Les médecins et les secours sont sur les lieux des frappes", a ajouté le maire de Kiev.
Cette frappe intervient quelques jours après une humiliante retraite des forces russes dans le sud de l'Ukraine et en plein sommet du G20 en Indonésie.

"La Russie répond au puissant discours de Volodymyr Zelensky au G20 par une nouvelle attaque au missile", a dénoncé le chef de cabinet de la présidence ukrainienne, Andriï Iermak, sur Twitter. "Est-ce que quelqu'un pense sérieusement que le Kremlin veut vraiment la paix ? Il veut l'obéissance. Mais au bout du compte, les terroristes perdent toujours", a-t-il ajouté.

Dans une courte vidéo diffusée sur Telegram par le chef adjoint de la présidence Kyrylo Tymochenko, on pouvait voir une partie d'un immeuble de cinq étages en feu, des flammes impressionnantes jaillissant de l'intérieur.
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"Le danger n'est pas passé. Restez dans les abris!", a-t-il exhorté aux habitants de la capitale.

De sirènes antiaériennes ont retenti dans toutes les régions d'Ukraine selon une application officielle de défense anti-aérienne utilisée par les Ukrainiens au quotidien.

L'armée russe a mené ces dernières semaines plusieurs vagues de frappes massives de missiles et drones kamikazes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes.
La dernière frappe russe sur Kiev remontait au 17 octobre.
 

12H50 TU. L’autorité d'occupation russe quitte Nova Kakhovka dans la région de Kherson.

Les occupants russes annoncent s'être retirés de la ville de Nova Kakhovka, accusant les forces de Kiev de bombarder cette ville située dans le sud de l'Ukraine à proximité d'un barrage hydroélectrique stratégique.

"Les employés de l'administration publique de Nova Kakhovka, les institutions étatiques et municipales ont également quitté la ville et se sont redéployés dans des lieux sûrs", déclare l'administration installée par Moscou. Cette ville est située sur la rive gauche du Dniepr, dans la région de Kherson, où les forces russes s'étaient repliées la semaine dernière faute de pouvoir tenir la rive droite.

11H51 TU. L'Allemagne et l'Espagne annoncent leurs projets de formation des forces ukrainiennes

Les ministres de la Défense de l'Allemagne et de l'Espagne annoncent leurs projets de formation de milliers de militaires ukrainiens dans le cadre du programme de l'UE pour aider à soutenir la riposte de Kiev contre la Russie.

L'Union européenne a lancé la plus grande mission d'entraînement militaire de son histoire qui vise à former et entrainer 15.000 soldats ukrainiens dans différents Etats membres.

"Dans moins de trois mois, cette mission sera opérationnelle. C'est un temps record pour les Européens", a souligné le chef de la diplomatie européenne, l'Espagnol Josep Borrell, à son arrivée pour une réunion des ministres de la Défense de l'UE à Bruxelles.

L’Allemagne prévoit de former 5.000 militaires dans "un large éventail de compétences", a annoncé la ministre allemande Christine Lambrecht.

Son homologue espagnole Margarita Robles a précisé que son pays formerait 400 soldats ukrainiens tous les deux mois, soit 2.400 par an, à Tolède.

La France avait annoncé en octobre l'entrainement de 2.000 militaires ukrainiens sur son territoire.

Le centre principal de la mission sera situé en Pologne et un quartier général secondaire sera installé en Allemagne. La mission est prévue pour une durée initiale de deux ans et devrait coûter environ 60 millions d'euros (62 millions de dollars) par an.

Elle sera financée par la Facilité européenne pour la paix et les ministres européens doivent examiner mardi l'état de ses finances. "3,1 des 5,7 milliards de sa dotation pour 7 ans ont été mobilisés pour les fournitures d'armements à Kiev", a rappelé Josep Borrell. Les fonds servent à rembourser les Etats membres pour les armements prélevés sur leurs stocks et fournis à l'Ukraine.
 

Le soutien militaire apporté par l'Union européenne à l'Ukraine est estimé à huit milliards d'euros, entre les financements de la facilité européenne de paix et les fournitures d'armes bilatérales, a souligné Josep Borrell. Ce montant équivaut à 45% de l'assistance fournie par les Etats-Unis.
 

10H49 TU. De nombreux prisonniers de guerre ukrainiens et russes soumis à la torture, alerte l'ONU.

De nombreux prisonniers de guerre capturés par les deux parties en conflit en Ukraine depuis l'invasion russe sont soumis à la torture et aux mauvais traitements, alerte l'ONU.

Matilda Bogner, qui dirige la Mission de surveillance des droits de l'homme en Ukraine, a longuement décrit les sévices subis des deux côtés par les prisonniers de guerre, dont certains sont entassés dans des camions, d'autres tabassés ou dénudés ou encore torturés à l'électricité.

Au cours des derniers mois, la mission a interrogé 159 prisonniers de guerre (139 hommes et 20 femmes) détenus par la Russie et ses groupes armés affiliés et 175 prisonniers de guerre (tous des hommes) capturés par l'Ukraine.

La mission a bénéficié d'un accès sans entrave aux lieux d'internement des prisonniers de guerre contrôlés par le gouvernement ukrainien, mais l'ONU, malgré ses demandes, n'a toujours pas obtenu d'accès confidentiel aux prisonniers de guerre internés par la Russe et ses groupes armés affiliés.

La mission a toutefois rencontré des prisonniers de guerre ukrainiens qui avaient été libérés. Matilda Bogner a expliqué que ceux qui étaient détenus par les forces russes étaient torturés de façon "assez systématique". Les simples soldats étaient moins sévèrement torturés que d'autres, notamment que les "snipers" et les artilleurs.

"La grande majorité" des personnes interrogées capturées par les forces russes et ses groupes armés alliés "nous ont dit avoir été torturées et maltraitées pendant leur internement", a indiqué Matilda Bogner. Non seulement pour leur extorquer des informations, mais aussi pour les "intimider et humilier" au quotidien.

09H38 TU. Moscou juge "irréalistes" les conditions de Kiev pour entamer des négociations.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov juge, en marge du G20 en Indonésie, "irréalistes" les conditions ukrainiennes pour entamer des pourparlers pour mettre fin à la guerre.
 

Serguei Lavrov au G20
© Russian Foreign Ministry Press Service via AP

"Tous les problèmes proviennent de la partie ukrainienne qui refuse catégoriquement des négociations et avance des revendications manifestement irréalistes et pas en adéquation avec la situation", a-t-il déclaré.

Il a affirmé l'avoir signifié au président français Emmanuel Macron et au chancelier allemand Olaf Scholz lors "de courtes conversations" au cours du G20.

Selon lui, "le processus de règlement (du conflit) est freiné par l'Ukraine", pays que la Russie a envahi le 24 février dernier. 

L'Ukraine réclame le retrait des troupes russes de son territoire et le retour de son intégrité territoriales, alors que Moscou a revendiqué l'annexion de quatre régions ukrainiennes fin septembre, en plus de la péninsule de Crimée annexée en 2014.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lui signifié suite à ces annexions qu'il ne négocierait pas avec Vladimir Poutine. 

Des contre-offensives militaires ont permis à l'Ukraine, armée par ses alliés occidentaux, de reconquérir des territoires perdus, forçant la Russie à d'humiliantes retraites. 

Sergueï Lavrov a dénoncé en outre le caractère "russophobe" de l'intervention de Volodymyr Zelensky devant le G20. Il a également accusé une fois de plus l'Occident de mener une "guerre hybride" contre la Russie en usant de l'Ukraine. Il a répété que Moscou avait été obligé de lancer son offensive contre son voisin pour se défendre et protéger les populations russophones. 

Le chef de la diplomatie russe a indiqué en outre que, selon lui, les États-Unis ne préparaient pas de négociations de paix sur l'Ukraine.

"Concernant les informations selon lesquelles les Américains préparent des pourparlers, ces rumeurs apparaissent régulièrement, puis disparaissent", a-t-il dit.
 

09H17 TU. L’Ukraine accuse Moscou d'envoyer des prisonniers africains détenus en Russie au front.

Kiev accuse Moscou d'envoyer au front en Ukraine des détenus africains prisonniers en Russie, après la mort d'un étudiant zambien au combat alors qu'il purgeait une peine dans une prison près de Moscou.

"Poutine envoie des citoyens africains emprisonnés en Russie à la guerre en Ukraine", a dénoncé sur Twitter le porte-parole de la diplomatie ukrainienne, Oleg Nikolenko.

Lundi 14 novembre, la Zambie avait annoncé la mort d'un de ses concitoyens, Lemekhani Nathan Nyirenda, "décédé le 22 septembre 2022 en Ukraine", alors qu'il était censé être emprisonné dans en Russie. 

La Zambie avait déclaré avoir demandé des explications à la Russie "sur les circonstances dans lesquelles un citoyen zambien, qui purge une peine de prison à Moscou, a pu être recruté pour combattre en Ukraine et perdre la vie".

 

Dans un communiqué, la diplomatie russe a affirmé "examiner" les "circonstances" de la mort de cet étudiant zambien de 23 ans.

"Les Africains ne devraient pas mourir pour les ambitions impériales malsaines de Poutine", a lancé mardi Oleg Nikolenko.

Le patron du groupe paramilitaire Wagner, Evgueni Prigojine, réputé proche de Vladimir Poutine, est accusé par l'Ukraine d'envoyer sur le front des milliers de combattants recrutés directement dans les prisons russes, contre la promesse d'un salaire important et d'une remise de peine.

Lemekhani Nathan Nyirenda avait été reconnu coupable d'avoir enfreint la loi russe en avril 2020, selon le gouvernement zambien qui n'a pas donné plus de détails lundi.
Cet étudiant en ingénierie nucléaire avait été condamné à neuf ans et six mois d'emprisonnement. Il purgeait sa peine dans une prison de moyenne sécurité dans la banlieue de Moscou.
 

8H40 TU. Le chef de Wagner nie toute implication dans une exécution

Le chef du groupe russe de mercenaires Wagner nie toute implication dans l'exécution brutale d'un membre présumé de son organisation accusé de désertion en Ukraine, après l'avoir pourtant saluée dans un premier temps.

L'affaire a débuté avec la publication d'une vidéo, relayée par des comptes proches de Wagner sur les réseaux sociaux, d'un homme accusé de s'être rendu aux forces ukrainiennes avant d'être repris par les Russes.

On y voit cet homme, qui se présente comme Evguéni Noujine, être tué d'une manière particulièrement brutale, le crâne frappé avec une masse.

Les exécutions à coup de masse sont un trait distinctif des mercenaires du groupe Wagner comme l'explique cet expert dans ce fil twitter.
 



Dans un premier message publié dimanche, le chef de Wagner, Evguéni Prigojine, un homme d'affaires proche du Kremlin, avait salué un "magnifique travail", qualifiant l'homme tué de "chien". Mais dans un nouveau communiqué paru aujourd'hui, Prigojine nie toute implication de son groupe dans l'exécution et désigne les services secrets américains comme responsables, sans étayer ses accusations.

"Cela est dans les cordes des services de renseignement américains, qui enlèvent les gens, y compris des citoyens russes, à travers le monde", déclare M. Prigojine, appelant les procureurs russes à ouvrir une enquête. "Les employés de Wagner se distinguent par leur excellente discipline et leur strict respect des normes internationales et des règles de comportement social globalement acceptées", ajoute le chef de cette organisation connue pour ses méthodes violentes.

L'ONG russe Gulagu.net, spécialisée dans la défense des détenus, affirme qu'Evguéni Noujine était un prisonnier qui avait été recruté dans une colonie pénitentiaire russe pour combattre en Ukraine. Evguéni Prigojine est accusé d'avoir fait le tour des prisons de Russie pour recruter des détenus, en échange de réductions de peine.

Depuis 2014, Wagner est accusé de servir les intérêts du régime du président russe Vladimir Poutine et de commettre des exactions dans de nombreuses zones de conflit, notamment en Syrie et dans des pays africains.

Le journal d'investigation russe Novaïa Gazeta a affirmé par le passé, vidéo à l'appui, que des hommes de Wagner avaient frappé à coups de masse un prisonnier en Syrie, en 2017, puis l'avaient décapité et brûlé.

En septembre, M. Prigojine, 61 ans, avait reconnu avoir fondé Wagner après des années de déni. La semaine dernière, il s'est aussi vanté d'avoir mené des opérations d'influence électorale aux Etats-Unis.

06H02 TU. Emmanuel Macron appelle la France et la Chine à "unir" leurs "forces" contre la guerre en Ukraine.

Le président français Emmanuel Macron  appelle son homologue chinois Xi Jinping à "unir" leurs "forces" contre la guerre en Ukraine, soulignant que la "stabilité" du monde était aussi dans "l'intérêt" de la Chine.

Il convient "d'unir nos forces pour répondre tout à la fois aux grands enjeux internationaux, vous avez évoqué celui du climat pour n'en citer qu'un et sans doute le plus prégnant, mais aussi aux crises internationales comme la guerre lancée par la Russie en Ukraine pour lesquelles le G20 constitue un format approprié", a-t-il lancé au début d'un entretien bilatéral en marge du sommet du G20 à Bali.

La Chine n'a pas condamné l'offensive russe en Ukraine lancée le 24 février et reste très réticente, tout comme nombre de pays du Sud, dont l'Indonésie, à critiquer Moscou, y compris au sommet du G20. 

Xi Jinping a appelé de son côté la France et l'Europe à œuvrer, au côté de la Chine, pour renforcer la "stabilité" dans le monde, sans citer toutefois la guerre en Ukraine.

03H58 TU. Emmanuel Macron a demandé à Xi Jinping d'intervenir auprès de Vladimir Poutine.

Le président français Emmanuel Macron a demandé au dirigeant chinois Xi Jinping d'intervenir auprès de leur homologue russe Vladimir Poutine afin de le convaincre d'arrêter "l'escalade" en Ukraine et de revenir à la "table des négociations", indique l'Elysée.

"Le président de la République demande à ce que la Chine contribue à passer des messages au président Poutine afin d'éviter l'escalade et de revenir sérieusement à la table des négociations", selon la présidence française.

Xi Jinping a de son côté "apporté son soutien aux efforts de médiation européens", notamment du président français, et "réitéré très fermement son opposition à l’usage de l'arme atomique" par les Russes en Ukraine, selon l'Elysée.

"Il a également réaffirmé son soutien à la désescalade, au cesse-le-feu et à la volonté de mettre un terme à ce conflit", ajoute la présidence.

Selon Paris, "les lignes commencent à bouger" du côté chinois, Pékin "essaie de retrouver une situation d’équilibre" sur le conflit en Ukraine.

"Xi Jinping dit clairement que cette situation complexe doit être traitée de manière urgente", a relevé un conseiller du président français.

Les deux dirigeants ont également manifesté leur volonté "d'aller de l'avant" sur plusieurs enjeux bilatéraux, de l'agroalimentaire à l'aéronautique, a-t-il précisé. 

Emmanuel Macron souhaite ainsi se rendre en Chine au début de l'année 2023 si les conditions sanitaires liées au Covid-19 le permettent, a précisé l'Elysée.

 

03H53 TU. Le projet de communiqué du G20 reconnaît les effets de la "guerre en Ukraine".

Les grandes économies du G20, dont Moscou, constatent les répercussions négatives de la "guerre en Ukraine" menée par la Russie dans un projet de communiqué final, qui précise que "la plupart des membres" "condamnent fermement" le conflit.

Ce document, s'il est adopté par les dirigeants, reprendrait le terme de "guerre" rejeté pour l'instant par Moscou qui évoque une "opération militaire spéciale". Il juge "inadmissible" le recours ou la menace de recours à l'arme nucléaire et appelle à prolonger l'accord sur les exportations de céréales.

 

02H50 TU. Volodymyr Zelensky plaide devant le G20 pour une extension de l'accord sur les céréales.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a plaidé devant le G20 pour une extension "infinie" de l'accord permettant d'exporter des céréales ukrainiennes, qui arrive à échéance vendredi.

"Notre initiative pour les exportations de céréales mérite d'être prolongée indéfiniment, peu importe quand la guerre se finit", a-t-il déclaré par visioconférence à huis clos devant le sommet de Bali. Il a également proposé que l'accord négocié en juillet sous l'égide de la Turquie, qui a permis de livrer quelque 10 millions de tonnes de céréales, soit étendu à deux autres ports ukrainiens.

 

02H42 TU.  "Il est temps" de mettre fin à la guerre "destructrice" de la Russie, pour Volodymyr Zelensky.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré qu'"il était temps" de mettre fin à la guerre "destructrice" de la Russie, dans un discours par lien vidéo devant les chefs d'Etats et de gouvernement du G20 rassemblés à Bali.

"Je suis convaincu qu'il est temps à présent temps, que la guerre destructrice de la Russie doit et peut être arrêtée", a-t-il déclaré, selon une traduction en anglais du discours, proposant un échange total de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine.

(Re)voir G20 : sommet sur fond de guerre en Ukraine

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02H39 TU. Il n'y a "aucune excuse au chantage nucléaire", déclare Zelensky au G20.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé devant le G20 "les menaces folles de recours à l'arme nucléaire" de la Russie, affirmant qu'il ne pouvait y avoir "aucune excuse au chantage nucléaire".

"C'est pareil pour les folles menaces de recours à l'arme nucléaire exprimées par les responsables russes. Il ne peut y avoir aucune excuse pour le chantage nucléaire", a-t-il déclaré, selon une traduction en anglais de son discours au sommet de Bali, où il s'adresse au "G19", en excluant apparemment Moscou.

 

02H22 TU. L’Indonésie appelle le G20 à "mettre fin à la guerre".

Le président indonésien Joko Widodo appelle le G20 à "mettre fin à la guerre", mettant en garde contre le risque d'une "nouvelle Guerre froide" en ouvrant le sommet des grandes économies mondiales, dominé par l'invasion russe de l'Ukraine.

"Être responsable signifie aussi que nous devons mettre fin à la guerre", a-t-il déclaré lors de la cérémonie d'ouverture de la réunion sur l'île indonésienne de Bali. "Nous ne devons pas diviser le monde en plusieurs camps. Nous ne devons pas laisser le monde basculer dans une nouvelle Guerre froide", a-t-il ajouté.

Le président indonésien a insisté sur la responsabilité des pays G20 face aux crises que traverse le monde.

"Les yeux du monde entier sont braqués sur nous", a-t-il insisté: "Nous ne devons pas échouer".

 

00H19 TU. Le communiqué du G20 montrera que "la plupart" des membres condamnent l'offensive russe en Ukraine, selon Washington.

Le G20 va publier un communiqué dans lequel "la plupart" des membres du groupe condamnent fermement l'offensive russe en Ukraine, a indiqué un haut responsable américain mardi à Bali. 

"Je pense que vous allez voir que la plupart des membres du G20 vont dire clairement qu'ils condamnent la guerre menée par la Russie en Ukraine, et qu'ils voient la Russie comme la cause principale des souffrances économiques et humanitaires immenses dans le monde", a-t-il indiqué à des journalistes sous couvert de l'anonymat.

Le sommet du G20, qui se tient de mardi à mercredi à Bali, en Indonésie, est le plus grand rassemblement de dirigeants mondiaux depuis le début de la pandémie.

Si l'Ukraine ne figure pas à l'agenda officiel du sommet, le conflit est en toile de fond de toutes les discussions.

"Il y a un accord depuis hier soir (lundi) au niveau des sherpas (négociateurs NDLR) pour un communiqué. Cela doit être confirmé au niveau des chefs d'Etat", a indiqué le président du Conseil européen Charles Michel au cours d'une conférence de presse mardi. 

"Je suis absolument convaincu que nous devons utiliser la réunion aujourd'hui et demain pour convaincre toutes les parties d'augmenter la pression sur la Russie", a-t-il déclaré avant l'ouverture du sommet.

Le communiqué va montrer que le G20 "isole vraiment la Russie", membre du groupe des plus grandes économies mondiales, a ajouté la source américaine.

 

22H10 TU. La Russie a détruit "toutes les infrastructures cruciales" à Kherson, selon Volodymyr Zelensky.

La Russie a détruit "toutes les infrastructures cruciales" dans la ville de Kherson reprise aux forces de Moscou la semaine dernière par l'armée ukrainienne, a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Avant l'hiver, les occupants russes ont détruit absolument toutes les infrastructures cruciales", a affirmé Volodymyr Zelensky dans son allocution quotidienne, après avoir visité lundi la ville de Kherson. "Absolument toutes les installations importantes de la ville et de la région sont minées", a-t-il ajouté.

"Il n'y a pas d'électricité, pas de communication, pas d'internet, pas de télévision" à Kherson, a poursuivi le président ukrainien, déclarant que "les occupants ont tout détruit eux-mêmes intentionnellement".

"C'est ce que signifie le drapeau russe - la dévastation totale", a ajouté Volodymyr Zelensky, promettant un retour à la vie normale.

L'opérateur national ukrainien Ukrenergo a fait savoir que la Russie a détruit des infrastructures énergétiques clés qui alimentent toute la rive droite de la région de Kherson et une partie importante de la région de Mykolaïv.

"L'essentiel de la région libérée de Kherson est sans électricité depuis le 6 novembre", a communiqué le patron d'Ukrenergo Volodymyr Kudrytskyi. "Nous faisons de notre mieux pour approvisionner les gens en électricité aussi vite que possible."

La reconquête de la ville de Kherson (sud), la seule capitale régionale dont les troupes de Moscou avaient pu prendre le contrôle, a porté un coup important à l'offensive de Vladimir Poutine.

Lors d'une visite à Kherson lundi, Volodymyr Zelensky a déclaré que la libération de la ville est "le début de la fin de la guerre".