DIRECT - Ukraine : la Russie trouvera un "antidote" aux missiles américains Patriot livrés à Kiev

Volodymyr Zelensky est rentré ce soir en Ukraine avec la promesse de Joe Biden de livrer le système de défense antiaérienne Patriot. Vladimir Poutine a réagit en dénonçant une absence de "volonté d'écouter la Russie" de la part de l'Ukraine et assurant que la livraison de Patriot était "vaine".
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Vladimir Poutine lors d'un point presse ce 22 décembre
© Valery Sharifulin, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP
Vladimir Poutine lors d'un point presse ce 22 décembre déclare "Concernant le Patriot, c'est un système assez vieux. Il ne fonctionne pas comme notre (système) S-300. Mais nos opposants partent du principe que c'est une arme défensive. Très bien, on va garder ça à l'esprit. Et il existe toujours un antidote".
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Vladimir Poutine lors d'un point presse à Moscou ce 22 décembre 2022.
© Vladimir Gerdo, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP
Vladimir Poutine lors d'un point presse à Moscou ce 22 décembre 2022.
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19h00 TU. La Maison Blanche met en garde contre la montée en puissance de Wagner

La Maison Blanche donne un sérieux avertissement contre la montée en puissance du groupe paramilitaire russe Wagner, selon elle "rival" de l'armée régulière russe en Ukraine, et qui reçoit désormais de l'armement de Corée du Nord.

Les bureaux du Groupe Wagner
Dans les bureaux du "PMC Wagner Center" ouverts au public ce 4 novembre 2022 à Saint Petersbourg pour la fête du soldat russe. 
© AP Photo/Dmitri Lovetsky


"La Corée du Nord a fait une première livraison à Wagner, qui a payé pour ces équipements. Le mois dernier, (elle) a livré en Russie des obus et des missiles destinés à Wagner", a dit John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de l'exécutif américain.

Les États-Unis estiment que Pyongyang "envisage de livrer plus d'équipement", a-t-il dit lors d'un entretien avec des journalistes.

"C'est une claire violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Le fait que le président Poutine demande l'aide de la Corée du Nord montre que la Russie est seule et désespérée", a commenté pour sa part le chef de la diplomatie britannique James Cleverly.

Le porte-parole de la Maison Blanche a par ailleurs estimé qu'à l'heure actuelle Wagner comptait 50.000 hommes déployés en Ukraine - 10.000 mercenaires et 40.000 recrutés dans les prisons russes. Et que l'organisation dépensait 100 millions de dollars par mois pour ses opérations dans le pays.

Washington, qui a déjà pris des sanctions contre cette organisation de mercenaires présente sur plusieurs théâtres de conflit dans le monde, va prendre "dans les prochaines semaines" des mesures supplémentaires, a indiqué John Kirby.

"Il est évident pour nous que Wagner est en voie de devenir une puissance rivale de l'armée russe régulière et d'autres ministères russes", a encore indiqué le porte-parole, en assurant que l'influence au Kremlin du chef du groupe, Evguéni Prigojine, ne faisait qu'"augmenter".
"Depuis des mois, l'armée russe compte sur Wagner pour mener le combat dans certaines zones du Donbass (est de l'Ukraine) et dans certains cas, les officiers russes sont en réalité soumis aux ordres de Wagner", a détaillé John Kirby.
Il a assuré que les forces de Wagner "mal équipées et mal entraînées", souffraient de "lourdes pertes" sur le champ de bataille. Le porte-parole américain a ainsi estimé que Wagner avait perdu 1.000 hommes récemment en Ukraine.

Evguéni Prigojine, qui n'a "aucune considération pour la vie humaine", "envoie des hommes russes à la boucherie à Bakhmout", ville du front où les combats font rage, a déclaré John Kirby. "Il semble s'intéresser beaucoup plus à son influence au Kremlin qu'aux hommes qu'il recrute pour se battre en Ukraine. Tout ce qui compte pour lui est de faire bonne figure auprès (du président russe Vladimir) Poutine", a-t-il encore asséné.


18h38 TU. Des centaines de colis du Nouvel An préparés à Sarajevo pour les enfants ukrainiens

Préparés par des habitants de Sarajevo ou des élèves dans leurs écoles, des centaines de colis ont été livrés au Musée consacré à l'enfance dans la guerre de la capitale bosnienne, pour être envoyés aux enfants ukrainiens pour le Nouvel An.

cadeaux pour les enfants ukrainiens
Au musée consacré à l'enfance de Sarajevo, le 17 décembre : des dessins, des lettres et des cadeaux envoyés par des enfants ont été rassemblés avant d'êre envoyés à des enfants ukrainiens.
© AP Photo/Armin Durgut


Inspirée par une histoire racontée dans le cadre de l'exposition du musée, cette opération, lancée début décembre, s'est soldée par la récolte de plus de mille colis, a déclaré à l'AFP une employée, Mirela Geko.

Ils seront envoyés dans les prochains jours pour être distribués aux enfants en Ukraine et ceux qui se sont réfugiés avec leurs familles en Pologne, dix mois après l'invasion russe de l'Ukraine.

"Même si ces colis peuvent nous paraître trop petits (...), pour ces enfants c'est énorme car ils vivent maintenant dans les conditions de froid, dépourvus de choses essentielles pour la vie, sans avoir la possibilité de jouer. Je pense que ceux qui étaient enfants pendant la guerre en Bosnie de 1992 à 1995 peuvent comprendre cela", dit Mirela Geko.

Enfants bosniaques préparant des cadeaux pour le Nouvel An pour les enfants ukrainiens
Enfants bosniaques préparant des cadeaux pour le Nouvel An pour les enfants ukrainiens à l'école élémentaire Safvet Beg Basagic de Sarajevo, Bosnie, le 20 décembre 2022.
© AP Photo/Armin Durgut



Elle même avait 5 ans lorsqu'elle avait reçu un colis envoyé par une fille bosnienne réfugiée au Danemark. Ce moment reste un de ses plus forts souvenirs du siège de Sarajevo.

"Pour un moment, la guerre s'était arrêtée pour moi, tout ce qui était mauvais autour de moi avait disparu, et je me sentais comme si j'étais au centre du monde. C'est justement ça que nous aimerions réussir par cette opération : montrer aux enfants d'Ukraine qu'ils sont pour nous le centre du monde", raconte Mirela Geko, qui a aujourd'hui 34 ans.

Des colis livrés au cours des dernières semaines sont empilés dans les salles et couloirs de ce musée consacré aux enfants dans la guerre, en Bosnie surtout, mais qui expose parfois aussi des collections envoyées des autres coins de la planète.

La plupart joliment décorés, certains colis sont frappés d'un drapeau ukrainiens ou d'un message, comme celui de Nejra qui souhaite à son amie inconnue "tout le meilleur pour le Nouvel An", qu'elle soit "aimée, en bonne santé, heureuse et en paix".
Ana Mocnaj, 35 ans, est venue apporter un colis "pour une fille de 14 ans". Elle y a mis du matériel pour dessiner, un collier, une écharpe, un bonnet, des chocolats et des biscuits, à peu près le contenu du colis qu'elle avait, elle-même, reçu à Sarajevo pendant la guerre, envoyé par Marie, une Française, qui lui avait aussi écrit une lettre d'encouragement. "À cette époque, c'était vraiment quelque chose de spécial pour moi, je pensais que j'avais une amie quelque part. C'est une opportunité pour rendre ce beau geste", dit cette professeure de français dans une école à Sarajevo.


17h55 TU. La Russie n'a manifesté aucune volonté "significative" de mettre fin à la guerre en Ukraine, selon Blinken


Le Kremlin n'a manifesté aucune volonté "significative" de mettre fin à la guerre en Ukraine, déclare le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, peu après les déclarations de Vladimir Poutine qui a assuré vouloir que le conflit se termine "le plus tôt possible".

"Fondamentalement aujourd'hui, la Russie n'a manifesté aucun intérêt (à s'engager) dans une diplomatie significative" pour mettre fin à la guerre, a déclaré le secrétaire d'État lors d'une conférence de presse, au lendemain de la visite du président ukrainien Volodymyr Zelensky à Washington.


16h18 TU. La Russie trouvera un "antidote" aux missiles américains Patriot livrés à Kiev (Poutine)

Le président russe Vladimir Poutine assure que l'armée russe trouvera un "antidote" pour contourner le système de défense antiaérien Patriot que les États-Unis vont fournir à l'Ukraine.

Le président Poutine visitant le Centre de la jeunesse au Manezh Central Exhibition Hall à Moscou ce 22 décembre 2022.
Le président Poutine visitant le Centre de la jeunesse au Manezh Central Exhibition Hall à Moscou ce 22 décembre 2022.
© Valeriy Sharifulin, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP



"Concernant le Patriot, c'est un système assez vieux. Il ne fonctionne pas comme notre (système russe) S-300. Mais nos opposants partent du principe que c'est une arme défensive. Très bien, on va garder ça à l'esprit. Et il existe toujours un antidote", a déclaré Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse.

Les racines entre les peuples de Russie et d'Ukraine sont plus fortes que ceux qui essayent de nous diviser.
Vladimir Poutine, président de la Russie


Il a ajouté que la livraison de Patriot était "vaine". "C'est seulement un moyen de prolonger le conflit."

"Notre but, ce n'est pas de faire tourner le conflit comme un volant d'inertie, mais, au contraire, de terminer cette guerre et nous aspirons à cela", a affirmé le président russe. "Nous nous efforcerons de faire en sorte que cela se termine. Et le plus tôt sera le mieux, bien sûr".

"Tous les conflits armés se terminent, d'une façon ou d'une autre, avec des pourparlers (...) Plus nos adversaires (à Kiev, ndlr) comprendront ça vite, mieux ce sera", a-t-il poursuivi.
Vladimir Poutine a à nouveau défendu le déclenchement, fin février, de l'offensive en Ukraine et dit qu'il n'avait pas eu d'"autre choix" afin de "défendre les gens" qui se sentent "membres de notre peuple, de notre culture".

"Les racines entre les peuples de Russie et d'Ukraine sont plus fortes que ceux qui essayent de nous diviser", a-t-il une nouvelle fois martelé. Il a accusé les ennemis de la Russie, les États-Unis en tête, d'avoir "toujours" essayé de diviser "le monde russe", qui selon le Kremlin rassemble l'ensemble des populations russophones.
"Nos éventuels ennemis, nos opposants ont toujours rêvé de cela et ont toujours fait cela, ils ont essayé de nous diviser et de nous gouverner par morceaux séparés", a-t-il déclaré.

15h11 TU. Le Kremlin ne voit "aucune volonté d'écouter la Russie" après la visite de Zelensky à Washington

Le Kremlin dénonce une absence de "volonté d'écouter la Russie" après la visite aux États-Unis du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui y a reçu de nouvelles promesses d'aides, preuve pour Moscou que Washington livre une "guerre indirecte" en Ukraine.

Volodymyr Zelensky a quitté Washington avec la promesse d'une enveloppe massive de soutien de près de 45 milliards de dollars et de nouvelles livraisons d'armes avec, pour la première fois, la fourniture du système de défense antiaérienne Patriot.

Lire : Guerre en Ukraine : que sont les missiles Patriot promis par les États-Unis à Volodymyr Zelensky ?

"Jusqu'à présent, nous pouvons constater avec regret que ni le président Biden, ni le président Zelensky n'ont dit quoi que ce soit qui puisse être perçu comme une volonté potentielle d'écouter les préoccupations de la Russie", a réagi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Selon lui, il n'y a pas eu au cours de cette visite de "véritables appels à la paix" ou de "mises en garde" américaines à Zelensky contre "la poursuite du bombardement des immeubles d'habitation dans les zones peuplées du Donbass", une région de l'est de l'Ukraine en partie contrôlée par des séparatistes prorusses et régulièrement visée par les forces ukrainiennes.

"Cela montre que les États-Unis poursuivent leur ligne de guerre de facto et indirecte avec la Russie, jusqu'au dernier Ukrainien", a ajouté le porte-parole.

Mercredi, le jour de la visite de Volodymyr Zelensky aux États-Unis, le Kremlin a lancé un avertissement face à de nouvelles livraisons d'armes américaines à l'Ukraine, qui n'auront pour effet que d'"aggraver" le conflit.

Volodymyr Zelensky avait quant à lui affirmé que l'aide occidentale à son pays, qui est devenue un élément crucial du conflit, était un "investissement dans la sécurité mondiale et la démocratie", et "pas de la charité".

14h51 TU. Zelensky fait une halte en Pologne pour rencontrer Duda

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rencontré son homologue polonais Andrzej Duda à l'aéroport de Rzeszow-Jasionka dans le sud-est de la Pologne, au lendemain de sa visite aux États-Unis.

"Sur le chemin du retour, j'ai rencontré un ami de l'Ukraine, le président polonais Andrzej Duda", a indiqué Zelensky sur les réseaux sociaux, accompagnant son message d'une vidéo le montrant accueilli par le président polonais, les deux hommes se tombant dans les bras.


13h45 L'armée russe concentre ses efforts sur la région de Donetsk

Les efforts de l'armée russe en Ukraine se concentrent actuellement sur la capture de la totalité de la région de Donetsk, dans l'Est du pays, indique son chef d'état-major Valéri Guerassimov.

"La situation sur la ligne de front s'est stabilisée, les principaux efforts de nos troupes se concentrent sur l'achèvement de la libération du territoire de la République populaire de Donetsk" autoproclamée par les séparatistes prorusses, a indiqué M. Guerassimov.

Selon lui, la ligne de front avec les forces ukrainiennes est actuellement longue de 815 kilomètres.

Valéry Guerassimov a affirmé avoir frappé plus de 1.300 "cibles d'importance critique" en Ukraine, ce qui a selon lui "permis de réduire considérablement le potentiel de combat des forces armées ukrainiennes".


13h36 TU. Manoeuvres navales Russie-Chine: "réaction" à la position "agressive" des Etats-Unis en Asie, selon l'armée russe

Les manœuvres navales prévues cette semaine entre les marines russe et chinoise en mer de Chine orientale sont une "réaction" à la position "agressive" des États-Unis en Asie, déclare le chef d'état-major russe Valéri Guerassimov.

"Cette coopération est une réaction naturelle à l'accumulation agressive du potentiel militaire américain dans la région", a indiqué le général Guerassimov, cité par les agences de presse russes. "Le but" de ces exercices conjoints est "d'accroître (...) la capacité (des deux armées) à résister aux nouveaux défis et nouvelles menaces", a-t-il ajouté.

10h17 TU. Sergueï Choïgou s'est rendu sur la ligne de front selon le ministère russe de la Défense.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, s'est rendu sur la ligne de front en Ukraine pour inspecter les positions de son armée, selon son ministère. Il s'agit de la deuxième visite annoncée de ce type en moins d'une semaine.
 

Choïgou sur la ligne de front
Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou rend visite à des soldats dans un lieu non défini en Ukraine le 22 décembre 2022.
© Russian Defense Ministry Press Service via AP

"En première ligne", il  a "vérifié les conditions de déploiement du personnel et du matériel militaire" et il a "inspecté les zones de positionnement des unités militaires, les conditions d'hébergement et de chauffage du personnel."


10h11 TU. L'ex-patron de l'agence spatiale russe blessé dans une frappe ukrainienne à Donetsk

L'ex-patron de l'Agence spatiale russe Roscosmos, Dmitri Rogozine, a été blessé dans une frappe ukrainienne sur Donetsk, fief des séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, et doit se faire opérer, a-t-il indiqué sur Telegram.

Le restaurant où Rogozine fêtait son anniversaire dévasté par un tir de missile
Le restaurant de l'hôtel où Dmitri Rogozine fêtait son anniversaire dans la soirée du 21 décembre après une frappe ukrainienne, selon les autorités russes, à Donetsk. La frappe a fait plusieurs morts et blessés.
© AP Photo/Alexei Alexandrov


Démis de ses fonctions à la tête de Roscosmos en juillet, Dmitri Rogozine, qui dirige actuellement un groupe de conseillers militaires apportant une assistance aux forces séparatistes en Ukraine, souffre d'une blessure au dos, un morceau d'obus étant logé au-dessus de son omoplate droite, selon la même source.

L'incident s'est produit mercredi soir dans un hôtel de Donetsk où il se trouvait avec plusieurs responsables locaux.

La frappe, qui a fait plusieurs morts et blessés, a été effectuée "avec des munitions de haute précision, tirées probablement du camion équipé d'un système d'artillerie français Caesar", a affirmé pour sa part le Comité d'enquête russe, chargé des principales investigations.

mitri Rogozine assure que l'incident s'est produit au moment d'une "réunion de travail" dans le restaurant de l'hôtel. Mais la chaîne de télévision publique russe Rossia 24 a affirmé que l'ex-patron de Roscosmos y célébrait mercredi soir son 59e anniversaire, avec des invités et des musiciens.

La chaîne a diffusé des images des tables de fête renversées dans une salle de restaurant aux fenêtres brisées et aux murs partiellement détruits.

Selon Dmitri Rogozine, il descendait régulièrement dans cet hôtel ces derniers mois, lors de ses déplacements à Donetsk, dans le cadre de l'offensive russe en Ukraine.

Commentant l'incident avec Rogozine, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a assuré aux journalistes qu'il "est tout à fait normal que les fonctionnaires se rendent dans les régions russes". "Malheureusement, le séjour dans certaines régions est encore dangereux (...) Mais cela ne veut pas dire que cela doit empêcher les fonctionnaires d'exercer leurs fonctions", a-t-il ajouté.
 

09h53 TU. Un document vidéo du New York Times retrace le massacre de Boutcha.

À l'aide d'enregistrements téléphoniques exclusifs, de documents, d'entretiens et de milliers d'heures de vidéo, le New York Times révèlent comment une unité de parachutistes russes a tué des dizaines de personnes dans une seule rue de Boutcha, en mars.

Une enquête de huit mois menée par le quotidien américain a conclu que les auteurs du massacre de la rue Yablunska étaient des parachutistes russes du 234ème régiment d'assaut aérien dirigé par le lieutenant-colonel Artyom Gorodilov. 
Les preuves démontrent que ces meurtres s'inscrivaient dans le cadre d'une action délibérée. Les soldats russes ont interrogé et exécuté des hommes non armés en âge de se battre, des personnes qu'ils croisaient sur leur chemin, qu'il s'agisse d'enfants fuyant avec leur famille, d'habitants en quête de provisions ou de personnes circulant simplement à vélo. 

Pour arriver à cette conclusion, les journalistes y ont passé huit mois à interroger les habitants, à recueillir de vastes quantités de séquences filmées par des caméras de sécurité et à obtenir des documents exclusifs de sources gouvernementales. Parmi les preuves les plus accablantes, des relevés téléphoniques et des indicatifs d'appel décodés utilisés par les commandants sur les canaux radio russes.

(Re)voir: Ukraine : les habitants de Boutcha racontent l'enfer
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08h46 TU. L'Ukraine ne montre "aucune volonté d'écouter la Russie" selon le Kremlin.
 

Le Kremlin estime que la visite du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, aux Etats-Unis n'a illustré aucune "volonté d'écouter la Russie". Il accuse par ailleurs  Washington de mener en Ukraine une "de facto une guerre indirecte" contre Moscou.

"Jusqu'à présent, nous pouvons constater avec regret que ni le président (américain Joe) Biden ni le président Zelensky n'ont dit quoi que ce soit qui puisse être perçu comme une volonté potentielle d'écouter les préoccupations de la Russie", a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

01h00 TU. Volodymyr Zelensky remet un drapeau ukrainien signé des soldats de Bakhmut à Nancy Pelosi.
 

A la fin de son discours devant le Congrès américain, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'est tourné vers la cheffe de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et vers la vice-présidente américaine, Kamala Harris, qui présidaient cette séance exceptionnelle.

"Quand j'étais à Bakhmout hier (une ville de l'est ravagée par les combats, ndlr) nos héros m'ont donné le drapeau, leur drapeau. L’étendard de ceux qui défendent l'Ukraine, l'Europe et le monde au prix de leur vie", a-t-il expliqué, avant de remettre aux dirigeantes le drapeau bleu et jaune, couvert de signatures de soldats.

En retour, elles lui ont remis un drapeau américain ayant été hissé au sommet du Capitole mercredi pour marquer sa visite historique.

00h42 TU. Volodymyr Zelensky acclamé au Congrès américain.
 

Les élus des deux chambres du Congrès américain ont longuement ovationné  le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, au Capitole, à Washington, où il a prononcé un discours. Celui-ci visait à convaincre les Etats-Unis de poursuivre leur financement d'une assistance militaire vitale pour la résistance armée de Kiev face aux forces russes.

Lors de son allocution prononcée en anglais, Volodymyr Zelensky a rappelé que l'Ukraine est "contrairement aux prédictions les plus funestes, l'Ukraine n'est pas tombée. L'Ukraine est vivante et combative."

L'aide financière américaine "n'est pas de la charité, c'est un investissement dans la sécurité mondiale et la démocratie, que nous gérons de la façon la plus responsable, a-t-il plaidé. Je voudrais vous remercier, vous remercier beaucoup pour les aides financières que vous nous avez accordées et celles que vous pourriez décider."

Ce, alors que les parlementaires doivent approuver une nouvelle enveloppe massive de près de 45 milliards de dollars d'assistance humanitaire et militaire.

Enfin, il a répété la détermination de son pays face à l'agression russe. "La tyrannie russe n'a plus de contrôle sur nous [...] L'Ukraine tient ses positions et ne se rendra jamais."

00h10 TU. "Aucun compromis quant à la souveraineté de l'Ukraine" déclare Volodymyr Zelensky.

Une "paix juste" pour mettre fin à la guerre de la Russie en Ukraine n'implique "aucun compromis" sur l'intégrité territoriale ukrainienne, selon le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

"Pour moi, en tant que président, « une paix juste » n'implique aucun compromis quant à la souveraineté, la liberté et l'intégrité territoriale de mon pays", a-t-il assuré  depuis la Maison Blanche lors d'une conférence de presse aux côtés de Joe Biden.

"Vous ne serez jamais seuls, lui a solennellement promis ce dernier. Nous sommes conscients que le combat de l'Ukraine s'inscrit dans quelque chose de beaucoup plus grand. Si nous ne résistons pas à des attaques aussi flagrantes contre la liberté, la démocratie et les principes fondamentaux tels que la souveraineté et l'intégrité territoriale, le monde sera confronté à des conséquences bien pires."

"Nous resterons à vos côtés aussi longtemps qu'il le faudra", a-t-il réitéré.

00h00 TU. « Poutine a renforcé l’Otan » selon Joe Biden.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, le président américain, Joe Biden, s'est dit, mercredi,  "pas du tout inquiet" pour la solidité de l'alliance occidentale face à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

"Je n'ai jamais vu l'Otan ou l'UE aussi unies sur quoi que ce soit, a-t-il notifié depuis la Maison Blanche. Poutine pensait qu'il affaiblirait l'Otan, à la place il a renforcé l'Otan", a-t-il ajouté.