DIRECT - Ukraine : les alliés ne sont pas prêts à fournir des avions à Kiev alors que la Russie se prépare à une nouvelle offensive

Les premiers chars Leopard 2 allemands s'apprêtent à partir vers l'Ukraine mais les alliés ne sont pas prêts à livrer des avions de combats. Or la Russie se prépare à une nouvelle attaque "imminente" et revendique la conquête d'un village près de Bakhmout. Mais le prochain sommet européen se tiendra à Kiev, un "signal fort adressé tant à nos partenaires qu'à nos ennemis" se félicite Volodymyr Zelensky.  
Image
Le ministre de la Défense allemand Boris Pistorius sur un tank Leopard 2
© AP Photo/Martin Meissner
Le ministre de la Défense allemand Boris Pistorius sur un tank Leopard 2 du bataillon 203 à la caserne Maréchal Rommel à Augustdorf, ce 1er février 2023. Après la décision de livrer 14 tanks Leopard 2 à l'Ukrainen, les capacités du Leopard 2A6 sont démontrées sur le terrain à Augustdorf, ville où est stationné le bataillon d'artillerie blindé 215. 
Image
Ursula Von der Leyen Ursula Von der Leyen Zelensky Stand Up for Ukraine
AP Photo/Czarek Sokolowski
La présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen, et le président polonais Ursula Von der Leyen, et le président ukrainien Volodymyr Zelensky à l'évenement de la campagne "Stand Up for Ukraine" afin de lever des fonds pour l'Ukraine et ses réfuigés, à Varsovie, en Pologne, le 9 avril 2022.
Partager18 minutes de lecture



18h35 TU L'Allemagne dit adieu à ses chars Leopard bientôt livrés à Kiev

L'Allemagne a présenté aujourd'hui les chars Leopard qu'elle enverra bientôt à Kiev, une "perte amère" pour la Bundeswehr sous-équipée, selon le ministre de la Défense, mais un don indispensable pour que "les Ukrainiens gagnent la guerre".

Une semaine après avoir accepté de livrer ces blindés tant attendus par les Ukrainiens, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a rendu visite au bataillon de la Bundeswehr qui fait don de ses 14 Leopard, stationnés à Augustdorf, dans le nord-ouest du pays.

Pour les quelque 550 soldats du bataillon 203, c'est "une perte amère", a admis M. Pistorius.
"Leur cœur saigne bien sûr à l'idée que ces chars doivent maintenant être rendus, mais ils le comprennent parce que c'est comme ça, l'Ukraine a besoin de tout notre soutien", a-t-il martelé.

Vêtu d'une combinaison militaire, le ministre s'est laissé à l'émotion : "Deux cœurs battent dans ma poitrine", a-t-il lancé, assurant penser à la fois aux besoins de l'armée allemande et à ceux de l'Ukraine. L'objectif est que "l'Ukraine gagne cette guerre" contre la Russie, a-t-il martelé.

Le temps presse: Berlin veut livrer ses Leopards "fin mars, début avril" dans le cadre d'une alliance de pays alliés prêts à fournir "entre 120 et 140" chars, selon Kiev, pour repousser l'armée russe qui a récemment intensifié son offensive. Le défi logistique que représentera l'acheminement des chars jusqu'à l'Ukraine est un secret bien gardé.

Mais les Ukrainiens doivent d'abord apprendre le maniement de ces engins fabriqués par l'industrie allemande, qui comptent parmi les plus modernes du monde.
Un entraînement va leur être dispensé en Allemagne dans les tous prochains jours, a confirmé le ministre. Sous la forme d'un cours accéléré.
"Ils n'auront pas de formation à part entière telle que nous la connaissons chez nos soldats - mais il ne peut en être autrement", a déclaré Boris Pistorius.
Il a lui même embarqué à l'intérieur de l'un de ces monstres d'acier d'une soixantaine de tonnes qui a enchaîné les allers et retours dans la boue et les tirs de canon, sous l'œil des caméras.

Boris Pistorius à bord d'un char Leopard 2
Le ministre de la Défense allemand Boris Pistorius à bord d'un char Leopard 2 à Augustdorf,ce 1er férvrier 2023. 14 chars Leopard 2 devront être livrés à l'Ukraine au plus tard début mars. 
© AP Photo/Martin Meissner


La préparation des soldats ukrainiens aura lieu à Munster (nord), l'unique centre de formation pour la conduite de blindés de la Bundeswehr, où les Allemands enseignent déjà aux Ukrainiens comment se servir des "Marder", des blindés plus légers destinés au transport de troupes.
Selon une source proche de l'armée allemande, les Ukrainiens devraient avoir une formation d'environ six semaines.
C'est bien moins qu'en temps normal. Pour les quatre soldats de l'équipage du Leopard, "il est habituellement prévu six semaines pour le pilote, trois mois pour celui qui tire les obus et celui qui les charge et trois ans pour le commandant", a expliqué à l'AFP le capitaine Martin Waltemathe, l'un des porte-paroles de la brigade des blindés d'Augustdorf. "La conduite est assez simple", assure le gradé à propos de ce char qui serait, selon une autre source, "intuitif comme un iPhone".


18h03 TU. La police russe saisit l'exposition pacifiste d'une artiste de 77 ans à Saint-Pétersbourg

La police russe a saisi  les pancartes pacifistes d'une artiste peintre de 77 ans, au lendemain de l'inauguration de son exposition à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), a indiqué un parti d'opposition russe qui avait accueilli l'évènement dans ses locaux.

Lire : En Russie, une artiste de 77 ans présente ses pancartes pacifistes en plein conflit en Ukraine

Inaugurée le 28 janvier dans les locaux de l'antenne locale du parti d'opposition Iabloko, l'exposition était constituée d'une vingtaine de pancartes et de tableaux crées entre 2014 et 2022 par Elena Ossipova, surnommée la "conscience de Saint-Pétersbourg" et farouche opposante à toute guerre.
Le lendemain, "la police a saisi les tableaux pacifistes de Elena Ossipova", a indiqué le parti Iabloko dans un communiqué.
Les policiers sont descendus dans les locaux de l'antenne locale du parti en affirmant avoir reçu une alerte à la bombe, selon la même source.
Si aucune bombe n'a été trouvée, la police a "découvert sur les murs des images graphiques dessinées sur des toiles et du carton, qui contiennent probablement de fausses informations sur les forces armées russes", selon un protocole policier cité dans le communiqué.
"Les œuvres artistiques ont été saisies (...) et emportées par la police sans même être dûment emballées", souligne Iabloko.
Parmi les pancartes de l'artiste figurait notamment celle intitulée "Les yeux de la conscience": on y voit le visage d'une petite fille aux grands yeux, et une phrase en bas de la pancarte, en russe et en ukrainien : "Maman, j'ai peur de la guerre".

Le régime du président russe Vladimir Poutine a accéléré la répression contre ses détracteurs, dans la foulée de l'offensive russe lancée en février dernier en Ukraine.
Ainsi, les autorités ont introduit une loi prévoyant jusqu'à 15 ans de prison pour toute publication d'information sur l'armée russe jugée "fausse".
Mme Ossipova est connue depuis plusieurs années comme une farouche opposante à la politique de Vladimir Poutine et à toute sorte de conflit armé.

Elle était sortie avec une pancarte pacifiste pour la première fois en 2002, après la prise d'otages du théâtre Doubrovka de Moscou par des combattants tchétchènes.
Depuis, rares sont les actions de protestation à Saint-Pétersbourg qui se déroulent sans elle.

Interpellée à plusieurs reprises par la police, elle voit souvent ses pancartes confisquées.


17h46 TU. Deux expertes de l'ONU saluent la volonté du CIO de réintégrer les sportifs russes

Dans un communiqué, la Rapporteure spéciale de l'ONU dans le domaine des droits culturels, Alexandra Xanthaki, et la Rapporteure spéciale sur les formes contemporaines de racisme, Ashwini K.P., ont déploré que le Comité international olympique envisage de ne laisser concourir que les sportifs n'ayant pas activement soutenu la guerre en Ukraine.


"Cette condition ouvre la porte aux pressions et à l'interprétation. Les mêmes règles doivent s'appliquer à tous les athlètes, quelle que soit leur nationalité", ont indiqué les deux expertes, qui sont mandatées par le Conseil des droits de l'homme mais ne s'expriment pas au nom de l'ONU.

Après avoir "recommandé" l'exclusion des Russes et Bélarusses il y a près d'un an, le CIO a entamé en décembre une série de consultations pour organiser leur retour, au nom de la "mission unificatrice" du sport.

Selon la feuille de route proposée cette semaine aux fédérations, Russes et Bélarusses s'aligneraient "en tant qu'athlètes neutres", à condition de n'avoir "pas activement soutenu la guerre en Ukraine" et de se conformer "entièrement au Code mondial antidopage", "vérifications" à la clé.

Les deux expertes "félicitent le CIO d'envisager l'admission d'athlètes russes et bélarusses en tant que concurrents neutres", mais exhortent l'instance sportive à "aller plus loin, en garantissant la non-discrimination de tout athlète sur la base de sa nationalité".
Elles disent comprendre "le désir de soutenir les athlètes ukrainiens et la communauté olympique ukrainienne, qui souffrent terriblement de la guerre, comme tous les autres Ukrainiens".
"Mais le Comité olympique et, plus largement, la communauté olympique ont également l'obligation impérieuse de respecter la Charte olympique et, plus largement, les normes internationales en matière de droits de l'homme interdisant la discrimination", ont-elles ajouté.

Le CIO, qui présente depuis le départ l'exclusion des sportifs russes et bélarusses comme une "mesure de protection" de leur intégrité et non comme une punition, a en revanche réaffirmé son attachement aux "sanctions" frappant les deux pays: aucune compétition internationale sur leur sol, aucun drapeau, hymne ou symbole officiel, et aucun représentant invité lors d'événements internationaux.

17h10 TU. L'Union Européenne veut former 30.000 soldats ukrainiens ce qui double son objectif initial

Les Vingt-Sept ont mis en place en novembre un programme visant à former 15.000 Ukrainiens dans ses différents États membres.
"Ce chiffre sera probablement atteint avant la fin du deuxième trimestre de cette année et il y a aura un nouvel objectif d'entrainement de 15.000 soldats ukrainiens par différents pays européens", a indiqué ce responsable, sous couvert d'anonymat. "Cela portera à 30.000 le nombre de soldats formés dans ce cadre", a-t-il ajouté.

Un membre de l'armée australienne parle avec des soldats ukrainiens en formation à Salisbury Plain dans le Wiltshire, Royaume-Uni ce 1er février 2023.
Un membre de l'armée australienne parle avec des soldats ukrainiens en formation à Salisbury Plain dans le Wiltshire, Royaume-Uni ce 1er février 2023.
© Ben Birchall/Pool via AP


Les formations se déroulent dans plusieurs pays d'Europe, avec un centre principal de la mission situé en Pologne, pays frontalier de l'Ukraine.

Ce nouvel objectif, qui sera formellement annoncé lors d'un sommet UE-Ukraine prévu à Kiev vendredi, intervient au moment où les Américains et les Européens renforcent leur soutien militaire à l'Ukraine.

Après des semaines d'hésitations, les États-Unis et l'Allemagne ont annoncé il y a une semaine la livraison de chars lourds à l'Ukraine, franchissant une nouvelle étape dans le soutien militaire à Kiev dans la perspective d'une possible contre-offensive à l'invasion russe.

Berlin doit fournir à Kiev quatorze chars Leopard 2 de type 2A6 issus des stocks de son armée, la Bundeswehr, et a décidé d'autoriser ses alliés occidentaux disposant de ces blindés de fabrication allemande à faire de même. Washington a de son côté annoncé l'envoi de 31 chars Abrams.

Selon le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba, l'Ukraine attend "entre 120 et 140" chars occidentaux pour repousser l'armée russe.

17h09 TU. Sanctions américaines contre un marchand d'armes russe

Les États-Unis ont annoncé des sanctions contre le réseau international du marchand d'armes russe Igor Zimenkov, qu'ils accusent d'acquérir des équipements de haute technologie pour la défense russe et d'exporter des armes russes vers des pays tiers.

Depuis leurs bases en Russie et à Chypre, Igor Zimenkov et son fils Jonatan représentent à l'étranger les intérêts des organisations de défense russe Rostec et Rosoboronexport, sous le coup de sanctions internationales depuis l'invasion de l'Ukraine il y a un an, a affirmé le Trésor américain dans un communiqué.

Les deux hommes s'appuient sur un réseau de sociétés à Chypre, à Singapour, au Bélarus, en Bulgarie, en Lettonie, en Ouzbékistan et en Israël, ajoute le Trésor.
Il leur est notamment reproché d'avoir vendu des armes à un gouvernement africain et des hélicoptères à un pays latino-américain, non identifié, et d'avoir acheté des équipements optiques et infrarouges pour une société de défense russe frappée de sanctions internationales, selon le communiqué.

Les sanctions concernent 22 individus et sociétés du réseau d'Igor Zimenkov.
Cette mesure a été prise par un groupe de travail du Trésor mis en place après l'invasion de l'Ukraine le 24 février 2022 pour viser les élites russes et leurs agents.
"Les tentatives désespérées de la Russie d'utiliser des intermédiaires pour contourner les sanctions montrent que les sanctions compliquent sérieusement la tâche du complexe militaro-industriel russe pour réapprovisionner la machine de guerre russe", a souligné le secrétaire adjoint au Trésor, Wally Adeyemo.


16h57 TU. La Russie met en garde Israël contre toute livraison d'armes à l'Ukraine

La Russie met en garde Israël  contre d'éventuelles livraisons d'armes à l'Ukraine, après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a indiqué "examiner la question". 

"S'agissant des livraisons d'armes (à l'Ukraine), on ne classe pas les pays selon la géographie. Nous disons que tous les pays qui livrent des armes doivent comprendre que nous considèrerons (ces armes) comme des cibles légitimes pour les forces armées russes", a dit la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, au sujet de la possibilité d'approvisionnements israéliens.

Depuis le début de l'offensive russe en Ukraine en février dernier, Israël a cherché à rester neutre dans ce conflit, ne fournissant par exemple pas d'armes à Kiev malgré les demandes répétées du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Israël a par ailleurs fait valoir des liens privilégiés avec Moscou, l'État hébreu comptant plus d'un million de citoyens originaires de l'ex-Union soviétique et la Russie disposant de troupes en Syrie, pays voisin d'Israël.

Aujourd'hui, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a cependant déclaré que son pays envisageait une aide militaire pour l'Ukraine, tout en se proposant comme médiateur dans le conflit ukrainien.

"Toute tentative - réalisée ou même non réalisée, mais annoncée - de livrer des armements supplémentaires, nouveaux, ou autres, aboutit et va aboutir à une escalade de cette crise. Tout le monde doit s'en rendre compte", a souligné Maria Zakharova.


15h47 TU. Le président tchèque plaide pour une entrée de l'Ukraine dans l'OTAN "une fois la guerre terminée"

"L'Ukraine mérite d'entrer dans l'OTAN dès que la guerre sera terminée", suggère le président tchèque Petr Pavel en ajoutant que l'Ukraine doit pouvoir le faire dès qu'elle est prête "moralement et pratiquement".

Le président de la République tchèque Petre Pavel le 28 janvier 2023 salue ses supporters après son élection à Prague.
Le président de la République tchèque Petr Pavel le 28 janvier 2023 salue ses supporters après son élection à Prague.
© AP Photo/Petr David Josek


Lors de sa première conférence de presse depuis son élection, le Général Pavel a pris la défense du soutien militaire des occidentaux à Kiev en affirmant qu'il ne devrait y avoir "aucune limite" à ce qu'ils seraient en mesure de livrer. Le président tchèque est un ancien général de l'OTAN. Selon lui "Les militaires ukrainiens seront probablement les soldats les plus experimentés en Europe."


15h43 TU. Le président polonais Duda rappelle en conférence de presse que la Pologne a besoin de ses avions de combat F-16 pour assurer sa propre défense

Andrzej Duda, à gauche, avec le président letton Egils Levits à Riga, Lettonie ce 1er février 2023.
Andrzej Duda, à gauche, avec le président letton Egils Levits à Riga, Lettonie ce 1er février 2023.
© AP Photo/Roman Koksarov


Le président de la Pologne s'est rendu à Riga, en Lettonie, où il a rencontré son homologue Egil Levits pour une visite d'État de deux jours. Lors d'un point presse commun, le président Duda a souligné son désir que l'Ukraine reçoive suffisament d'armes pour libérer son territoire.

Mais concernant l'envoi d'avions de combat il a expliqué que "nous devons aussi nous occuper de notre propre sécurité, à nous en Pologne. Je veux répéter que nous aidons l'Ukriane, mais nous sommes également inquiets pour la sécurité de la République de Pologne et de l'OTAN. La force de l'OTAN réside dans la dissuasion et elle est au plus haut quand nous avons du potentiel militaire."


14h23 TU. La diplomatie russe dénonce les propos "absurdes" de Macron

La diplomatie russe juge "absurde" que le président français Emmanuel Macron puisse penser que les livraisons d'armes à l'Ukraine ne constituent pas une escalade.
"C'est absurde", a dit à la presse la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. "Le président français croit-il vraiment que des livraisons d'armes lourdes, d'avions au régime de Kiev (...) ne mènera pas à une escalade de la situation?"

VoirUkraine : jusqu'où peut mener cette escalade militaire ?
 

TV5 JWPlayer Field
Chargement du lecteur...


13h45 TU. Inauguration d'une statue de Staline à la veille de commémorations de la bataille de Stalingrad

La ville russe de Volgograd (ex-Stalingrad) a inauguré, selon l'agence de presse Ria Novosti, un buste de Staline, à la veille du 80e anniversaire de la victoire soviétique sur les nazis à Stalingrad, des commémorations auxquelles participera Vladimir Poutine.

Les monuments à la gloire de Staline, qui incarne la victoire soviétique sur les nazis mais aussi un régime de terreur qui a fait des millions de victimes, sont rares en Russie.


Selon des images diffusées par Ria Novosti, des élus locaux et des représentants de la ville de Volgograd ont inauguré ce buste de Staline aux côtés de ceux de deux chefs militaires célèbres pour leur rôle dans la bataille de Stalingrad, Gueorgui Joukov et Alexandre Vassilievski.
Sous un ciel gris et l'œil de dizaines de badauds, des soldats ont déposé des fleurs au pied des trois bustes en bronze.
Selon l'artiste Sergueï Chtcherbakov, qui a été en charge de la réalisation et interviewé par le média local V1.ru, "tout a été rapide, il a fallu exécuter la commande en peu de temps".

Plus tôt mercredi, les cérémonies en hommage à la victoire soviétique à Stalingrad avaient débuté par des dépôts de gerbes au pied de la Flamme éternelle sur la fosse commune des défenseurs de la ville.

Les journées du 1er et 2 février ont été déclarées non travaillées à Volgograd par les autorités. Le président Vladimir Poutine est attendu sur place pour prendre la parole, près d'un an après avoir ordonné le début de l'offensive en Ukraine.

Ces commémorations interviennent alors que le Kremlin n'a cessé de présenter son offensive contre l'Ukraine comme une opération de "dénazification", dans la lignée de l'héritage de la Seconde guerre mondiale.

Pour les Russes, Stalingrad est synonyme de la victoire sur le nazisme et cette bataille occupe une place centrale dans le patriotisme que promeut le Kremlin.
Vladimir Poutine ne cesse de qualifier de "néonazies" les autorités ukrainiennes qui sont déterminées, selon lui, à exterminer les populations russophones de l'Est de l'Ukraine.

12h46 TU. Perquisitions chez des personnalités et dans des administrations ukrainiennes

Une série de perquisitions et d'opérations de police visant un oligarque, des administrations et des responsables officiels a eu lieu en Ukraine pour des affaires de corruption, un mal qui ronge ce pays et a notamment touché, en pleine guerre, les approvisionnements de l'armée.

David Arakhamia, le chef du parti du président Volodymyr Zelensky, a annoncé sur Telegram que les opérations de police visaient notamment le milliardaire Igor Kolomoïski, l'ex-ministre de l'Intérieur Arsen Avakov et le fisc ukrainien, tandis que la direction des Douanes a été limogée. De hauts responsables du ministère de la Défense ont également reçu la visite d'enquêteurs. 

11h11 TU.  Ruslan Stefanchuk, le président du Parlement ukrainien, à l'Assemblée nationale hier en France

« Chers amis, n’ayez pas peur d’un affrontement direct avec la Russie. Il est déjà là ». Le président du Parlement ukrainien a interpellé les députés français présents dans l'hémicycle hier. Il a par ailleurs rencontré Emmanuel Macron lors de sa visite consacrée au renforcement de l'aide militaire française à l'Ukraine.

Le président du Parlement ukrainien Ruslan Stefanchuk
Le président du Parlement ukrainien Ruslan Stefanchuk devant le Parlement européen le 8 juin 2022 à Strasbourg, en France.
AP/Jean-Francois Badias

9h51 TU. Les livraisons d'armes de longue-portée à l'Ukraine ne dissuadera pas l'offensive russe

Le Kremlin estime que la livraison potentielle de missiles de plus longue portée à l'Ukraine par les États-Unis ne changerait "pas le cours des événements" et que la Russie poursuivrait son offensive coûte que coûte.

Les approvisionnements en missile d'une portée de 150 km mèneraient "vers un attisement des tensions, vers une hausse du niveau d'escalade. Nous le voyons, cela impliquerait pour nous des efforts supplémentaires, mais ça ne changera pas le cours des évènements, l'opération militaire spéciale continuera", a dit à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Un soldat ukrainien prépare son artillerie qu'il s'apprête à tirer avec son canon Msta-B dans la région de Zaporizhzhia, en Ukraine, le 16 décembre 2022.
Un soldat ukrainien prépare son artillerie qu'il s'apprête à tirer avec son canon Msta-B dans la région de Zaporizhzhia, en Ukraine, le 16 décembre 2022.
AP Photo/Kateryna Klochko


L'Ukraine réclame depuis des mois des centaines de chars lourds modernes, des missiles d'une portée de plus de 100 km et des avions pour pouvoir mener des contre-offensives à même de reconquérir les territoires ukrainiens occupés par la Russie.

Le président américain Joe Biden a indiqué mardi qu'il allait discuter avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky de ses besoins en armes.

L'Ukraine dit avoir besoin de missiles de haute précision de plus de 100 kilomètres de portée pour détruire les lignes d'approvisionnement et les dépôts de munitions russes, seul moyen pour Kiev de surmonter son déficit en nombre d'hommes et en armement.

Jusqu'ici, les Occidentaux ont refusé de livrer ces systèmes, de crainte de provoquer une nouvelle escalade russe.
En revanche, après de longues tergiversations, Européens et Américains ont fini par donner leur feu vert à des livraisons de chars lourds modernes, même si leur nombre reste à ce stade en deçà de ce que réclame Kiev.

La Russie martèle, elle, que les approvisionnements américains et européens à l'Ukraine démontrent que l'Occident a déclaré une guerre par procuration à Moscou.

8h23 TU. Prison par contumace pour un journaliste russe critique de l'armée russe​

Un journaliste et ex-député russe, Alexandre Nevzorov, a été condamné par contumace à huit ans de détention pour avoir prétendument diffusé de"fausses informations" sur les agissements de l'armée russe en Ukraine.

Alexander Nevzorov à St. Petersbourg, en février 2012. 
Alexander Nevzorov à St. Petersbourg, en février 2012. 
© AP Photo/Sergei Konkov

La Russie a mis en place dès les premières semaines de son assaut contre l'Ukraine lancé le 24 février 2022, des peines lourdes pour réprimer toute critique de son offensive et de l'armée.

"Alexandre Nevzorov est condamné à une peine de huit ans d'emprisonnement à purger dans une colonie pénitentiaire", a déclaré la juge Evguénia Nikolaeva du tribunal Basmanny de Moscou selon les agences russes.

Le parquet avait requis neuf ans de prison, tandis que son avocat avait demandé l'acquittement de son client, qui s'est exilé à l'étranger et anime une chaîne YouTube ayant près de deux millions d'abonnés.

Des manifestants protestent contre la détention de l'opposant Alexei Navalny à Saint Petersbourg, le 23 janvier 2021.
Des manifestants protestent contre la détention de l'opposant Alexei Navalny à Saint Petersbourg, le 23 janvier 2021.
AP/Dmitri Lovetsky


Fin mars 2022, le Comité d'enquête, chargé des principales affaires en Russie, avait annoncé l'ouverture d'une enquête contre M. Nevzorov, 64 ans, lui reprochant d'avoir "sciemment publié de fausses informations sur un bombardement délibéré d'une maternité de Marioupol (sud-est de l'Ukraine, ndlr) par l'armée russe".

La Russie nie systématiquement tout bombardement de sites civils en Ukraine, rejetant la responsabilité de ceux-ci sur l'Ukraine. Il s'agissait alors de la première affaire de ce genre ouverte en Russie contre un journaliste après l'adoption début mars 2022 d'une loi prévoyant jusqu'à 15 ans de prison pour toute information sur l'armée russe jugée mensongère par le Kremlin.

Le verdict intervient dans un contexte de répression croissante contre les médias et les journalistes en parallèle de l'offensive militaire russe en Ukraine qui dure depuis près d'un an.


07h45 TU. Sommet UE-Ukraine à Kiev, un "signal fort" envoyé à Moscou

L'Ukraine et l'Union européenne tiendront ce vendredi 3 février un sommet à Kiev, le gouvernement ukrainien se félicitant de ce "signal fort" envoyé à Moscou près d'un an après le début de l'invasion russe.

De son côté, l'armée russe, à l'offensive ces derniers jours, a revendiqué  la conquête d'un village près de Bakhmout, point chaud des combats dans l'Est de l'Ukraine.

Volodymyr Zelensky
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky prononce un discours devant les médias à Kherson, dans le sud de l'Ukraine, le lundi 14 novembre 2022.
(AP Photo/Bernat Armangue)

Le sommet avec les vingt-sept est une étape importante, plusieurs mois après l'obtention par Kiev du statut de candidat officiel à l'adhésion à l'UE. Dans son adresse d'hier soir, le président Zelensky a espéré que ce sommet reflétera un haut "niveau de coopération et de progrès" avec l'UE. "Nous attendons des nouvelles pour l'Ukraine", a-t-il dit.

06h32 TU. Israël dit envisager une aide militaire à l'Ukraine

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit que son pays envisageait une aide militaire pour l'Ukraine, tout en se proposant comme médiateur dans le conflit entre Kiev et Moscou.

"Eh bien, je suis certainement en train d'examiner la question", a déclaré Netanyahu lors d'une interview à la chaîne américaine CNN, qui lui demandait si Israël comptait offrir de l'aide à l'Ukraine, comme son système de défense aérienne Dôme de fer.

Benjamin Netanyahu
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'adresse à la Knesset après avoir prêté serment comme nouveau chef de gouvernement ce 29 décembre 2022.
 
Amir Cohen/Pool Photo via AP

Benjamin Netanyahu s'est abstenu jusqu'à présent de prendre fermement parti pour l'Ukraine, soucieux de ménager la Russie qui contrôle l'espace aérien de la Syrie voisine d'Israël et ferme habituellement les yeux sur les opérations de l'Etat hébreu contre l'Iran.

05h45 TU. La guerre rapproche l'Ukraine de l'UE, mais l'adhésion est encore loin

Quand l'Ukraine deviendra-t-elle membre de l'Union européenne? Très vite au sortir de la guerre, espère Kiev. Pas si simple, tempèrent les 27.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022 a eu un effet de puissant accélérateur sur un processus qui semblait jusque-là très théorique. Quatre mois plus tard, les dirigeants des Vingt-Sept accordaient à l'Ukraine le statut de candidat à l'UE. 

Mais si son président ukrainien Volodymyr Zelensky avait immédiatement salué "une victoire" et un "moment historique", le chemin reste encore long. À quelques jours d'un sommet Ukraine-UE chargé en symboles dans la capitale ukrainienne, Kiev veut maintenir la pression sur le bloc.

"Nous avons des attentes fortes", a souligné le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba, qui souhaite entamer les négociations de pré-adhésion d'ici la fin de l'année 2023. "On ne peut se laisser barrer la route par des manoeuvres politiciennes", a-t-il mis en garde.

TV5 JWPlayer Field
Chargement du lecteur...