DIRECT - Ukraine : les Russes proches du centre de Bakhmout, selon le patron de Wagner

Selon un assistant du président Volodymyr Zelensky, les forces ukrainiennes ont détruit les meilleures unités russes, mobilisées dans la bataille dans la ville de Bakhmout. Mais Evgueni Prigojine, le patron des forces Wagner, affirme que les forces russes se trouvent près du centre ville.
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Dans Kostiantynivka, près de Mikolaïev, des pompiers tentent de sécuriser un bâtiment après un bombardement russe le 10 mars 2023.
Dans Kostiantynivka, près de Mikolaïev, des pompiers tentent de sécuriser un bâtiment après un bombardement russe le 10 mars 2023.
© AP Photo/Evgeniy Maloletka
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Reportage : La Lituanie fêtait le 33ème anniversaire de son indépendance. De grands défilés ont eu lieu à Vilnius où le drapeau ukrainien était déroulé avec celui de la Lituanie.
 

Fête de l'Indépendance de la Lituanie
À Vilnius ce 11 mars 2023. En protestation contre la guerre en Ukraine, les Lituaniens ont déployé un immense drapeau ukrainien pour célébrer leur 33ème anniversaire de leur indépendance de l'Union soviétique.
© AP Photo/Mindaugas Kulbis
Fête de l'Indépendance de la Lituanie
Vilnius, 11 mars 2023.
© Mindaugas Kulbis
Fête de l'Indépendance à Vilnius
Vilnius, 11 mars 2023.
© AP Photo/Mindaugas Kulbis


Pendant ce temps, des jeunes célèbrent le 9ème anniversaire de l'annexion de la Crimée à Simferopol.
 

Immense drapeau russe déployé devant le parlement de la Crimée à Simferopol le 11 mars 2023.
Immense drapeau russe déployé devant le parlement de la Crimée à Simferopol le 11 mars 2023.
© AP
Devant le parlement de Crimée à Simferopol
On peut voir le "Z" symbole de l'armée russe, sur le mur du parlement de Crimée à Simferopol. Des jeunes Russes célèbrent le 9ème anniversaire de l'annexion de la Crimée à la Russie ce 11 mars 2023.
© AP



13H20 TU. Les Russes proches du centre de Bakhmout, selon le patron de Wagner

Les Russes se trouvent actuellement à un tout petit peu plus d'un kilomètre du centre de Bakhmout, une ville que les troupes de Moscou tentent de prendre depuis l'été, a affirmé samedi le patron du groupe paramilitaire Wagner, Evguéni Prigojine.
 

Tirs russes sur le sud de Bakhmout, 6 mars 2023
Tirs russes sur le sud de Bakhmout, 6 mars 2023
Image satellite ©2023 Maxar Technologies via AP

"C'est le bâtiment de l'administration municipale, le centre administratif de la ville", a-t-il déclaré, pointant du doigt, du toit d'un bâtiment, un autre édifice dans ce qu'il a dit être Bakhmout. "C'est à un kilomètre deux cents", a-t-il précisé dans cette vidéo diffusée par le service de presse de son entreprise Concord. "C'est la zone, il y a des combats en cours".
Ces propos étaient invérifiables de source indépendante dans l'immédiat.

"Le plus important est d'obtenir la bonne quantité de munitions et d'avancer", a-t-il encore martelé, tandis qu'il est en conflit ouvert avec la hiérarchie militaire russe notamment pour obtenir plus de munitions, essentielles, selon lui, pour continuer l'assaut sur Bakhmout.

Les hommes de Evgueni Prigojine sont en première ligne dans la bataille pour Bakhmout, qui a causé de lourdes pertes dans les deux camps.
Les Russes cherchent depuis plusieurs semaines à encercler cette ville de quelque 70.000 habitants avant le conflit et ont réussi à couper plusieurs routes importantes pour le ravitaillement des soldats ukrainiens.

Si les observateurs doutent de l'importance stratégique de Bakhmout en elle-même, cette bataille - la plus longue depuis le début de l'offensive russe il y a plus d'un an - a acquis une valeur symbolique, tant pour Kiev que pour Moscou, qui voudrait obtenir là une victoire après plusieurs revers humiliants.

Le patron de Wagner avait par ailleurs annoncé hier l'ouverture de 58 centres de recrutement dans 42 villes de Russie, pour essayer de reconstituer ses troupes qui essuient de lourdes pertes dans l'est de l'Ukraine.

12H40 TU. Londres appelle les sponsors olympiques à soutenir une interdiction des athlètes russes aux JO

Le gouvernement britannique a demandé aux sponsors des Jeux olympiques, dont Coca-Cola et Samsung, de prendre parti pour une interdiction des athlètes russes et bélarusses à Paris l'année prochaine, un moyen pour Londres de faire pression sur le Comité international olympique (CIO) à un an et demi des Jeux.

"Nous savons que le sport et la politique en Russie et au Belarus sont étroitement liés et nous sommes déterminés à ce que les régimes russe et bélarusse ne soient pas autorisés à utiliser le sport à des fins de propagande", a écrit la ministre britannique de la Culture Lucy Frazer dans une lettre adressée aux dirigeants des 13 partenaires mondiaux officiels du CIO, dont Coca-Cola, Airbnb ou encore Samsung et Deloitte.
 

Lucy Frazer, ministre britannique de la culture
Lucy Frazer, la secrétaire d'État à la Culture, aux médias et au sport, en février 2023 avant une réunion au 10 Downing Street, Londres.
© AP Photo/Kirsty Wigglesworth


"En tant que partenaire olympique, j'aimerais connaître votre avis sur cette question et vous demander de vous joindre à nous pour faire pression sur le CIO pour répondre aux préoccupations soulevées", a ajouté la secrétaire d'État.

Le CIO a esquissé fin janvier une feuille de route pour réintégrer Russes et Bélarusses, exclus du sport mondial depuis l'invasion de l'Ukraine il y a plus d'un an, sous drapeau neutre à condition qu'ils n'aient "pas activement soutenu la guerre en Ukraine". La proposition du CIO pour les réintégrer reste assez floue, un an après une claire "recommandation" d'exclusion, et est loin de faire l'unanimité.

Dans une lettre commune, fruit d'une conférence organisée le 11 février entre ministres des sports d'une trentaine de pays dont la France, le Royaume-Uni, la Suède, la Pologne, les Etats-Unis et le Canada, une coalition de pays a demandé au CIO des "clarifications" sur la neutralité exigée pour les sportifs russes et bélarusses conditionnant leur participation aux JO-2024 à Paris.

L'Ukraine est vent debout contre l'éventualité d'une présence d'athlètes russes et bélarusses à Paris, y compris sous bannière neutre et a même menacé de boycotter la compétition.
 

Vadim Guttsait, ministre des Sports et de la Jeunesse ukrainien
Vadim Guttsait, ministre des Sports et de la Jeunesse ukrainien et président du comité national olympique de l'Ukraine expliquait lors d'un entretien à Associated Press le 14 février qu'il souhaitait un banissement "total" de tous les athlètes russes et bélarusses des Jexu Olympiques. Un an après l'invasion de l'Ukraine, la réintégration de la Russie dans le monde du sport menace de créér un fossé dans le mouvement olympique tel qu'on n'en a plus vu depuis la Guerre froide. 
© AP Photo/Efrem Lukatsky


Hier, la Fédération internationale d'escrime a approuvé le retour des athlètes russes et bélarusses, permettant à ces derniers de prendre part aux épreuves du circuit mondial qualificatives pour les Jeux, provoquant la colère de Kiev.
 

12H15 TU. Au moins trois morts et deux blessés dans une frappe russe à Kherson.

Au moins trois personnes ont été tuées et deux autres blessées dans une frappe russe à Kherson, dans le sud de l'Ukraine, annoncent les autorités, deux jours après des tirs d'artillerie meurtriers.

"On a appris que trois personnes avaient été tuées et deux blessées sur le site d'une attaque ennemie sur l'autoroute (qui relie) Mykolaïv à Kherson", a indiqué sur Telegram Oleksandre Prokoudine, le chef de l'administration militaire régionale de Kherson.  "Le travail des secours se poursuit" sur place, a-t-il ajouté.

Sur place Galyna Kolisnyk, 53 ans, a échappé à la "tragédie", affirme-t-elle. Elle était venue faire le plein et se trouvait "à l'intérieur d'un magasin" quand elle a entendu "des explosions" dehors.

"On est rentrés dedans, puis cinq minutes après cette tragédie a eu lieu", dit-elle. "Notre voiture a été touché... C'est horrible !".

Dans un message précédent, Oleksandre Prokoudine avait affirmé qu'"une voiture avait pris feu après avoir été touchée par un projectile", évoquant un mort et un blessé initialement.

"Les terroristes russes bombardent à nouveau Kherson. Il y a des blessés et des morts", a pour sa part déploré sur Telegram le chef de l'administration présidentielle Andriï Iermak, sans donner plus de détails à ce stade.

Il a toutefois accompagné son message d'une photo d'une voiture entièrement carbonisée, des pompiers s'affairant autour de la carcasse calcinée.

Cette nouvelle frappe intervient deux jours après que des tirs d'obus de l'artillerie russe ont tué trois personnes dans la même ville de Kherson, selon la présidence ukrainienne.

Kherson, ville principale de la région éponyme du sud de l'Ukraine, a été libérée par l'armée de Kiev en novembre dernier après plusieurs mois d'occupation russe. Depuis, les tirs russes sont réguliers sur la région, que Moscou contrôle partiellement.

11H51 TU. Téhéran dit avoir finalisé le contrat d'achat d'avions Sukhoï Su-35 avec Moscou.

"Après la levée de l'embargo [des Nations unies] sur l'achat des armes conventionnelles en octobre 2020, l'Iran a finalisé le contrat pour acheter des avions de combat Sukhoï Su-35", a indiqué Irna, citant la représentation de la République islamique auprès de l'ONU.
 

Sukhoï SU-35
Un Sukhoï SU-35 russe lors de la célébration du 100ème anniversaire de l'armée de l'air russe à Zhoukovski, près de Moscou le 11 aoput 2012. 
© AP Photo/Misha Japaridze


L'agence n'a pas fourni plus de détails sur le contrat, mais l'Iran et la Russie sont en discussion depuis des années pour la livraison à Téhéran d'avions de combats russes.
Les États-Unis, ennemis jurés de l'Iran, menacent de lourdes sanctions tout pays commerçant avec les forces iraniennes, particulièrement les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique placée sur leur liste noire des "organisations terroristes".

Parallèlement, Washington s'alarme de la "dangereuse" escalade dans la coopération militaire entre l'Iran et la Russie, Téhéran étant accusé de fournir des drones utilisés en Ukraine, ce que l'Iran dément.

Les "Sukhoï Su-35 étaient techniquement acceptables pour l'Iran (...) à et la Russie a annoncé qu'elle était prête à les vendre à la République islamique", a ajouté l'Irna.
Le ministre iranien de la Défense Mohamad-Réza Ashtiani, a indiqué le 6 mars que Téhéran "poursuivait toujours l'achat" de Sukhoï Su-35, mais "n'a pas encore reçu l'équipement".

L'armée de l'air iranienne compte déjà quelque 300 appareils de combat russes (MiG-29 et Su-25), chinois (F-7), américains (F-4, F-5 et F-14) et français (Mirage F1), ainsi que quelques "Saeqeh", une version iranienne du F-5 américain, selon des experts.

Téhéran et Moscou avaient conclu en 2007 un contrat pour la livraison du système anti-missiles S-300 russe, mais en 2010 Moscou avait suspendu la vente en application d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU contre le programme nucléaire iranien.

système anti-missiles russe S-300
Photo non datée d'un système anti-missiles russe S-300.
© AP Photo, File


En 2015, peu avant la conclusion d'un accord international sur le programme nucléaire iranien, Moscou a de nouveau autorisé la livraison des S-300.
Le ministère iranien de la Défense a déclaré en mai 2016 que son pays était désormais "en possession du système stratégique S-300".

10H36 TU. Le nucléaire français "sous emprise" de la Russie, dénonce Greenpeace.

Greenpeace affirme que la filière nucléaire française est "sous emprise" de la Russie, qui contrôle selon l'ONG plus de 40% des importations d'uranium naturel en provenance du Kazakhstan et d'Ouzbékistan, et un tiers de celles d'uranium enrichi.

En 2022, année de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, "près de la moitié de l'uranium naturel importé en France provenait du Kazakhstan et d'Ouzbékistan", 43% exactement, a souligné Greenpeace dans un rapport publié deux jours avant le début de l'examen par l'Assemblée nationale française d'un projet de loi visant à accélérer la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.
 

un ouvrier fond des pastilles d'uranium enrichi à l'usine métallurgique d'Ulba, dans l'est du Kazakhstan
Dans cette photo d'archive du 8 octobre 2005, un ouvrier fond des pastilles d'uranium enrichi à l'usine métallurgique d'Ulba, dans l'est du Kazakhstan, à 900 km de la capitale Astana. Le Kazkhstan se propose pour faire de l'uranium enrichi après avoir abandonné toute activité dans le nucléaire depuis les années 1990.
© AP Photo/Mikhail Metzel, File)

Or, selon l'ONG, "la quasi-totalité de l'uranium naturel en provenance du Kazakhstan, et une partie considérable de celui venant d'Ouzbékistan, passent entre les mains (du monopole russe du nucléaire civil, NDLR) Rosatom qui contrôle le transport de toutes les matières nucléaires transitant sur le sol russe", via des convois ferroviaires jusqu'au port de Saint-Pétersbourg, puis des cargos jusqu'en France.

"Ces transports ne peuvent être réalisés que sous condition de l'obtention d'une licence délivrée par Rosatom", entreprise en outre impliquée dans la production d'uranium au Kazakhstan, note Greenpeace. 

Des routes évitant le territoire russe "ne représentent aujourd'hui pas de véritables alternatives", ajoute le rapport.

Le texte de 99 pages s'appuie sur des données publiques (douanes, publications d'entreprises, d'organisations publiques, d'ONG, de groupes de réflexion et de médias).

L'uranium naturel, extrait des mines, doit être enrichi pour être utilisé comme combustible dans les centrales nucléaires. La France dispose d'une usine dédiée au Tricastin (sud-est), gérée par Orano. 


07H36 TU. La "zone de mise à mort" de Bakhmout entrave l'avancée de Wagner, selon le ministère de la Défense britannique.

Bakhmout est devenue une "zone de mise à mort", probablement très difficile pour les forces mercenaires russes de Wagner qui tentent de poursuivre leur assaut vers l'ouest, a déclaré le ministère britannique de la Défense.

Sa dernière mise à jour des renseignements indiquait qu'au cours des quatre derniers jours, les forces du groupe Wagner avaient pris le contrôle de la majeure partie de l'est de Bakhmout, tandis que les forces ukrainiennes tenaient l'ouest et avaient démoli des ponts clés sur la rivière Bakhmoutka, "qui marque désormais la ligne de front".

Le ministère a déclaré : "Avec des unités ukrainiennes capables de tirer depuis des bâtiments fortifiés à l'ouest, cette zone est devenue une zone meurtrière, ce qui rend probablement très difficile pour les forces de Wagner qui tentent de poursuivre leur assaut frontal vers l'ouest.
Cependant, la force ukrainienne et ses lignes de ravitaillement à l'ouest restent vulnérables aux tentatives russes continues de déborder les défenseurs du nord et du sud"
.


04H19 TU. La Grande-Bretagne exhorte les sponsors à faire pression sur le CIO pour l'interdiction de la Russie et de la Biélorussie.

Le gouvernement britannique a écrit aux sponsors olympiques pour les exhorter à faire pression sur le Comité international olympique (CIO) sur sa proposition d'autoriser les Russes et les Biélorusses à participer aux Jeux de Paris l'année prochaine, rapportent les médias britanniques.

Le CIO fait face à une réaction croissante après avoir ouvert une voie en janvier pour que les concurrents de Russie et de son allié biélorusse gagnent des places olympiques grâce aux qualifications asiatiques et concourent en tant qu'athlètes neutres à Paris.

La secrétaire britannique à la Culture, Lucy Frazer, a adressé la lettre aux directeurs généraux britanniques de 13 des plus grands sponsors des Jeux olympiques, dont Coca-Cola, Samsung et Visa, exposant les préoccupations du gouvernement.

"Nous savons que le sport et la politique en Russie et en Biélorussie sont étroitement liés, et nous sommes déterminés à ce que les régimes de Russie et de Biélorussie ne soient pas autorisés à utiliser le sport à des fins de propagande", a écrit Lucy Frazer.

"Tant que nos préoccupations et le manque substantiel de clarté et de détails concrets sur un modèle de" neutralité "applicable ne sont pas pris en compte, nous ne sommes pas d'accord pour que les athlètes russes et biélorusses soient autorisés à reprendre la compétition", a-t-elle poursuivi.

L'Ukraine a menacé de boycotter les Jeux de Paris si des athlètes russes et biélorusses y participaient.

Le gouvernement britannique a publié le mois dernier une déclaration conjointe avec 34 autres nations appelant le CIO à interdire les athlètes russes et biélorusses de ses compétitions.

00H11 TU. La bataille de Bakhmout a détruit les meilleures unités russes, selon Kiev.

L'Ukraine a décidé de continuer à se battre dans la ville en ruine de Bakhmout parce que la bataille immobilise les meilleures unités russes et les dégrade avant une contre-offensive ukrainienne prévue au printemps, a déclaré un assistant du président Volodymyr Zelensky.

Les commentaires de Mykhailo Podolyak ont ​​été le dernier signal d'un changement de Kiev cette semaine pour poursuivre la défense de la petite ville orientale, site de la bataille la plus sanglante de la guerre, alors que Moscou tente de remporter sa première grande victoire en plus de six mois.

"La Russie a changé de tactique", a déclaré Mykhailo Podolyak dans une interview publiée par le journal italien La Stampa. "Elle a convergé vers Bakhmut avec une grande partie de son personnel militaire formé, les restes de son armée professionnelle, ainsi que les entreprises privées".

"Nous avons donc deux objectifs : réduire au maximum leurs effectifs capables, et les figer dans quelques batailles fatigantes clés, perturber leur offensive et concentrer nos moyens ailleurs, pour la contre-offensive de printemps"
, a-t-il poursuivi. 

La Russie a fait de Bakhmout la cible principale d'une poussée hivernale impliquant des centaines de milliers de réservistes et de mercenaires. Il a capturé la partie est de la ville et ses périphéries au nord et au sud, mais n'a jusqu'à présent pas réussi à fermer un cercle autour des défenses ukrainiennes.

Kiev, qui semblait début mars envisager un repli vers l'ouest, a annoncé cette semaine que ses généraux avaient décidé de renforcer Bakhmout et de poursuivre la lutte.

21H08 TU. Le Canada interdit les importations d'aluminium et d'acier russes.

Le Canada interdit les importations d'aluminium et d'acier en provenance de Russie afin de "couper ou limiter les revenus qui servent à financer l'invasion illégale et barbare de l'Ukraine".

Ces importations représentaient près de 250 millions de dollars canadiens (170 millions d'euros) en 2021, selon les dernières données du gouvernement.

L'interdiction intervient au même moment où l'augmentation de 200% des droits de douane sur les importations d'aluminium russe annoncée le mois dernier par les États-Unis prend effet.

Elle fait également suite à une interdiction sur l'acier imposée par l'Union européenne l'an dernier.

"Le Canada et ses partenaires ont déjà sanctionné la Banque centrale russe et plafonné le prix du pétrole et du gaz russes", a déclaré la vice-Première ministre du Canada Chrystia Freeland, dans un communiqué.

"Et maintenant, nous veillons à ce que Poutine ne puisse pas financer sa guerre par la vente d'aluminium et d'acier au Canada, en coordonnant nos efforts avec ceux déployés par les États-Unis aujourd'hui", a-t-elle ajouté.