Direct - Ukraine : une "situation difficile" en Ukraine pour Vladimir Poutine

Vladimir Poutine admet que la situation est "extrêmement difficile" dans les quatre régions du sud et de l'est de l'Ukraine dont Moscou revendique l'annexion, dans une vidéo émise à l'attention des employés des services de sécurité et du renseignement extérieur, à l'occasion de leur "fête professionnelle" en Russie le 20 décembre.

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Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou
Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, au centre, examine des documents à bord d'un hélicoptère militaire dans un lieu non divulgué en Ukraine, le dimanche 18 décembre 2022.
(Service de presse du ministère russe de la Défense via AP)
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14h30 TU. L'Allemagne en appelle à la Chine

Le chef de l'Etat allemand Frank-Walter Steinmeier a appelé mardi le président chinois Xi Jinping, lors d'un entretien téléphonique, à "utiliser son influence" sur Vladimir Poutine pour "mettre fin" à la guerre en Ukraine. La discussion, qui a duré "soixante minutes" entre les deux dirigeants, a également porté sur les "relations bilatérales" de Berlin et Pékin, ainsi que sur la "situation actuelle en Chine liée au Covid", a ajouté Berlin.

13H16 TU. Trois morts dans l'incendie d'un important gazoduc en Russie, selon le responsable régional.

 

13H11 TU. 100.000 employés du secteur numérique ont quitté la Russie.

Environ 100.000 employés du secteur des technologies de l'information, soit 10% du total, ont quitté la Russie cette année, ont annoncé les autorités russes, illustrant le risque de fuite des cerveaux en pleine offensive contre l'Ukraine.

"Jusqu'à 10% des employés des compagnies des technologies de l'information ont quitté le pays et ne sont pas revenus. Au total, quelque 100.000 spécialistes des technologies de l'information se trouvent à l'étranger", a déclaré le ministre du Développement numérique, Maksout Chadaïev, cité par les agences de presse russes.

Selon lui, 80% de ceux qui ont quitté la Russie continuent toutefois de travailler pour une entreprise russe, ce genre d'emplois étant particulièrement compatible avec le travail à distance.

Nombre de ceux qui ont quitté la Russie se sont installés en Turquie, en Géorgie, en Arménie, aux Emirats arabes unis ou encore en Asie centrale, d'où ils peuvent continuer de travailler et donc de percevoir leur salaire pour subvenir à leurs besoins.

Si le ministre ne mentionne pas les causes de cet exode, de nombreux employés des secteurs du numérique ont fui la Russie depuis le déclenchement de l'offensive de Moscou contre Ukraine, fin février.

Pour éviter d'aggraver la situation, M. Chadaïev a recommandé mardi de ne pas imposer de "restrictions strictes" sur le télétravail des employés du numérique, car cela pourrait "les pousser à chercher du travail dans des entreprises étrangères".


12H11 TU. L’Ukraine minimise l'importance de la rencontre Poutine-Loukachenko, qualifiée de "danse" politique.

Le chef de la diplomatie ukrainienne a minimisé l'importance de la rencontre la veille entre Vladimir Poutine et son allié bélarusse Alexandre Loukachenko, malgré les craintes d'une attaque en provenance du territoire biélorusse.

"La rencontre entre Poutine et Loukachenko est une nouvelle +danse+" politique, a estimé Dmytro Kouleba lors d'une conférence de presse. Il a estimé "qu'aucune décision critique n'a été prise lors de cette réunion" tout en assurant que l'Ukraine était "prête" à tout scénario.

 

11H22 TU. Volodymyr Zelensky à Bakhmout, point chaud du front dans l'est de l'Ukraine.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu en visite surprise à Bakhmout, ville que les forces russes tentent de prendre depuis des mois et actuellement le point le plus chaud du front dans l'est de l'Ukraine, a indiqué son service de presse.

"Il a rencontré des militaires, s'est entretenu avec eux et donné des décorations à nos soldats", a indiqué le service de presse de la présidence sans donner d'autres détails.

Si Volodymyr Zelensky se déplace régulièrement dans des zones situées près de la ligne de front, sa visite à Bakhmout, dans la région du Donbass, semble le plus risqué de ses voyages.


"Zelensky à Bakhmout. Le président le plus courageux de la nation la plus courageuse", a commenté le vice-Premier ministre Mykhaïlo Fedorov sur Telegram. 

Depuis l'été, les Russes tentent de prendre Bakhmout, connue jadis pour ses vignobles et ses mines de sel et qui comptait environ 70.000 habitants avant l'invasion de Moscou lancée fin février. 

Ces derniers mois, la cité est devenue le lieu de pertes massives apparentes dans les deux camps du fait d'une guerre de tranchées épuisante, de duels d'artillerie lourde et d'assauts frontaux.

Si les troupes russes ont revendiqué la capture de villages et de zones situées à l'extrémité même de la ville, les forces ukrainiennes semblent contrôler Bakhmout et une partie de ses alentours.

"Les forces russes auraient perdu des positions au sud de Bakhmout le 18 décembre et poursuivi leurs attaques au sol près de Bakhmout et de la ville de Donetsk", a commenté dans son rapport de lundi le centre d'analyse Institute for the Study of War basée aux Etats-Unis.

 

09H24 TU. Le Groenland suspend son accord de pêche avec la Russie.

Le Groenland, territoire autonome danois qui n'appartient pas à l'Union européenne, a discrètement suspendu pour 2023, son accord de pêche avec la Russie, a indiqué le ministère de la Pêche.

Le ministère n'évoque pas la guerre en Ukraine pour justifier la suspension mais en octobre, le chef du gouvernement local, Mute Egede, avait annoncé que le Groenland "suivra(it) les sanctions de l'UE contre la Russie et les entreprises russes", ont rapporté les médias locaux.

"Les autorités russes ont été informées qu'en raison du déclin des stocks sur plusieurs espèces, il n'y a pas de possibilité d'échanger des quotas pour 2023", a déclaré le ministère.

 

08H30 TU. Une situation "extrêmement difficile" en Ukraine, dans les territoires sous contrôle russes selon Vladimir Poutine.

 Le président russe Vladimir Poutine a admis mardi que la situation était "extrêmement difficile" dans les quatre régions du sud et de l'est de l'Ukraine dont Moscou revendique l'annexion sans les avoir entièrement conquises.

"La situation dans les Républiques populaires de Donetsk, de Lougansk, ainsi que dans les régions de Kherson et de Zaporijjia est extrêmement difficile", a déclaré Vladimir Poutine. 

Il s'exprimait dans une vidéo à l'attention des employés des services de sécurité (FSB), du renseignement extérieur (SVR) et de protection des hauts responsables (FSO) qui célèbrent chaque année leur "fête professionnelle" en Russie le 20 décembre.

Vladimir Poutine a salué le travail des membres des services de sécurité russes qui agissent dans "les nouvelles régions de Russie", assurant que "les personnes vivant là-bas, des citoyens russes" dépendent de la "protection" de ces services.

Le chef du Kremlin, lui-même un ancien agent des services secrets soviétiques (KGB), a appelé à une "concentration maximale" des services de contre-espionnage.

"Il est nécessaire de sévèrement réprimer les agissements des services secrets étrangers et d'efficacement identifier les traîtres, les espions et les saboteurs", a souligné Vladimir Poutine.

03H43 TU. L’Ukraine va suivre des réformes pour ouvrir la voie à un soutien financier du FMI.

L'Ukraine va suivre les préconisations du FMI aux termes d'un programme de surveillance économique avec l'institution, qui pourrait ouvrir la voie à des aides alors que le pays a besoin de plus de 40 milliards de dollars, indique le FMI.

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international a examiné le programme de surveillance (PMB) de l'Ukraine "visant à maintenir la stabilité financière et à catalyser le financement des donateurs", a indiqué le Fonds dans un communiqué lundi.

Les autorités ukrainiennes se sont engagées à des réformes concernant notamment la collecte des impôts, le marché de la dette intérieure, la transparence, l'indépendance de la banque centrale. Elles ont quatre mois pour prouver leur avancement, indique le Fonds.

Ce cadre de mesures surveillé par le FMI "vise à ouvrir la voie à des financements", a indiqué Gavin Gray, chef de mission en Ukraine pour le FMI, qui peuvent "venir de nombreuses sources".

Les besoins du budget et de fonctionnement de l'Ukraine sont estimés entre 40 et 57 milliards de dollars pour 2023, a précisé le responsable.

Parvenir à suivre les préconisations du FMI vise à "donner confiance aux donateurs" alors que le pays a besoin de "dons et de financements concessionnels", a-t-il ajouté.

"Un soutien financier extérieur important et prévisible sera essentiel au succès de la stratégie des autorités" ukrainiennes "et des décaissements rapides contribueraient à faire face aux tensions dès le début de 2023", a affirmé Gita Gopinath, directrice générale adjointe du FMI, dans le communiqué.

Gita Gopinath (FMI)
L'économiste et chef du Fonds monétaire international (FMI), Gita Gopinath lors d'une présentation de la mise à jour des perspectives de l'économie mondiale du FMI, à Santiago, au Chili, le mardi 23 juillet 2019.
(AP Photo/Esteban Felix)

L'institution elle-même se dit ouverte, après "une mise en œuvre solide" du programme de surveillance PMB, "à un éventuel programme à part entière soutenu par le FMI".

"Il est trop tôt" pour indiquer quel montant ce programme du FMI pourrait atteindre, a indiqué Gavin Gray.


21H00 TU. Les Européens s'accordent pour plafonner le prix de gros du gaz.
 

Les Etats membres de l'UE ont approuvé, après un mois d'âpres négociations, un mécanisme temporaire pour plafonner les prix de gros du gaz, un accord qui permet de débloquer d'autres mesures d'urgence pour réaliser des achats groupés de gaz et doper les énergies renouvelables.

Ce dispositif, adopté par les ministres européens de l'Energie, vise à bloquer les transactions sur les marchés de gros au-delà d'un certain seuil, et empêcher ainsi toute envolée des cours qui se répercuterait sur entreprises et consommateurs.

L'objectif n'est pas de diminuer structurellement les prix mais "plutôt de fonctionner comme l'airbag d'une voiture, de nous protéger en cas d'accident", d'envolée exceptionnelle des cours, a insisté la ministre belge Tinne Van der Straeten.

Tinne Van der Straeten
La ministre belge de l'Énergie, Tinne Van der Straeten, avant une réunion des ministres de l'Énergie de l'UE lors d'un conseil extraordinaire de l'énergie à Bruxelles, le jeudi 24 novembre 2022.
(AP Photo/Olivier Matthys)

Assorti de strictes conditions, le dispositif, qui entrera en vigueur le 15 février pour un an, est "réaliste et efficace", a estimé le ministre tchèque Jozef Sikela, dont le pays exerce la présidence tournante de l'UE.

Le mécanisme s'enclenchera automatiquement dès que le prix du contrat mensuel (pour livraison le mois suivant) atteindra 180 euros/mégawatt-heure pendant trois jours consécutifs sur la plateforme électronique néerlandaise TTF, "Bourse du gaz" dont les cours servent de référence à la majorité des transactions de gros en Europe. 

 

19H01 TU. Vladimir Poutine assure que la Russie "n'a pas intérêt" à absorber la Biélorussie.

Le président russe Vladimir Poutine assure que la Russie "n'a pas intérêt" à absorber la Biélorussie, son plus proche allié, très dépendant de Moscou pour les livraisons de gaz et de pétrole.

"La Russie n'a pas intérêt à absorber qui que ce soit. Cela n'a pas de sens tout simplement", a déclaré Vladimir Poutine, lors d'une conférence de presse avec son homologue biélorusse Alexandre Loukachenko à l'issue de leurs pourparlers à Minsk.

Poutine et Loukachenko
Le président russe Vladimir Poutine, à droite, et le président biélorusse Alexandre Loukachenko, après leurs entretiens à Minsk, en Biélorussie, le lundi 19 décembre 2022.
(Pavel Bednyakov, Spoutnik, Kremlin Pool Photo via AP)

Le maître du Kremlin a insisté sur les liens étroits entre les deux pays, "les alliés les plus proches et des partenaires stratégiques" qui résistent "de manière efficace" aux sanctions occidentales.

Selon lui, au cours de ces pourparlers "substantiels", Moscou et Minsk se sont mis d'accord pour renforcer leur coopération dans "tous les domaines", notamment dans le secteur de la défense.

Il s'agit des "mesures communes pour assurer la sécurité" des deux pays, des "livraisons mutuelles d'armes", ainsi que de la fabrication commune des armements, a précisé Vladimir Poutine.

La Russie va également continuer de former des militaires bélarusses pour piloter des avions biélorusses de conception soviétique, capables de porter des bombes nucléaires, selon la même source.   

"Nous avons testé ces avions en Russie et nous les préparons maintenant", a indiqué pour sa part Alexandre Loukachenko, tout en soulignant que "ce n'est pas une menace envers quelqu'un".

"La Russie peut se passer de nous, et nous ne pouvons pas nous passer d'elle", a-t-il encore fait valoir.

"Est-ce que nous sommes capables de protéger tous seuls notre indépendance, sans la Russie? Non!", a renchéri le président biélorusse. "Et si quelqu'un pense qu'il pourrait nous séparer aujourd'hui, enfoncer un coin entre nous, ils n'y réussiront pas", a ajouté Alexandre Loukachenko.