DIRECT-Ukraine : Zelensky demande des armes et du gaz au G7

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté lundi les pays du G7 à fournir plus d'armes et de gaz à l'Ukraine, au moment où la population de son pays est frappée par l'arrivée de l'hiver, souvent privée de courant et sans chauffage. Les dirigeants du G7 ont décidé la mise en place d'une "plateforme" chargée de "coordonner l'aide financière" à l'Ukraine. 

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Volodymyr Zelensky s'adresse par video-conférence aux membres du G7 - Capture d'écran video Associated Press.
Volodymyr Zelensky s'adresse par video-conférence aux membres du G7 - Capture d'écran video Associated Press.
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20h35 TU. Le président Zelensky demande des armes et du gaz au G7

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté les pays du G7 à fournir plus d'armes et de gaz à l'Ukraine, au moment où la population de son pays est frappée par l'arrivée de l'hiver, souvent privée de courant et sans chauffage.

Volodymyr Zelensky par vidéo conférence au sommet du G7 ce 12 décembre 2022.
Volodymyr Zelensky par vidéo conférence au sommet du G7 ce 12 décembre 2022.
capture d'écran AP


"L'Ukraine a besoin de chars modernes", voudrait "de l'artillerie, des canons et des obus", ainsi que "des missiles de longue portée", a listé Volodymyr Zelensky au G7 réuni en visioconférence, selon des propos rapportés par la présidence ukrainienne.

Face à ses alliés occidentaux, le dirigeant ukrainien a une nouvelle fois déploré l'avantage militaire de la Russie "en matière d'artillerie et de missiles". "C'est un fait", a-t-il martelé, pour appuyer sa demande. "Plus nous serons efficaces avec de telles armes, plus l'agression russe sera courte", a juré Volodymyr Zelensky.

Outre des armes, le président ukrainien a réclamé aux Occidentaux plus de gaz, l'Ukraine faisant face à d'importantes difficultés au plan énergétique à la suite de frappes russes d'ampleur sur l'ensemble de son réseau depuis début octobre.

Selon Kiev, 40% des installations nationales essentielles sont aujourd'hui endommagées. De quoi forcer des millions d'Ukrainiens à vivre quotidiennement dans le noir et dans le froid, entre coupures de courant répétées et absence de chauffage.
"Nous avons besoin d'un soutien supplémentaire, cet hiver. Nous parlons d'un volume d'environ deux milliards de mètres cubes de gaz qui doit être acheté en plus", a-t-il dit.

L'Ukraine a dû "utiliser plus de gaz que prévu" ces dernières semaines, faute de pouvoir utiliser son réseau électrique, mis hors d'état par les multiples frappes de l'armée russe, qui semble déterminée à poursuivre cette stratégie.

Sur le terrain, l'Ukraine est recouverte d'un léger manteau blanc et les températures sont négatives, laissant craindre un nouvel exode vers l'Europe.
Depuis, les autorités ukrainiennes appellent régulièrement la population à "tenir", malgré ces conditions de vie de plus en plus difficiles, notamment dans le sud et l'est.

Dans son allocution quotidienne dans la soirée, Volodymyr Zelensky a répété craindre de nouvelles "frappes massives de missiles" russes. "L'ennemi s'y prépare et peut frapper à tout moment", a-t-il déclaré, estimant que détruire le système énergétique ukrainien était "le dernier espoir" de Moscou.

Au cours de leur sommet virtuel, les dirigeants du G7 se sont accordés sur la mise en place d'une "plateforme" chargée de "coordonner l'aide financière" à l'Ukraine, à la veille d'une conférence sur le même sujet à Paris, autour du président français Emmanuel Macron.

Déjà présent en Ukraine, le groupe agroalimentaire Nestlé a annoncé vouloir investir 40,5 millions d'euros dans un nouveau site de production dans l'ouest de ce pays, qui "emploiera 1.500 personnes".

18h25 TU. Le président Zelensky s'exprime par vidéoconférence au G7

Volodymyr Zelensky exhorte les pays du G7 à fournir plus d'armes à l'Ukraine.
"L'Ukraine a besoin de chars modernes", "de l''artillerie, des canons et des obus", ainsi que "des missiles à longue portée", a listé Zelensky au G7 réuni en visio-conférence, selon des propos rapportés par la présidence ukrainienne.

Le président ukrainien a aussi déclare que l'Ukraine a besoin d'"environ deux milliards de mètres cubes" de gaz supplémentaires pour l'hiver et propose un "sommet de la paix mondiale" sur l'Ukraine.

La situation humanitaire est de plus en plus grave, notamment à Kherson, reprise depuis quelques semaines par l'armée ukrainienne. Alors que la femme du président ukrainien se trouve à Paris pour parler avec Brigitte Macron, la femme du président de la République française pour évoquer l'aide à la reconstruction d'hôpitaux sur le plateau du 64' on se pose la question de l'aide humanitaire à destination de l'Ukraine. Arrive-t-elle vraiment à bon port ?

Voir : Ukraine : où est passée l'aide humanitaire ?

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16h58 TU. Accord du G7 sur une "plateforme" chargée de "coordonner l'aide financière"

Les dirigeants du G7, réunis ce lundi en sommet virtuel, ont décidé la mise en place d'une "plateforme" chargée de "coordonner l'aide financière" à l'Ukraine, a annoncé le chancelier allemand Olaf Scholz.

Olaf Scholz au G7
Le chancellier Olaf Scholz au point presse après le sommet virtuel du G7 ce 12 décembre.
© AP Photo/Markus Schreiber


"L'objectif est de construire rapidement cette plateforme avec la participation de l'Ukraine, des institutions financières internationales et d'autres partenaires", a expliqué, lors d'une conférence de presse à Berlin, le dirigeant allemand, comparant la reconstruction de l'Ukraine au plan Marshall mis en place par les États-Unis pour reconstruire l'Europe après la Seconde guerre mondiale.

"Nous sommes convaincus que c'est notre unité, notre détermination, qui ont isolé le président russe (Vladimir Poutine) et nous demandons à nouveau à M. Poutine d'arrêter les tueries insensées en Ukraine et de retirer ses troupes", a déclaré le chancellier Scholz, dont le pays présidait cette année le G7.

Dimanche, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est entretenu tour à tour avec ses homologues américain Joe Biden et français Emmanuel Macron pour préparer cette réunion du G7, ainsi que la conférence de Paris.
Selon l'Elysée, "des chefs d'État, des chefs de gouvernement, des ministres" de 47 pays, de même que le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, participeront à cette réunion internationale.

Le président des Etats-Unis a réitéré dimanche son soutien à l'Ukraine, selon la Maison Blanche.

Ces sommets interviennent alors que les forces russes visent les infrastructures des services publics de base, provoquant, entre autres, des coupures d'électricité affectant des millions de personnes en plein hiver.


15h52 TU. Olena Zelenska reçue par Brigitte Macron à l'Elysée

Olena Zelenska, la femme du président ukrainien,  s'est entretenue avec l'épouse du président français Emmanuel Macron à la veille d'une double conférence à Paris sur l'aide d'urgence à apporter à l'Ukraine au coeur de l'hiver et l'engagement des entreprises françaises dans la reconstruction du pays.


"Elles ont fait un point sur l'opération Cigogne qui a permis l'accueil d'enfants ukrainiens souffrant d'un cancer en France et sur les 20.000 enfants scolarisés en France" depuis le début de l'intervention russe, le 24 février, a-t-on précisé dans l'entourage de Brigitte Macron.

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Elles se rendront mardi dans une école du 3e arrondissement de Paris qui accueille des enfants de familles ayant fui la guerre, selon cette source.
"Elles ont aussi échangé sur la fondation que Mme Zelenska a lancée" pour recueillir de l'aide humanitaire et permettre la reconstruction d'hôpitaux dans l'est de l'Ukraine, a-t-on précisé.

"Les deux Premières Dames se connaissent bien", a souligné un conseiller de Brigitte Macron, rappelant que le président Volodymyr Zelensky, avait effectué en France, en juin 2019, un de ses tout premiers voyages à l'étranger après son élection et que les deux femmes se sont régulièrement revues depuis.

Elles se sont appelées au début de la pandémie de Covid-19, ont échangé par écrit ou en visioconférence depuis le 24 février et se sont revues à New York en septembre, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

15h02 TU. Un Français blessé au combat en attente de rapatriement

Un Français parti combattre aux côtés des soldats ukrainiens contre la Russie a sauté sur une mine fin novembre dans le Donbass (Est) et attend désormais son rapatriement, organisé par le Quai d'Orsay, a appris l'AFP auprès de l'intéressé et du ministère des Affaires étrangères.

"J'ai été blessé le 27 novembre dans une forêt, alors que notre bataillon commençait à entrer dans la région de Lougansk, au nord-est de Svatove", dans l'est de l'Ukraine, où les combats font rage contre les forces russes, a dit à l'AFP par téléphone Maxime Bronchain, 32 ans, actuellement pris en charge dans un hôpital militaire de la capitale.

"J'ai sauté sur un mine, je suis gravement blessé au pied gauche. Un Américain qui était avec moi a sauté sur une mine puis une deuxième en venant m'aider. Il est mort pendant son évacuation", détaille le Français, qui faisait partie d'une unité de reconnaissance d'une vingtaine de combattants étrangers, "dont 5 Français", au sein de la Légion internationale.

Il a subi 5 opérations depuis sa blessure, et a refusé l'amputation mais craint désormais de perdre son pied. En contact avec l'ambassade de France en Ukraine, il attend aujourd'hui d'être rapatrié vers la France.

"Il y a de forts risques infectieux, et les Ukrainiens sont en pénurie de morphine", s'inquiète son frère Florent, contacté par l'AFP.
"L'ambassade de France en Ukraine, en lien avec le centre de crise et de soutien, apporte l'assistance nécessaire à notre compatriote, comme nous le faisons pour tous les Français en difficulté à l'étranger" a commenté ce lundi le ministère français des Affaires étrangères, en assurant que "compte tenu de sa situation, notre compatriote sera transporté en dehors d'Ukraine en vue d'une évacuation vers la France".
Le Quai d'Orsay "souhaite rappeler à cette occasion les risques liés à un déplacement en Ukraine, qui est classée en zone rouge. Tout déplacement quel qu'en soit la nature est formellement déconseillé", ajoute-t-il dans un message adressé à l'AFP.

Employé dans la restauration dans l'est de la France, Maxime Bronchain a décidé de partir en Ukraine en mai, "pour répondre à l'appel du président (Volodymyr) Zelensky", qui, dès l'invasion russe de son pays fin février, avait ouvertement invité des étrangers à rejoindre une "légion internationale" pour défendre l'Ukraine, raconte-t-il.
Militaire pendant un an au sein de l'armée de Terre française quand il avait 18 ans, "j'avais envie d'être utile", témoigne-t-il. "Ici les gens nous accueillent en libérateurs, ils nous prennent dans leurs bras".

Père d'un enfant resté en France, Maxime a l'intention d'épouser une Ukrainienne originaire d'Odessa, rencontrée dans le pays en guerre.

14h20 TU. Au moins deux morts dans des bombardements russes "massifs" à Kherson

Au moins deux personnes ont été tuées et cinq autres blessées ce lundi dans des bombardements russes "massifs" sur Kherson, grande ville du sud de l'Ukraine reprise par Kiev il y a un mois, a indiqué le gouverneur régional.

Selon Iaroslav Ianouchevytch, les troupes russes ont frappé un quartier du centre-est de Kherson. "Actuellement, il y a deux tués et cinq blessés", a-t-il écrit sur Telegram.


Des ambulances se dirigeaient vers un autre quartier, également touché par les bombardements et où le nombre de victimes n'était pas connu dans l'immédiat, a-t-il ajouté.

Les forces russes ont occupé la ville de Kherson qui comptait alors presque 300.000 habitants et la quasi-totalité de la région éponyme peu après le début de leur invasion de l'Ukraine lancée fin février.

La ville de Kherson a été reprise en novembre par les forces ukrainiennes lors d'une contre-offensive, qui a entraîné le retrait des forces russes passées sur la rive gauche du fleuve Dniepr. Avant leur retraite en novembre, les forces russes ont détruit les infrastructures des services publics de base de la ville et ont depuis bombardé à plusieurs reprises Kherson, selon les autorités locales.


13h40 TU. Novatek confirme le retrait des deux représentants de TotalEnergies de son conseil d'administration

Le géant gazier russe Novatek confirme ce 12 décembre le retrait des deux représentants de TotalEnergies de son conseil d'administration, trois jours après que le groupe français a annoncé se séparer de son partenaire au prix de 3,7 milliards de dollars de dépréciation d'actifs au quatrième trimestre.

"Novatek a reçu des notifications de la part des représentants de TotalEnergies Arnaud Le Foll et Dominique Marion de leur démission du conseil d'administration", a simplement indiqué l'entreprise russe dans un communiqué.

Sollicité par l'AFP pour réagir à la décision de TotalEnergies, Novatek n'a pas souhaité s'exprimer davantage à ce stade.

Vendredi, TotalEnergies avait annoncé avoir décidé de ne plus comptabiliser dans ses résultats la participation de 19,4% qu'il détient dans le géant gazier russe, son partenaire dans le pays depuis plus de dix ans.

Le tanker gazier pour le projet Yamal baptisé du nom de l'ancien PDG de Total Christophe de Margerie
Lors du baptême du tanker arctique le 3 juin 2017 à Saint Ptéerbsourg. Le tanker de la classe unique Arc7, a été construit pour le projet de gisement gazier en Sibérie, Yamal a été nommé en souvenir de Christophe de Margerie, PDG d Total, mort dans le crash de son avion le 20 octobre 2014 à Moscou.
© Olga Maltseva/Pool Photo via AP


Pour couvrir son désengagement progressif, TotalEnergies va inscrire dans ses comptes une nouvelle dépréciation d'actifs, de 3,7 milliards de dollars, soit la quatrième depuis le début de l'année portant sur ses activités russes.
La solution envisagée vendredi prévoyait aussi de retirer les deux représentants de TotalEnergies du conseil d'administration de Novatek.

Novatek, qui existe depuis 1994, constitue le partenaire historique de TotalEnergies en Russie, avec un mariage scellé en 2011, suivi du lancement en commun de l'exploitation de l'énorme champ gazier Yamal LNG en Sibérie arctique en 2013, dans lequel TotalEnergies conserve ses 20%, et de la préparation de l'exploitation d'un deuxième champ gazier, Artic LNG 2 (10%), aujourd'hui gelé.

13h28 TU. Le Conseil des Affaires étrangères européen se réuni pour échnager sur l'agression de la Russie contre l'Ukraine

Le Conseil des affaires étrangères, présidé par le haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, se tiendra à Bruxelles à partir de 13 heures. Il sera précédé de la réunion des ministres des affaires étrangères de l'UE et du Partenariat oriental.

Le Conseil procédera à un échange de vues sur l'agression de la Russie contre l’Ukraine et sur l'Iran.

Le Conseil a déjà décidé de relever le plafond du budget 2023 consacré à la Facilité européenne pour la paix de 2 milliards d'euros.

Sous le point "Questions d'actualité", les ministres recevront des informations sur la situation en Moldavie, le voisinage méridional, les droits de l'homme, la facilité européenne pour la paix et la Tunisie.

Le haut représentant informera également les ministres de l'évolution de la situation en ce qui concerne les efforts déployés par l'UE en matière de rayonnement mondial, et la stratégie "Global Gateway".

13H09 TU. Gaz : l'Europe devra redoubler d'efforts pour éviter une pénurie en 2023 (AIE) 

En cas d'arrêt total des livraisons de gaz russe, l'Union européenne va devoir poursuivre ses efforts pour réduire encore ses besoins afin d'éviter de manquer de gaz à l'hiver 2023/24, selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

panneaux solaires à la surface d'un lac en Allemagne
Des panneaux solaires flottent sur le lac Haltern en Allemagne le 3 mai 2022. Ls experts de l''Agence internationale de l'énergie (AIE) préviennent dans un rapport qu'en cas d'arrêt total des livraisons de gaz russe, l'Union européenne va devoir poursuivre ses efforts pour réduire encore ses besoins afin d'éviter de manquer de gaz à l'hiver 2023/24.
© AP Photo/Martin Meissner, File


L'écart entre l'offre et la demande "pourrait atteindre 27 milliards de mètres cubes en 2023 dans un scénario où les livraisons de gaz de la Russie tombent à zéro et les importations de GNL (gaz naturel liquéfié) de la Chine rebondissent aux niveaux de 2021", selon ce rapport.

Ce chiffre de 27 milliards équivaut à environ 6,5% de la consommation annuelle de l'UE en 2021, laquelle s'est élevée à 412 milliards de mètres cube, un plus haut depuis 2011, selon des chiffres d'Eurostat. En 2022, elle pourrait atteindre 360 milliards de mètres cube, selon des chiffres évoqués par l'AIE.

"L'Union européenne a fait des progrès significatifs dans la réduction de sa dépendance au gaz russe, mais elle n'est pas encore hors de danger", a souligné lundi le directeur exécutif de l'AIE Fatih Birol.

Il rappelle que nombre des circonstances qui ont permis aux pays membres de remplir leurs sites de stockage au cours du printemps et de l'été 2022 pour cet hiver pourraient ne pas se répéter en 2023.

Le rapport insiste notamment sur le fait que, outre un arrêt des livraisons russes, la demande de Pékin pour le GNL pourrait repartir du fait d'un rebond de l'économie chinoise, augmentant la concurrence avec l'Europe pour acheter le GNL disponible dans le monde. Les températures clémentes connues cet automne en Europe pourraient également bien ne pas se reproduire, ce qui consommerait plus de stocks.

Ce rapport montre selon Fatih Birol qu'un "effort plus important sur l'efficacité énergétique, le développement des énergies renouvelables et des pompes à chaleur et de mesures d'économies d'énergie, est vital pour parer aux risques de pénuries et d'une nouvelle flambée des prix l'année prochaine".

Dans les années précédant la guerre en Ukraine, le prix de référence du gaz sur le marché européen tournait autour de 20 euros le mégawattheure. Il est monté cette année jusqu'à 300 euros avant de retomber vers les 100 euros.

12H03 TU. Vladimir Poutine ne fera pas sa conférence de presse traditionnelle de fin d'année (Kremlin)

Le président russe Vladimir Poutine ne fera pas sa traditionnelle conférence de presse de fin d'année, a annoncé le Kremlin, dans le contexte des revers militaires accumulés par la Russie en Ukraine et des sanctions occidentales imposées à Moscou."D'ici le début de la nouvelle année, il n'y aura pas" de conférence de presse du président, a déclaré, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, relevant que Vladimir Poutine parlait à la presse en d'autres occasions, notamment lors de ses déplacements à l'étranger.

10h35 TU. À Otchakiv, les gardiens de la porte du Dniepr sous le feu russe

À l'extrême nord de la mer Noire, la base navale stratégique ukrainienne d'Otchakiv veille sur l'embouchure du Dniepr et l'accès aux ports de Mikolaïv et Kherson.
Les Russes ont échoué à la prendre au début de l'invasion et la pilonnent depuis, à partir de la péninsule de Kinbourn juste en face. Kiev pourrait la reprendre pour progresser vers la rive orientale du Dniepr, où les troupes de Moscou se sont repliées il y a un mois.
 



Avec ses jolies plages de sable fin, ses hôtels de bord de mer dont l'un connu pour sa piscine en forme de guitare, la ville d'Otchakiv était un lieu de villégiature très prisé en période estivale.

L'image idyllique a disparu dès les premières heures de l'invasion russe le 24 février. Le port de la localité et sa base navale, accusée par le président russe Vladimir Poutine d'être aux mains des Américains, ont été l'une des premières cibles des bombardements des forces de Moscou. Ce jour-là, 24 militaires ont été tués.
Des unités russes ont ensuite tenté de mener un assaut amphibie.
"Ils ont organisé une opération de débarquement sur notre littoral. Mais nos forces armées, nos forces spéciales ont empêché cette opération", se souvient auprès de l'AFP l'adjoint au maire d'Otchakiv, Oleksiï Vaskov, lors d'une visite dans la localité le 10 décembre, sous un étroit contrôle de l'armée.

Otchakiv, 15.000 habitants avant la guerre, se trouve à l'embouchure des fleuves Dniepr, qui mène vers l'est aux ports de Kherson, et Boug qui conduit au nord à celui de Mykolaïv.

Face à la ville, à 4,5 km de distance, s'avance la flèche de Kinbourn, à l'extrémité de la péninsule éponyme, sur la rive orientale du Dniepr.

Depuis juin, les forces russes ont investi et tiennent la péninsule. C'est principalement de là qu'elles frappent régulièrement Otchakiv.
Pour tenter de les neutraliser, "nous utilisons l'artillerie et nos forces spéciales. Le but est de nettoyer l'endroit", dit à l'AFP sous couvert d'anonymat un responsable de la base navale.

Fin novembre, l'armée ukrainienne avait annoncé que ses forces menaient "une opération militaire" sur la péninsule, sans en dire plus. "Nous sommes en train de rétablir le contrôle total de la région (de Mykolaïv). Il nous reste trois localités sur la flèche de Kinbourn pour ne plus être officiellement une région en guerre", avait assuré le gouverneur de la région, Vitaly Kim.

Mais début décembre, l'armée russe a répondu en démentant que les forces ukrainiennes contrôlaient la flèche de Kinbourn, vidée de ses quelques centaines d'habitants.
 


Selon le groupe de réflexion américain Institute for the Study of War (ISW), le contrôle de l'extrémité de la péninsule permettrait "d'atténuer les frappes russes sur la côte de la mer Noire", mais aussi "d'accroître l'activité navale dans la région et de mener des opérations potentielles pour traverser la rive gauche du Dniepr".

La semaine dernière à Otchakiv, une roquette russe Grad a touché un immeuble d'habitation, sans faire de victime. Début septembre c'est un silo à grains qui a été entièrement détruit par un missile.

"L'objectif était de détruire notre infrastructure, de détruire le dépôt de céréales utilisé par nos agriculteurs et d'utiliser l'excuse de la présence de (systèmes de lance-roquettes américains) HIMARS et d'autres armes ici", explique l'adjoint au maire Oleksiï Vaskov.

"C'est une entreprise 100% civile, nous n'avons jamais eu un seul soldat ici", s'énerve l'administrateur.

Lors d'un autre bombardement sur la base navale fin octobre, l'armée russe avait indiqué avoir visé un centre d'entraînement des services spéciaux ukrainiens.
Moscou avait ensuite assuré que c'est à Otchakiv qu'avait été préparée l'attaque sur sa flotte en Crimée ce même mois, avec l'aide d'experts britanniques.  Fin 2020, l'Ukraine avait signé un accord avec la Grande-Bretagne pour la fourniture de bateaux lance-missiles et la construction d'infrastructures portuaires pour la base d'Otchakiv.

Sur le marché de la ville couverte d'un brouillard humide, Volodymyr Kojevnykov, 72 ans, prie pour que les Russes "soient chassés de la flèche (de Kinbourn) pour arrêter ces frappes". Oleg Klyoutchko, 62 ans, assure, lui, que "la ville est fonctionnelle, l'administration aussi, ils font ce qu'ils peuvent et nous sommes protégés par nos soldats".
"Je n'ai pas peur de l'hiver, j'aimerais que ces frappes s'arrêtent. Nous survivrons à tout le reste", ajoute-il.

09H59 TU. Guerre en Ukraine : sommet virtuel du G7 ce lundi

Les dirigeants du G7 tiendront ce lundi un sommet virtuel consacré notamment à l'invasion russe de l'Ukraine et ses conséquences, a annoncé le gouvernement allemand.

Les dirigeants des sept pays : États-Unis, Allemagne, France, Italie, Grande-Bretagne, Canada et Japon devraient tenir ce sommet en ligne dans l'après-midi.

Le chancelier allemand Olaf Scholz, qui assure cette année la présidence du G7, donnera dans la foulée une conférence de presse à Berlin à 16h30 TU.

Olaf Scholz
Le chancelier allemand Olaf Scholz lors d'une réunion à la chancellerie à Berlin, en Allemagne, le 9 décembre 2022. 
AP Photo/Michael Sohn.


07h51 TU. Le caractère "guerre", symbole de 2022 au Japon

Le Japon a choisi lundi le caractère (kanji) signifiant "guerre" ou "bataille" comme symbole de 2022, après une année marquée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie et l'assassinat de l'ancien Premier ministre nippon Shinzo Abe.

Chaque année, le public doit voter pour le kanji - caractères venus de Chine utilisés dans l'écriture du japonais - qui représente le mieux l'année écoulée selon lui. En 2021, les principaux choix avaient tourné autour des Jeux olympiques qui étaient organisés à Tokyo.
 


Cette année, l'humeur était plus sombre, selon la fondation de promotion des kanji qui parrainait l'évènement.
"L'invasion de l'Ukraine par la Russie, la mort par balles de l'ancien Premier ministre Abe, la dépréciation rapide du yen et l'inflation (...) ont suscité de l'anxiété chez de nombreuses personnes", a déclaré la fondation dans un communiqué.

Le même kanji avait déjà été choisi en 2001, marqué par les attaques terroristes du 11-septembre aux Etats-Unis.

Des chaînes de télévision japonaises ont diffusé l'annonce en direct, Seihan Mori, maître du temple bouddhiste Kiyomizu de Kyoto, écrivant le caractère sur un immense panneau blanc avec un pinceau de calligraphie.

"J'ai été surpris, frustré, énervé et rendu triste par la guerre en Ukraine. Je suis également en colère contre moi-même pour n'avoir rien pu faire", a dit l'un des participants, qui a choisi ce kanji.

06h15 TU. Brittney Griner retouche à un ballon de basket pour le première fois en 10 mois

La basketteuse américaine Brittney Griner, libérée le 9 décembre d'une prison russe, a retouché dimanche un ballon de basket et réalisé son premier dunk, a annoncé son agent à la chaîne ESPN.

La double championne olympique et star de la WNBA a effectué une rapide séance d'entraînement à Fort Sam Houston à San Antonio, au Texas, a indiqué Lindsay Kagawa Colas à la chaîne de télévision américaine.

A son arrivée vendredi matin sur le territoire américain, Brittney Griner a été conduite sur une base militaire afin de subir des examens médicaux.

Lindsay Colas a déclaré que cette séance d'entraînement ne devait pas être interprétée comme un signe que la championne olympique a pris une décision quant à une éventuelle reprise ou non de sa carrière au Mercury de Phoenix, franchise de la WNBA, le championnat nord-américain de basket féminin.
"Si elle veut jouer, ce sera à elle de l'annoncer", a affirmé son agent.
"Elle a les vacances pour se reposer et décider de la suite sans aucune pression", a-t-elle ajouté. "Elle se débrouille très, très bien. Elle semble avoir enduré cela de manière assez incroyable".

Selon Lindsay  Colas, la joueuse, qui pourrait faire une déclaration cette semaine, n'a pas l'intention de quitter la base où elle séjourne avec sa femme Cherelle.
"A ce stade, il n'y a pas de calendrier concernant son retour", a-t-elle ajouté, affirmant qu'elle était "en train de se réinsérer dans un monde qui a changé pour elle".
"D'un point de vue purement sécuritaire, elle ne pourra pas se déplacer dans le monde comme elle le faisait. Ce n'est pas un sort qu'elle a demandé, mais je pense qu'elle va essayer de mettre à profit sa célébrité pour le bien."

05H45 TU. Joe Biden réaffirme à Volodymyr Zelensky son soutien à l'Ukraine

Le président des Etats-Unis Joe Biden a réitéré, lors d'un entretien téléphonique dimanche avec Volodymyr Zelensky, son soutien à l'Ukraine, selon la Maison Blanche.

Il a souligné, auprès de son homologue ukrainien  "le soutien continu des Etats-Unis à la défense de l'Ukraine alors que la Russie poursuit ses assauts contre les infrastructures critiques" du pays, selon un communiqué de la Maison Blanche.

Les armes fournies par l'Occident, notamment par les Etats-Unis, ont joué un rôle crucial pour la défense de l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe.

A re(voir) : Ukraine, le pays plongé dans le noir

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Cet appel intervient alors que les forces russes visent les infrastructures des services publics de base, provoquant, entre autres, des coupures d'électricité affectant des millions de personnes en plein hiver.

Le communiqué de la Maison Blanche souligne l'aide américaine promise à l'Ukraine: 53 millions de dollars pour l'infrastructure énergétique annoncés en novembre et une enveloppe de 275 millions de dollars en munitions et équipements annoncée, elle, en décembre.
 

Dans un tweet, Volodymyr Zelensky a dit avoir remercié Joe Biden lors d'une "conversation fructueuse", ajoutant avoir "discuté de la poursuite de la coopération en matière de défense, et de la protection et du maintien de notre secteur énergétique".

A re(voir) : Ukraine : Kiev dans le froid de l'hiver et sans électricité

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