DIRECT-Ukraine : Zelensky sur le front Sud à Zaporijjia

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu dans la région de Zaporijjia, en déplacement "en première ligne" sur le front Sud, quelques jours après s'être rendu successivement près de Bakhmout (est), dans la région de Kharkiv (nord-est) et près de Kherson (sud).
Image
Zelensky à Zaporijjia
© AP Photo/Efrem Lukatsky
Volodymyr Zelenskyy à Zaporijjia ce 27 mars 2023. 
Image
Ukraine
Ben Birchall/ via AP.
Le secrétaire britannique à la Défense Ben Wallace pose avec des soldats ukrainiens lors d'une visite au camp de Bovington, une base militaire de l'armée britannique où ils s'entraînent sur des chars Challenger 2, dans le Dorset, en Angleterre, le 22 février 2023. 
Partager22 minutes de lecture

20H00 TU. Les premiers chars britanniques Challenger sont arrivés en Ukraine

Les premiers chars britanniques Challenger sont arrivés en Ukraine, annonce soir le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov.

Oleksiï Reznikov a indiqué que "des Challengers britanniques, des Strykers et des Cougars américains et des Marders allemands" s'étaient "ajoutés aux unités ukrainiennes". Une porte-parole du ministère ukrainien, Iryna Zolotar, a confirmé à l'AFP que les tanks Challenger "se trouvaient déjà en Ukraine", sans en donner le nombre exact à ce stade.

19H26 TU. Deux morts et plus de 30 blessés dans un bombardement à Sloviansk

Des missiles russes se sont abattus ce lundi sur la ville de Sloviansk, dans l'est de l'Ukraine, tuant deux personnes dans leur voiture, blessant plus de 30 autres et détruisant des immeubles, ont indiqué la police et les autorités locales.

Un homme blessé à côté d'un véhicule calciné, Sloviansk 27 mars 2023.
Un homme blessé à côté d'un véhicule calciné, Sloviansk 27 mars 2023.
© AP Photo / Libkos

"Il y a deux morts et 29 blessés à Sloviansk, des bâtiments administratifs et des bureaux ont subi des dégâts ainsi que cinq immeubles et sept maisons", a d'abord déclaré le gouverneur, Pavlo Kyrylenko, sur Facebook, précisant que les forces russes avaient "frappé le centre de la ville vers 10H30 (07H30 TU) avec deux missiles S-300".
Selon la police, les deux personnes décédées conduisaient près du centre-ville au moment du bombardement.

"Ce sont des victimes prises au hasard", a déclaré à la presse Dmytro Nogin, haut responsable de la police du district de Kramatorsk.
"Une femme est morte dans cette voiture", a-t-il raconté en désignant un véhicule calciné, avant d'ajouter: "Une autre (personne, ndlr) est morte dans cette voiture verte".

Dans l'après-midi, une casquette maculée de sang reposait dans la rue à côté d'une voiture dont le siège avant était couvert de sang et de bris de glace, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le bilan policier a fait état de 32 blessés, dont cinq grièvement atteints, tandis que le maire Vadym Lyakh en recensait au total 36 dans cette ville située à 40 kilomètres à vol d'oiseau de Bakhmout où forces ukrainiennes et pro-russes se livrent une âpre bataille.

Un imposant immeuble administratif de trois étages a été éventré par l'explosion qui a également soufflé ses vitres. Selon les précisions de M. Nogin à l'AFP, l'édifice abritait un office ferroviaire mais deux personnes sur place ont indiqué qu'il s'agissait d'un centre de recrutement de soldats.

Oleksandr, 34 ans, croisé devant l'immeuble, le visage recouvert d'un bandage, a ainsi raconté à l'AFP qu'il était venu faire une visite médicale "dans un centre d'enrôlement militaire".

Selon le gouverneur, une autre ville de la région de Donetsk, Droujkivka, avait été visée par une attaque. "Deux missiles S-300 ont frappé l'orphelinat de Droujkivka et l'ont presque complètement détruit", a-t-il dit, ajoutant que cette frappe n'avait pas fait de victimes selon de premières informations.

"Un autre jour qui a commencé avec le terrorisme de la Fédération de Russie. L'État agresseur a frappé notre ville de Sloviansk" a, de son côté, déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux. "L'ennemi doit le savoir: l'Ukraine ne pardonnera pas les tortures infligées à notre peuple, ne pardonnera pas ces morts et ces blessures", a-t-il ajouté.

Les forces russes ont fait de la conquête de la région de Donetsk leur principale priorité sur le plan militaire et ont annoncé l'an dernier l'avoir annexée, même si elles n'en contrôlent pas la totalité.

18H55 TU. Après que l'information ait fuité dans la presse, le chancellier Scholz confirme que les premiers chars lourds Leopard 2 allemands sont bien arrivés en Ukraine

"Oui, nous avons livré des chars Leopard comme annoncé", a dit Olaf Scholz lors d'une conférence de presse à Rotterdam, aux Pays-Bas, confirmant une information publiée par l'hebdomadaire Der Spiegel, selon laquelle 18 chars Leopard 2 ont été livrés.
En plus des chars Leopard, les munitions et des pièces de rechanges, deux véhicules blindés de dépannage "Büffel" ont été livrés, a indiqué le ministère allemand de la Défense. Ils s'ajoutent au 40 véhicules de combat d'infanterie Marder déjà arrivés sur place, a-t-il précisé.

Le chancellier Olaf Scholz et le Premier ministre néérlandais au Depot du Boijmans Van Beuningen Museum à Rotterdam, le 27 mars 2023.
Le chancellier Olaf Scholz et le Premier ministre néérlandais au Depot du Boijmans Van Beuningen Museum à Rotterdam, le 27 mars 2023.
© AP Photo/Peter Dejong


"Nos chars sont arrivés comme promis et ponctuellement entre les mains de nos amis ukrainiens", a déclaré le ministre de la Défense, Boris Pistorius, cité dans le communiqué. "Je suis sûr qu'ils pourront faire la différence sur le terrain", a-t-il ajouté.
Après avoir été pressé de toutes parts pour livrer des Leopard 2, Olaf Scholz a donné fin janvier son feu vert à des envois de chars par l'Allemagne. La livraison était annoncée par Berlin pour "fin mars, début avril".

Des soldats ukrainiens ont été formés dans des bases allemandes au maniement de ces chars lourds de combat Leopard 2 de type 2A6.

Les gouvernements allemand et néerlandais ont tenu aujourd'hui une session conjointe dans la ville portuaire de Rotterdam, dans l'immense dépôt du musée d'art Boijmans Van Beuningen.

Olfa Scholz et le Premier ministre néerlandais Mark Rutte ont discuté du soutien militaire à l'Ukraine et de leur coopération militaire "unique", allant jusqu'à la fusion de certaines unités des deux armées.

Interrogé lors de la conférence de presse sur la récente menace russe de frappe de missile contre la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, Mark Rutte a jugé "ce type de déclarations irresponsable et dangereux".

La CPI, dont la Russie ne reconnaît pas la compétence, a récemment émis un mandat d'arrêt contre Vladimir Poutine pour la "déportation" illégale d'enfants ukrainiens.
Mark Rutte a dénoncé aussi la "rhétorique nucléaire russe, hélas pas nouvelle", dont l'annonce d'un déploiement d'armes nucléaires "tactiques" sur le territoire de son allié bélarusse est une nouvelle illustration.

"Avec nos alliés de l'OTAN, nous surveillons de près la situation mais ce n'est vraiment que de la rhétorique", a-t-il jugé, et la Russie sait que "les conséquences seraient énormes si elle utilisait ce genre d'armes".


17H30 TU. Pas de "sécurité nucléaire" sans retrait de l'armée russe à la centrale de Zaporijjia (Zelensky à Grossi)

Volodymyr Zelensky a affirmé au chef de l'AIEA, Rafael Grossi, qu'il ne pouvait pas y avoir de "sécurité nucléaire" en Ukraine sans retrait de l'armée russe de la centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par les troupes de Moscou depuis plus d'un an.

Zelensky avec Grossi à Zaporijjia
Le président Zelensky avec Rafael Grossi, le chef de l'AIEA à Zaporijjia, où se situ une centrale nucléaire.
© AP Photo/Efrem Lukatsky


"Sans le retrait immédiat des troupes et du personnel russes de (la centrale) et des territoires adjacents, toute initiative visant à restaurer la sûreté et la sécurité nucléaire est vouée à l'échec", a-t-il dit, selon la présidence ukrainienne. Rafael Grossi est, lui, attendu dans les prochains jours à la centrale de Zaporijjia pour sa deuxième visite sur place depuis le début de l'invasion russe.


15H59 TU. Russie: deux ans de prison requis contre un père séparé de sa fille pour un dessin anti-guerre

Un procureur russe a requis aujourd'hui deux ans de prison contre Alexeï Moskaliov accusé d'avoir critiqué l'offensive en Ukraine et qui s'est vu retirer la garde de sa fille Macha à cause d'un dessin anti-guerre de celle-ci.

Le cas d'Alexeï Moskaliov, 54 ans, a suscité une vague d'indignation en Russie et symbolise l'ampleur de la répression sans merci des personnes critiquant l'offensive lancée par le Kremlin contre l'Ukraine, comme on vous le disait au début de ce Direct.

Ce lundi, un procureur d'Efrémov, petite ville située à 300 km au sud de Moscou, a requis deux ans de prison contre Alexeï Moskaliov, qui est accusé d'avoir "discrédité l'armée" a indiqué à l'AFP son avocat, Vladimir Bilienko. Cette décision est "clairement dure", a ajouté l'avocat, ajoutant que son client avait plaidé "non-coupable". La décision du tribunal est attendue mardi.

Le cas d'Alexeï Moskaliov est suivi de près en Russie où les poursuites le visant suscitent l'indignation.

Les ennuis ont débuté après que sa fille Maria Moskaliova, âgée de 13 ans, a fait un dessin au collège montrant des missiles se dirigeant vers une femme et un enfant avec un drapeau ukrainien.

Voir : Russie : un père séparé de sa fille pour un dessin anti-guerre

TV5 JWPlayer Field
Chargement du lecteur...


Dans un contexte de chasse aux voix critiques de l'offensive en Ukraine, la directrice de l'école a immédiatement alerté la police. Lors de leur enquête sur le père, les autorités disent avoir trouvé des publications en ligne critiquant l'opération en Ukraine. Alexeï  Moskaliov a été assigné à résidence et sa fille placée dans un foyer et privée de tout contact avec son père.

L'avenir de la famille se jouera d'ailleurs lors d'un autre procès, qui débute le 6 avril, et lors duquel Alexeï Moskaliov risque d'être définitivement privé de son autorité parentale.

Signe de l'indignation suscitée par cette procédure, une pétition a été lancée pour demander le retour de l'enfant chez son père. Même le patron du groupe paramilitaire russe Wagner, Evguéni Prigojine, dont les hommes combattent en Ukraine, a apporté son soutien à Maria et critiqué les autorités locales.

Cette affaire montre l'ampleur prise par la répression orchestrée par le Kremlin en parallèle du conflit en Ukraine. Peu après le début de son offensive qui a débuté en février 2022, la Russie a introduit une série de sanctions pénales pour réprimer toute forme de critique à l'égard de l'armée.

Des opposants de renom et de simple citoyens ont été arrêtés, et certains déjà jugés et condamnés pour leurs critiques.

15H45 TU. L'Allemagne a livré 18 chars Leopard 2 à l'Ukraine (presse)

L'Allemagne a livré à l'Ukraine les 18 chars Leopard 2 promis par le gouvernement d'Olaf Scholz après les demandes insistantes de Kiev, affirme lundi l'hebdomadaire Der Spiegel.
Les "derniers chars ont quitté l'Allemagne à la fin de la semaine dernière et ont à présent été remis" à l'Ukraine, selon l'hebdomadaire.

Une quarantaine de véhicules de combat d'infanterie Marder ont également été livrés, ajoute le Spiegel, précisant que le gouvernement d'Olaf Scholz gardait "secret l'itinéraire" de livraison "pour des raisons de sécurité".

Char leopard 2 en Allemagne
Vladimir Klitschko, ancien boxeur et frère du maire de Kiev, Vitali Klitschko, avec le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius, au centre, et l'ambassadeur ukrainien en Allemagne Oleksii Makeiev, près d'un char Leopard 2 dans un centre d'entraînement de la Bundeswehr à Munster, le 20 février 2023.
© AP Photo/Gregor Fischer

Interrogé par l'AFP, le ministère allemand de la Défense n'a pas souhaité faire de commentaire. "Selon des informations des cercles de sécurité, les chars Leopard sont remis à l'Ukraine avec un vaste ensemble d'armes et de pièces de rechange", précise le Spiegel.

Après avoir été pressé de toutes parts pour livrer des Leopard 2, le successeur d'Angela Merkel a donné fin janvier son feu vert à des envois de chars par l'Allemagne. La livraison était annoncée par Berlin pour "fin mars, début avril".
Des soldats ukrainiens ont été formés dans des bases allemandes au maniement de ces chars lourds de combat Leopard 2 de type 2A6.

14H41 TU. Le site de l'Assemblée nationale française bloqué par des hackers pro-russes

Le site internet de l'Assemblée nationale française est bloqué depuis lundi matin par une attaque revendiquée par le groupe de hackers pro-russes NoName, en riposte au soutien de la France à l'Ukraine, ont indiqué à l'AFP des experts du groupe Thales.

Le site de l'Assemblée, qui renvoie vers une page fixe où il est indiqué "actuellement en maintenance", est la cible d'une attaque par "déni de service" (saturation de requêtes, NDLR) menée par le collectif de hackers pro-russes NoName057.

Capture d'écran du site de l'assemblée nationale
Capture d'écran du site de l'assemblée nationale ce 27 mars à 14 heures TU.


Celui-ci a revendiqué cette attaque sur sa chaîne Telegram, en riposte au soutien de la France à l'Ukraine, a précisé à l'AFP Ivan Fontarensky, directeur technique de la cyberdéfense chez Thales.

Lire : Guerre en Ukraine : des hackers pro-russes attaquent le Parlement français

"Nous avons décidé de réitérer notre récent voyage en France, où les protestations contre Macron, qui a décidé de ne pas se soucier des Français et continue à servir les néo-nazis ukrainiens, ne se calment pas", écrit le groupe sur Telegram.
NoName revendique aussi une attaque contre le site du Sénat, pour l'instant sans effet visible.

NoName est l'un des quelque 80 collectifs de hackers pro-russes qui s'en prennent aux institutions des pays qui soutiennent l'Ukraine, notamment les pays d'Europe de l'Ouest, a expliqué Nicolas Quintin, analyste en chef de l'équipe d'analyse des menaces de Thales, qui réunit une cinquantaine d'experts dans le monde.

La France, l'une de leurs cibles régulières, a connu plusieurs attaques de ce type tout récemment. La semaine dernière, elles ont bloqué le site d'Aéroports de Paris et visé le site de la DGSI. Ces deux vagues d'attaques ont été revendiquées par un autre groupe de hackers pro-russes, a précisé Thales, qui suit leurs communications.
NoName, créé en mars 2022, qui communique en russe et en anglais, conduit des attaques par déni de service, des cyberattaques de base.

Ces collectifs pro-russes ont fleuri depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Ils agissent sans rechercher de rançon, contrairement aux hackers traditionnels.

13H46 TU. Zelensky et Grossi en visite dans la région de Zaporijjia

Volodymyr Zelensky et le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, se sont retrouvés dans une station hydroélectrique de la région de Zaporijjia, où le président ukrainien est en déplacement, "en première ligne" sur le front Sud.

"J'ai eu avec M. Zelensky un riche échange sur la protection" du site "et de ses employés", a écrit Rafael Grossi dans un tweet, accompagné d'une photo des deux hommes.


Les deux dirigeants se sont rendus sur le site d'une centrale hydroélectrique à Dniepr chargée d'alimenter la centrale nucléaire, occupée par l'armée russe et régulièrement victime de coupures de courant.

Plus tôt, Volodymyr Zelensky s'était affiché dans la région de Zaporijjia, "en première ligne" sur le front Sud.
"Région de Zaporijjia. Positions en première ligne. Je suis honoré d'être ici aujourd'hui, aux côtés de nos militaires", a-t-il indiqué sur son compte Telegram, accompagnant son message d'une vidéo dans laquelle on le voit remettre des médailles à des soldats.
"Merci de protéger notre État (et) nous tous. Merci pour la protection de nos maisons, de notre intégrité territoriale et de la vie en Ukraine", leur a-t-il dit selon un communiqué de la présidence ukrainienne.

La semaine dernière, Volodymyr Zelensky s'était déplacé dans la région de Kherson (sud), partiellement occupée par la Russie, après être allé près de Bakhmout, l'épicentre des combats dans l'Est, et dans la région de Kharkiv (nord-est).

Sur Telegram, Volodymyr Zelensky s'est dit "certain" d'une victoire ukrainienne face à la Russie, après plus d'un an de guerre face à l'armée de Moscou.

Selon la présidence ukrainienne, M. Zelensky s'est rendu ce lundi au poste de commandement du groupe opérationnel des troupes pour la région de Zaporijjia.
Une réunion avec les responsables militaires de la région s'y est tenue, selon la même source.

12H59 TU. Kiev, Varsovie et les Baltes opposés à la réintégration des athlètes russes

La Pologne, l'Ukraine et les trois pays Baltes se sont opposés à la réintégration des athlètes russes et bélarusses dans les compétitions internationales, selon une déclaration conjointe publiée aujourd'hui.

Àla veille d'une réunion de la commission exécutive du Comité international olympique, "il n'existe pas une seule raison de s'éloigner du régime d'exclusion des athlètes russes et bélarusses établi par le CIO il y a plus d'un an", suite à l'invasion russe en Ukraine, ont estimé les cinq pays dans leur déclaration diffusée sur les sites de leur ministères respectifs des Affaires étrangères.

Pressé de clarifier sa position, le CIO discutera demain d'un retour des Russes et Bélarusses dans les épreuves internationales, une éventualité qui suscite des tensions diplomatiques à l'approche des JO-2024 à Paris, dont les qualifications ont débuté pour certaines disciplines.

Pour l'organisation olympique, la mise au ban ne peut s'éterniser: "aucun athlète ne devrait être interdit de compétition sur la seule base de son passeport", martèle le CIO depuis plusieurs mois, s'appuyant entre autres sur l'avis de deux expertes des Nations unies.

Face à ces préoccupations, la Pologne, l'Ukraine, la Lituanie, l'Estonie et la Lettonie estiment que "ce n'est pas la nationalité des athlètes qui détermine leur rôle, mais le fait qu'ils soient parrainés/soutenus par leurs gouvernements ou entreprises soutenant le régime russe, qui poursuit sa guerre d'agression contre l'Ukraine, voire qu'ils soient affiliés directement avec l'armée russe".

Le 23 mars, la Fédération allemande d'escrime a renoncé à l'organisation de l'étape de Coupe du monde de fleuret féminin prévue début mai à Tauberbischofsheim, jugeant qu'il restait "trop de questions ouvertes" sur la réintégration des tireuses exclues.

Quelques jours plus tard, la Fédération ukrainienne de la discipline annonçait qu'elle boycotterait toute compétition dans laquelle des sportifs russes et bélarusses seraient engagés, une menace qui plane d'ores et déjà sur les JO-2024 de la part de l'Ukraine comme de la Pologne et des pays baltes.

12H41 TU. Les pilotes ukrainiens craignent le pire dans leurs hélicoptères vétustes

"C'est une blague, pas un blindage", dit Anatoliï, en montrant les panneaux de protection de son hélicoptère Mi-8 ukrainien, avec lequel il tire des roquettes sur les positions russes. Le tireur, âgé de 39 ans, compte quelque 300 missions de combat depuis le printemps dernier.

Un pilot d'hélicoptère ukrainien salue ses camarades depuis son Mi-8, région de Donetsk le 18 mars 2023.
Un pilot d'hélicoptère ukrainien salue ses camarades depuis son Mi-8, région de Donetsk le 18 mars 2023.
© AP Photo/Evgeniy Maloletka

Alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky fait pression sur ses alliés occidentaux pour obtenir des équipements plus modernes, les pilotes opérant dans l'Est de l'Ukraine évoquent ouvertement la vétusté de leurs hélicoptères de fabrication soviétique.

Pour eux, l'Ukraine est clairement dépassée dans ce domaine par la Russie sur le plan technologique.

L'hélicoptère Mi-8 d'Anatoliï a été conçu en 1986 en URSS. Destiné à l'origine au transport, il est pourtant déployé par l'Ukraine dans le cadre de missions de combat, malgré l'absence de protection blindée contre les attaques.

Dessiné sur la carlingue, un cosaque chevauchant un dragon proclame: "Combattez et remportez la victoire, Dieu vous aidera".

Juste à côté est stationné un appareil d'attaque Mi-24, un modèle plus petit, plus maniable et lourdement blindé, qui vole avec les Mi-8 lors des missions.
 

Un chien se lèche le museau devant un Mi-24, région de Donetsk le 18 mars 2023.
Un chien se lèche le museau devant un Mi-24, région de Donetsk le 18 mars 2023.
© AP Photo/Evgeniy Maloletka


Les hélicoptères décollent d'un champ, dans un lieu tenu secret dans l'Est de l'Ukraine, soulevant de la paille dans le tourbillon de leurs pales.

De retour d'une mission, vêtu d'un blouson et d'un bonnet, le pilote du Mi-24, Vladyslav, se couvre le visage d'une écharpe pour parler à l'AFP.
"Ca fait peur parce qu'ils (les Russes) ont inventé de nouvelles façons de nous attaquer, de détruire nos hélicoptères", dit-il.

Deux hélicoptères Mi-24 and Mi-8 en vol vers des positions russes dans la région de Donetsk le 19 mars 2023.
Deux hélicoptères Mi-24 and Mi-8 en vol vers des positions russes dans la région de Donetsk le 19 mars 2023.
© AP Photo/Evgeniy Maloletka


Si les hélicoptères ukrainiens volent très bas pour éviter d'être repérés par les Russes, ils peuvent être la cible d'avions de chasse qui volent à une distance de 140 kilomètres et à plus de 1.000 mètres d'altitude.

Leur système de détection "nous éclaire au laser. C'est pourquoi leurs missiles peuvent nous atteindre", explique-t-il. "Seul moyen de survivre" selon lui, des fusées leurres infrarouges lancées par le Mi-24 pour dévier les missiles russes à tête chercheuse.

"Cet hélicoptère a 35 ans et je peux dire que c'est un hélicoptère +jeune+, car les hélicoptères Mi-8 ont 45 ans", lance le pilote. Selon lui, "ces appareils âgés connaissent des problèmes d'usure des métaux et l'Ukraine ne peut pas produire de nouvelles boîtes de transmission, de nouveaux moteurs et de nouvelles pales" pour remplacer les pièces abîmées. Le fuselage est également vulnérable: "Les Russes n'ont besoin que d'une seule roquette pour nous toucher et l'hélicoptère est à terre""Je pense que nous avons besoin de Black Hawk et d'Apache. Ces hélicoptères sont très similaires à nos Mi-24 et Mi-8, et ils disposent de nouveaux types de missiles", ajoute Vladyslav, en citant deux appareils américains.
 

Un hélicoptère américain Black Hawk
Un Black Hawk de l'armée américaine à Baturaja, dans le sud de Sumatra en Indonésie le 12 août 2022.  
© AP Photo/Dita Alangkara

"Si nous avions des Apache ou des Black Hawk, la situation serait totalement différente", assure de son côté Andriï, 28 ans, pilote de Mi-8. "Il vaut mieux avoir ce que les États-Unis et l'Europe ont", plaide-t-il.

Le problème concerne aussi les systèmes de reconnaissance utilisés pour repérer les positions ennemies. "Le premier mois a été un véritable enfer. Nous ne savions pas où se trouvaient les défenses aériennes ennemies", raconte le jeune homme.
Aujourd'hui encore, la Russie "peut voir la moitié de l'Ukraine", affirme Anatoliï, alors que "nous ne voyons que les choses les plus élémentaires" du côté russe.

Si Vladyslav se couvre le visage pour parler, c'est pour protéger son identité, car les Russes cherchent à éliminer des pilotes d'hélicoptères, selon lui. "Nous sommes comme un trésor dans une armée", dit-il. "Un pilote est un produit très cher", explique-t-il, en chiffrant la formation à plus de 300 millions de hryvnias (7,5 millions d'euros au taux actuel). "Nous avons perdu beaucoup de camarades et d'hélicoptères. Je ne peux pas donner de chiffre car c'est un secret", regrette-t-il.

Certains responsables occidentaux ont mis en doute l'efficacité de la fourniture à l'Ukraine d'avions de combat plus modernes, réclamés par Kiev, notamment car cela requiert une longue période de formation pour les pilotes.

Mais pour les hélicoptères, "ce n'est qu'une demi-année" de formation assure Vladyslav qui insiste sur les similitudes des Black Hawk et Apache, avec leurs Mi-8 et Mi-24. "Quand on veut vivre, on apprend vite", plaide Anatoliï.

11H38 TU.  Deux morts et 29 blessés dans un bombardement à Sloviansk

Un bombardement russe a fait au moins deux morts et 29 blessés dans la ville de Sloviansk, dans l'est de l'Ukraine, selon le gouverneur régional. 

Ce 27 mars à Sloviansk après les frappes russes.
Ce 27 mars à Sloviansk après les frappes russes.
© AP Photo/Libkos

"Il y a deux morts et 29 blessés à Sloviansk, des bâtiments administratifs et des bureaux ont subi des dégâts ainsi que cinq immeubles et sept maisons", a déclaré le gouverneur, Pavlo Kyrylenko, précisant que les forces russes avaient "frappé le centre de la ville vers 10H30 (07H30 GMT) avec deux missiles S-300".

11H36 TU. Ukraine : évacuation des employés de la ville d'Avdiïvka, sur la ligne de front

L'administration de la ville d'Avdiïvka annonce ce lundi l'évacuation des employés municipaux de cette localité située sur le front dans l'est de l'Ukraine et régulièrement bombardée par les forces russes.

 

Avdïïvka le 17 mars après des frappes russes.
Avdïïvka le 17 mars après des frappes russes.
© AP Photo/Evgeniy Maloletka

"Avdiïvka ressemble de plus en plus à un endroit tiré de films post-apocalyptiques (...) Par conséquent, une décision difficile a été prise d'évacuer (...) les travailleurs municipaux qui ont au moins essayé de maintenir la propreté et la vitalité de la ville", selon Vitaliy Barabash, chef de l'administration militaire locale.

Pilonnée par l'artillerie et plus récemment par l'aviation, la ville est une autre "forteresse" du Donbass que les forces russes tentent d'encercler, comme sa voisine Bakhmout, située à 60 kilomètres plus au nord.

Bien qu'à seulement 13 km de Donetsk, la capitale sous contrôle russe de la région éponyme, Avdiïvka comptait encore 30.000 habitants lorsque le Kremlin a lancé en février 2022 son invasion de l'Ukraine.

Après plus d'un an de conflit, la ville ne compte plus que quelque 2.300 habitants, dont 1.960 recensés qui reçoivent une aide humanitaire, selon Vitaliy Barabash, chef de l'administration militaire locale.

Arina, au centre sur la photo, dans une voiture avec sa famille lors d'une évacuation organisée par la police ukrainienne le 7 mars 2023.
Arina, au centre sur la photo, dans une voiture avec sa famille lors d'une évacuation organisée par la police ukrainienne le 7 mars 2023.
© AP Photo/Evgeniy Maloletka


"La situation ne fait qu'empirer. Maintenant, (les Russes) utilisent des X-59, X-101, X-555, C-300. Cela n'a jamais été le cas avant. Ils nous frappent avec environ 10 à 12 missiles par jour, voire 14", détaille l'administrateur, citant les noms de systèmes d'armes longue portée.

"Les missiles sont de plus en plus gros, tout comme les dégâts. Les bâtiments s'effondrent littéralement (...) Ils vont probablement tout détruire ici", se désole Rouslan Sournov, responsable d'un centre d'aide. "Nous n'avions pas vraiment peur avant, nous nous étions habitués aux roquettes GRAD, même si elles sont conçues pour tuer des gens. Mais maintenant, nous sommes bombardés par des missiles, nous subissons des attaques aériennes", ajoute-t-il.

Lorsque le conflit en Ukraine a débuté en 2014, Avdiïvka a été conquise par les séparatistes, avant d'être reprise par les forces de Kiev. En raison de sa proximité de la ligne de front, elle est restée l'un des points chauds jusqu'au déclenchement de l'invasion l'an dernier.

La ville est actuellement l'un des deux théâtres de combats les plus difficiles du front, avec celui de Bakhmout. Au nord d'Avdiïvka en juin, les Russes ont coupé l'une des deux principales routes d'accès à la localité, et se sont positionnés à l'est et au sud.
Ces derniers mois, ils ont progressé et pris les villages de Vodiane et Opytne au sud-ouest, et Krasnogorivka et Vesselé au nord, comme pour prendre Avdiïvka en tenaille, à défaut de pouvoir la prendre frontalement.

11H03 TU. Armes nucléaires au Bélarus : Moscou ne changera pas ses plans malgré les critiques (Kremlin)

La Russie a affirmé ce lundi qu'elle ne changerait pas ses plans prévoyant le déploiement d'armes nucléaires "tactiques" au Bélarus, malgré les nombreuses critiques des pays occidentaux. 

"Bien entendu, une telle réaction ne pourra pas avoir d'impact sur les plans de la Russie", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Samedi, le président russe Vladimir Poutine avait annoncé avoir eu l'accord de Minsk pour déployer des armes nucléaires "tactiques" au Bélarus, un pays situé aux portes de l'Union européenne et dirigé depuis 1994 par Alexandre Loukachenko, son allié le plus proche.

exercices militaires entre la russie et le bélarus
Des tanks de l'armée russe sont en train de se repositionner au Bélarus dans le cadre d'un exercice militaire mené par Moscou peu de temps avant l'invasion de l'Ukraine en février 2022. Obuz-Lesnovsky, Bélarus - 19 février 2022
AP

09H28 TU. Les chars britanniques bientôt livrés à Kiev après la fin de la formation des soldats

Des soldats ukrainiens ont achevé leur formation au Royaume-Uni pour apprendre à manier les 14 chars Challenger 2 fournis par Londres à l'Ukraine face à l'invasion russe, ouvrant la voie à une livraison prochaine des appareils, a annoncé lundi la Défense britannique.

Leur entraînement avait commencé peu après l'annonce début janvier de la fournitures de ces chars par le Royaume-Uni. "Le Royaume-Uni envoie les chars Challenger 2, qui seront bientôt aux mains des forces armées" ukrainiennes, a indiqué lundi un communiqué du ministère britannique de la Défense.

soldats ukrainiens à l'entraînement au Royaume-Uni
Des nouvelles recrues ukrainiennes reçoicent un entraînement militaire dans une base du sud-est de l'Angleterre ce 15 août 2022.
© AP Photo/Frank Augstein

Les soldats ukrainiens ainsi formés, dont le nombre n'a pas été précisé, rentrent dans leur pays "mieux équipés, mais pas moins en danger", a déclaré le ministre britannique de la Défense Ben Wallace.

"Nous continuons à nous tenir à leurs côtés et à faire tout ce que nous pouvons pour soutenir l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Soutien de la première heure de l'Ukraine, le Royaume-Uni a également annoncé début février qu'il formerait des pilotes de chasse ukrainiens, ouvrant la porte à terme à la fourniture d'avions aux normes de l'Otan.

02H30 TU. En Russie, une petite ville bouleversée par le procès d'un père séparé de sa fille à cause d'un dessin contre la guerre

À Efremov, une petite ville russe située à 300 kilomètres de Moscou, les habitants sont bouleversés par le procès d'un père, séparé de sa fille à cause d'un dessin dénonçant l'offensive en Ukraine, un sujet qui reste tabou ici comme ailleurs.

"Pour un monde sans nazisme": de gigantesques affiches avec les lettres "Z" et "V", symboles de "l'opération spéciale" russe en Ukraine, recouvrent des bâtiments vétustes sur la rue centrale de cette petite ville de 37.000 habitants, dans la région de Toula.

C'est ici que se joue une affaire qui a choqué au sein de la société russe, symbole de la répression de toute critique de l'offensive russe en Ukraine lancée il y plus d'un an.

Maria Moskaliova, âgée de 13 ans, a fait un dessin au collège: des missiles se dirigent vers une femme et un enfant avec un drapeau ukrainien.
 

Masha avec le dessin qui a causé l'inculpation de son père.
Masha avec le dessin qui a causé l'inculpation de son père. Photo transmise par son père au site de l'ONG OVD-Info.


Un "délit" aussitôt signalé à la directrice qui a contacté la police. Après le scandale avec le dessin, les policiers ont inspecté le profil de son père, Alexeï Moskaliov, 54 ans, et ont découvert des commentaires critiquant l'offensive russe en Ukraine.

Il doit être jugé ce lundi  pour "discréditation des forces armées russes", une infraction pour laquelle il encourt trois ans de prison. Il risque aussi d'être privé de l'autorité parentale lors d'un autre procès le 6 avril, selon son avocat Vladimir Bilienko.

Depuis le 1er mars, Alexeï est assigné à résidence. Sa fille Maria, qu'il élève seul, a été placée dans un foyer et privée de communication téléphonique avec son père, a raconté une député indépendante locale, Olga Podolskaïa. 

À première vue paisible, Efremov a été profondément secouée par cette histoire, qui a aussi été évoquée dans les médias d'opposition et donné lieu à une pétition demandant le retour de l'enfant chez son père. La mère de Macha a quitté son père quand elle avait 3 ans, et la petite fille a été placée dans un orphelinat selon le site de l'ONG OVD-Info.

Elle est même remontée jusqu'au patron du groupe paramilitaire russe Wagner, Evguéni Prigojine, dont les hommes combattent en Ukraine, qui a apporté son soutien à Maria, critiquant les autorités locales pour avoir envoyé la jeune fille à l'orphelinat.

01H00 TU. L'Union européenne menace Minsk de nouvelles sanctions

L'Union europénne a menacé Minsk de nouvelles sanctions si ce déploiement était réalisé, tandis que les Etats-Unis ont indiqué n'avoir "aucune indication" que Moscou entendait utiliser des armes nucléaires en Ukraine.

Le Bélarus, un allié de Moscou, est frontalier de l'Ukraine, de la Pologne et de la Lituanie.

"L'Ukraine attend des actions efficaces pour contrer le chantage nucléaire du Kremlin de la part du Royaume-Uni, de la Chine, des Etats-Unis et de la France" en tant que membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, a indiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Nous demandons qu'une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations unies soit immédiatement convoquée à cette fin", a-t-il ajouté, appelant aussi le G7 et l'UE à faire pression sur le Bélarus en le menaçant de "conséquences considérables" s'il venait à accepter le déploiement russe.

RE(voir) : Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine va déployer des armes nucléaire tactiques au Bélarus

TV5 JWPlayer Field
Chargement du lecteur...