DIRECT - Un G20 divisé sur la guerre en Ukraine : la Chine et la Russie refusent de signer le texte final

La réunion du G20 à New Dehli se divise sur la guerre en Ukraine. Devant ses homologues, Sergueï Lavrov a fustigé le "comportement obscène d'une série de délégations occidentales, qui ont transformé le travail sur l'agenda du G20 en une farce", d'après l'agence publique russe TASS
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Sergueï Lavrov avec son homologue chinois Qin Gang
© service de presse du ministère des Affaires étrangères russe via AP
Sergueï Lavrov avec son homologue chinois Qin Gang au G20, ce 2 mars 2023.
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Sergueï Lavrov lors d'un point presse ce 2 mars à New Dehli.
© Service de presse du ministère des Affaires étrangères russe via AP
Sergueï Lavrov lors d'un point presse ce 2 mars à New Dehli.
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18h05 TU. L'Ukraine ordonne aux personnes vulnérables d'évacuer la ville de Koupiansk, sur le front nord-est

L'Ukraine a ordonné ce jeudi aux personnes vulnérables d'évacuer la ville de Koupiansk, sur le front nord-est, qui risque d'être prise par les forces russes, a annoncé l'administration militaire.
"L'évacuation obligatoire des familles avec enfants et des résidents dont la mobilité est réduite a commencé dans la communauté de Koupiansk en raison du bombardement permanent du territoire par les forces russes", a déclaré l'administration militaire de la région de Kharkiv.
 

Soldats ukrainiens appartenant à la 14éme Brigade mécanisée "Prince Roman le grand" autour d'un lance-roquette Grad datant de l'époque soviétique dans la région de Kharkiv.
Soldats ukrainiens appartenant à la 14éme Brigade mécanisée "Prince Roman le grand" autour d'un lance-roquette Grad datant de l'époque soviétique dans la région de Kharkiv. Les combats font rage près de Koupiansk, au bord de l'Oskil. 25 février 2023
© AP Photo/Vadim Ghirda


Le gouverneur de la région de Kharkiv, Oleg Synegoubov, a affirmé que plusieurs localités, dont Koupiansk, avaient été bombardées au lance-roquettes multiple par les forces russes.

Koupiansk, à une centaine de kilomètres de la ville de Kharkiv, comptait avant la guerre près de 30.000 habitants. Elle a été prise par les Russes dans les premiers jours de l'invasion, il y a un an. Les Ukrainiens ont repris la ville en septembre après une contre-offensive éclair.

Mais les forces de Moscou, étoffées par la mobilisation de centaines de milliers de réservistes en Russie, sont repassées à l'attaque dans ce secteur, suscitant la crainte de nombreux habitants.


16h55 TU. Vladimir Poutine qualifie de "terroriste" une "infiltration" ukrainienne en Russie

Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé jeudi une attaque "terroriste" après que Moscou a fait état d'une incursion de "saboteurs" ukrainiens dans une région du sud-ouest de la Russie frontalière de l'Ukraine, ce que Kiev a démenti.

Vladimir Poutine
Vladimir Poutine ce 2 mars à Moscou.
© Mikhail Metzel, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP


Selon les autorités russes, deux civils ont été tués et un enfant de 11 ans blessé après que des "saboteurs" ont ouvert le feu sur une voiture dans le village de Lioubetchané dans la région de Briansk, situé juste à la frontière avec l'Ukraine.

Les agences de presse russes, citant des témoins et responsables anonymes, ont en outre rapporté que les assaillants présumés pourraient avoir pris des otages. L'AFP n'était pas en mesure de vérifier ces affirmations dans l'immédiat.

La présidence ukrainienne a démenti ces allégations, y voyant une "provocation délibérée" qui vise, selon elle, à justifier l'offensive militaire que mène Moscou en Ukraine depuis plus d'un an.

Depuis le début du conflit en Ukraine, plusieurs régions russes ont été visées par des bombardements. Mais les incursions de "saboteurs" sont rares. Dans une allocution retransmise à la télévision, Vladimiri Poutine a dénoncé une attaque commise par des "néonazis" et des "terroristes" ayant "ouvert le feu sur des civils". "Nous les écraserons", a-t-il lancé.

Selon le Kremlin, Vladimir Poutine a annulé un déplacement prévu jeudi dans le Caucase russe pour suivre l'évolution de la situation dans la région de Briansk.
"Nous parlons d'une attaque terroriste. Des mesures sont prises pour détruire les terroristes", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

16h37 TU. Moscou appelle la Moldavie à mettre fin à sa "rhétorique de la confrontation antirusse"

"Nous appelons une nouvelle fois les autorités moldaves à mettre fin à leur rhétorique de la confrontation antirusse qui est tout à fait sans fondement", a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, dans un communiqué.

Elle a également dénoncé la multiplication "des fausses informations sur les projets inexistants de Moscou de déstabiliser la situation" en Moldavie et les tentatives de "faire augmenter les tensions de manière artificielle" autour de la situation dans la région séparatiste prorusse de Transdniestrie.

"De notre côté, nous confirmons la volonté à renforcer une coopération constructive pragmatique avec Chisinau et à poursuivre les efforts pour régler le problème de Transdniestrie", a ajouté Maria Zakharova.

Le Parlement moldave a adopté aujourd'hui une déclaration dénonçant l'offensive russe en Ukraine, en cours depuis le 24 février 2022, et apportant le soutien à la souveraineté et l'indépendance de ce voisin russe.

La Moldavie, ex-république soviétique aux ambitions européennes, craint depuis le début de l'opération russe en Ukraine d'être la prochaine cible de Moscou, et ces inquiétudes ont été ravivées ces dernières semaines.

La présidente moldave Maia Sandu, sur la base de documents interceptés par les services secrets ukrainiens, a accusé mi-février la Russie de fomenter un coup d'Etat pour renverser le pouvoir en place.

Dans ce contexte tendu, le président russe Vladimir Poutine a révoqué fin février un décret de 2012 qui devait servir de cadre pour permettre aux deux parties de trouver une solution à la question séparatiste en Transdniestrie, "sur la base du respect de la souveraineté" de la Moldavie.

15h47 TU. La police ukrainienne exhume à Borodianka les corps de trois civils tués en mars 2022

La police scientifique ukrainienne a exhumé jeudi trois corps de civils tués en mars 2022, dont la mort a été imputée aux forces russes, enterrés ensemble à Borodianka, près de Kiev, par un habitant qui en a informé récemment les autorités.

Des corps retrouvés dans une fosse à Boucha, près de Kiev en avril 2022.
Des corps retrouvés dans une fosse à Boucha, près de Kiev en avril 2022.
© AP Photo/Rodrigo Abd, File

Selon la police, les corps de ces trois hommes ont été enterrés le 8 mars 2022, dans une tombe commune dans le cimetière de Borodianka, une ville au nord-ouest de la capitale, et occupée par les soldats de Moscou au début de l'invasion.

L'une des victimes "est un habitant du quartier, âgé de 50 ans, qui a été abattu dans une voiture. Puis il y a eu un incendie et son corps a brûlé. L'identité des deux autres n'a pas encore été établie", a précisé le chef de la police de la région de Kiev, Andriï Nebytov, lors d'un point presse au cimetière.

Ce matin, des experts de la police scientifique ont sorti de la tombe commune trois sacs mortuaires en plastique noir renfermant les corps, a constaté l'AFP. Les spécialistes ont ouvert un par un les sacs pour effectuer des premières constatations sur les corps en état de décomposition avancée, portant des vêtements mêlés à de la terre. Les corps ont ensuite été placés dans un fourgon de la police scientifique pour des analyses plus approfondies dans un laboratoire de Kiev.

"Selon les examens préliminaires, nous pensons qu'il s'agit de blessures par balles. Les causes des décès seront précisés par un expert", a ajouté Andriï Nebytov.
Les corps ont été enterrés quand la ville était encore occupée par les Russes, par un habitant qui a ensuite quitté la région "pour un endroit plus sûr".
"Ce n'est que maintenant qu'il est revenu et a informé la police nationale que pendant l'occupation il avait enterré" les corps, a précisé le chef de la police.

Andrïï Nebytov a indiqué que les corps de 1.373 civils ont été découverts dans la région de Kiev après le retrait de l'armée russe, dont plus de la moitié ont été tués par balles, quelque 300 lors de bombardements, les autres étant décédés par défaut de soins.

Au total, entre 30.000 et 40.000 civils ont été tués depuis le début du conflit le 24 février 2022, selon des sources occidentales.

Selon les derniers chiffres de l'ONU datant de vendredi, au moins 8.006 civils sont morts et 13.287 ont été blessés en Ukraine. Il ne s'agit toutefois que de cas vérifiés par l'organisation, qui estime que le bilan réel est plus élevé.

15h00 TU. Blinken dit avoir demandé à Lavrov de "mettre fin à cette guerre d'agression"

Antony Blinken au G20
Antony Blinken à New Dehli.
© Olivier Douliery/Pool via AP

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré avoir demandé à son homologue russe Sergueï Lavrov de "mettre fin" à la "guerre d'agression" de la Russie en Ukraine, lors de leur échange en marge d'une réunion du G20 en Inde.

"J'ai dit au ministre des Affaires étrangères (russe) ce que j'ai dit, comme tant d'autres, la semaine dernière aux Nations unies et ce que tant de ministres des Affaires étrangères du G20 ont dit aujourd'hui : mettez fin à cette guerre d'agression, engagez-vous dans une diplomatie significative qui peut produire une paix juste et durable", a déclaré Antony Blinken à la presse ce jeudi.

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a minimisé l'importance de cet échange. Sergueï Lavrov "lui a parlé, debout, dans le cadre de la deuxième session du G20". "Aucun entretien ni aucune véritable rencontre n'ont eu lieu", a assuré Maria Zakharova à l'agence de presse publique russe RIA Novosti.

Pour Harsh V. Pant, professeur au King's College de Londres, cette rencontre ne modifiera pas "fondamentalement la dynamique sur le terrain" en Ukraine.
MM. Blinken et Lavrov "n'ont rien dit qui convainque quiconque que cette crise évolue vers une résolution significative ou sérieuse", estime auprès de l'AFP cet expert en relations internationales.


14h06 TU. "Saboteurs" ukrainiens: la situation "sous contrôle", des explosifs trouvés (FSB)

La situation dans la région russe de Briansk, frontalière de l'Ukraine, où les autorités ont rapporté l'incursion de "saboteurs" ukrainiens, est "sous contrôle", ont indiqué les services de sécurité russes (FSB), qui affirment avoir trouvé des explosifs.

"La situation dans les localités du district de Klimovski dans la région de Briansk est sous le contrôle des forces de l'ordre. La zone est contrôlée et inspectée. Un grand nombre d'explosifs de différents types ont été trouvés, le déminage est en cours", a affirmé le FSB, cité par les agences russes.

13h53 TU. Russie: sanctions renforcées contre les critiques de l'armée et des groupes paramilitaires

Les députés russes ont adopté ce jeudi des amendements punissant encore plus sévèrement les propos jugés hostiles aux forces russes combattant en Ukraine y compris, désormais, les membres de groupes paramilitaires tels que Wagner.

Ces modifications introduisent des sanctions pour les critiques visant les combattants "volontaires" russes, a indiqué la Douma (chambre basse du Parlement russe) dans un communiqué.

Ce terme est régulièrement employé par les autorités pour qualifier les mercenaires du groupe paramilitaire Wagner, très actifs sur le front dans l'est de l'Ukraine.

Après avoir nié pendant des années son existence, les autorités russes reconnaissent désormais pleinement les soldats de Wagner, actuellement en première ligne dans la bataille pour la ville ukrainienne de Bakhmout.

"Cette initiative vise à défendre tous ceux qui, aujourd'hui, en risquant leur vie, assurent la sécurité de notre pays et de nos citoyens", a assuré Viatcheslav Volodine, le président de la Douma, dans un message publié mercredi sur Telegram.

Selon ces amendements, "discréditer" des militaires ou "volontaires" russes participant au conflit sera maintenant passible au pénal, au maximum, de sept ans de prison, contre cinq ans auparavant.

Un cadet d'une école militaire salue les plaques en honneur des soldats morts sur le front en Ukraine sur la "Colline de la gloire" à Yalta en Crimée.
Un cadet d'une école militaire salue les plaques en honneur des soldats morts sur le front en Ukraine sur la "Colline de la gloire" à Yalta en Crimée.
© AP Photo

Ces modifications ont été adoptées en deuxième lecture, la plus importante du cycle législatif russe. Elles devront par la suite être définitivement approuvées en troisième lecture, puis validées par la Chambre haute du Parlement et signées par le président russe Vladimir Poutine, généralement une formalité.

Début mars 2022, quelques jours après le lancement de l'offensive contre l'Ukraine, les autorités avaient adopté deux lois punissant respectivement la "discréditation" des forces russes et la diffusion de "fausses informations" sur leur compte.

Cette dernière loi, plus sévère, est passible de 15 ans de prison et, avec ces nouveaux amendements, concernera également à présent les "fausses informations" visant les combattants "volontaires".

Des milliers de Russes ayant publiquement critiqué le conflit ou les exactions présumées des forces russes en Ukraine ont été jugés et condamnés à des amendes dans le cadre de ces textes.

Des dizaines d'autres personnes, poursuivies au pénal, souvent après avoir reçu plusieurs amendes, ont été condamnées à de lourdes peines de prison ou sont en attente de jugement.


12h56 TU - La Chine, comme la Russie, a refusé de signer le texte final du G20

La Chine a rejoint la Russie en refusant de soutenir l'appel à un retrait des forces russes de l'Ukraine, selon un communiqué publié à l'issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 à New Delhi en Inde. Les deux pays ont été les seuls membres du G20 à ne pas approuver la déclaration exigeant le "retrait complet et inconditionnel de la Russie du territoire de l'Ukraine".

Voir aussi : La Chine peut-elle jouer les médiateurs dans le conflit ukrainien ?
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11h48 TU - "Saboteurs" ukrainiens: le Kremlin dénonce une "attaque terroriste"

Le Kremlin dénonce une "attaque terroriste" après que les autorités russes ont affirmé combattre un groupe de "saboteurs" ukrainiens infiltrés dans la région de Briansk, frontalière de l'Ukraine, une affirmation démentie par Kiev. 

"Nous parlons d'une attaque terroriste. Des mesures sont prises pour détruire les terroristes", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. De son côté, la présidence ukrainienne a qualifié ces informations de "provocation délibérée" de Moscou.

"L'histoire sur le groupe de sabotage ukrainien en Russie est une provocation délibérée classique. La Russie veut effrayer sa population pour justifier" son offensive contre l'Ukraine, a déclaré Mykhaïlo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne.



10h52 TU. La Russie met en garde contre le soutien des États-Unis et de l'OTAN à l'Ukraine qui risque d'avoir des "conséquence catastrophiques"

S'exprimant devant la Conférence du désarmement à Genève, le vice-ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Riabkov, a dénoncé les pays qui poussent "à l'escalade".

Des diplomates européens, américain et britannique ont boycotté son discours, préférant se rassembler à l'extérieur de la salle autour de l'ambassadrice ukrainienne, Yevheniia Filipenko. Un geste de solidarité, comme ils en ont beaucoup effectué depuis l'invasion de l'Ukraine par Moscou l'année dernière.
 


"La menace stratégique la plus grave vient aujourd'hui de la politique des États-Unis et de l'Otan visant à attiser davantage le conflit en Ukraine et dans les environs", a accusé Sergueï Riabkov. "Leur implication croissante dans une confrontation armée risque d'entraîner un affrontement militaire direct entre des puissances nucléaires aux conséquences catastrophiques", a-t-il assuré, dans une salle relativement vide.

Les diplomates des pays alliés de l'Ukraine, debouts devant une fresque aux couleurs de l'Ukraine, brandissaient des pancartes où l'on pouvait lire "StandWithUkraine" (Aux côtés de l'Ukraine).

Yevheniia Filipenko a salué cette "extraordinaire démonstration de solidarité avec le peuple ukrainien", indiquant que son pays y voyait aussi "le signe de l'isolement de la Russie".

"Cette façon de se réunir autour d'elle, c'est une façon de dire que nos pays sont unis pour refuser cette guerre d'agression, pour refuser cette invasion et pour défendre le droit de l'Ukraine à sa souveraineté, son intégrité territoriale, sa liberté", a déclaré à l'AFP l'ambassadeur français Jérôme Bonnafont.

(RE)voir : L'art et la manière de faire de la diplomatie ?

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Son homologue britannique Simon Manley a assuré qu'il continuerait à montrer son soutien à l'Ukraine "jusqu'à ce que la Russie retire ses chars" du pays.
L'an dernier à la même époque, les ambassadeurs occidentaux avaient également boycotté le discours - en visioconférence - du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la Conférence du désarmement (CD).

Constituée en 1979, la CD ne fait pas partie des organisations onusiennes mais elle se réunit au siège de l'ONU à Genève trois fois par an.
À l'ouverture de la session lundi, la sous-secrétaire d'État américaine en charge du contrôle des armements, Bonnie Jenkins, a décrié la suspension par la Russie de sa participation au traité de désarmement nucléaire New Start.

Sergueï Riabkov
Le vice-ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Riabkov à Moscou en mars 2022.
© Maxim Shemetov/Pool Photo via AP, File


Sergueï Riabkov a déclaré que la Russie avait été "forcée" de suspendre sa participation au traité, face à la "guerre hybride totale" lancée contre son pays par "les États-Unis, ainsi que d'autres pays occidentaux, y compris des États dotés de l'arme nucléaire comme la France et le Royaume-Uni".

10h31 TU - L'armée russe tente d'"éliminer" des "saboteurs" ukrainiens inflitrés dans une région frontalière

L'armée russe tente d'"éliminer" un groupe de "saboteurs" ukrainiens infiltré dans la région de Briansk, frontalière de l'Ukraine, ont annoncé les services de sécurité russes (FSB) et les autorités locales.

"Le FSB et les forces auxiliaires du ministère russe de la Défense prennent des mesures pour détruire les nationalistes ukrainiens armés qui ont violé la frontière de l'Etat dans le district de Klimovsk de la région de Briansk", ont indiqué les services de sécurité, cités par les agences de presse russes.

Le gouverneur de la région de Briansk, Alexandre Bogomaz, a lui évoqué sur Telegram "un groupe de reconnaissance et de sabotage (qui) s'est infiltré dans le village de Lioubetchané depuis l'Ukraine".

"Les forces armées russes prennent toutes les mesures nécessaires pour éliminer ce groupe", a-t-il ajouté. Selon lui, "les saboteurs ont ouvert le feu sur un véhicule en mouvement", à la suite de quoi "un habitant a été tué et un enfant de dix ans blessé" et hospitalisé.

Voir aussi : Ukraine : coiffeur le jour, chasseur de drone la nuit
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10h20 TU - Blinken demande à la Russie de prolonger l'accord céréalier​

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a demandé lors d'une réunion au G20 que la Russie renouvelle l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, qui expire ce mois-ci.

L'Initiative des céréales en mer Noire (appellation officielle de l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes depuis les ports d'Ukraine) découle d'un accord scellé le 22 juillet et a permis de soulager la crise alimentaire mondiale provoquée par la guerre. Il a été reconduit mi-novembre pour les quatre mois d'hiver et expire le 18 mars.

Antony Blinken lors d'un point presse à Astana au Kazakhstan ce 28 février 2023.
Antony Blinken lors d'un point presse à Astana au Kazakhstan ce 28 février 2023.
© Olivier Douliery/Pool Photo via AP

10h05 TU - la Petite Sirène vandalisée, un drapeau russe peint sur son socle

La statue de la petite Sirène, emblème de Copenhague et du Danemark, a été vandalisée, avec un grand drapeau russe peint sur son socle.

Un drapeau a été peint dans des circonstances inconnues sur la pierre sur laquelle est posée la statue de l'héroïne du conteur Hans Christian Andersen, située dans le port de Copenhague.

La police danoise a annoncé avoir ouvert une enquête, sans mentionner d'indice sur l'origine de ce signe apparent de soutien à Moscou en pleine guerre en Ukraine.

La petite sirène statue à Copenhague, au Danemark, le 10 juin 2021.
La petite sirène statue à Copenhague, au Danemark, le 10 juin 2021.
AP/Martin Meissner

09h49 TU - Discussions en cours sur de "futures" garanties de sécurité, affirme Olaf Scholz

L'Allemagne et "d'autres partenaires" mènent des discussions avec Kiev au sujet "d'engagements futurs en matière de sécurité pour l'Ukraine", indique le chancelier Olaf Scholz.

"Il est clair que nous aiderons l'Ukraine à parvenir à la paix", a prévenu le dirigeant allemand devant la chambre basse du parlement allemand, le Bundestag.

"C'est pourquoi nous discutons avec Kiev et d'autres partenaires des engagements futurs en matière de sécurité pour l'Ukraine", a expliqué Olaf Scholz, qui sera reçu vendredi par Joe Biden à la Maison Blanche.

"Mais des promesses de sécurité présupposent impérativement que l'Ukraine se défende avec succès dans cette guerre", a fait valoir le chancelier, promettant que l'Allemagne allait poursuivre son aide à l'Ukraine, envahie il y a un an par les troupes russes.

09h31 TU - Scholz à la Chine: "ne fournissez pas d'armes à l'agresseur russe"

Le chancelier allemand Olaf Scholz a appelé ce jeudi la Chine à ne pas fournir d'armes, comme le craignent les États-Unis, à "l'agresseur russe" de l'Ukraine.

"Mon message à Pékin est clair: utilisez votre influence à Moscou pour exiger le retrait des troupes russes! Et ne fournissez pas d'armes à l'agresseur russe", a lancé le dirigeant allemand devant le Bundestag, la chambre basse du parlement allemand.

Le chancelier allemand Olaf Scholz à la Conférence de Munich sur la sécurité, le 17 février 2023.
Le chancelier allemand Olaf Scholz à la Conférence de Munich sur la sécurité, le 17 février 2023.
AP Photo/Michael Probst

08h45 TU - Au moins trois morts dans une frappe russe sur un immeuble d'habitation à Zaporijjia

Au moins trois personnes ont été tuées et six autres blessées lors d'une frappe nocturne sur un immeuble d'habitation à Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, ont indiqué les autorités locales.

Dans un communiqué, la police ukrainienne a indiqué qu'un missile russe, "selon des informations préliminaires venant d'une batterie de S-300", avait détruit plus de 10 appartements de cet immeuble "où des gens dormaient paisiblement".

"Lors des opérations de recherche, six personnes blessées ont été sorties des décombres, ainsi que les corps de trois personnes", a précisé cette source.

07h14 TU - Attaque de drones en Crimée 

La Russie a annoncé une attaque "massive" de drones en Crimée annexée.

Les dix appareils ukrainiens envoyés sur cette péninsule ont tous été neutralisés, a affirmé l'armée russe. C'est la deuxième journée consécutive que Moscou fait état d'une attaque de drones.

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Un soldat ukrainien regarde un drone, depuis un centre de commandement souterrain à Bakhmut, dans la région de Donetsk, en Ukraine, le dimanche 25 décembre 2022.
(AP Photo/Libkos)

06h43 TU - L'Ukraine se félicite d'avoir "vaincu la terreur hivernale"

L'Ukraine s'est félicitée d'avoir "vaincu la terreur hivernale", marquée par d'intenses bombardements russes qui ont plongé des millions de personnes dans le froid.

"L'hiver est terminé. Il a été très difficile, chaque Ukrainien l'a ressenti" a déclaré le président Volodymyr Zelensky. "Mais nous sommes parvenus à fournir à l'Ukraine de l'énergie et du chauffage".

Plus tôt dans la journée, le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba avait dit: "Il faisait froid et sombre, mais nous étions incassables (...) L'Ukraine a vaincu la terreur hivernale". 

Il a estimé que l'Union européenne avait "également gagné" car elle "n'a pas gelé sans le gaz russe", visé par des sanctions. La Russie, qui était l'un des principaux fournisseurs de l'Europe, avait relayé des prédictions catastrophistes en cas de coupure des approvisionnements.

Voir aussi : Ukraine : pas d'électricité à l'entrée de l'hiver
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