EN DIRECT - Corée du Nord : Séoul dénonce une "invasion territoriale" après de nombreux tirs de missiles

Au moins 17 missiles balistiques ont été lancés par la Corée du Nord ce 2 novembre, ainsi que "six missiles sol-air". Le président sud-coréen dénonce une "invasion territoriale de fait", car l'un des missiles est tombé à proximité des eaux terrritoriales de la Corée du sud.
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Un écran de télévision montre une image du lancement d'un missile nord-coréen, à la gare de Séoul, en Corée du Sud.
AP Photo/Ahn Young-joon
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La Corée du Nord a lancé ce 2 novembre au moins 17 missiles balistiques et "six missiles sol-air", dont l'un est tombé près des eaux territoriales sud-coréennes. Cela a amené le président sud-coréen Yoon Suk-yeol à dénoncer une "invasion territoriale de fait".

14h25 TU. La Corée du Nord fournit-elle une aide militaire dissimulée à la Russie ? 
 

John Kirby porte-parole du Conseil de sécurité de la Maison Blanche
John Kirby porte-parole du Conseil de sécurité de la Maison Blanche le 26 octobre lors d'un point presse.
© AP Photo/Susan Walsh

La Corée du Nord "fournit de manière dissimulée une aide à la guerre de la Russie contre l'Ukraine", accuse John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.

Il évoque un "nombre important" de munitions d'artillerie que la Corée du Nord expédie en "essayant de faire croire qu'elles sont envoyées au Moyen-Orient ou en Afrique", et précise qu'à l'heure actuelle, Washington cherchait à savoir si cette aide militaire a bien été réceptionnée par les Russes.

"Nous ne pensons pas que les équipements que (le président russe Vladimir Poutine) reçoit ou va recevoir vont changer la donne sur le champ de bataille de manière tangible", a indiqué le conseiller.

Outre la Corée du Nord, les États-Unis reprochent à l'Iran de fournir des drones à la Russie, et se disent "préoccupés" par une possible livraison de missiles sol-sol iraniens à l'armée russe.

"Nous allons évidemment travailler avec nos alliés et partenaires à l'ONU pour voir quelles sanctions supplémentaires peuvent être mises en place" contre ces deux pays.


13h30 TU. Charles Michel exprime sa "solidarité" avec la Corée du Sud.

Le président du Conseil européen Charles Michel s'est dit mercredi "outré" par le tir d'au moins 23 missiles par la Corée du Nord, dont l'un est tombé près des eaux territoriales sud-coréennes, dénonçant le comportement "agressif" et "irresponsable" de Pyongyang.

"Au nom de l'UE, j'exprime notre solidarité avec la Corée (du Sud) et les autres pays de la région", a-t-il ajouté dans un tweet.

11h38 TU. Quelle est la réponse de la Corée du Sud ? 

En plus du tir de trois missiles air-sol, le président Yoon convoque une réunion du Conseil national de sécurité au sujet du missile tombé dans les eaux territoriales de la Corée du Sud. Selon des analystes, cet incident est l'un des plus agressifs et menaçants depuis plusieurs années.

Le président sud-coréen a en outre ordonné des mesures "rapides et sévères afin que la Corée du Nord paie un prix fort pour ses provocations". La Corée du Sud a fermé plusieurs routes aériennes au-dessus de la mer du Japon, conseillant aux compagnies aériennes d'effectuer un détour pour "assurer la sécurité des passagers sur les routes en direction des Etats-Unis et du Japon".

10h23 TU. Le Kremlin appelle "au calme"

Le Kremlin appelle toutes les parties "au calme", après le lancement par la Corée du Nord de plusieurs missiles sol-air, qui a provoqué l'inquiétude en Corée du Sud.

"Toutes les parties de ce conflit doivent éviter à prendre des mesures quelconques susceptibles de provoquer une montée des tensions", déclare à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en soulignant que la "situation sur la péninsule est déjà assez tendue". "Nous appelons tout le monde à garder son calme", insiste-t-il.

9h54 TU. Un contexte de fortes tensions militaires

Séoul et Washington organisent actuellement le plus grand exercice aérien conjoint de leur histoire, baptisé "Tempête vigilante" (Vigilant Storm), auquel participent des centaines d'avions de guerre des deux armées. Pak Jong Chon, maréchal et secrétaire du Parti des travailleurs au pouvoir en Corée du Nord, a qualifié ces exercices d'agressifs et provocants, a rapporté mercredi la presse officielle nord-coréenne.

Selon lui, le nom de ces manoeuvres fait écho à l'opération "Tempête du désert", nom donné aux opérations militaires de la coalition conduite par les Etats-Unis contre l'Irak en 1991 après l'invasion du Koweït. "Si les Etats-Unis et la Corée du Sud tentent d'utiliser leurs forces armées contre la (République populaire démocratique de Corée) sans crainte, les moyens spéciaux des forces armées de la RPDC accompliront leur mission stratégique sans délai", a déclaré M. Pak, selon l'agence d'Etat KCNA.  "Les Etats-Unis et la Corée du Sud devront (...) payer le prix le plus horrible de l'histoire", a menacé le maréchal.

9h15 TU. Y-a-t-il eu d'autres incidents par le passé ?

En mars 2010, un sous-marin nord-coréen avait torpillé une corvette sud-coréenne, tuant 46 marins. En novembre de la même année, le Nord avait bombardé une île frontalière sud-coréenne, causant la mort de deux jeunes soldats.

Aussi longtemps que je me souvienne, la Corée du Nord n'a jamais procédé à une telle provocation lorsque la Corée du Sud et les Etats-Unis menaient des manoeuvres conjointes.Park Won-gon, professeur à l'université Ewha

Les tirs du 2 novembre surviennent après une autre longue série en septembre et octobre, que le Nord a qualifié d'exercices nucléaires tactiques. Washington et Séoul avertissent de manière répétée que Pyongyang pourrait effectuer un nouvel essai nucléaire qui serait le 7e de son histoire.

"Aussi longtemps que je me souvienne, la Corée du Nord n'a jamais procédé à une telle provocation lorsque la Corée du Sud et les Etats-Unis menaient des manoeuvres conjointes", décrit Park Won-gon, professeur à l'université Ewha. "Pyongyang semble avoir achevé sa plus puissante (mesure de) dissuasion. C'est une grave menace. Le Nord semble également confiant dans ses capacités nucléaires."

8h36 TU. Quatre missiles balistiques supplémentaires sont tirés par la Corée du Nord 

La Corée du Nord tire quatre missiles balistiques supplémentaires ce mercredi matin, a annoncé l'armée sud-coréenne, qui avait déjà détecté auparavant le lancement de plus de dix missiles nord-coréens dont l'un est tombé près des eaux sud-coréennes. 

Des tirs ont été détectés à 06H51 depuis deux endroits situés dans la province du Pyongan du Nord, affirme Séoul qui, après analyse, les qualifient de "missiles balistiques de courte portée".

7h36 TU.  100 tirs d'artillerie vers une "zone tampon" maritime

La Corée du Nord procède à 100 tirs d'artillerie vers une "zone tampon" maritime, a annoncé l'armée sud-coréenne, quelques heures après que Pyongyang a lancé plusieurs missiles, dont l'un est tombé près des eaux sud-coréennes.

"La Corée du Nord a effectué environ 100 tirs d'artillerie depuis Kosong", ville du Kangwon (Sud), dans la "zone tampon" au nord de la ligne de démarcation qui constitue de fait la frontière maritime entre les deux pays, précise l'état-major interarmées de Séoul.

3h54 TU. La Corée du Sud tire trois missiles air-sol

L'armée sud-coréenne affirme avoir tiré mercredi trois missiles air-sol de précision en réponse au tir du missile nord-coréen tombé près des eaux sud-coréennes plus tôt dans la journée.

Les missiles ont été tirés dans les eaux "près de la Ligne de limite du Nord à une distance correspondant à la zone où le missile nord-coréen a frappé", déclare-t-elle dans un communiqué, ajoutant que ce geste montre que Séoul répondrait "sévèrement à toute provocation".

3h17 TU. Le président sud-coréen estime qu'il s'agit "de faite une invasion territoriale"

Le tir du missile balistique nord-coréen qui a franchi la frontière maritime disputée et est tombé près des eaux sud-coréennes constitue "de fait une invasion territoriale", affirme  le président sud-coréen Yoon Suk-yeol.

Il a "souligné que la provocation nord-coréenne est une invasion territoriale de fait par un missile qui a franchi la Ligne de limite du Nord pour la première fois depuis la division" de la péninsule,déclare la présidence dans un communiqué. Selon l'armée de Séoul, c'est "la première fois depuis la division de la péninsule" après la guerre de Corée en 1953 qu'un missile nord-coréen est tombé si près des eaux territoriales du Sud.

2h18 TU. Au moins 10 missiles tirés par la Corée du Nord 

"La Corée du Nord a tiré au moins 10 missiles de types variés aujourd'hui vers l'Est et l'Ouest", indique l'état-major interarmées de Séoul, alors que le président sud-coréen a ordonné une "réaction rapide" aux dernières "provocations" de Pyongyang. L'armée sud-coréenne confirme également qu'un missile balistique est tombé pour la première fois dans les eaux sud-coréennes.

Il a franchi  la "Ligne de limite du Nord", qui constitue de fait la frontière maritime entre les deux pays. Ce tir a provoqué une rare alerte au raid aérien dans l'île sud-coréenne d'Ulleungdo, située à environ 120 km à l'est de la péninsule coréenne, où les habitants ont reçu la consigne de se réfugier dans des bunkers.

1h19 TU. La Corée du Sud demande aux habitants d'une île d'évacuer vers des bunkers

Les autorités dsud-coréennes aux habitants de l'île d'Ulleungdo, au large de sa côte orientale, d'évacuer vers des bunkers après que la Corée du Nord a tiré ce que Séoul a appelé un "missile balistique non identifié".

Une alerte au raid aérien diffusée par les autorités sur la télévision nationale a demandé aux habitants d'Ulleungdo "d'évacuer vers l'abri souterrain le plus proche". Le missile s'est dirigé vers l'île avant d'atterrir en haute mer, selon l'agence sud-coréenne Yonhap, qui cite des responsables de la défense.

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